Revue de presse dans la NR avec quelques réactions suite à cette 1ere défaite de la saison
HOULEUX
ADA Blois - Saint-Chamond : 62-76.
L'ADA est tombée sur un os, hier soir devant ses supporters. Elle a concédé sa première défaite dans une ambiance tendue.
Nicolas Faure, dans les gradins hier soir (suspendu), savait bien que ce match n'allait pas être des plus simples face à son ancien mentor Alain Thinet (ex-coach de Dijon, Pro A). Il savait surtout que les joueurs de la Loire n'affichaient pas un profil des plus simples. Des joueurs comme Laroche, grand et athlétique, un peu intérieur, un peu ailier, adroit d'à peu près partout, malin à grappiller tous les ballons qui traînent. Des joueurs comme Aubry aussi, pourvoyeur de points, ou encore Rinna aussi adroit que grand. Bref, pas simple.
Difficile de comprendre l'intégralité des décisions des arbitres, supervisés hier soir
Coachés par Romain Leroy pour l'occasion, les Blésois partaient pourtant bien dans le match, mis sur les bons rails par Williams et Recoura qui semblaient être en réussite. Mais les joueurs de Thinet n'étaient jamais bien loin et Aubry tenait parfaitement la baraque dans le premier quart temps (12 pts). Quelques balles perdues plus tard, et l'ADA voyait son adversaire lui passer devant (31-35, 20 e ), notamment grâce à Laroche et Landu Bongo qui ne perdaient pas de leur adresse. L'ADA survivait à ça, et restait à 4 pts derrière son adversaire, mais bientôt ne parvenait plus à se contenir, pas plus que la salle d'ailleurs, ne comprenant visiblement pas l'intégralité des décisions des arbitres, supervisés hier soir. A la 28 e , après un cafouillage qui attirait du monde à terre, Pierre Brochard avait des « mots » avec Beugnot. Le match était alors interrompu plusieurs minutes, le temps de voir redescendre la température au Palais des sports. Mais au final, seul le meneur blésois était exclu. Une décision qui ne calmait pas les ardeurs des joueurs ni de la salle. Difficile de se concentrer dans ces conditions. L'ADA ne parvenait plus à marquer, et même quand le ballon semblait enfin vouloir pénétrer le cercle, une force mystérieuse l'en sortait. Cependant, dans un climat délétère, les gars de Nicolas Faure parvenaient à rattraper la corde et revenir à - 8 (56-64) à 5 minutes du terme. Mais une minute plus tard, l'ADA était à dix points de Saint-Chamond. Les spectateurs contestaient chaque décision des arbitres. Le match reprenait une physionomie plus ordinaire à trois minutes du terme, mais il était alors bien tard pour remonter le retard (60-70, 37 e ). A 62-76 à 1'15'' du buzzer, impossible désormais d'espérer quoi que ce soit. D'autant que dans la précipitation, les Blésois commettaient beaucoup d'erreurs.
L'ADA est tombée sur un os, hier soir. Elle devra au plus vite rattraper cette défaite à domicile par un coup à l'extérieur. Et pourquoi pas en Alsace dès le week-end prochain...
Pierre Hénault
« C'est de loin la pire soirée de ma carrière. »
Suspendu hier soir en raison des trois fautes techniques qu'il a encaissées la saison dernière, Nicolas Faure a vécu le match de ses joueurs des gradins. Coachée par Romain Leroy, son équipe est tombée sur un os et a dû s'incliner dans une ambiance houleuse, en partie alimentée par un arbitrage tendu, certainement en raison de la présence d'un superviseur. « C'est une frustration énorme, poursuit Nicolas Faure. J'avais un sentiment d'impuissance incroyable. C'est dur à vivre de ne pas pouvoir exercer son activité professionnelle pour des broutilles. J'avais bien demandé à la fédé de faire des travaux d'intérêt généraux en contrepartie de l'effacement de cette suspension, mais ça n'a intéressé personne. »
Pour ce qui est du jeu en particulier, Romain Leroy associe la défaite de l'équipe au manque d'agressivité des Blésois, notamment en défense.
'' Tout a tourné de travers ''
Johan Blot : « C'est notre première erreur, car on voulait rester maîtres à domicile. De plus, on a été trop maladroits, moi le premier, et on n'a pas su jouer ensemble.
Ce soir (samedi), on a alterné le moyen avec le très mauvais.
Il faudra grappiller rapidement un match à l'extérieur pour se rattraper. Cette équipe n'est vraiment pas facile à jouer. Contrairement aux autres formations, elle s'appuie sur des ailiers très complémentaires, d'où cette très grande mobilité. De plus, ils ont connu une adresse insolente. On a bien essayé à 3 pts pour revenir dans le dernier quart temps ; c'était une erreur. Il aurait fallu jouer les systèmes et continuer de travailler. C'est là que l'on n'a pas été bon. »
'' On n'a pas su mettre d'euphorie dans ce match ''
Jordan Arlin : « Tout a tourné de travers. On savait que ce serait difficile, le coach nous avait prévenus. On n'a pas su nous imposer en défense, et ils en ont bien profité. La sortie de Pierre (Brochard) a été préjudiciable. Et même si l'arbitrage a eu un gros impact sur le déroulement du match, cela n'explique pas tout. On a bien essayé de peser dans le domaine intérieur, mais sans réussite. Après, on joue à la baballe en manquant de lucidité. C'est une défaite qui fait très mal car notre calendrier était favorable. Il faudra réussir un coup la semaine prochaine en Alsace, et vite oublier ce match. »
Pierre Brochard : « Ils ont parfaitement su nous faire déjouer, et nous avons été constamment bridés. Pour une fois, on n'a pas su mettre de l'euphorie et du dynamisme dans ce match pour que le public nous suive. Quant à ma sortie, je réponds à tort à une provocation. J'aurais dû garder ma maîtrise. Mais ça va tellement vite, ça se passe en une seconde. J'en suis vraiment désolé pour mes partenaires. Je suis le premier touché, mais c'est du passé. On ne peut pas revenir en arrière. Malgré tout, j'en ai gros sur le coeur. »
Cor. NR : Patrick Lecomte