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Basket-ball
Les Tango rêvent toujours plus grand pour la saison 2022-2023
Après un doublé Eurocoupe-Ligue féminine la saison dernière, le Bourges Basket aborde l’exercice 2022-2023 avec un groupe remanié durant l’été, mais avec un appétit toujours plus grand, notamment pour son retour en Euroligue. Avant le début des joutes continentales et hexagonales la semaine prochaine, les Tango retrouvent le Prado, ce mardi (20 heures), pour la Supercoupe d’Europe contre les Hongroises de Sopron.
Le Bourges Basket a connu une année faste la saison dernière, glanant la deuxième Eurocoupe de son histoire (après 2016), un quinzième titre de champion de France, accentuant encore son leadership au palmarès du basket féminin hexagonal, et une finale homérique de Coupe de France perdue après deux prolongations. Deux trophées de plus, donc, à ranger dans l’armoire située à l’entrée du palais des sports du Prado, qui offrent au TBB deux rencontres de gala cette semaine : ce mardi soir (20 heures), contre les Hongroises de Sopron pour la Supercoupe d’Europe, puis vendredi (20 h 30) face à Basket Landes à Paris pour le Match des champions. Deux rendez-vous prestigieux en préambule de l’exercice 2022-2023.
« Et une fois que la saison va redémarrer, on ne sera plus champion de rien », indique l’entraîneur Olivier Lafargue, qui a prolongé son contrat jusqu’en 2025 durant l’intersaison. « Mais on reste dans la continuité en ce qui concerne nos objectifs, à savoir conquérir des titres », clame Agnès St-Ges.
La présidente souhaite voir son club rester en haut de l’affiche sur la scène nationale, mais a aussi des ambitions élevées pour le retour du TBB en Euroligue, la plus prestigieuse compétition européenne. « On ne veut pas seulement se hisser dans le dernier carré, on veut aller chercher cette Coupe d’Europe que le club a déjà gagnée (en 1997, 1998 et 2001, NDLR), glisse-t-elle. C’est un objectif très ambitieux, c’est évident. Mais on se donnera aussi les moyens de candidater pour accueillir le Final Four au Prado, car on a pu voir l’importance d’évoluer avec notre public l’an passé en Eurocoupe. »
Rêves européens
En raison du contexte politique avec la guerre en Ukraine, la Fédération internationale (Fiba) a de nouveau suspendu la participation des clubs russes aux différentes compétitions européennes. « Une opportunité » aux yeux d’Agnès St-Ges, qui n’a pas manqué d’analyser qu’Ekaterinbourg (quatre victoires) et Koursk (un succès) avaient vampirisé l’Euroligue de 2016 à 2021. Compétition remportée en avril dernier par les Hongroises de Sopron en l’absence, déjà, des montagnes russes durant les phases finales.Le TBB a enregistré les arrivées de quatre joueuses durant l'intersaison, dont la meneuse internationale serbe Yvonne Anderson.
Avec un budget qu’il tentera de monter à 3,6 millions d’euros cette saison, le TBB a consenti des efforts financiers dans le recrutement pour attirer, en plus de la Bleue Ornella Bankolé (14 sélections en équipe de France), trois internationales étrangères aux CV bien garnis : la Canadienne Kayla Alexander (déjà passée par Bourges en 2016-2017), la Lettonne Anete Steinberga et la Serbe Yvonne Anderson, « une des meilleures meneuses d’Europe », dixit Olivier Lafargue.
L'entraîneur Olivier Lafargue présente les recrues du Bourges Basket
MVP de la dernière saison de Ligue féminine, Iliana Rupert a quitté le Cher, tout comme Isabelle Yacoubou, Elin Eldebrink, Keisha Hampton et Kristen Mann. « On a changé quelques joueuses, on va donc devoir reconstruire et repartir sur de nouvelles bases, concède la vice-capitaine berruyère Sarah Michel. Même s’il va falloir aller vite, on sait que les automatismes viendront au fur et à mesure. »
Malgré des joueuses convalescentes (Alix Duchet, Endy Miyem et Anete Steinberga, qui a toutefois pu disputer quelques petites minutes vendredi en amical) et une préparation tronquée pour les internationales en raison du championnat du monde qui avait lieu fin septembre en Australie, le Bourges Basket va rapidement devoir se mettre en ordre de marche. La première levée d’Euroligue est programmée dans huit jours, au Prado, contre les Grecques d’Olympiacos. La Ligue féminine se lancera trois jours plus tard, du côté de La Roche-sur-Yon. « On est une équipe jeune dans le vécu collectif, relève Olivier Lafargue. On a un staff qui se connaît bien, on sait vers où on veut aller. Mais on sort d’un cycle avec un groupe qui se connaissait très bien, qui avait travaillé ensemble pas mal de temps. Là, ça change un peu, il sera important qu’on arrive à créer des habitudes, des choses dans lesquelles on va se retrouver. On se dit qu’on a un effectif de qualité, mais il faut qu’on mette toutes les pièces du puzzle en place. »
« On a changé quelques joueuses, on va donc devoir reconstruire et repartir sur de nouvelles bases. Même s’il va falloir aller vite, on sait que les automatismes viendront au fur et à mesure. »
Sarah Michel (Vice-capitaine du Bourges Basket)
Quel sera le visage du TBB pour cette nouvelle saison ? « Je pense qu’on va perdre en connaissance intrinsèque des unes et des autres au début, mais par contre, on va encore gagner en vélocité, estime le technicien berruyer. L’année dernière, on nous attendait sur un jeu posé, réfléchi, et on a pu avoir un jeu de mouvement, notamment de courses vers l’avant, qui était très intéressant. Cette année, on a encore plus de qualités sur cet aspect, mais encore faut-il qu’on arrive à bien les utiliser. Cela demande forcément du travail. »« On se dit qu’on a un effectif de qualité, mais il faut qu’on mette toutes les pièces du puzzle en place », indique le coach Olivier Lafargue.
Forger la force d’un collectif renouvelé, voici un premier défi pour les Tango à l’aube d’une saison qui en comptera plusieurs. Outre l’Euroligue, Bourges espère ainsi, comme l’annonce Agnès St-Ges, « reconquérir la Coupe de France » qu’il n’a plus remportée depuis trois ans, mais aussi conserver sa couronne en championnat de France. « On sait à quel point c’est complexe de garder son titre, souligne Olivier Lafargue. D’ailleurs, sur les dernières années, personne n’y est arrivé (le dernier club à y être parvenu est Bourges, champion de 2011 à 2013, NDLR). Ça, c’est déjà un challenge incroyable ! Le trophée, il faut aller le chercher. On n’a rien à perdre, tout à gagner. Et pour gagner des choses, il faut mettre les ingrédients, et ça commence par de la qualité. » Les Tango en regorgent. Alors, cette saison 2022-2023 sera-t-elle celle d’un triplé historique pour le Bourges Basket ?
Les équipes
Bourges (palais des sports du Prado). Tango Bourges Basket - Sopron, ce mardi soir (20 heures). Match à suivre sur
www.leberry.fr.
Bourges. 1. Yvonne Anderson (Serbie, 1,75 m), 3. Ornella Bankolé (1,81 m), 17. Sarah Michel (1,80 m), 18. Pauline Astier (1,79 m), 21. Laëtitia Guapo (1,82 m), 29. Clémence Collin (1,72 m), 30. Jess-Mine Zodia (1,90 m), 31. Jade Ferré (1,76 m), 33. Élodie Godin (1,90 m), 40. Kayla Alexander (1,93 m). Entraîneur : Olivier Lafargue, assisté de Jérôme Authier et Virgile Abel.
Sopron. 1. Alice Kunek (Irlande, 1,87 m), 4. Zsofia Fegyverneky (1,78 m), 5. Ezi Magbegor (Australie, 1,93 m), 8. Aliz Varga (1,86 m), 10. Dragana Stankovic (Serbie, 1,95 m), 13. Dalma Czukor (1,82 m), 15. Zsuzsanna Sitku (1,88 m), 20. Brittney Sykes (Etats-Unis, 1,75 m), 32. Jelena Brooks (Serbie, 1,89 m), 44. Vivien Borondy (1,72 m). Entraîneur : David Gaspar, assisté de Stevan Karadzic et Miklos Laczka.