Adresse diabolique, sacrifice en défense, une balle qui voyage bien, qu'est ce que ça aurait été au complet ? Elle valide le travail et les gars bossent durs. Oui Sciarra est une pile électrique sur le banc mais il te pousse à devenir meilleur. J'aime !
En revanche, la seule déception hier soir c'était Pape Beye. Il a pris quelques petites soufflantes de Lolo mais à juste titre, il n'a rien apporté en attaque mais l'adresse extérieure était au rendez-vous, d'ailleurs on avait pas le choix
Place au 1/4 de finale de cette compétition mais il ne faut pas se tromper d'objectif, c'est bien le championnat et ça commence dans 2 semaines.
Malheureusement une mauvaise nouvelle pour nous (encore !) avec l'absence pour 6 semaines de Lamine Kanté. Décidément... Ça fait longtemps que le club n'avait pas connu une pré-saison aussi laborieuse... Tant qu'on gagne ça me va
Evreux punit Rouen et se qualifie pour les quarts de finale de la Leaders Cup
Même privée de trois joueurs, l’ALM Evreux n’a laissé aucune chance hier à une bien pâle équipe de Rouen (74-85) et composté, dans le même temps, son billet pour les quarts de finale.
Evreux n’a fait qu’une bouchée de Rouen hier soir au Kindarena
Quelle ambiance ! Hier soir le Kindarena était archi-comble, les spectateurs, attirés tant par la Leaders Cup que par l’affiche, ont rugi de plaisir sur chaque action et fait vibrer la salle. Ironie ? Bien sûr, en fait il n’y avait pas plus de 1 000 personnes, on vous laisse donc imaginer l’atmosphère qui a régné durant tout le match. Pour mémoire le Kindarena peut accueillir 6 000 aficionados, alors forcément lorsqu’il y a aussi peu de monde, on a un peu l’impression d’être dans une cathédrale. Il faut dire qu’en plus le scénario du match n’a pas vraiment aidé puisque Rouen n’a quasiment pas existé face à une équipe d’Evreux pourtant privée de Kante, Walker et Vilde (voir ci-contre). Une formation ébroïcienne qui, amoindrie, a décidé de casser le rythme, de jouer les possessions jusqu’au bout des 24 secondes. Une tactique qui a parfaitement fonctionné, hormis durant les cinq premières minutes (11-5 pour le RMB). Incapables de stopper Fairell, les Ébroïciens ont souffert mais, heureusement pour eux, l’intérieur rouennais a été obligé de quitter prématurément ses partenaires (3 fautes). Derrière, Pinault a commencé son show et les locaux ont entamé une longue traversée du désert. Balles perdues, shoots casse-croûte, défense gruyère, les hommes de Valin ont proposé une véritable bouillie de basket. Une aubaine pour l’ALM, en particulier pour Dibo qui a multiplié les tirs au-delà des 6,75 m. Des missiles qui ont fini de plomber le moral d’un RMB qui a rejoint les vestiaires avec vingt points de retard (28-48).
Dolomingo et Henry tuent le suspense
Dans les tribunes, on se pinçait presque pour y croire. Avec seulement cinq pros sur le terrain, l’ALM était en train de désosser une équipe qui, elle, se présentait avec toutes ses armes. Une formation rouennaise qui dès son retour sur le terrain a bien tenté de se relancer, mais le faux rythme imposé par les Ébroïciens l’a empêché de revenir rapidement dans le match. Certes, le RMB a effectué un rapproché à la fin du troisième quart (48-59, 29e), mais Pinault, au buzzer et depuis sa moitié de terrain, lui a planté un véritable coup de poignard (48-62). Un coup fatal ? Pas tout à fait. Bien que sonnés par ce tir improbable, les locaux n’ont pas lâché et Curier (2x3) a redonné espoir à ses camarades (52-63, 34e). Une aspiration entretenue par Woodard (à 3 pts) et à un peu moins de quatre minutes de la fin, Rouen pouvait encore décrocher la timbale (63-72, 36e). Un petit miracle. Petit, comme le cinq que Sciarra a décidé d’aligner à ce moment-là pour contrecarrer la press tout-terrain mise en place par Valin. Un choix payant puisque le duo Dolomingo-Henry, aux lancers puis en périphérie, a scellé le sort du match (74-85) en même temps qu’il a qualifié l’ALM pour les quarts de finale. Avec trois victoires (plus le panier average), l’équipe du président Rostol est en effet assurée de terminer en tête de sa poule, du côté de Rouen, en revanche, il y a encore beaucoup de travail...
Valin : « On s’est fait manger ! »
Rémy Valin (entraîneur de Rouen) : « Evreux a très bien joué au basket. Toutes les erreurs qu’on a pu faire, et elles sont très nombreuses, ont été sanctionnées. Ils ont joué avec leur cœur. De notre côté, on a vu tous les défauts qu’on peut avoir. Il y a eu une faillite mentale dès que Fairell est sorti. On était perdu sur le terrain, on a abandonné en première mi-temps. On s’est fait manger, on a baissé la tête, on a été ridicule en défense ! »
Steeve Ho You Fat (intérieur de Rouen) : « Une bête blessée et toujours dangereuse. Ils sont restés très calmes, ils ont fait le match qu’il fallait. Nous, on n’a pas été ensemble, on est parti dans tous les sens, on n’a pas fait ce qu’on avait prévu de faire. »
Laurent Sciarra (entraîneur d’Evreux) : « La victoire est belle. Elle valide plein de choses, mais ce n’est que la vérité d’un soir. On avait cinq pros, deux gamins, je suis très content pour eux. On a été aidé par notre adresse en début de match, on a essayé de ne pas leur donner de rythme. En gagnant ce soir on a validé la première place, c’est bien. »
Rémi Dibo (intérieur de l’ALM) : « On était très concentré. C’était très important de se donner, de faire des sacrifices, de geler le jeu car nous avions un effectif réduit. Ils ont mis du rythme au début, mais dès qu’on a pu mettre la balle sur le côté le match a changé. On les a empêchés de jouer leur jeu, ils ont réussi à mettre des tirs à la fin, mais ça n’a pas suffi. »
Sous les paniers
Kanté out six semaines
Embêté par son genou gauche depuis plusieurs semaines, Lamine Kante sait désormais exactement pourquoi. L’ailier ébroïcien souffre en effet d’une micro-fracture, il sera donc éloigné des terrains six semaines minimum. De quoi inciter les dirigeants ébroïciens à se mettre en quête d’un pigiste médical qui devrait, a priori, être étranger (Bosman).
Walker et Vilde touchés
Le sort continue de s’acharner sur l’ALM puisqu’hier, en plus de Kante, Évreux était privé de Caleb Walker et de Ricmonds Vilde. Le premier, blessé à l’épaule, ne refoulera le parquet que dans deux semaines. Le second, touché au pied, devrait quant à lui reprendre l’entraînement dans quelques jours.
Paris Normandie

