Evreux et Caen, mêmes combats
Drake Reed blessé, l’ALM Evreux a fait appel à pigiste médical, jusqu’à fin novembre. L’Américain Jared Newson devrait arriver dans la capitale euroise cet après-midi.
Jared Newson est attendu aujourd’hui à Evreux pour signer son contrat jusqu’à fin novembre
Son absence s’est fait sentir vendredi contre Rouen (défaite 94-92 après prolongation), notamment en début de match lorsque les locaux peinaient à organiser leur jeu : l’ailier américain Drake Reed s’est blessé à l’entraînement la semaine dernière et il ne sera pas de retour avant six à huit semaines. Le joueur de 31 ans a pris un coup d’épaule dans la tête et souffre d’une commotion cérébrale. Sa deuxième sous les couleurs de l’ALM, puisqu’il avait déjà subi un choc similaire il y a sept ans. Dès lors, Reed doit se soumettre à tout un protocole médical afin d’assurer sa sécurité, ce qui explique la durée de sa convalescence.
Ce week-end, les dirigeants ébroïciens se sont donc mis en quête d’un remplaçant. Des recherches qui ont abouti sur l’Américain Jared Newson (1,96 m). L’ailier de 34 ans connaît bien la France : il évoluait à Lorient en N1 ces deux dernières années, avant cela, il est également passé par Orchies de 2014 à 2016 (Pro B puis N1) et Hyères/Toulon (Pro B).
« À l’image de Drake, il est capable de jouer, à la fois poste 3 et poste 4. Il va nous apporter de la densité physique et de l’adresse extérieure », indique l’entraîneur d’Evreux, Fabrice Lefrançois.
Un moral intact
Jared Newson est attendu aujourd’hui dans l’Eure. Il ne sera pas du voyage à Caen aujourd’hui, pour le dernier match de Leaders Cup mais devrait être prêt pour samedi. Le 13 octobre, l’ALM se déplace à Orléans pour la 1re journée de Pro B. Et pour être assurés que l’équipe soit au complet ce week-end, les dirigeants doivent qualifier le nouveau joueur mercredi à 20 h, au plus tard.
En attendant de démarrer le championnat, les hommes de Fabrice Lefrançois doivent donc boucler la Leaders cup, ce soir, dans le Calvados. Avec une victoire et deux défaites au compteur, les deux équipes sont au même niveau dans cette compétition (les Ébroïciens sont devant grâce au point average) et leur dernière chance de se qualifier pour le tour suivant est de terminer parmi les deux meilleures deuxièmes des six poules. Elles doivent, par ailleurs, toutes deux faire face à des problèmes d’effectif (lire par ailleurs) et ce dernier match devrait, surtout, leur permettre de continuer à se roder.
Combatifs vendredi contre Rouen, Théo Leon et ses coéquipiers n’ont pas été récompensés de leurs efforts et se sont inclinés sur le fil contre Rouen (un panier au buzzer d’Al’Lonzo Coleman a propulsé les Seinomarins en quart de final). Un coup dur qui n’a pas entamé le moral des troupes assure le coach :
« on aurait, bien sûr, aimé que nos efforts soient validés par une victoire mais notre priorité, c’est vraiment le championnat ».
Plombés par
« un problème de rythme » en début de partie, les Ebroïciens ont su trouver les ressources nécessaires pour ne pas sombrer et même mieux : revenir complètement dans le match en deuxième mi-temps. Cette fois, Fabrice Lefrançois a pu compter sur ces deux nouveaux joueurs étrangers Antwan Scott et Franck Booker (qui ont marqué, respectivement, 25 et 10 points). En outre,
« Théo (Leon)
a pris un peu plus de responsabilités et ça, c’est vraiment intéressant », retenait également l’entraîneur.
« Bien terminer et montrer de l’envie »
Les dirigeants du CBC ont trouvé le remplaçant de BJ Monteiro (victime d’une rupture du tendon d’Achille, le 28 septembre, à Rouen) : l’ailier Bulgare Pavel Marinov (30 ans, 1,99 m) est arrivé dimanche soir à Caen. Son entraîneur, Antoine Michon, n’est pas sûr de le faire jouer dès ce soir mais ce recrutement devrait donner de l’allant aux Calvadosiens, à une semaine de la reprise du championnat de Pro B.
Membre de l’équipe nationale Bulgare, Marinov a longtemps joué dans son pays natal (à So fia et Botevgrad), il a également évolué en Roumanie, avant de poser ses valises quelques mois à Lille (Pro B), en 2017. Si cette signature apparaît comme un gros coup pour le CBC, Antoine Michon, ne veut, néanmoins, pas s’emballer :
« je suis très content de sa venue, c’est un joueur que je connais et c’était une question d’opportunité. Malgré tout, il faut rester prudent : il vient tout juste d’arriver et a peu d’expérience au sein de la Pro B, on va lui laisser le temps de s’intégrer... Et on saura si ce fut un bon recrutement ou pas seulement à la fin de la saison, quand on fera le bilan. »
Entre ce nouveau venu et le retour récent de Marc-Eddy Norelia (le staff médical a pris un peu de temps avant de l’autoriser à jouer), les Caennais sont un peu en retard dans leur préparation. Une situation qu’ils partagent avec leurs adversaires du jour.
C’est d’ailleurs pourquoi les deux équipes vont aborder cette dernière rencontre de Leaders Cup comme un ultime match de travail ; la qualification passant, désormais, au deuxième plan, d’autant qu’elle dépend des résultats de l’ensemble des matches des six poules...
Ce soir,
« je veux que l’on termine bien cette Leaders cup et que l’on montre de l’envie, en étant dans la continuité de notre dernière rencontre contre Rouen (victoire 101-98 après deux prolongations)
. Un premier match à domicile, dans lequel nous avons eu des bonnes séquences avec plus d’enthousiasme et de volonté que ce que nous avions montré auparavant. » Avant cela, à Evreux, le 25 septembre (défaite 64-52), Bryson Pope et ses coéquipiers avaient été
« trop soft. Nous avions été secoués dans la raquette, nous avions manqué d’intensité », souligne le coach.
Paris Normandie