thanathz a écrit :En ce début de championnat, et comme tout le monde ne s'est pas encore rencontré, il n'est pas évident de voir toute la valeur des équipes.
Il existe des indicateurs qui permettent de moduler le classement actuel. J'ai donc appliqué le RPI (voir définition. Pour avoir un classement qui prend en compte la difficulté de calendrier et ça donne :
thanathz a écrit :En ce début de championnat, et comme tout le monde ne s'est pas encore rencontré, il n'est pas évident de voir toute la valeur des équipes.
Il existe des indicateurs qui permettent de moduler le classement actuel. J'ai donc appliqué le RPI (voir définition. Pour avoir un classement qui prend en compte la difficulté de calendrier et ça donne :
Ahhh le fameux classement RPI , d'ailleurs j'allais pas tarder à te le demander !
L'ADA lorgne vers la première place de N1. Denain aussi. Une défaite dans le Nord ne serait pas catastrophique, à condition que l'écart soit faible.
C'est un plaisir de coacher contre Nicolas Faure. A l'inverse de certains matchs où il n'y a pas toujours de répondant, là il y a vraiment quelqu'un en face. Pour Marc Silvert, l'entraîneur nordiste de Denain, les confrontations entre son équipe et l'ADA semblent riches d'un goût épicé. « De véritables parties d'échecs », rajoute-t-il à leur sujet.
Denain - Blois est sans conteste l'affiche de cette 7 e journée du championnat de Nationale 1. Mais les Nordistes invaincus, seuls leaders de la division, s'apprêtent à subir un choc d'une belle intensité face aux Blésois de Nicolas Faure. « C'est vrai, l'ADA s'est pris les pieds dans le tapis contre Saint-Chamond, mais elle a parfaitement réagi par la suite, à Souffelweyersheim d'abord, puis contre le GET Vosges où Recoura a rendu une belle copie, à 6/9 à 3 pts. Il nous avait déjà fait très mal la saison passée », lâche Marc Silvert.
'' On ne va pas là-bas pour faire des gaufres ''
Un joli choc en perspective donc. D'autant plus que les deux équipes ne regardent pas autre chose que la première place de N1. Celle-là même qui mène vers la Pro B sans s'embêter à jouer les play-off. Ce soir donc, seuls deux cas de figure sur trois permettraient à l'ADA de garder les yeux levés : gagner, bien sûr, ou s'incliner avec un écart aussi faible que possible, histoire de pouvoir reconquérir le panier-average lors du match retour. « C'est sûr que si on prend 20 points, on ne les rattrapera jamais, lâche Nicolas Faure. Ce serait alors un tout autre championnat et on serait amenés à revoir notre objectif, c'est-à-dire à ne plus viser que les places de 2 à 5. Mais en cas de victoire, là, ce serait un tout autre championnat. »
Gagner face à Denain n'est chose aisée. Nicolas Faure le sait. Mais gagner à Denain est un challenge encore plus difficile. « Le problème avec eux, c'est leurs changements de défenses incessants. Ils sont même capables de changer dans la même possession, ce qui est très difficile. Chez eux, le dénominateur commun à tout ça, c'est '' pas de ballon dans la raquette ''. Mais jusqu'à aujourd'hui, Denain n'a pas souffert des shoots extérieurs. »
Pour avoir une chance de se mettre à la hauteur de son adversaire, l'ADA devra donc s'adapter aux changements de défenses des Nordistes, « mais surtout continuer à faire vivre le ballon quoi qu'il arrive, et ne pas passer dix des 24 secondes de possession à réfléchir par où on va passer ». En clair, la maîtrise du rythme et du timing sera la clé de ce match. Et si les shooters blésois sont en veine, il y aura une belle opportunité pour l'ADA. Quoi qu'il en soit, il ne faudra éviter à tout prix la défaite fleuve. « Mais de toute façon, on ne va pas là-bas pour faire des gaufres, ajoute Nicolas Faure. On y va pour gagner. »
Accroché derrière mon ordi à défaut de pouvoir être à la salle Jean-Degros, j'ai quand même balisé de voir Blois devant aussi longtemps ! Grosse prestation des deux équipes, Denain était plus fort ce soir, ce sera peut-être (j'ai bien dit "peut-être hein Nutz ) Blois au match retour !!!
Rendez-vous le 26 février chez vous pour la "revanche", promis je fais tout pour faire le déplacement à Blois !!!
Denain - Blois : 96-87. L'ADA a mené pendant trente minutes, hier. Mais sans Recoura, et pénalisée à des postes clés, elle a fini par baisser pavillon.
C'était le coup parfait. L'ADA, en tête du premier au troisième quart, était sur le point de mettre KO, dans sa salle, le leader de Nationale 1, hier soir. Tout, ou presque, souriait aux hommes de Nicolas Faure. Bien en place, ils faisaient déjouer des Nordistes sans doute un brin trop tranquilles jusque-là. Blot et Kolb assuraient ; et Blois a ainsi compté jusqu'à 12 pts d'avance.
Mais c'était, en réalité, sous-estimer Denain. Sous-estimer son orgueil à domicile, mais surtout sa faculté à provoquer l'adversaire. L'un des éléments clés, hier soir. « C'était marqué en gros sur notre tableau noir dans le vestiaire... », confiait ainsi Marc Silvert, l'entraîneur nordiste à la fin du match. C'était aussi oublier que l'ADA hier, jouait sans Benjamin Recoura, blessé jeudi à l'entraînement. Alors le coup, qui semblait parfait, s'est transformé au fil des minutes en un redoutable piège. Et l'ADA Blois, en surrégime, n'a pu faire autre chose que de tomber dedans.
On vous résume la partition : après un travail de sape incessant de Denain, les Blésois, héroïques, se sont vite retrouvés avec des joueurs pénalisés. Et n'ont, dès lors, pu tenir la distance. D'autant qu'une gachette manquait à la fête. Question agressivité, question précision, ce n'était donc plus le même match. En face, même au plus mal, Denain a alors forcé la décision face à une défense forçément plus permissive. Et, une fois la confiance revenue, la machine s'est mise à dérouler. « Ils nous ont usés physiquement, notait de son côté Nicolas Faure, le technicien. Ce manque de rotation nous a fait très mal. » Une opinion que partageait Johan Blot : « On a tenu trois quart-temps, mais on a manqué de lucidité sur la fin car on s'est essoufflé. »
« Avec une rotation en moins, l'ADA a eu du mal à rester dans le coup, relevait aussi Marc Silvert. On voulait mettre un gros rythme, et nous avons énormément provoqué. Je crois qu'on les a eus au physique. »
'' On a fini par se cramer ''
(Pierre Brochard)
Blois n'a pas à rougir, donc. Bien au contraire même, puisque les Loir-et-Chériens sont allés inscrire 87 pts dans la salle de la meilleure défense de Nationale 1. Leurs trois premiers quarts ont été exceptionnels. En défense, ils ont d'abord totalement fait déjouer Denain, méconnaissable pendant le premier acte. Blot, sur un nuage, a longtemps porté les siens (27 pts au final). Tout comme Kolb, étincelant lorsqu'il est entré. Mais le problème, c'est qu'il s'est très vite retrouvé à quatre fautes. Dès lors, Grimm, avec trois fautes, a dû faire le boulot seul dans la raquette. L'affaire a tenu tout le troisième quart grâce à quelques sursauts individuels. Mais la suite, forcément, fut bien plus compliquée. Lalugba et Quincy-Jones ont décidé de faire le show. Et Sauret, à la mène, s'est bien repris. Résultat : l'ADA n'existait plus, où trop peu. A l'usure, les Loir-et-Chériens ont fini par craquer, ne marquant que quatre petits points (des lancer-francs !) sur les sept dernières minutes. « Ils ont eu deux joueurs de plus, ça s'est vu. A un moment donné, je crois que l'on s'est cramé... », avouait Pierre Brochard. En face, Marc Silvert concluait : « Blois est de loin la meilleure équipe que l'on ait jouée. » Un joli compliment pour une équipe qui, ce matin, est toujours troisième de N1. Et qui, vu sa performance d'hier, peut continuer d'inspirer la crainte de ses adversaires.
NICOLAS FAURE '' On les a bousculés ''
« Je n'ai rien à reprocher à mes joueurs. On les a bousculés, mais on a perdu en clairvoyance sur la fin, notamment parce qu'il nous a manqué un joueur. Et ce manque de rotation nous a coûté sur les postes extérieurs. Je pense que cette équipe de Denain va aller au bout. »
MARC SILVERT '' On a provoqué ''
« Ça s'est joué sur le physique. Ils avaient une rotation en moins, et nous avons imposé un gros rythme. Les garçons ont provoqué tout le match. Ils ont fini par avoir le dessus. »
Pierre Brochard '' Bien fait déjouer ''
« On a fait une très bonne prestation, on les a bien fait déjouer. Ils ne savaient plus trop quoi faire à un moment donné. Mais ils avaient un ou deux joueurs de plus. Et je crois qu'on a fini par se cramer. »