Dans le cadre de ces échanges, je tiens à préciser que je n’ai vu que 6 matches cette saison de Montbrison (trois de la phase régulière dont la défaite contre Dijon, deux de coupe et un de playoff).
Si Montbrison, par son parcours et le fait qu’il organise ce Final Four, peut paraître aux yeux de certains voire davantage, un champion tout désigné, rien ne l’augurait en début de saison alors que l’équipe arrivait par la nationale 3.
J’ai pris un peu de temps pour partir à la pêche à quelques déclarations sur le net.
Les valises à peine posées dans la Loire, Corinne Bénintendi n’avait pas délivré d’autre message que celui du travail à réaliser :
« J’espère faire progresser les filles et les amener à jouer le plus haut qu’il sera possible. »
http://bcmf-montbrison.asso-web.com/86+la-coach.html
Quatre victoires en matches de préparation notamment face à Riorges-Coteau-Roanne et Le Creusot indiquaient certes que le BCMF avait probablement les moyens d’être le poil à gratter de la poule D.
De là ne serait-ce qu’à se qualifier en playoffs alors que les équipes précitées mais aussi Dijon, Calais voire St Chamond visaient cet objectif, il y avait un pas d’autant plus difficile à franchir que les Vertes se ramassaient les pieds dans le tapis du championnat dès la première journée, de surcroît à domicile (match auquel j’ai assisté). Sans doute était-ce l’indispensable revers qui allait permettre aux joueuses de ne pas croire que quoi que ce soit devait leur être offert et qu’il fallait surtout élever leur niveau de jeu... C’est ce que l’on peut se dire après coup/
Mais je peux témoigner qu’au soir et au lendemain de ce revers face à un adversaire qui a bizarrement plongé à la trêve pour se maintenir de justesse mais fut tous les matches aller un adversaire direct, c’est bien le maintien qui était évoqué à Montbrison.
Fin octobre, soit quatre rencontres et autant de victoires plus tard (dont Calais, Le Creusot, St Chamond), avant un déplacement à St-Amand-les-Eaux face aux espoirs du Hainaut (son précédent club comme chacun le sait), la coach du BCMF se confiait à la Voix du Nord :
« En début de saison, nous jouions le maintien. Maintenant, avec nos bons résultats, pourquoi pas les play-off ? »
http://www.lavoixdunord.fr/region/baske ... 46n1656505
Terminer dans les trois premiers ne semblait donc pas inaccessible au quart de la compétition.
Et à cinq matches de la fin, à l’heure de la manche retour, des ambitions plus élevées (en l’occurrence une nouvelle montée) pouvaient être avancées au quotidien nordiste :
« Il nous reste cinq matches dont quatre contre les équipes espoirs mais un match important à Riorges le deuxième. Il nous faut continuer sur notre lancée en essayant toujours de s’améliorer. On jouera alors les play-offs et on essaiera de jouer la montée. Les joueuses du club ont déjà connu ce scénario l’an dernier en N3 et elles ont réussi ce challenge. »
http://www.lavoixdunord.fr/region/baske ... b0n1904973
On sait ce qu’il advient ensuite. Un carton plein en playoffs avec une accession validée mathématiquement au bout de quatre rencontres sur les six programmées. Et des chiffres flatteurs.
Ceci pour contredire l’idée qu’il s’agirait encore une fois d’une
« armada », c’est-à-dire – à l’image du PSG en foot - un effectif conséquent quantitativement (cela me semble précisément le contraire) et qualitativement, et que tout aurait été programmé comme une évidence. Au contraire, les objectifs se sont construits par paliers au fil de la saison, d'un travail, des prestations collectives et des résultats obtenus.
Les Montbrisonnaises joueront évidemment pour essayer de gagner le titre, comme le Smuc, Le Creusot (qu’il ne faut surtout pas sous-estimer) et le RCM, tenant du titre, en espérant profiter de l’avantage d’organiser ce Top 4. Avec des chances sérieuses mais sans garantie.