... and the winner is ... a écrit : ↑sam. 11 avr. 2020 23:46
Retord a écrit : ↑sam. 11 avr. 2020 22:55
... and the winner is ... a écrit : ↑sam. 11 avr. 2020 11:21Quand tu cours 5-6 fois/ semaine comme je l'ai fait pendant plusieurs années pour préparer des semis ou des marathons où je terminais dans l'anonymat aux alentours de 3h (marathon), je peux te dire que c'est vraiment du sport.
Entre courir pour préparer un marathon et ce qu'on voit sur les images des joggers du confinement il y a quand même une marge.
Je me répète mais Il y en a qui traînent leurs savates et qui pourraient largement se passer de courir, surtout pendant cette période compliquée et surtout avec cette promiscuité !
M'enfin, il y en a qui sont toujours plus forts et plus malins que les autres et qui croient être au-dessus de tout.
si ça se trouve les "traîne-savates" comme tu dis ils font des marathons .... peut être en 4h30 et alors ??? il n'y a pas que le sport de très haut niveau.
Quand il y a 60000 mecs au départ du marathon de Paris, y'en a de tous les niveaux.
Et les "traîne savates" ont autant sinon plus de mérite que ceux qui ont une foulée aérienne et qui rebondissent sur le bitume.
Et une chose est sûre c'est que tous ont besoin de ça pour leur équilibre et encore plus en période de confinement.
Mais bon faut avoir courru pour comprendre ça. J'ai bien conscience que les autres ne peuvent pas comprendre. D'ailleurs j'étais moi aussi comme ça avant de commencer ce sport, avant de prendre le .... virus. Et ça c'est un bon virus.

Il a raison Gavia : c'est pas un sport c'est un mode de vie.
Même si ce n’est plus l’actualité de ce topic, je me permets de revenir sur mon intervention d’il y a quelques jours qui a eu l’air de t’interloquer. Je la remets dans son contexte.
Des gens qui courent, se croisent, s’évitent tant bien que mal et qui doivent certainement par la respiration due à l’effort se projeter des particules peut-être toxiques. Je pense que le terme que j’ai employé (traine savates) était un peu vexant pour le commun des sportifs (dont je fais partie soit-dit en passant) mais il m’est venu à l’esprit par l’impression que donnaient certains de courir exceptionnellement, juste pour braver l’interdit.
Mon intervention n’avait pour but que de défendre le point de vue de Chalon71 pour qui le jogging peut attendre et que le plaisir de quelques uns peut nuire à une plus grande rapidité de sortie de cette crise sanitaire.
Je partage ton point de vue sur le fait qu’il n’y ait pas que le sport de haut-niveau dans notre société et que chacun à son niveau mérite de la respectabilité. Il faut de tout pour faire la réussite d’une manifestation sportive et si tu n’as jamais participé à un défi de masse tu ne peux pas comprendre.
Puisque tu as parlé de ton cas personnel, je vais évoquer le mien et celui de 5 ou 6 de mes potes de toujours avec qui je partage au moins 3 ou 4 fois par semaine des sorties de vélos en période estivale et de ski de fonds en période hivernale et ce depuis près de 40 ans. Je ne vais pas faire l’énumération de tout les marathons sur neige dans le Jura et les Alpes ainsi que toutes les cyclos route ou VTT auxquels nous avons participé (et nous participons encore) dans l’anonymat le plus complet. Au-delà du défi sportif ce qui nous réunit c’est avant tout l’amitié et la convivialité.
On pourrait continuer à vivre comme avant. Faire les quelques mètres qui nous séparent des petites routes menant au plateau d’Hauteville Retord cher à Simon Desthieux. On pourrait même pousser jusqu’au Grand Colombier, tranquille car peu de fréquentation. Plus de chance de croiser un goret, un chevreuil, un cerf voir un lynx qu’un gendarme.
Et bien on ne le fait pas. Quelque soit l’importance qu’on donne à cette saloperie de virus et la véracité de ce que nous raconte les médias, comme disait Chalon tant qu’on fera passer nos plaisirs et nos égos personnel avant l’intérêt général, on n’en sortira pas ou alors plus difficilement.
C’était juste une mise au point que je tenais à faire, sachant que je respecte autant le sportif « du dimanche » que le sportif de haut niveau, sans mépriser pour autant celui qui ne fait rien.