Le débat sur les transgenres dans le basket a eu lieu sur la page Facebook de "
Au rebond", comme signalé par
@jo60M, le mercredi 26 novembre 2025.
Il est rediffusé sur la page Instagram de l'émission (
hyperlien ici).
N'ayant pas de compte Instagram, j'ai quand même pu l'écouter, mais impossible de déplacer le curseur du temps pour aller plus vite ou d'accélérer, j'ai dû patiemment tout écouter. Malheureusement, sans compte, je ne pouvais voir les commentaires et contributions saisis dans le fil de discussion.
Ce débat a une partie initiale pour introduire le sujet puis toutes les recommandations pour que le débat ne tourne pas en eau de boudin.
Certes des éléments intéressants ont été échangés, mais le débat souffre de longueurs et de redites répétées maintes fois qui le rend pénible à entendre et laisse l'impression de perdre son temps.
Comme indiqué plusieurs fois dans le débat, il est important que le débat ait lieu, car la FFBB ne prend pas la question en considération (il suffit d'avoir une carte d'identité avec le genre féminin pour jouer en catégorie féminine), les médias basket non plus. Comme si le sujet était tabou. Et probablement, que le sujet ne sera pas abordé, sauf si un pépin physique lors d'un choc survient un jour. Il a été dit qu'il faut écouter le ressenti des joueuses de LF2, notamment par rapport aux cas de Julie Tétart (Monaco) et Aurore Pautou (La Tronche Meylan)
Les 3 animateurs ne savaient pas d'avance comment le débat allait tourner, d'où les précautions initiales, ils avaient des craintes. Le débat s'est globalement déroulé correctement et il y a eu des intervenants parmi les personnes qui suivaient le débat et qui sont intervenues car présentes sur le direct puis invitées à prendre la parole : Justine Soulard (Championne LF2 2024/2025 avec Toulouse, et actuellement à Mondeville-LF2), Héléna Delaruelle (Championne LF2 2023/2024 avec Chartres et actuellement à Trith - NF1) et Réjane Vérin à Monaco en 2024/2025. Egalement un coach préparateur physique est intervenu. Maud Sterviniou (Landerneau LFB en 2024/2025 et Monaco - LF2) semble être beaucoup intervenue dans les commentaires, (selon ce que j'ai entendu par les animateurs, ne pouvant voir même le fil de discussion), mais elle n'est jamais venue prendre la parole en salle de discussion même si elle y a été invitée.
Si vous souhaitez un bon résumé, il faut écouter les 3 minutes d'intervention de Réjane Vérin qui jouait à Monaco sur le même poste que Julie Tétart en 2024/2025, qui l'avait donc en opposition sur tous les entrainements et qui a fait une année sur le banc. Cet extrait a été remis sur la page Facebook d'
Au Rebond. Le ressenti est clair et exprimé avec respect (
voir hyperlien ici). A écouter impérativement.
Dans l'introduction du débat, a été évoqué la publication scientifique suivante : "
Transgender Women in the Female Category of Sport: Perspectives on Testosterone Suppression and Performance Advantage" (
Auteurs : Emma N Hilton, Tommy R Lundberg, publié dans Sports Med. . 2020 Dec 8;51(2):199–214) (
hyperlien pour l'article), dont le résumé est placé en bas du post. Cet article scientifique indique que l'écart de performance entre hommes et femmes devient significatif à la puberté et atteint souvent 10 à 50 % selon le sport, et que les traitements hormonaux accompagnant le changement de genre, à un âge après la puberté, montrent des effets très modestes dans l'atténuation de cet écart.
Le constat sur le terrain est bien résumé par le témoignage de Réjane Vérin, cité auparavant.
Après avoir redit le respect aux personnes transgenres et respect de leurs choix, ce ne sont pas les personnes qui sont en cause, mais la situation inédite créée dans le sport et les inégalités manifestes en cours, qui remet en cause l'accès des femmes à des places en haut niveau professionnel, dans un sport concurrentiel où il n'est pas facile d'en vivre. les pistes évoquées en discussion par rapport au basket ont été :
- N'autoriser les femmes transgenres qu'en championnat amateur. Puis cette idée a été rejetée car la différence athlétique et de performance ne serait que plus grande, vu ce qui apparaît déjà nettement en LF2.
- Envisager une 3ème catégorie : championnat masculin / championnat féminin / championnat mixte avec hommes, femmes et transgenre. Mais l'intérêt économique serait sans doute moindre et le statut professionnel non envisageable.
- Limiter en temps de jeu une joueuse transgenre. Mais difficile à mettre en place.
- Mettre un handicap de points à l'équipe avec une joueuse transgenre, un peu à l'image de la coupe de France entre équipes de divisions différentes.
J'ai entendu qu'actuellement les joueuses transgenres ne peuvent jouer en LFB, ni en Coupes Européennes, la FIBA ne le permet pas (est-ce vraiment le cas ?, je n'ai pas de sources vérifiables sur ce point).
Voilà pour le résumé.
Résumé de l'article scientifique mentionné plus haut :"
Dans le sport de compétition, les hommes bénéficient d'avantages physiques supérieurs à ceux des femmes. La séparation des disciplines sportives en catégories masculines et féminines ne tient pas compte des personnes transgenres qui vivent une incongruence entre leur sexe biologique et leur identité de genre. En conséquence, le Comité international olympique (CIO) a établi des critères d'éligibilité pour les femmes transgenres souhaitant concourir dans la catégorie féminine, exigeant un taux de testostérone sérique total inférieur à 10 nmol/L pendant au moins 12 mois avant et pendant la compétition. L'efficacité de cette réglementation pour supprimer l'avantage masculin n'a pas été étudiée. Dans cet article, nous analysons comment les différences de caractéristiques biologiques entre hommes et femmes biologiques influencent la performance sportive et évaluons l'existence de preuves étayant l'hypothèse selon laquelle la suppression de la testostérone chez les femmes transgenres supprime l'avantage masculin et garantit ainsi une compétition équitable et sûre. Nos résultats montrent que l'écart de performance entre hommes et femmes devient significatif à la puberté et atteint souvent 10 à 50 % selon le sport. L'écart de performance est plus marqué dans les activités sportives qui sollicitent la masse musculaire et la force explosive, notamment au niveau du haut du corps. Les études longitudinales examinant les effets de la suppression de la testostérone sur la masse et la force musculaires chez les femmes transgenres montrent systématiquement des changements très modestes : la perte de masse maigre, de surface musculaire et de force s'élève généralement à environ 5 % après 12 mois de traitement. Ainsi, l'avantage musculaire dont bénéficient les femmes transgenres n'est que très légèrement réduit par la suppression de la testostérone. Les organisations sportives devraient prendre en compte ces données lors de la réévaluation de leurs politiques actuelles concernant la participation des femmes transgenres dans les compétitions féminines."