Vie éco-politico-sociale [suite]
Modérateur : Modérateurs Discussions
-
Gavia arctica
- Hall Of Famer
- Messages : 23970
- Enregistré le : sam. 05 avr. 2014 10:18
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
600€ de pâtes ça doit faire beaucoup...
32>>>23
Magic is in the air…
plus on est sûr de soi plus il faut se méfier de soi-même…
Magic is in the air…
plus on est sûr de soi plus il faut se méfier de soi-même…
-
Obi-Wan
- Hall Of Famer
- Messages : 12236
- Enregistré le : sam. 22 oct. 2005 14:27
- Localisation : VLP 91
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
En fait, ce ne sont pas les denrées (clin d'oeil à la soupe aux choux qui passe cet am, un grand moment de cinémajoleric a écrit : ↑dim. 29 mars 2020 0:31J'y bosse dans un drive. Les commandes ont été multipliées par 3, plus de 600/semaine chez nous en bloquant les créneaux... Avec un panier moyen qui a explosé. Donc forcément plus de temps à faire une commande. On a eu cette semaine deux clients qui ont fait une commande de 500 et 600 euros... and the winner is ... a écrit : ↑sam. 28 mars 2020 10:49Autre chose nous avons fait un "drive supermarché" au Carrefour du coin samedi dernier. Date de livraison pour retirer : jeudi prochain, soit une dizaine de jours plus tard. C'est pas ce genre de délai qui incite à ne pas aller se mélanger dans les rayons.![]()
Ça a recruté partout, mais forcément à un moment, ça coince.
L'appétit vient en mangeant,la soif disparaît en buvant (François Rabelais)
La gourmandise commence quand on n'a plus faim (Alphonse Daudet)
La gourmandise commence quand on n'a plus faim (Alphonse Daudet)
-
... and the winner is ...
- Hall Of Famer
- Messages : 18352
- Enregistré le : dim. 24 oct. 2004 22:16
- Localisation : Le plus loin possible de la meute
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
m'étonne pas.joleric a écrit : ↑dim. 29 mars 2020 0:31J'y bosse dans un drive. Les commandes ont été multipliées par 3, plus de 600/semaine chez nous en bloquant les créneaux... Avec un panier moyen qui a explosé. Donc forcément plus de temps à faire une commande. On a eu cette semaine deux clients qui ont fait une commande de 500 et 600 euros... and the winner is ... a écrit : ↑sam. 28 mars 2020 10:49Autre chose nous avons fait un "drive supermarché" au Carrefour du coin samedi dernier. Date de livraison pour retirer : jeudi prochain, soit une dizaine de jours plus tard. C'est pas ce genre de délai qui incite à ne pas aller se mélanger dans les rayons.![]()
Ça a recruté partout, mais forcément à un moment, ça coince.
Nous on a un autre drive dans les parages : Leclerc. Là sur 7-8 références que ma femme voulait (des surgelés bio, du shampoing ....) la moitié était référencée "Bientôt disponible"..... ça fait 15 jours que c'est bientôt disponible
La soumission est autant que le fanatisme à l'origine des pires abominations du XX°s. La démocratie est plus menacée par l'obéissance servile que la désobéissance civile.
Qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
Qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
-
Récolet
- Sophomore
- Messages : 179
- Enregistré le : lun. 09 avr. 2018 18:50
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
Idem chez moi ….bientôt disponoble indiqué sur le drive, mais si l'on s'aventure dans le magasin il est disponible !... and the winner is ... a écrit : ↑dim. 29 mars 2020 10:35m'étonne pas.joleric a écrit : ↑dim. 29 mars 2020 0:31J'y bosse dans un drive. Les commandes ont été multipliées par 3, plus de 600/semaine chez nous en bloquant les créneaux... Avec un panier moyen qui a explosé. Donc forcément plus de temps à faire une commande. On a eu cette semaine deux clients qui ont fait une commande de 500 et 600 euros... and the winner is ... a écrit : ↑sam. 28 mars 2020 10:49Autre chose nous avons fait un "drive supermarché" au Carrefour du coin samedi dernier. Date de livraison pour retirer : jeudi prochain, soit une dizaine de jours plus tard. C'est pas ce genre de délai qui incite à ne pas aller se mélanger dans les rayons.![]()
Ça a recruté partout, mais forcément à un moment, ça coince.
Nous on a un autre drive dans les parages : Leclerc. Là sur 7-8 références que ma femme voulait (des surgelés bio, du shampoing ....) la moitié était référencée "Bientôt disponible"..... ça fait 15 jours que c'est bientôt disponible![]()
-
raph
- Hall Of Famer
- Messages : 5756
- Enregistré le : jeu. 23 févr. 2006 17:28
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
Un grand merci pour le lien, je ne m'attendais pas à ce qu'il soit itw'vé du reste pendant la crise. Propos comme toujours intéressant (même si on peut ne pas le suivre sur tout ce qu'il dit).... and the winner is ... a écrit : ↑sam. 28 mars 2020 21:36https://www.nouvelobs.com/coronavirus-d ... e-vie.html
-
... and the winner is ...
- Hall Of Famer
- Messages : 18352
- Enregistré le : dim. 24 oct. 2004 22:16
- Localisation : Le plus loin possible de la meute
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
c'est vrai.
mais même quand on reste dubitatif sur certains propos, ce que dit ce monsieur est toujours intéressant et suscite toujours une réflexion personnelle chez le lecteur ou l'auditeur.
mais même quand on reste dubitatif sur certains propos, ce que dit ce monsieur est toujours intéressant et suscite toujours une réflexion personnelle chez le lecteur ou l'auditeur.
La soumission est autant que le fanatisme à l'origine des pires abominations du XX°s. La démocratie est plus menacée par l'obéissance servile que la désobéissance civile.
Qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
Qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
-
Gavia arctica
- Hall Of Famer
- Messages : 23970
- Enregistré le : sam. 05 avr. 2014 10:18
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
encore un article du Point...
« c’est de notre faute... »
Coronavirus : l'insoutenable légèreté de l'Europe
Le spécialiste de l'Eurasie Bruno Maçães montre que l'ampleur de l'épidémie en Europe est causée par certains traits culturels proprement européens.
Par Bruno Maçães* pour Quillette** (traduction par Peggy Sastre)
Le 13 mars, l'OMS faisait de l'Europe « l'épicentre » de la pandémie du nouveau coronavirus. À l'heure de cette annonce, de nombreux pays d'Afrique et d'Asie imposaient déjà de sévères restrictions sur les vols et les voyageurs en provenance d'Europe. Un développement qui a tout d'un retournement de situation historique, à la lourde ironie. Voilà que les Européens sont les tenus à l'écart, eux qui depuis si longtemps fortifient leurs frontières contre les dangers – réels ou imaginaires – venant du monde en développement.
En Europe, la crise du coronavirus est avant tout une crise de santé publique, mais qui reflète également de profonds changements dans la manière dont le continent se perçoit. Nombre de ces changements ne sont pas nés d'hier. En mettant les choses en perspective, il est possible de relier d'autres crises – celle de la dette ou des réfugiés – à l'épidémie actuelle, sauf que le coronavirus aura rendu cette réalité plus visible et certainement plus tragique. À mes yeux, il est évident que l'ampleur de l'épidémie en Europe est en rapport direct avec de subtiles questions d'identité culturelle. Je vais en aborder quelques-unes dans cet article.
« La réalité, c'est qu'il n'y a eu ni planification ni préparation. »
Dans une interview publiée le 13 mars , le directeur d'un hôpital madrilène s'exprime avec une franchise inhabituelle. Encore traumatisé par ce qu'il a vu dans l'unité de soins intensifs dans laquelle il travaille, Santiago Moreno confesse : « nous avons péché par excès de confiance ». Comme il l'explique, tout le monde en Espagne pensait qu'une épidémie comme celle du nouveau coronavirus pouvait frapper un endroit comme la Chine, mais pas « un pays comme le nôtre ». On ne pourrait pas le dire plus simplement. Les Européens considèrent toujours la Chine comme un pays en développement. Lorsque les nouvelles sur l'épidémie du Wuhan ont commencé à affluer, ils ont imaginé des marchés et des hôpitaux chinois crasseux, ils ont pensé aux crachats, au manque de médecins et ils ont tremblé. Mais ils ont eu peur pour les Chinois, pas pour eux-mêmes. Une perception qui explique pourquoi, alors que l'opinion publique reprochait à la Chine d'avoir mal géré l'épidémie, on n'avait cure des éventuelles conséquences de cette mauvaise gestion sur l'Europe et d'autres parties du monde développé. La réalité, c'est qu'il n'y a eu ni planification ni préparation.
Je dois remarquer que les très rares personnes à avoir publiquement averti du grand danger que courait le monde – et qui n'ont eu de cesse de perdre patience face au manque de sérieux de l'Europe ou des États-Unis – avaient quasi invariablement une bonne connaissance de la Chine contemporaine. Lorsque vous savez quels progrès la Chine a réalisés ces dernières années et comment le pays est désormais en avance sur l'Occident sur bien des aspects constituant une société moderne, alors il est très peu probable que votre réaction soit l'indifférence quand les autorités chinoises décident de mettre en quarantaine une grande mégapole.
La menace était sérieuse, mais personne en Europe ne l'a prise au sérieux. L'insoutenable légèreté de l'être. Voici quelques semaines, le gouvernement espagnol encourageait activement tous les Espagnols à descendre dans les rues pour participer aux dizaines de manifestations monstres organisées lors de la journée internationale des droits des femmes. Interrogé sur le risque infectieux, un ministre allait répondre par un grand éclat de rire. Depuis, les images de ces marches ont acquis une dimension horrifique des plus palpables. Les revoir, c'est penser aux centaines de morts qui ont suivi. Les rires, les embrassades et les applaudissements sont autant de monuments érigés en mémoire de la folie humaine.
Contraste saisissant
L'Espagne n'a pas été pas seule dans ce cas. Le 7 mars, une municipalité française organisait un grand rassemblement de Schtroumpfs , ces petites créatures bleues vivant dans des maisons en forme de champignon rendues célèbres par une BD belge. Selon le maire de Landerneau, ville où le rassemblement a eu lieu, les participants avaient trouvé leurs costumes dans des magasins de la région. « On s'est dit qu'un peu de légèreté en ce moment, ça ne fait pas de mal ! » Plus récemment encore, alors que le président Macron avait publiquement conseillé aux Français de redoubler de prudence dans leur vie quotidienne, rien n'avait changé. Les images d'esplanades parisiennes surpeuplées ont fini par obliger son gouvernement à imposer des mesures de confinement drastiques.
À l'heure des manifestations à Madrid et du rassemblement de Schtroumpfs, je revenais d'un long séjour en Asie. Le contraste était saisissant. En Inde, à Singapour ou au Vietnam, les gens changeaient radicalement leur comportement pour s'adapter au coronavirus. Ils sortaient moins, évitaient les attroupements, se relayaient dans l'ascenseur et, bien sûr, portaient partout des masques. Qu'importe que cela ait ruiné leur style vestimentaire. Les imaginer organiser une convention de Schtroumpfs pour gagner « un peu de légèreté » avait de quoi, pour le coup, vous faire éclater de rire.
Fort bien. La chose tient peut-être d'une différence culturelle. Le problème, bien sûr, c'est que cela explique probablement pourquoi c'est aujourd'hui l'Europe, et non l'Asie, qui est l'épicentre de l'épidémie. Il en va aussi d'un sombre augure pour l'avenir d'un continent visiblement mal préparé à un monde sorti de son cours normal.
Lira aussi Phébé – Eurasie, le nouveau centre du monde
Les raisons de cette différence culturelle peuvent, je crois, être expliquées par l'histoire et la psychologie. Le sentiment d'incertitude et de fragilité de la vie que j'ai constaté en Asie au cours des deux derniers mois est parfaitement compréhensible quand la pauvreté et la maladie sont encore des phénomènes quotidiens, ou vieux tout au plus de deux ou trois générations. Souvent, l'expérience historique se mire dans les institutions publiques : l'absence de systèmes de sécurité sociale et de santé publique performants oblige les Asiatiques à envisager, au cœur même de leur quotidien, que leur monde puisse soudainement s'effondrer. En Europe, la psychologie générale reflète trop souvent l'idéologie du développement, l'idée que les menaces les plus graves pour le bonheur des individus ont été définitivement vaincues. Pourquoi s'inquiéter d'une épidémie si vous disposez d'excellents hôpitaux publics plus ou moins gratuits ? Ce que personne n'imaginait, c'est qu'un virus pouvait conduire ce système parfait jusqu'au point de rupture.
« Les Italiens n'ont tout simplement pas pris le coronavirus suffisamment au sérieux pour modifier ne serait-ce qu'un tout petit peu leurs habitudes. »
Les Européens ont évidemment leurs cauchemars et leurs démons. Mais n'oubliez pas que les tragédies des guerres mondiales ont été interprétées en termes politiques. Elles nous rappellent les dangers du nationalisme et de l'impérialisme. Ce qu'il y a à retenir de notre histoire récente, c'est la confirmation que nous avons raison de croire en la justesse de nos valeurs. Elle ne nous force pas à douter de nous-mêmes. Et même l'histoire sanglante du XXe siècle en Europe n'a rien changé au fait que nous regardons toujours le monde depuis un point que nous pensons central. Une position qui, nous en sommes persuadés, ne fait qu'attiser les convoitises des autres. Tout au long de l'histoire contemporaine, les Européens ont appris à penser qu'ils pouvaient guider, ou du moins influencer le reste du monde, tout en étant protégés des événements nés ailleurs. Aurions-nous tort de penser que le nouveau coronavirus est un événement d'une importance sans précédent précisément parce que, pour la première fois, il révèle la caducité de cette vision du monde ?
Tout a aujourd'hui tellement changé. L'instinct collectif si courant dans d'autres sociétés et les précautions excessives prises face au danger d'une pandémie ou d'autres terribles menaces – ces émotions que le monde développé regardait comme les atavismes de sociétés moins avancées – prennent un sens nouveau. Peut-être s'agit-il moins d'atavismes que d'instincts adaptés en termes évolutionnaires et aidant l'espèce humaine à survivre dans un environnement hostile. La croyance que nous étions passés maîtres et possesseurs de la nature une bonne fois pour toutes ? Elle était sans doute prématurée. L'idée que la science pouvait être remplacée par le postmodernisme ? Une dangereuse illusion. La suspicion permanente à l'égard de la technologie ? Vous avez saisi le topo.
Dans un article puissant publié le 13 mars, le journaliste italien Mattia Ferraresi affirme que la défaillance fondamentale de l'Italie n'est pas à chercher du côté des tests manquants ou de la lenteur de l'action politique. L'échec est social et collectif. Les Italiens n'ont tout simplement pas pris le coronavirus suffisamment au sérieux pour modifier ne serait-ce qu'un tout petit peu leurs habitudes. L'argument est courageux. Il aurait été beaucoup plus facile de critiquer le gouvernement italien pour ses erreurs d'action ou d'inaction, et ne pas ainsi risquer d'être accusé de retourner la faute sur les victimes. Mais ce que Ferraresi a vu et n'a pas pu taire, c'est autre chose : l'incapacité radicale de la population italienne à s'adapter à la possibilité d'une réalité terrible, une réalité que tout le monde a ignorée tant qu'il n'était pas vraiment trop tard. « Comme beaucoup d'autres Italiens, je ne voyais tout simplement pas la nécessité de changer nos habitudes pour une menace invisible. » Mattia avait peut-être accumulé beaucoup d'informations sur le virus, mais il lui manquait ce qu'on pourrait désigner comme une « connaissance morale ». Il était au fait du virus, mais le problème n'affectait pas ses actions.
Le coronavirus a déjà montré qu'il nous fallait réapprendre à vivre dans le monde. C'est une leçon qui sera douloureuse.
*Bruno Maçães est chercheur affilié à l'Institut Hudson, un think tank conservateur américain. Son livre HISTORY HAS BEGUN : The Birth of a New America sera publié au Royaume-Uni en mars et aux États-Unis en septembre. Vous pouvez le suivre sur Twitter @MacaesBruno
**Cet article est paru dans Quillette. Quillette est un journal australien en ligne qui promeut le libre-échange d'idées sur de nombreux sujets, même les plus polémiques. Cette jeune parution, devenue référence, cherche à raviver le débat intellectuel anglo-saxon en donnant une voix à des chercheurs et des penseurs qui peinent à se faire entendre. Quillette aborde des sujets aussi variés que la polarisation politique, la crise du libéralisme, le féminisme ou encore le racisme. « Le Point » publiera chaque semaine une traduction d'un article paru dans Quillette.
« c’est de notre faute... »
Coronavirus : l'insoutenable légèreté de l'Europe
Le spécialiste de l'Eurasie Bruno Maçães montre que l'ampleur de l'épidémie en Europe est causée par certains traits culturels proprement européens.
Par Bruno Maçães* pour Quillette** (traduction par Peggy Sastre)
Le 13 mars, l'OMS faisait de l'Europe « l'épicentre » de la pandémie du nouveau coronavirus. À l'heure de cette annonce, de nombreux pays d'Afrique et d'Asie imposaient déjà de sévères restrictions sur les vols et les voyageurs en provenance d'Europe. Un développement qui a tout d'un retournement de situation historique, à la lourde ironie. Voilà que les Européens sont les tenus à l'écart, eux qui depuis si longtemps fortifient leurs frontières contre les dangers – réels ou imaginaires – venant du monde en développement.
En Europe, la crise du coronavirus est avant tout une crise de santé publique, mais qui reflète également de profonds changements dans la manière dont le continent se perçoit. Nombre de ces changements ne sont pas nés d'hier. En mettant les choses en perspective, il est possible de relier d'autres crises – celle de la dette ou des réfugiés – à l'épidémie actuelle, sauf que le coronavirus aura rendu cette réalité plus visible et certainement plus tragique. À mes yeux, il est évident que l'ampleur de l'épidémie en Europe est en rapport direct avec de subtiles questions d'identité culturelle. Je vais en aborder quelques-unes dans cet article.
« La réalité, c'est qu'il n'y a eu ni planification ni préparation. »
Dans une interview publiée le 13 mars , le directeur d'un hôpital madrilène s'exprime avec une franchise inhabituelle. Encore traumatisé par ce qu'il a vu dans l'unité de soins intensifs dans laquelle il travaille, Santiago Moreno confesse : « nous avons péché par excès de confiance ». Comme il l'explique, tout le monde en Espagne pensait qu'une épidémie comme celle du nouveau coronavirus pouvait frapper un endroit comme la Chine, mais pas « un pays comme le nôtre ». On ne pourrait pas le dire plus simplement. Les Européens considèrent toujours la Chine comme un pays en développement. Lorsque les nouvelles sur l'épidémie du Wuhan ont commencé à affluer, ils ont imaginé des marchés et des hôpitaux chinois crasseux, ils ont pensé aux crachats, au manque de médecins et ils ont tremblé. Mais ils ont eu peur pour les Chinois, pas pour eux-mêmes. Une perception qui explique pourquoi, alors que l'opinion publique reprochait à la Chine d'avoir mal géré l'épidémie, on n'avait cure des éventuelles conséquences de cette mauvaise gestion sur l'Europe et d'autres parties du monde développé. La réalité, c'est qu'il n'y a eu ni planification ni préparation.
Je dois remarquer que les très rares personnes à avoir publiquement averti du grand danger que courait le monde – et qui n'ont eu de cesse de perdre patience face au manque de sérieux de l'Europe ou des États-Unis – avaient quasi invariablement une bonne connaissance de la Chine contemporaine. Lorsque vous savez quels progrès la Chine a réalisés ces dernières années et comment le pays est désormais en avance sur l'Occident sur bien des aspects constituant une société moderne, alors il est très peu probable que votre réaction soit l'indifférence quand les autorités chinoises décident de mettre en quarantaine une grande mégapole.
La menace était sérieuse, mais personne en Europe ne l'a prise au sérieux. L'insoutenable légèreté de l'être. Voici quelques semaines, le gouvernement espagnol encourageait activement tous les Espagnols à descendre dans les rues pour participer aux dizaines de manifestations monstres organisées lors de la journée internationale des droits des femmes. Interrogé sur le risque infectieux, un ministre allait répondre par un grand éclat de rire. Depuis, les images de ces marches ont acquis une dimension horrifique des plus palpables. Les revoir, c'est penser aux centaines de morts qui ont suivi. Les rires, les embrassades et les applaudissements sont autant de monuments érigés en mémoire de la folie humaine.
Contraste saisissant
L'Espagne n'a pas été pas seule dans ce cas. Le 7 mars, une municipalité française organisait un grand rassemblement de Schtroumpfs , ces petites créatures bleues vivant dans des maisons en forme de champignon rendues célèbres par une BD belge. Selon le maire de Landerneau, ville où le rassemblement a eu lieu, les participants avaient trouvé leurs costumes dans des magasins de la région. « On s'est dit qu'un peu de légèreté en ce moment, ça ne fait pas de mal ! » Plus récemment encore, alors que le président Macron avait publiquement conseillé aux Français de redoubler de prudence dans leur vie quotidienne, rien n'avait changé. Les images d'esplanades parisiennes surpeuplées ont fini par obliger son gouvernement à imposer des mesures de confinement drastiques.
À l'heure des manifestations à Madrid et du rassemblement de Schtroumpfs, je revenais d'un long séjour en Asie. Le contraste était saisissant. En Inde, à Singapour ou au Vietnam, les gens changeaient radicalement leur comportement pour s'adapter au coronavirus. Ils sortaient moins, évitaient les attroupements, se relayaient dans l'ascenseur et, bien sûr, portaient partout des masques. Qu'importe que cela ait ruiné leur style vestimentaire. Les imaginer organiser une convention de Schtroumpfs pour gagner « un peu de légèreté » avait de quoi, pour le coup, vous faire éclater de rire.
Fort bien. La chose tient peut-être d'une différence culturelle. Le problème, bien sûr, c'est que cela explique probablement pourquoi c'est aujourd'hui l'Europe, et non l'Asie, qui est l'épicentre de l'épidémie. Il en va aussi d'un sombre augure pour l'avenir d'un continent visiblement mal préparé à un monde sorti de son cours normal.
Lira aussi Phébé – Eurasie, le nouveau centre du monde
Les raisons de cette différence culturelle peuvent, je crois, être expliquées par l'histoire et la psychologie. Le sentiment d'incertitude et de fragilité de la vie que j'ai constaté en Asie au cours des deux derniers mois est parfaitement compréhensible quand la pauvreté et la maladie sont encore des phénomènes quotidiens, ou vieux tout au plus de deux ou trois générations. Souvent, l'expérience historique se mire dans les institutions publiques : l'absence de systèmes de sécurité sociale et de santé publique performants oblige les Asiatiques à envisager, au cœur même de leur quotidien, que leur monde puisse soudainement s'effondrer. En Europe, la psychologie générale reflète trop souvent l'idéologie du développement, l'idée que les menaces les plus graves pour le bonheur des individus ont été définitivement vaincues. Pourquoi s'inquiéter d'une épidémie si vous disposez d'excellents hôpitaux publics plus ou moins gratuits ? Ce que personne n'imaginait, c'est qu'un virus pouvait conduire ce système parfait jusqu'au point de rupture.
« Les Italiens n'ont tout simplement pas pris le coronavirus suffisamment au sérieux pour modifier ne serait-ce qu'un tout petit peu leurs habitudes. »
Les Européens ont évidemment leurs cauchemars et leurs démons. Mais n'oubliez pas que les tragédies des guerres mondiales ont été interprétées en termes politiques. Elles nous rappellent les dangers du nationalisme et de l'impérialisme. Ce qu'il y a à retenir de notre histoire récente, c'est la confirmation que nous avons raison de croire en la justesse de nos valeurs. Elle ne nous force pas à douter de nous-mêmes. Et même l'histoire sanglante du XXe siècle en Europe n'a rien changé au fait que nous regardons toujours le monde depuis un point que nous pensons central. Une position qui, nous en sommes persuadés, ne fait qu'attiser les convoitises des autres. Tout au long de l'histoire contemporaine, les Européens ont appris à penser qu'ils pouvaient guider, ou du moins influencer le reste du monde, tout en étant protégés des événements nés ailleurs. Aurions-nous tort de penser que le nouveau coronavirus est un événement d'une importance sans précédent précisément parce que, pour la première fois, il révèle la caducité de cette vision du monde ?
Tout a aujourd'hui tellement changé. L'instinct collectif si courant dans d'autres sociétés et les précautions excessives prises face au danger d'une pandémie ou d'autres terribles menaces – ces émotions que le monde développé regardait comme les atavismes de sociétés moins avancées – prennent un sens nouveau. Peut-être s'agit-il moins d'atavismes que d'instincts adaptés en termes évolutionnaires et aidant l'espèce humaine à survivre dans un environnement hostile. La croyance que nous étions passés maîtres et possesseurs de la nature une bonne fois pour toutes ? Elle était sans doute prématurée. L'idée que la science pouvait être remplacée par le postmodernisme ? Une dangereuse illusion. La suspicion permanente à l'égard de la technologie ? Vous avez saisi le topo.
Dans un article puissant publié le 13 mars, le journaliste italien Mattia Ferraresi affirme que la défaillance fondamentale de l'Italie n'est pas à chercher du côté des tests manquants ou de la lenteur de l'action politique. L'échec est social et collectif. Les Italiens n'ont tout simplement pas pris le coronavirus suffisamment au sérieux pour modifier ne serait-ce qu'un tout petit peu leurs habitudes. L'argument est courageux. Il aurait été beaucoup plus facile de critiquer le gouvernement italien pour ses erreurs d'action ou d'inaction, et ne pas ainsi risquer d'être accusé de retourner la faute sur les victimes. Mais ce que Ferraresi a vu et n'a pas pu taire, c'est autre chose : l'incapacité radicale de la population italienne à s'adapter à la possibilité d'une réalité terrible, une réalité que tout le monde a ignorée tant qu'il n'était pas vraiment trop tard. « Comme beaucoup d'autres Italiens, je ne voyais tout simplement pas la nécessité de changer nos habitudes pour une menace invisible. » Mattia avait peut-être accumulé beaucoup d'informations sur le virus, mais il lui manquait ce qu'on pourrait désigner comme une « connaissance morale ». Il était au fait du virus, mais le problème n'affectait pas ses actions.
Le coronavirus a déjà montré qu'il nous fallait réapprendre à vivre dans le monde. C'est une leçon qui sera douloureuse.
*Bruno Maçães est chercheur affilié à l'Institut Hudson, un think tank conservateur américain. Son livre HISTORY HAS BEGUN : The Birth of a New America sera publié au Royaume-Uni en mars et aux États-Unis en septembre. Vous pouvez le suivre sur Twitter @MacaesBruno
**Cet article est paru dans Quillette. Quillette est un journal australien en ligne qui promeut le libre-échange d'idées sur de nombreux sujets, même les plus polémiques. Cette jeune parution, devenue référence, cherche à raviver le débat intellectuel anglo-saxon en donnant une voix à des chercheurs et des penseurs qui peinent à se faire entendre. Quillette aborde des sujets aussi variés que la polarisation politique, la crise du libéralisme, le féminisme ou encore le racisme. « Le Point » publiera chaque semaine une traduction d'un article paru dans Quillette.
32>>>23
Magic is in the air…
plus on est sûr de soi plus il faut se méfier de soi-même…
Magic is in the air…
plus on est sûr de soi plus il faut se méfier de soi-même…
-
raph
- Hall Of Famer
- Messages : 5756
- Enregistré le : jeu. 23 févr. 2006 17:28
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
Pour faire écho à ce que je disais il y a 2/3 jours, un article du monde dont la tonalité ne me surprend pas le moins du monde.
J'aurai presque envie de faire un graphe des régions les plus touchées en France avec en parallèle l'électorat frontiste (et complotiste). Ce serait marrant (totalement subjectif et non significatif dans les faits, mais ça en ferait ch.. quelques uns).
Merci pour l'article Gavia. Article pour lequel je partage le fonds du commentaire même si c'est encore trop minoritaire à mon gout.
J'aurai presque envie de faire un graphe des régions les plus touchées en France avec en parallèle l'électorat frontiste (et complotiste). Ce serait marrant (totalement subjectif et non significatif dans les faits, mais ça en ferait ch.. quelques uns).
Merci pour l'article Gavia. Article pour lequel je partage le fonds du commentaire même si c'est encore trop minoritaire à mon gout.
-
Gavia arctica
- Hall Of Famer
- Messages : 23970
- Enregistré le : sam. 05 avr. 2014 10:18
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
vive les complots...ça plait aux cons...
sinon la densité de population est un facteur déterminant...
PS pour l’article y a pas de quoi...
sinon la densité de population est un facteur déterminant...
PS pour l’article y a pas de quoi...
Modifié en dernier par Gavia arctica le dim. 29 mars 2020 18:16, modifié 1 fois.
32>>>23
Magic is in the air…
plus on est sûr de soi plus il faut se méfier de soi-même…
Magic is in the air…
plus on est sûr de soi plus il faut se méfier de soi-même…
-
... and the winner is ...
- Hall Of Famer
- Messages : 18352
- Enregistré le : dim. 24 oct. 2004 22:16
- Localisation : Le plus loin possible de la meute
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui ce discours soit minoritaire. J'ai lu ou entendu plusieurs autres réactions qui disent globalement la même chose.
La soumission est autant que le fanatisme à l'origine des pires abominations du XX°s. La démocratie est plus menacée par l'obéissance servile que la désobéissance civile.
Qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
Qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
-
... and the winner is ...
- Hall Of Famer
- Messages : 18352
- Enregistré le : dim. 24 oct. 2004 22:16
- Localisation : Le plus loin possible de la meute
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
par exemple de Pascal Picq (paléoanthropologue)
Les progrès fulgurants de la médecine depuis Pasteur et Koch ont permis d’éradiquer les grandes épidémies. L’efficacité des antibiotiques, des antiviraux et des vaccins nous ont préservés de quantité de maladies, mais avec un effet pervers, la croyance diffuse que nous nous étions affranchis des lois de la nature.
….
Lorsque voici 10000 ans, nous avons commencé à nous grouper en villages, à cultiver la terre et élever des animaux, leurs virus se sont aussi invités en même temps qu’eux à nos côtés.
Et voilà qu’aujourd’hui, plus que jamais convaincus de leur invincibilité , les humains sont es meilleurs alliés des virus par leurs activités frénétiques.
…
Cette pandémie constitue, hélas, un test pour nos systèmes de santé comme pour les modes de gouvernance de nos démocraties. Elle révèle aussi l’immaturité de certains, refusant les consignes de santé publique, faisant la fête jusqu’à samedi minuit ou se massant dimanche sur les quais de la Saine. Le consumérisme, l’individualisme et le mépris de nos sociétés pour les professions qui touchent a plus près l’éducation de nos enfants, et les soins aux personnes risquant de se payer au prix fort. D’ici à 3 décennies, l’équivalent de toute la population mondiale actuelle sera urbanisé. Coronavirus et conurbations pourraient établir une association funeste si une vraie prise de conscience ne survient pas. Homo sapiens se pense trop souvent comme le chef-d’œuvre de l’évolution, il serait temps qu’il ait la sagesse de comprendre qu’il est l’hôte d’une nature où dominent les micro-organismes dont les bactéries et les virus, les véritables surdoués de l’évolution.
Les progrès fulgurants de la médecine depuis Pasteur et Koch ont permis d’éradiquer les grandes épidémies. L’efficacité des antibiotiques, des antiviraux et des vaccins nous ont préservés de quantité de maladies, mais avec un effet pervers, la croyance diffuse que nous nous étions affranchis des lois de la nature.
….
Lorsque voici 10000 ans, nous avons commencé à nous grouper en villages, à cultiver la terre et élever des animaux, leurs virus se sont aussi invités en même temps qu’eux à nos côtés.
Et voilà qu’aujourd’hui, plus que jamais convaincus de leur invincibilité , les humains sont es meilleurs alliés des virus par leurs activités frénétiques.
…
Cette pandémie constitue, hélas, un test pour nos systèmes de santé comme pour les modes de gouvernance de nos démocraties. Elle révèle aussi l’immaturité de certains, refusant les consignes de santé publique, faisant la fête jusqu’à samedi minuit ou se massant dimanche sur les quais de la Saine. Le consumérisme, l’individualisme et le mépris de nos sociétés pour les professions qui touchent a plus près l’éducation de nos enfants, et les soins aux personnes risquant de se payer au prix fort. D’ici à 3 décennies, l’équivalent de toute la population mondiale actuelle sera urbanisé. Coronavirus et conurbations pourraient établir une association funeste si une vraie prise de conscience ne survient pas. Homo sapiens se pense trop souvent comme le chef-d’œuvre de l’évolution, il serait temps qu’il ait la sagesse de comprendre qu’il est l’hôte d’une nature où dominent les micro-organismes dont les bactéries et les virus, les véritables surdoués de l’évolution.
La soumission est autant que le fanatisme à l'origine des pires abominations du XX°s. La démocratie est plus menacée par l'obéissance servile que la désobéissance civile.
Qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
Qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
-
Gavia arctica
- Hall Of Famer
- Messages : 23970
- Enregistré le : sam. 05 avr. 2014 10:18
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
je préfère néanmoins mourir d’amour dominé par une blonde à la poitrine avantageuse s’appellant Korhona Vyruce que de mourir avec le coronavirus au fond de ma poitrine...
32>>>23
Magic is in the air…
plus on est sûr de soi plus il faut se méfier de soi-même…
Magic is in the air…
plus on est sûr de soi plus il faut se méfier de soi-même…
-
joleric
- Hall Of Famer
- Messages : 6179
- Enregistré le : ven. 25 mars 2005 12:02
- Localisation : Besançon
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
Je pense qu'ils ont bloqué volontairement, histoire d'éviter que certains commandent par dizaine. D'ailleurs au drive, on s'est bloqué à 3 par article.Récolet a écrit : ↑dim. 29 mars 2020 10:54Idem chez moi ….bientôt disponoble indiqué sur le drive, mais si l'on s'aventure dans le magasin il est disponible !... and the winner is ... a écrit : ↑dim. 29 mars 2020 10:35 m'étonne pas.
Nous on a un autre drive dans les parages : Leclerc. Là sur 7-8 références que ma femme voulait (des surgelés bio, du shampoing ....) la moitié était référencée "Bientôt disponible"..... ça fait 15 jours que c'est bientôt disponible![]()
Certaines marques ont aussi suspendu certaines références pour se concentrer sur leur classique.
The blues are the roots, The rest are the fruits.
-
visiteur
- Hall Of Famer
- Messages : 7311
- Enregistré le : mer. 07 déc. 2005 17:20
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
A un moment, il faut quand même se poser la question de l'utilisation des dépenses publiques…Bagouvic a écrit : ↑sam. 28 mars 2020 20:46C'est le résultat de ce qu'on peut appeler la réduction des dépenses publiques à la truelle, pourtant louée par ceux qui estiment que tous les secteurs peuvent se gérer selon des logiques purement économiques d'entreprises privées, où le jargon et les méthodes de techno-marketeux sont à la mode et le tableau excel rempli de chiffres abscons une sorte de nouveau livre biblique. Or la situation actuelle rappelle la base, si y'a pas assez de lits, y'a pas assez de lits, si les moyens sont insuffisants, on peut toujours retourner le pb dans tous les sens avec des réunions "brainstorming", c'est qu'ils sont insuffisants. Cette crise, c'est ce qui nous pendait au nez quand tous les personnels soignants qui font tenir l'édifice sur leur professionnalisme et leur bonne volonté disent depuis des mois, des années, qu'ils bossent déjà en temps normal avec le couteau sous la gorge, face à l'indifférence des politiques, et même d'une certaine façon l'indifférence générale. On récolte ce que l'on sème, et en France nous ne sommes pas les seuls, presque tout le monde veut foutre de la rentabilité, de la rationalisation, de la mutualisation et autres trucs en sion partout.... Quand on vend des bagnoles ou des logiciels informatiques, ok, mais dans d'autres secteurs, qu'on ne s'étonne pas d'avoir des hôpitaux publics en grande difficulté, et d'autres secteurs aussi. C'est bien de louer les courageux acteurs du monde hospitalier et de se réjouir de la solidarité populaire de 20h00, ça coute surtout pas grand chose. Quant à Macron qui dit n'avoir jamais rien sous estimé et avoir géré cela avec "gravité", je me rappelle de la façon dont il avait répondu à la presse à une remarque d'un médecin parlant du risque si l'épidémie arrivait en France vu les moyens (ça devait être en janvier ou février dernier), sans m'en souvenir mot pour mot c'était en gros "c'est un neurologue et il est de l'intersyndical, il n'a rien à voir avec le coronavirus", sous entendu ferme là nous on sait....exemple de gravitéGavia arctica a écrit : ↑sam. 28 mars 2020 20:03 des promesses encore des promesses...j’aimerais bien savoir quand on aura vraiment 14000 lits de réa...quand ce sera trop tard?
.+1000 respirateurs? Quand? Ça va pas suffire...
rois de la communication...quand on n’est pas efficace faut bien parler...
Va falloir plus de TGV...![]()
![]()
On a souvent eu ce débat ensemble…
Pas tellement en terme de ratios à la con, mais de la façon dont on les alloue…
Il n'y a pas que l'hôpital qui va mal, c'est le cas de la justice, des forces de l'ordre, de l'armée, des Ephad et la liste serait encore longue…
Maintenant la France c'est 100% de dettes rapporté au PIB et l'un des déficits publics les plus importants avant entrée dans la crise…
Qu'est ce qu'on en fout du pognon qui est injecté?
On ne peut pas toujours en remettre comme dans le tonneau des danaïdes, à un moment ça coince, même si la situation actuelle fait qu'on se comporte comme si ça ne coincera jamais (pas grand chose d'autre à faire de toute façon…)
-
Gavia arctica
- Hall Of Famer
- Messages : 23970
- Enregistré le : sam. 05 avr. 2014 10:18
Re: Vie éco-politico-sociale [suite]
à l’ENA on n’apprend pas à compter, juste à boucher les trous que tu as fait creuser...faut être maçon et pas trop franc...
32>>>23
Magic is in the air…
plus on est sûr de soi plus il faut se méfier de soi-même…
Magic is in the air…
plus on est sûr de soi plus il faut se méfier de soi-même…