Bangaly Fofana et l’ALM Évreux de retour aux affaires
Après une coupure de quinze jours, l’ALM Évreux (10e) retrouve la compétition et aussi son pivot Bangaly Fofana, absent ces deux derniers mois et demi. Face à Pau-Lacq-Orthez, vendredi 12 janvier 2024, les Ébroïciens espèrent débuter 2024 comme ils ont terminé 2023, à savoir par une victoire.
Bangaly Fofana n’a pu disputer que quatre matches officiels jusqu’à présent
Les vacances ? Trop peu pour Bangaly Fofana. Alors que la plupart de ses coéquipiers, libres depuis le 27 décembre 2023 au soir d’une prestigieuse victoire à Orléans, ont opté pour du repos, le pivot de l’ALM Évreux s’est durement entraîné pour retrouver du rythme. Pas un jour, même les 31 décembre et 1er janvier 2024, il ne s’est arrêté de travailler…
« Il y a toujours des douleurs »
Pris en charge individuellement par Marc Namura, l’assistant coach de Neno Asceric, il a enchaîné les ateliers physiques, cardio et de shoots afin d’être opérationnel pour ce match de reprise contre Pau-Lacq-Orthez, vendredi 12 janvier à Jean Fourré. Lui qui est sur le flanc depuis le 20 octobre et un soir de victoire à Poitiers, heurté au genou par le Poitevin Guillaume Eyango.
« Il y a toujours des douleurs, je suis loin d’être à 100 %, admet le géant de 2,13 m.
Quand le ligament met du temps à cicatriser, c’est normal que ce soit encore fragile. À moi d’être concentré et de faire attention. »
Sa taille, son envergure, son sens du rebond, vont faire du bien à la raquette ébroïcienne, même sur des courtes séquences, dans un premier temps. Son expérience (34 ans), aussi, sera précieuse pour encadrer et distiller des conseils à la jeune garde euroise. Depuis le banc, l’ancien pivot du STB Le Havre (2012-2014) a pu constater une belle évolution.
Des progrès notables en son absence
« Mentalement, l’équipe a bien progressé, souligne le numéro 21 de l’ALM qui n’a pu disputer que quatre matches officiels jusqu’à présent.
En début de saison, on était fragile, on n’arrivait pas à tenir tout un match. La victoire à Orléans a prouvé ces progrès, on était vraiment au-dessus d’eux. Elle n’a pas paniqué quand l’adversaire revenait au score. Et elle a aussi su gagner sans Yasiin Joseph (1 point) et Joe Burton (0 point). Les jeunes ont pris le relais, ça prouve bien aussi leur évolution individuellement et collectivement. Cette équipe a un vrai potentiel. »
Face à l’Élan Béarnais, son entraîneur, Neno Asceric n’aspire qu’à une chose,
« que l’on garde la même attitude qu’à Orléans ». Dans le Loiret, l’entraîneur serbo-autrichien n’avait pas hésité à parler de
« match référence sur le plan de la concentration », en conférence de presse. Il faudra redoubler de vigilance pour ce match de reprise face à Pau, classé 8e, malgré le budget le plus important de toute la division (4 984 000 euros). Car par expérience, l’homme aux 333 matches de Pro A le sait, les matchs de reprise en janvier ne sont jamais une simple affaire.
« Offensivement, c’est parfois compliqué parce que ça fait un moment qu’on a plus joué. Ça va peut-être faire une mauvaise pub pour le public », lâche-t-il avec sourire.
Paris Normandie