Je ne parlais pas de solliciter "l'homme de la rue". Je ne crois pas au système consultatif, si ce n'est à la marge. Dernièrement par ex la convention citoyenne sur le climat, ce que j'ai pu entendre et lire ne m'a ni convaincu d'une utilité ni d'une quelconque légitimité, d'autant plus quand on y parle de tout et n'importe quoi. Le café du commerce non merci.... and the winner is ... a écrit : ↑ven. 17 janv. 2020 0:31 certains commencent à en parler : tirage au sort d'une partie de nos représentants.
J'avoue que je n'ai pas trop réfléchi sur le sujet. Mais j'ai lu un article de Pierre Rosanvallon où il disait que le tirage au sort favorisait "l'homme quelconque" et que "l'homme quelconque" a sa place en démocratie. Mais lui voyait plutôt ça pour des assemblées consultatives
Mon idée, c'est que le vrai pluralisme politique, les clivages de fonds, sont au point mort dans la classe politique. D'où un problème de représentativité, car je pense qu'il y a beaucoup plus de clivages dans la société, de visions différentes, dont une bonne partie ne sont pas représentées, ou très mal, et parfois sont caricaturées, décrédibilisées et mises hors jeu. Peut importe de quel camp on parle, les étiquettes de populistes ou extrémistes pleuvent, et pas qu'en France.
Des Melanchon et Le Pen, censés par leur positionnement pouvoir être ces vrais clivages, sont des charlots qui roulent avant tout pour leur pomme, sans substance, et d'un niveau global au raz des pâquerettes. Pourtant en France, il y a des anti libéraux/capitalisme, il y a des vrais libéraux, il y a des conservateurs, il y a des nationalistes, il y a peut être autant d'euro-sceptiques que d'europhiles, il y a des mondialistes et des protectionnistes, etc. Mais qui parle vraiment pour tout ces courants ? Pas grand monde, tantôt des gens sans envergure, tantôt des opportunistes qui rentrent dans le rang du carriérisme à la première porte ouverte d'un grand parti, tantôt des petits partis inconnus et qui le resteront, tantôt des "originaux" qu'on classe directement avec les loufoques. Et ceci également par la faute de la nullité absolue tant du PS que de LR , qui à force de manger à tous les râteliers sans ligne politique marquée et claire, se sont fait prendre à leur propre piège d'un centrisme fadasse en se faisant pousser sur la touche par LREM qui en est presque la synthèse...