Pour l'automédication, là on est d'accord. Mais y a aussi d'autres pathologies qui sont traitées par l'HCQ et son appel du pieds s'est traduit par des péquins qui sont allés acheter ce medoc, parfois avec des ordonnances falsifiées (on en a parlé en France, j'ai la flemme de retrouver l'article). Avec des pharmacies en pénurie pour ce médoc (en tout cas je l'ai entendu d'un journal de France info la semaine passée pour un pays de l'AmSud).Gavia arctica a écrit : ↑jeu. 02 avr. 2020 22:49 s’il sauve vraiment des vies, ce qui est peut-être contestable, je peux comprendre qu’il néglige « la procédure habituelle »...
Pour le reste, les médias et les ploucs ne sont pas obligés de dire et faire n’importe quoi...
Surtout j'en reviens à la communication en situation de crise. Si demain un virologue de Brest nous dit qu'il faut utiliser du gavisc*n avec tel ou tel autre médoc en court circuitant la procédure d'homologation, puis un autre virologue de Guyane etc, on fait comment ? Cékiki qui a raison? Pouf pouf ?
Le medoc en question est (ça a été rappelé) normalement inoffensif sauf s'il y a surdosage. Mais encore faut-il qu'il soit réellement efficace. Et plus efficace qu'une autre molécule/autre traitement.
Au passage, ça tombe bien que le médicament soit très bon marché et peu cher à produire. Mais si c'était un médicament qui coute la peau des fesses, on fait comment là aussi ? Si demain t'as envie qu'il y ait la queue devant les pharmacies (voire pire), moi pas trop. Et y a clairement ce genre de risque et de comportements irrationnels dans des situations de crise (on n'a pas que des personnes équilibrées capables de conserver leur sang froid de l'autre côté du miroir/écran).
Pour ceux que ça intéresse, y a un portail dédié à l'industrie pharmaceutique qui recense les tests en cours de par le monde (en tout cas ceux qui ont fait l'objet d'une publication). Ca reste un portail (pro labo évidemment) mais au moins l'approche est critique, on peut se faire une assez bonne idée, même si certains articles sont évidemment pas évidents à suivre. en tout cas cet article résume assez bien la 'confusion' et reprend du reste un des arguments qui concerne la disponibilité du médicament pour ceux qui l'utilisent habituellement pour traiter leur(s) maladie(s).
Accessoirement (et je venais pour ça à la base), certaines projections de l'endettement des pays européens au sortir de la crise font froids dans le dos. Une hypothèse 'raisonnable' pour la France faisant état d'un 'bond' si j'ose dire à 125% du pib.