L'ASVEL, ces dernières années, est souvent allée chercher des joueurs talentueux qui s'étaient un peu perdus en route, des copains prêts à faire un effort financier, ou encore des joueurs en pleine progression mais qui devaient encore prouver qu'ils avaient le niveau Euroleague. Résultat, justement, il n'y a pas eu de résultats.
Pour viser un niveau un peu supérieur, il faut payer beaucoup plus cher. C'est une règle universelle. Et il est impossible d'être réellement compétitif en Euroleague sans un meneur d'exception.
Il n'y a pas si longtemps, les effectifs étaient construits avec pour objectif principal de remporter le championnat de France. Aujourd'hui, ils sont d'abord pensés pour être performants en Euroleague.
Le basket européen est à un tournant. Au début des années 2000, il s'est véritablement professionnalisé. Il y a une dizaine d'années, les budgets ont commencé à exploser. Aujourd'hui, le basket européen s'institutionnalise au détriment des championnats domestiques. Une logique de franchises est progressivement en train de s'installer. L'ambition est de créer un produit attractif, facilement commercialisable, où tous les clubs évoluent selon les mêmes règles financières.
Tout cela passe inévitablement par une hausse des investissements. Il faut évidemment que cela reste raisonnable afin d'éviter la création d'une bulle spéculative qui finirait par éclater, mais il ne faut pas non plus avoir peur d'investir pour construire un projet réellement ambitieux, que ce soit en NBA ou Euroleague modernisée.