Finales du Championnat de France Espoirs
Posté : jeu. 07 juin 2012 10:49
Championnat de France espoirs - Finale aller
CHALLES LES EAUX BASKET-ESPOIR - USO MONDEVILLE BASKET
Finale aller pour les espoirs mondevillaises
Les joueuses du centre de formation de Mondeville ont déjà remporté trois titres cette saison : le championnat de France UNSS, la Coupe de France cadettes et le championnat de France cadettes. A chaque épisode, Challes-les-Eaux a fait les frais de leur domination : deux fois en finale, une fois en demi-finale. Les deux équipes vont se retrouver une quatrième et dernière fois (en deux matchs) à l'occasion de la finale du championnat de France espoirs, qui intègre quelques juniors en plus des habituelles joueuses cadettes. Le match aller a lieu ce soir en Savoie. Le retour aura lieu samedi à la Halle Bérégovoy. Le vainqueur final évoluera en Nationale 1 la saison prochaine. L'USOM, tenant du titre et donc qualifié sans passer par les play-offs, disposera d'un renfort extrêmement conséquent en la personne de Marie-Bernadette M'Buyamba. Challes présentera néanmoins une opposition de taille après avoir décroché la première place de son groupe en Nationale 2.
Mercredi, 06 Juin 2012 13:28 Aline Chatel - http://www.sportacaen.fr
***************
Marie-Bernadette M'Buyamba, un sourire et du caractère
Marie-Bernadette M'Buyamba a passé plus de huit minutes sur un parquet de Ligue féminine, dimanche dernier face à Lyon. S'il doit beaucoup aux fautes rapidement concédées par les autres intérieures, ce record personnel traduit aussi la montée en puissance de la jeune joueuse, championne de France cadette et espoir la saison dernière. Marie-Bernadette M'Buyamba, qui évolue encore avec le centre de formation, allie qualités physiques et mentales.
« Quand j'entends son prénom, je rigole. » La confidence est de KB Sharp, chauffeur personnel de la demoiselle en question. Marie-Bernadette M'Buyamba, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, est un peu le bout-en-train de l'USO Mondeville si on en croit ses partenaires. La plus drôle, c'est « May'b », assurait dernièrement Laetitia Kamba dans notre interview décalée, ajoutant qu'elle était également la plus bavarde. « Elle est toujours de bonne humeur et elle est très bavarde, confirme KB Sharp. Elle aime bien rigoler. Elle est très gentille et très, très marrante. Elle est très agréable. »
L'Américaine force à peine le trait en évoquant avec enthousiasme sa jeune coéquipière. Marie-Bernadette M'Buyamba, plus connue sous le surnom de May'b (prononcé à l'anglaise), est un concentré d'énergie positive. C'est évidemment avec un large sourire qu'elle se définit spontanément par sa « joie de vivre », qui va de pair avec un caractère affirmé. « Un beau caractère », précise Didier Godefroy, entraîneur du centre de formation. Marie-Bernadette M'Buyamba est une jeune femme déterminée. Elle parle avec l'assurance de ses 19 ans. « Si tu n'as pas d'objectifs, tu n'avances pas. Moi, je vise loin. Je me mets des objectifs et je veux les atteindre. »
Combativité et qualités athlétiques : deux armes majeures
Cette attitude volontariste se retrouve logiquement sur les terrains de basket. Marie-Bernadette M'Buyamba est la leader des espoirs mondevillaises, les soirs de match en Nationale 1. C'est elle qui marque les points et mène les troupes. « Ce qui fait ma force, c'est ma combativité, l'envie, la volonté de toujours faire plus. Je suis toujours à fond. » La demoiselle est « extrêmement compétitrice », confirme Didier Godefroy. Il faut ce caractère pour batailler sous les paniers quand on rend un bon nombre de centimètres à ses vis-à-vis. « May'b est petite pour une grande », résume KB Sharp. Son poste de prédilection est à l'intérieur, où ses qualités athlétiques suppléent, du moins en N1, une taille modeste (1,84 mètre). Hervé Coudray semble envisager un avenir à l'aile pour sa jeune joueuse. « Les intérieures plus petites peuvent compenser par la vitesse, la tonicité, la détente, mais elle doit devenir 3 pour que le problème de taille n'existe pas. » 3 ou 4, ailière ou intérieure, Marie-Bernadette M'Buyamba a, de toute façon, des progrès à effectuer pour se faire une place en Ligue féminine. « Elle a un potentiel physique, mais ça ne fait pas tout, ajoute son entraîneur. Quand on parle compréhension du jeu et technique individuelle, elle n'a pas encore le bagage pour jouer au plus haut niveau, bien qu'elle s'en rapproche. Elle a des arguments dans l'intensité et la défense. Elle doit pouvoir progresser dans la lecture du jeu et le tir extérieur. »
Marie-Bernadette M'Buyamba a « franchi un cap cette saison », d'après l'observateur extérieur que constitue Michaël Déjardin, entraîneur du CB Ifs. Ce n'est une surprise pour personne. Passée par le pôle Île-de-France après des débuts à Courbevoie, sa ville d'origine, elle a été intégrée à l'effectif professionnel de Villeneuve d'Ascq dès l'âge de 16 ans. Sans jouer en LFB, certes, mais avec une solide étiquette d'espoir accolée. Elle était déjà internationale cadette. « J'ai fait deux championnats d'Europe, en U16 et U18, et un championnat du Monde U17, raconte-t-elle. L'équipe de France, c'est une fierté, y a rien à dire. En plus, j'ai eu des médailles chaque année. Que demander de plus ? »
« Ce que j'aimerais, c'est jouer en Euroligue »
C'est en 2010 que "May'b" est arrivée à Mondeville. La première année, elle l'a passée avec les cadettes. Quelques entraînements chez les pros, mais rien de plus. À la rentrée suivante, elle a changé de statut en s'entraînant à temps plein parmi l'équipe première. Son nom figure sur toutes les feuilles de match en Ligue féminine, bien qu'elle joue très rarement. « Ce n'est pas frustrant. Je suis à fond dedans, j'encourage et je sais qu'à n'importe quel moment le coach peut me faire rentrer. C'est comme ça, au début tu es sur le banc et un jour tu seras sur le terrain. Je sais que ça viendra. » Dimanche dernier, Marie-Bernadette M'Buyamba a passé plus de huit minutes sur le parquet de Lyon, un record personnel – et de loin – à ce niveau de compétition. « Elle a fait une bonne rentrée puisqu'elle a réussi à contrôler ce qu'il fallait contrôler dans le jeu intérieur », indique Hervé Coudray. « Je prends ce qu'il y a à prendre, dit l'intéressée. C'est à moi de prouver quand j'ai du temps de jeu. J'ai mon destin entre mes mains. »
Le gouffre qui sépare la N1 de la LFB tend à se réduire pour la Francilienne, qui évoque en particulier « la différence dans l'impact physique ». De plus en plus habituée au jeu professionnel, elle « [se fait] plaisir » quand elle descend de niveau. « Toute la semaine, je me prends des coups, je souffre, mais quand j'arrive en N1, c'est moi qui fais souffrir les autres, s'esclaffe-t-elle. Enfin, quand je suis en grande forme ! » La troisième division nationale sera bientôt un terrain d'expression trop restreint pour la Mondevillaise aux visées affichées. « Ce que j'aimerais plus tard, c'est jouer en Euroligue. Chaque chose en son temps, il ne faut pas s'enflammer. Jouer en Ligue, ça serait sympa. Être pro, ça serait déjà magnifique, mais il ne faut pas s'arrêter là. C'est le début, c'est rien. » Du caractère et de l'ambition, toujours.
Basketteuse et lycéenne
Cet état d'esprit, Marie-Bernadette M'Buyamba l'a reçu et cultivé, mais il doit beaucoup à son amour du basket. Quand pointe la fatigue ou le coup de blues, la balle orange est toujours le meilleur des remèdes. « J'avais fait à peu près tous les sports avant de commencer le basket. Il y avait eu le judo, le patinage artistique, la natation, le triathlon... On est plutôt sportifs dans la famille, même si mes parents n'ont jamais évolué au haut niveau. J'ai voulu tenter le basket parce que je regardais des vidéos de Michael Jordan. Ça m'a plu, et depuis je suis à fond dedans. Avec l'équipe de France, je ne connais pas le mot vacances (rires). Des fois ça peut tirer, tu te sens fatigué, mais dès que tu as le ballon, tu as une énergie qui sort en toi. » Elle permet de cumuler deux entraînements quotidiens – avec les pros le soir, individuel le midi – et l'existence d'une lycéenne en terminale ES. « Quand on est en déplacement, j'amène mes cours et je révise. » En semaine, les journées ne laissent pas beaucoup de temps à la récupération. Pour pouvoir vivre de sa passion, les sacrifices ne se comptent pas. « Il faut être fort mentalement pour passer pro. Rien n'est facile dans la vie mais il faut toujours rester optimiste. Moi, j'ai la chance de faire ce que j'aime, d'avoir ma famille qui me soutient et les gens du club qui s'investissent pour que je puisse y arriver. Que demander de plus, franchement ? »
Jeudi, 08 Mars 2012 - Aline Chatel - http://www.sportacaen.fr/
CHALLES LES EAUX BASKET-ESPOIR - USO MONDEVILLE BASKET
Finale aller pour les espoirs mondevillaises
Les joueuses du centre de formation de Mondeville ont déjà remporté trois titres cette saison : le championnat de France UNSS, la Coupe de France cadettes et le championnat de France cadettes. A chaque épisode, Challes-les-Eaux a fait les frais de leur domination : deux fois en finale, une fois en demi-finale. Les deux équipes vont se retrouver une quatrième et dernière fois (en deux matchs) à l'occasion de la finale du championnat de France espoirs, qui intègre quelques juniors en plus des habituelles joueuses cadettes. Le match aller a lieu ce soir en Savoie. Le retour aura lieu samedi à la Halle Bérégovoy. Le vainqueur final évoluera en Nationale 1 la saison prochaine. L'USOM, tenant du titre et donc qualifié sans passer par les play-offs, disposera d'un renfort extrêmement conséquent en la personne de Marie-Bernadette M'Buyamba. Challes présentera néanmoins une opposition de taille après avoir décroché la première place de son groupe en Nationale 2.
Mercredi, 06 Juin 2012 13:28 Aline Chatel - http://www.sportacaen.fr
***************
Marie-Bernadette M'Buyamba, un sourire et du caractère
Marie-Bernadette M'Buyamba a passé plus de huit minutes sur un parquet de Ligue féminine, dimanche dernier face à Lyon. S'il doit beaucoup aux fautes rapidement concédées par les autres intérieures, ce record personnel traduit aussi la montée en puissance de la jeune joueuse, championne de France cadette et espoir la saison dernière. Marie-Bernadette M'Buyamba, qui évolue encore avec le centre de formation, allie qualités physiques et mentales.
« Quand j'entends son prénom, je rigole. » La confidence est de KB Sharp, chauffeur personnel de la demoiselle en question. Marie-Bernadette M'Buyamba, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, est un peu le bout-en-train de l'USO Mondeville si on en croit ses partenaires. La plus drôle, c'est « May'b », assurait dernièrement Laetitia Kamba dans notre interview décalée, ajoutant qu'elle était également la plus bavarde. « Elle est toujours de bonne humeur et elle est très bavarde, confirme KB Sharp. Elle aime bien rigoler. Elle est très gentille et très, très marrante. Elle est très agréable. »
L'Américaine force à peine le trait en évoquant avec enthousiasme sa jeune coéquipière. Marie-Bernadette M'Buyamba, plus connue sous le surnom de May'b (prononcé à l'anglaise), est un concentré d'énergie positive. C'est évidemment avec un large sourire qu'elle se définit spontanément par sa « joie de vivre », qui va de pair avec un caractère affirmé. « Un beau caractère », précise Didier Godefroy, entraîneur du centre de formation. Marie-Bernadette M'Buyamba est une jeune femme déterminée. Elle parle avec l'assurance de ses 19 ans. « Si tu n'as pas d'objectifs, tu n'avances pas. Moi, je vise loin. Je me mets des objectifs et je veux les atteindre. »
Combativité et qualités athlétiques : deux armes majeures
Cette attitude volontariste se retrouve logiquement sur les terrains de basket. Marie-Bernadette M'Buyamba est la leader des espoirs mondevillaises, les soirs de match en Nationale 1. C'est elle qui marque les points et mène les troupes. « Ce qui fait ma force, c'est ma combativité, l'envie, la volonté de toujours faire plus. Je suis toujours à fond. » La demoiselle est « extrêmement compétitrice », confirme Didier Godefroy. Il faut ce caractère pour batailler sous les paniers quand on rend un bon nombre de centimètres à ses vis-à-vis. « May'b est petite pour une grande », résume KB Sharp. Son poste de prédilection est à l'intérieur, où ses qualités athlétiques suppléent, du moins en N1, une taille modeste (1,84 mètre). Hervé Coudray semble envisager un avenir à l'aile pour sa jeune joueuse. « Les intérieures plus petites peuvent compenser par la vitesse, la tonicité, la détente, mais elle doit devenir 3 pour que le problème de taille n'existe pas. » 3 ou 4, ailière ou intérieure, Marie-Bernadette M'Buyamba a, de toute façon, des progrès à effectuer pour se faire une place en Ligue féminine. « Elle a un potentiel physique, mais ça ne fait pas tout, ajoute son entraîneur. Quand on parle compréhension du jeu et technique individuelle, elle n'a pas encore le bagage pour jouer au plus haut niveau, bien qu'elle s'en rapproche. Elle a des arguments dans l'intensité et la défense. Elle doit pouvoir progresser dans la lecture du jeu et le tir extérieur. »
Marie-Bernadette M'Buyamba a « franchi un cap cette saison », d'après l'observateur extérieur que constitue Michaël Déjardin, entraîneur du CB Ifs. Ce n'est une surprise pour personne. Passée par le pôle Île-de-France après des débuts à Courbevoie, sa ville d'origine, elle a été intégrée à l'effectif professionnel de Villeneuve d'Ascq dès l'âge de 16 ans. Sans jouer en LFB, certes, mais avec une solide étiquette d'espoir accolée. Elle était déjà internationale cadette. « J'ai fait deux championnats d'Europe, en U16 et U18, et un championnat du Monde U17, raconte-t-elle. L'équipe de France, c'est une fierté, y a rien à dire. En plus, j'ai eu des médailles chaque année. Que demander de plus ? »
« Ce que j'aimerais, c'est jouer en Euroligue »
C'est en 2010 que "May'b" est arrivée à Mondeville. La première année, elle l'a passée avec les cadettes. Quelques entraînements chez les pros, mais rien de plus. À la rentrée suivante, elle a changé de statut en s'entraînant à temps plein parmi l'équipe première. Son nom figure sur toutes les feuilles de match en Ligue féminine, bien qu'elle joue très rarement. « Ce n'est pas frustrant. Je suis à fond dedans, j'encourage et je sais qu'à n'importe quel moment le coach peut me faire rentrer. C'est comme ça, au début tu es sur le banc et un jour tu seras sur le terrain. Je sais que ça viendra. » Dimanche dernier, Marie-Bernadette M'Buyamba a passé plus de huit minutes sur le parquet de Lyon, un record personnel – et de loin – à ce niveau de compétition. « Elle a fait une bonne rentrée puisqu'elle a réussi à contrôler ce qu'il fallait contrôler dans le jeu intérieur », indique Hervé Coudray. « Je prends ce qu'il y a à prendre, dit l'intéressée. C'est à moi de prouver quand j'ai du temps de jeu. J'ai mon destin entre mes mains. »
Le gouffre qui sépare la N1 de la LFB tend à se réduire pour la Francilienne, qui évoque en particulier « la différence dans l'impact physique ». De plus en plus habituée au jeu professionnel, elle « [se fait] plaisir » quand elle descend de niveau. « Toute la semaine, je me prends des coups, je souffre, mais quand j'arrive en N1, c'est moi qui fais souffrir les autres, s'esclaffe-t-elle. Enfin, quand je suis en grande forme ! » La troisième division nationale sera bientôt un terrain d'expression trop restreint pour la Mondevillaise aux visées affichées. « Ce que j'aimerais plus tard, c'est jouer en Euroligue. Chaque chose en son temps, il ne faut pas s'enflammer. Jouer en Ligue, ça serait sympa. Être pro, ça serait déjà magnifique, mais il ne faut pas s'arrêter là. C'est le début, c'est rien. » Du caractère et de l'ambition, toujours.
Basketteuse et lycéenne
Cet état d'esprit, Marie-Bernadette M'Buyamba l'a reçu et cultivé, mais il doit beaucoup à son amour du basket. Quand pointe la fatigue ou le coup de blues, la balle orange est toujours le meilleur des remèdes. « J'avais fait à peu près tous les sports avant de commencer le basket. Il y avait eu le judo, le patinage artistique, la natation, le triathlon... On est plutôt sportifs dans la famille, même si mes parents n'ont jamais évolué au haut niveau. J'ai voulu tenter le basket parce que je regardais des vidéos de Michael Jordan. Ça m'a plu, et depuis je suis à fond dedans. Avec l'équipe de France, je ne connais pas le mot vacances (rires). Des fois ça peut tirer, tu te sens fatigué, mais dès que tu as le ballon, tu as une énergie qui sort en toi. » Elle permet de cumuler deux entraînements quotidiens – avec les pros le soir, individuel le midi – et l'existence d'une lycéenne en terminale ES. « Quand on est en déplacement, j'amène mes cours et je révise. » En semaine, les journées ne laissent pas beaucoup de temps à la récupération. Pour pouvoir vivre de sa passion, les sacrifices ne se comptent pas. « Il faut être fort mentalement pour passer pro. Rien n'est facile dans la vie mais il faut toujours rester optimiste. Moi, j'ai la chance de faire ce que j'aime, d'avoir ma famille qui me soutient et les gens du club qui s'investissent pour que je puisse y arriver. Que demander de plus, franchement ? »
Jeudi, 08 Mars 2012 - Aline Chatel - http://www.sportacaen.fr/