Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

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YAYA87
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par YAYA87 »

http://www.catch-and-shoot.com/livenews ... -mvp/2013/
"C’est le seul Championnat au monde où c’est ainsi. Je trouve ça insultant. En gros, ça veut dire que les Français ne seront jamais au niveau des Américains et c’est vexant. Je ne sais pas à qui parler pour que ça change."
Moi je sais !!!!!!! :mrgreen: Mais bon il est têtu, le gars ! Et a des idées bizarres, pas sur qu'il t"écoute !!!
"Et le fabuleux public qui sifflent @MillingKyle et plus généralement le @limogescsp tout simplement HONTEUX ! Nous n aurons pas la mémoire courte"
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Hugues Marcel
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par Hugues Marcel »

YAYA87 a écrit :http://www.catch-and-shoot.com/livenews ... -mvp/2013/
"C’est le seul Championnat au monde où c’est ainsi. Je trouve ça insultant. En gros, ça veut dire que les Français ne seront jamais au niveau des Américains et c’est vexant. Je ne sais pas à qui parler pour que ça change."
Moi je sais !!!!!!! :mrgreen: Mais bon il est têtu, le gars ! Et a des idées bizarres, pas sur qu'il t"écoute !!!
Dans le fond, il n'a pas tord le p'tit père Edwin.
http://www.facebook.com/pages/Enseigne- ... ref=search
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Rock the casbah
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par Rock the casbah »

Il n'a pas tort effectivement, mais quitte à exiger une égalité de traitement entre les US et les Français, abolissons les quotas.
dauf
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par dauf »

Hugues Marcel a écrit :
YAYA87 a écrit :http://www.catch-and-shoot.com/livenews ... -mvp/2013/
"C’est le seul Championnat au monde où c’est ainsi. Je trouve ça insultant. En gros, ça veut dire que les Français ne seront jamais au niveau des Américains et c’est vexant. Je ne sais pas à qui parler pour que ça change."
Moi je sais !!!!!!! :mrgreen: Mais bon il est têtu, le gars ! Et a des idées bizarres, pas sur qu'il t"écoute !!!
Dans le fond, il n'a pas tord le p'tit père Edwin.
Bof. Rien n'empêche un français de gagner le titre de MVP. Après si c'est pas le cas, on distribue un deuxième titre honorifique pour distinguer le meilleur français. Je vois pas l'intérêt de supprimer ce titre, ça fera juste une récompense de moins, si lui il s'en fout, y en a ptet à qui ça fait plaisir.

Comme dit Rock the Casbah, je trouve beaucoup plus insultant pour eux, les quotas obligeant les clubs à recruter des français parce que sans ça, ils seraient trop nuls pour jouer en pro A.
Rock the casbah
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par Rock the casbah »

Ce n'est pas exactement ce que je dis. Ce que demande finalement Edwin Jackson, c'est d'être évalué parmi les meilleurs, pas dans une sous catégorie. Au-delà du scrutin de MVP, je trouve cela assez pertinent à l'échelle de notre championnat. On a tendance à oublier que l'intérêt d'une compétition de haut niveau, c'est de voir se confronter les meilleurs. En somme tirer vers le haut, plutôt que niveler par le bas. A ce petit jeu, les joueurs français n'ont pas de complexe à avoir, simplement cela exige une prise de responsabilité de la ligue, des clubs, des entraîneurs, et des joueurs nationaux. Ces derniers l'ont un peu oublié en route, à mon sens.
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par RoPéCroZ »

Piranhas a écrit :Le miracle va avoir lieu : un match sera diffusé sur la tnt le 6 avril sur l'équipe 21. Il s'agira de ... Pau-Antibes (on peut pas tout avoir non plus lol )
Ben à l'origine on pouvait difficilement faire meilleure affiche... bon mtn Antibes a dégringolé... peut être la Coupe de France ?
N'empêche que ce à quoi on répondait impossible il n'y a pas si longtemps cad voir du basket en qualité acceptable ailleurs que sur Sport +, ben c'est devenu possible. En déplaise à un certain ardent défenseur du groupe Canal qui les a quitté pour un autre groupe en début d'année... :roll: ;-)
Mais c'est vrai faire une nouvelle formule inéquitable et asphyxiante pour la Pro B ou des WC étaient la priorité pour notre sport... :roll:
nutz
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par nutz »

Facebook de la LNB :

Avril va rimer avec matches en clair !!!
Les rencontres Cholet - Le Mans, Paris Levallois - Chalon et ASVEL - Gravelines Dunkerque seront visibles gratuitement sur le site http://www.canalplus.fr
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par Piranhas »

http://www.facebook.com/pages/We-Want-Arenas-/175780483260
"Car si la LNB ne ménage pas ses efforts pour relancer l’attractivité de sa discipline, le basket sauvegarde avec efficacité une seule chose depuis trois décennies : une stérile guerre de clochers."
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par Piranhas »

http://www.facebook.com/pages/We-Want-Arenas-/175780483260
"Car si la LNB ne ménage pas ses efforts pour relancer l’attractivité de sa discipline, le basket sauvegarde avec efficacité une seule chose depuis trois décennies : une stérile guerre de clochers."
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par françois67 »

On va mettre l'article en entier :wink:

Alain Béral, président de la Ligue nationale de basket, de passage à Strasbourg
« Je crains que le modèle français ne soit mis à mal très vite »

Alain Béral a assisté au choc au sommet entre la SIG et Gravelines, mardi soir au Rhenus. En amont de la rencontre, le président de la Ligue nationale a livré un exhaustif exposé d’économie appliquée au sport et a insisté sur la nécessité de fortement professionnaliser le basket français sous peine de le voir stagner, voire régresser. Interview.
Quel bilan dressez-vous de la saison écoulée ?

C’est un championnat incertain, donc intéressant pour le public basket. Et ça se traduit dans les salles, encore plus remplies que l’année dernière aussi bien en ProA qu’en ProB. Mais on peut aussi voir le verre à moitié plein. Cette situation, où il n’y a pas encore d’équipe qui fait peur à tout le monde – peut-être que Gravelines y arrivera un jour-, où il n’y a pas de hiérarchie très identifiée, comme du temps de Pau, l’Asvel ou Limoges, fait que les medias audiovisuels glissent sur le basket. Le public non spécialiste n’est pas forcément attiré par un championnat où il n’y a pas une histoire, comme il peut y en avoir une aujourd’hui au foot avec le PSG. On peut donc se féliciter du championnat tel qu’il est aujourd’hui et regretter aussi le fait qu’on n’ait pas assez d’aspérités pour pouvoir accrocher un peu plus l’œil et l’intérêt des médias.

Pour élargir son audience au-delà de la sphère traditionnelle, la LNB a initié des actions nouvelles cette année, comme le Match des champions (qui oppose le champion de France et le vainqueur de la Coupe, ndlr) délocalisé au Palais des congrès de Paris ou la Disneyland Leaders Cup. En envisagez-vous déjà d’autres ?

La Ligue entend d’une part consolider ce qui existe. C’est important de ne pas perdre les acquis et les acquis, ce sont déjà des clubs en bonne santé par rapport à d’autres sports et par rapport à pas mal de ligues étrangères. J’ai eu une réunion lundi à Barcelone et les choses, sur ce sujet, sont inquiétantes parce que certains modèles ne sont pas aussi solides que le nôtre. Il faut donc garder ça. Il faut occuper le terrain aussi et il y a deux championnats (ProA et ProB) pour cela. On est en France, avec le foot, la discipline qui a le championnat B le plus structuré, le plus intéressant, celui qui couvre le plus de territoire et cela nous permet d’être concurrentiel en termes d’audience dans les villes. Et bien évidemment, il s’agit de faire progresser le basket sur plusieurs niveaux, notamment au travers d’événements médiatiquement intéressants. Le premier d’entre eux, c’est le Match des champions, qui signifie la fin de l’été et prévient « ça y est, on arrive ». On a des idées pour le mois de septembre qui sont basées autour des joueurs de l’équipe de France puisque le championnat reprendra quelques jours après l’Euro slovène (…).

Et puis, il y a Disney. Et pour savoir comment c’est perçu, il vaut mieux aller à l’étranger. Il n’y a pas un patron de ligue étrangère qui ne m’en parle pas quand je le rencontre. Tous rêvent de se marier avec ce géant et nous demandent comment nous avons fait. Jordi Bertomeu (le président de l’Euroligue, ndlr) a d’ailleurs changé de regard sur le basket français le jour où on a signé ce contrat auquel il ne croyait pas du tout. Alors que chez nous, on va dire qu’il n’y avait pas assez d’éclairage, pas assez de ci ou de ça. On espère pouvoir transformer l’essai. On se voit d’ailleurs cette semaine avec les équipes de Disney. Ils veulent que ça réussissent et nous aussi.

Enfin, il y a la finale du championnat en cinq manches qu’on a voulu remettre au goût du jour. Les play-offs, c’est un feuilleton et on veut en faire un feuilleton qui soit régional, dans les villes finalistes donc, et intéressant sur un plan national.

Le travail de la Ligue consiste aussi à apporter des subsides aux clubs. Comment faire en sorte aussi que les équipes françaises soient compétitives au niveau continental ?

C’est un problème. Le budget de Samara, vainqueur de l’Eurochallenge, est cinq fois plus élevé que celui de Gravelines, son adversaire en demi-finale. En Euroligue, compétition à laquelle a participé Chalon, les qualifiés au Final Four ont des budgets qui avoisinent les 24 millions d’euros. Pourtant, on a une économie qui est saine, on a un championnat considéré comme solide parce qu’on paye les joueurs et que cela commence à se savoir. En comparaison, les joueurs de Bilbao, tout récents finalistes de l’Eurocoupe, ne sont plus payés depuis six mois. Chez nous, cela ne peut pas exister. On est tout de même plus stable, plus résistant à un certain nombre de choses. Cela dit, il faut quand même que l’on monte des marches à présent et la Ligue, oui, a ouvert des chantiers pour apporter de l’argent aux clubs, via des partenaires et les droits télé (…). Il faut également que l’on s’occupe de l’expansion du basket français sur le territoire, c’est-à-dire favoriser, avec la Fédération, l’émergence de clubs dans des régions où il n’y en a pas, si possible dans des villes qui n’en comptent pas et, si possible, avec des modèles différents de ceux que l’on connaît aujourd’hui, sans aller contre ce qui existe. Imaginons que demain, Strasbourg ou Gravelines puissent avoir un modèle différent avec un budget de 12 millions d’euros, on parlera du basket en France différemment et plus souvent.

Où en est la réflexion sur la réforme du championnat et le passage de la ProA à dix-huit clubs (avec potentiellement deux clubs invités parmi l’élite sur dossier, ndlr) dès la rentrée ? Rencontre-t-elle des oppositions ?

La ligne, pour le coup, bouge vite et de façon importante et cela suscite forcément des réactions. On a effectivement décidé d’aider un certain nombre de projets, projets pensés, écrits et assurés. Le championnat doit continuer de façon normale, avec deux montées et deux descentes, mais il fallait en plus qu’on ait la possibilité d’inviter à la table de la ProA deux clubs pour faire naître dans une région ou dans une ville un certain nombre de passions pour le basket. C’est la commission indépendante présidée par Serge Blanco qui nous donnera ses conclusions au courant du mois de mai et on décidera alors s’il y a deux clubs qui méritent une accession sur ces critères, ou pas. S’il n’y en a pas, on restera à seize. S’il y en a deux, on les prendra et on sera à dix-huit. Dix clubs ont déposé un dossier, mais ce que je retiens aussi, c’est qu’ils ont été deux fois plus nombreux à s’y être intéressés et à avoir travaillé, avec sponsors et collectivités, sur un dossier de professionnalisation de leur équipe. Pour moi, c’est un premier gros résultat. Et le deuxième gros résultat, c’est que les autres ligues s’intéressent de près à ce processus (…).

Le modèle qui prévaut aujourd’hui dans l’Hexagone est-il, selon vous, obsolète ?

La Ligue française est aujourd’hui l’une des dernières en Europe à être délégataire d’une Fédération. Les autres sont autonomes et libres et si elles veulent inviter tous leurs clubs et « fermer », elles peuvent le faire. Je ne dis pas que c’est ce qu’il faut faire, je dis que c’est une situation. Le modèle du basket français des clubs nous amène à des budgets de plus en plus identiques, entre 4 et 5,5 millions d’euros grosse modo, ce qui fait que le championnat est tellement compact. Ce modèle, résistant, repose à 33% sur les collectivités, à 33% sur le sponsoring et à 33% sur les recettes. Or, je crains qu’il ne soit mis à mal, très vite.

Le gouvernement a mis en place une commission, qui rendra ses conclusions en juillet, sur l’investissement des collectivités dans le sport professionnel, sous-entendu « comment peut-on faire pour tout arrêter ? », « comment peut-on faire pour ne plus investir dans les salles et faire en sorte que ce soit les investisseurs privés ? », « comment faire pour retirer un peu plus d’argent des recettes du sport en passant la taxe Buffet sur les droits télévisuels de 5 à x% »- on parle de 10, « est-ce qu’on ne devrait pas taxer le sponsoring privé des équipes professionnelles ? », enfin, « est-ce que dans une ville où un sport est représenté par une équipe leader, ce club ne devrait-il pas prendra à sa charge tout le sport associatif en salle dans cette ville ? ». S’il se passe ces choses-là, qui sont mal connues puisque le gouvernement a décidé de travailler par décrets, et que l’on reste dans le modèle actuel, on sera très malade. On aura toutes les contraintes et aucune possibilité de s’ouvrir à autre chose.

On vous imagine forcément sensible à ce qui s’observe en Allemagne…

Ils sont partis de beaucoup plus loin que nous. Nous, nous avons dix équipes qui constituent le noyau dur du championnat, ont sensiblement le même budget et des résultats cohérents. En Allemagne, ils n’en ont que quatre, mais ces quatre équipes ont déjà un budget de dix millions d’euros et des salles en conséquence. Pourquoi ? Parce qu’ils sont libérés de certaines contraintes et ont lancé des invitations. Ils ont invité le Bayern de Munich, dont le prestige n’est plus à démontrer, et Alba Berlin ; les gens de l’O2 (Arena) paient l’Alba Berlin pour qu’ils jouent dans leur salle, et pas l’inverse. Ce sont des choses différentes de celles que nous vivons. Ces clubs ont été exonérés d’un certain nombre de choses. Dans le même ordre d’idées, la Belgique paie 18% de charges sur le salaire, quel que soit le joueur, alors que nous sommes à 45, 46% sur le salaire brut et que cela pourrait encore augmenter (…). On nous reproche de ne pas être compétitifs sur le plan européen, mais on ne pourra pas aller beaucoup plus loin si on nous met tout ça sur la tête. Je me bats donc tous les jours pour alerter tout le monde.

Votre projet de redistribution des droits télé s’inscrit aussi dans cette volonté de favoriser l’émergence de grosses cylindrées en France…

Auparavant, la Ligue redistribuait les revenus de façon mathématique aux clubs, par division, quelles que soient leurs positions avec peut-être un peu plus pour les clubs champions, et encore. J’ai proposé de faire différemment et de distribuer sur dossier de professionnalisation, avec des critères que l’on retrouve dans le dossier des invitations, comme la gouvernance, les structures, l’accueil des VIP. Les clubs devront acquérir des licences – trois possibles – et selon le niveau de la labellisation qu’ils obtiendront, ils auront plus ou moins d’argent de la Ligue, ou pas d’argent du tout.

Les clubs qui seront en haut de tableau à la fin de la saison, le champion et le vice-champion, toucheront aussi plus d’argent qu’avant pour permettre de passer à l’étage supérieur avec moins de douleur et permettre de se structurer, parce qu’il en reste toujours quelque chose. On le voit avec Strasbourg, qui a déjà été en Euroligue, a vu ce que le professionnalisme demandait à ce niveau-là, et forcément, ne l’a pas perdu de vue. Les clubs, et les collectivités, qui ne connaissent pas ça ont du mal à imaginer les exigences du niveau au-dessus. Tout comme les clubs de ProB ont du mal à se douter de la hauteur de la marche. C’est important qu’il y ait cette exigence de la professionnalisation de la part de la Ligue. Tout le monde y sera gagnant et surtout le public.

Il y a actuellement un club alsacien, Souffelweyersheim, sa salle de 500 places, qui se trouve aux portes de la ProB. Son accession s’apparenterait à une incongruité au regard de vos desseins pour le basket français…

S’ils montent, ils seront les bienvenus. Par contre, on ira très vite les voir pour leur expliquer que la ProB nécessite d’autres structures et les informer des choses qu’ils devront absolument changer!


(http://www.dna.fr/actualite/2013/05/02/ ... -tres-vite)
Merzhin
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par Merzhin »

Un titre de post super-aguicheur "que doit faire l basket pro français pour survivre"...mais j'avoue avoir eu la flemme de lire les 142 pages de posts précédents. J'en ai lu quelques-unes. Donc si jamais les idées que je vais proposer ont déjà été suggérée je prie leur auteur de bien vouloir m'en excuser, il ne s'agira pas d'un plagiat, mais d'une concordance de bonnes idées :wink:
Un constat rapide:
:arrow: - au niveau européen, les clubs français sont de moins en moins compétitifs, même si on a parfois, comme cette année avec Gravelines, un club qui arrive à faire un coup ponctuellement (mais plus de présence au TOP 16 de l'euroleague depuis bien longtemps)
:arrow: - au niveau français : je trouve le basket pratiqué en Pro A de plus en plus pauvre techniquement et tactiquement (ce qui explique en grand partie les résultats européens). Pour moi deux raisons principales pour l'expliquer:
- une formation française qui n'est pas si forte qu'on nous le vend. Depuis 20ans la DTN argumente sur la base d'excellents résultats des équipes de jeunes pour démontrer la qualité de la formation "made in France". Mais qu'est-ce qui valide la réussite de la formation? Les résultats en jeunes ou le nombre de joueurs qui percent en pro? Pour ceux qui, comme la DTN, s'appuie sur le 1er argument, il faut souligner que les résultats en jeunes sont en grande partie dus au fait que beaucoup de ces jeunes s'entrainent toute l'année en semble au centre fédéral, ce qui donne un sacré avantage par rapport aux autres équipes nationales. La France depuis longtemps s'appuie sur les qualités athlétiques de ces jeunes pousses pour mettre en place un jeu ultra-défensif qui permet d'obtenir des résultats en jeune, mais quid du développement offensif lors de la formation? Par exemple la France a, depuis longtemps, la facheuse manie de "former" des 4 trop petits pour le niveau international alors qu'ils auraient pu être des postes 3 de top niveau!
- je suis surpris que l'on ne parle pas du très faible niveau des coachs français. Le taux de renouvellement est assez faible dans cette profession, peu de petits nouveaux alors que la qualité des "anciens" n'atteint pas des sommets. Je ne souhaite pas taper sur des coachs en particulier et susciter de vives réactions des supporters des clubs entrainés par ces "dinosaures" mais combien de coachs français ont tenté et réussi une expérience à l'étranger? De mémoire il y a eu 2 tentatives et elles datent des années 90, MIchel Gomez en Grèce (Salonique?) qui avait été coupé pour être remplacé par son meneur ricain (Scott SKiles) et Beugnot en Italie (Varèse). En clair AUCUN de nos techniciens n'a une aura internationale (tout simplement pas le niveau?). A contrario il suffit de regarder la réussite des techniciens étrangers en France ces 20 dernières années (Maljkovic, Ivanovic, Kunter...)
:arrow: enfin au niveau du recrutement des américains : alors qu'il y a une 15 années la championnat de France pouvait attirer de sacrés joueurs (la liste serait trop longue de ces joueurs qui ont marqué l'histoire des clubs français) on remarque que depuis une dizaine d'année le championnat de France n'attire plus le 1er niveau des ricains en Europe, mais pas non plus le 2ème ou le 3ème. On passe après l'Espagne, la Russie, la Grèce, la Turquie parfois l'Italie, on lutte avec l'Allemagne, la Belgique! Résultats une valse des ricains qui ne permet plus aux supporters lambdas de s'identifier et surtout des ricains parfois très justes! Les MVP ricains signent souvent dans un grand championnat (sauf Schilb qui est resté cette année) et la réussite n'est pas toujours au rendez-vous (cf Meija)
:arrow: et comme si ça ne suffisait pas le basket français a décidé ces dernières années de se tirer une balle dans le pied en changeant la formule de l'attribution du titre, cette fameuse finale à Bercy "école des fans" qui a permis a beaucoup de clubs (qui avaient ces années-là de très belles équipes) de remporter un titre mais qui n'a pas permis la mise en place d'équipes dominantes sur la durée (ex dans les années 90 Limoges, Antibes ou Pau-Orthez) et qui auraient pu être compétitives sur la scène européenne.

Donc il me semble indispensable que la basket français fasse preuve de plus d'humilité. La compétitivité au niveau européen? Ce n'est plus d'actualité aujourd'hui, mais pourquoi pas accepter de reculer d'un cran (au point où on en est) afin de remonter de 2 ou 3 crans dans quelques années. Lorsque je vois ce qu'arrive à faire des équipes de l'ex-Yougloslavie ou baltes avec des moyens financiers comparables avec ce que peuvent avoir des équipes françaises je me dis qu'il y a moyen! Surtout que la France possède un réservoir de joueurs unique en Europe (voir le nombre de licenciés FFBB par rapport aux autres pays).
Bon vous allez me dire c'est bien gentil, tout ça on le sait déjà, mais qu'est-ce que tu proposes? :wink:
- au niveau de la qualité des coachs français, il n'y a pas de solution miracle, juste des présidents ou GM qui ne devraient pas être trop frileux à l'heure de confier les clefs de leur équipe à un jeune coach
- pour le format du championnat, nous sommes revenus cette année à un titre qui se jouera sur une série et non sur une finale sèche
- par contre pour la formation et surtout l'éclosion des jeunes joueurs voici mes propositions :
:arrow: suppression du championnat espoir. Je suis désolé mais c'est un championnat qui ne sert à rien! Mis à part à récupérer des subventions des collectivités locales!! Je propose que les équipes espoirs soient intégrées au championnat de nationale 2 (sur le modèle du foot français, où la plupart des équipes réserves jouent en CFA ou CFA 2). Avec obligation dans ces équipes d'avoir 7 ou 8 joueurs sur la feuille de marque ayant moins de 22ans (ce qui permettrait d'avoir 1 ou 2 joueurs plus expérimentés pour les encadrer). Rien n'empêche de conserver une sorte de challenge des espoirs, une compétition sous forme de coupe (en match aller/retour?) pour que les jeunes s'affrontent entre eux. Mais je reste persuadé qu'ils progresseraient davantage en affrontant des équipes de N2 ou N3!
:arrow: création d'un double licence. C'est l'idée qui me plait le plus. J'ai remarqué que de plus en plus de jeunes qui sortent du centre fédéral ont du mal à obtenir du temps de jeu en pro, surtout lorsqu'ils font l'erreur de vouloir aller directement en PRO A alors que JAITEH aujourd'hui et FOURNIER avant lui ont montré qu'un passage par la case PRO B pouvait être plus bénéfique dans une carrière (vu la frilosité de coachs de PRO A à lancer les jeunes). Alors comment fonctionnerait ce système de double-licence? En fait elle permettrait à un joueur de jouer pour deux clubs différents (mais pas au même niveau) durant la saison. Concrètement le joueur pourrait faire la prépa dans son club de PRO A (durant les matchs amicaux, possibilité d'obtenir plus de temps de jeu, voire mêmede gagner une place dans la rotation) puis il pourrait être prêté à un club de PRO B ou de N1 (selon son niveau). Le club de PRO A a un blessé pour quelques semaines? il peut prendre un pigiste ou rappeler son jeune qui a obtenu du temps de jeu en PRO B qui revient pour une durée déterminée avant de repartir finir la saison dans le club de PRO B. Il suffit de regarder les stats de chaque équipe de PRA pour constater qu'il y a une vingtaine de joueurs à qui ce système pourrait bénéficier. L'avantage est double pour les clubs : pour celui de PRO A possibilité de voir un jeune progresser plus rapidement en jouant à l'étage en dessous tout en ayant la possibilité de le récupérer en cours de route si besoin, pour le club de PRO B ça permet de récupérer des joueurs sous forme de prêt et donc plus abordable financièrement.
:arrow: une PRO B qui serait donc à la fois une ligue de développement (limite à 2 non JFL?) mais aussi une préparation pour le monde pro

Voilà, qu'en pensez-vous? :)
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par BFidf »

suppression du championnat espoir en fille c'est fait et ....... ben rien on se rend compte qu'a part 2 ou 3 clus les autres ne forment pas plus et les fillers sont dernieres de nf2 sans descentes possibles

la double licence existe mais tellement compliqué quasiment impossible a réaliser

la pro B en ligue de developpement t'en parleras au president
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Diego3687
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par Diego3687 »

Pour la double licence, je ne vois pas l'avantage pour le club de ProB.
Dans le cas ou le club de ProA a un blessé et rappelle son joueur envoyé en ProB, que fait ce dernier club? S'ils l'ont récupéré c'est pour lui donner du temps de jeu et des responsabilités donc il a pris de l'importance au sein du collectif. Il s'en va donc pour quelques matchs, là le club se retrouve dans la panade car incapable de le remplacer pendant sa période d'absences. Du coup, baisse du rendement de l'équipe, défaites et les objectifs du début de saison qui s'éloignent (montée, play-offs ou maintien). Sauf si tu créer des ligues fermées en ProA et ProB mais dans ce cas-là je ne suis pas sûr de la longue durée de vie de la ProB...
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par YAYA87 »

Merzhin a écrit :Un titre de post super-aguicheur "que doit faire l basket pro français pour survivre"...mais j'avoue avoir eu la flemme de lire les 142 pages de posts précédents. J'en ai lu quelques-unes. Donc si jamais les idées que je vais proposer ont déjà été suggérée je prie leur auteur de bien vouloir m'en excuser, il ne s'agira pas d'un plagiat, mais d'une concordance de bonnes idées :wink:
Un constat rapide:
:arrow: - au niveau européen, les clubs français sont de moins en moins compétitifs, même si on a parfois, comme cette année avec Gravelines, un club qui arrive à faire un coup ponctuellement (mais plus de présence au TOP 16 de l'euroleague depuis bien longtemps)
:arrow: - au niveau français : je trouve le basket pratiqué en Pro A de plus en plus pauvre techniquement et tactiquement (ce qui explique en grand partie les résultats européens). Pour moi deux raisons principales pour l'expliquer:
- une formation française qui n'est pas si forte qu'on nous le vend. Depuis 20ans la DTN argumente sur la base d'excellents résultats des équipes de jeunes pour démontrer la qualité de la formation "made in France". Mais qu'est-ce qui valide la réussite de la formation? Les résultats en jeunes ou le nombre de joueurs qui percent en pro? Pour ceux qui, comme la DTN, s'appuie sur le 1er argument, il faut souligner que les résultats en jeunes sont en grande partie dus au fait que beaucoup de ces jeunes s'entrainent toute l'année en semble au centre fédéral, ce qui donne un sacré avantage par rapport aux autres équipes nationales. La France depuis longtemps s'appuie sur les qualités athlétiques de ces jeunes pousses pour mettre en place un jeu ultra-défensif qui permet d'obtenir des résultats en jeune, mais quid du développement offensif lors de la formation? Par exemple la France a, depuis longtemps, la facheuse manie de "former" des 4 trop petits pour le niveau international alors qu'ils auraient pu être des postes 3 de top niveau!
- je suis surpris que l'on ne parle pas du très faible niveau des coachs français. Le taux de renouvellement est assez faible dans cette profession, peu de petits nouveaux alors que la qualité des "anciens" n'atteint pas des sommets. Je ne souhaite pas taper sur des coachs en particulier et susciter de vives réactions des supporters des clubs entrainés par ces "dinosaures" mais combien de coachs français ont tenté et réussi une expérience à l'étranger? De mémoire il y a eu 2 tentatives et elles datent des années 90, MIchel Gomez en Grèce (Salonique?) qui avait été coupé pour être remplacé par son meneur ricain (Scott SKiles) et Beugnot en Italie (Varèse). En clair AUCUN de nos techniciens n'a une aura internationale (tout simplement pas le niveau?). A contrario il suffit de regarder la réussite des techniciens étrangers en France ces 20 dernières années (Maljkovic, Ivanovic, Kunter...)
:arrow: enfin au niveau du recrutement des américains : alors qu'il y a une 15 années la championnat de France pouvait attirer de sacrés joueurs (la liste serait trop longue de ces joueurs qui ont marqué l'histoire des clubs français) on remarque que depuis une dizaine d'année le championnat de France n'attire plus le 1er niveau des ricains en Europe, mais pas non plus le 2ème ou le 3ème. On passe après l'Espagne, la Russie, la Grèce, la Turquie parfois l'Italie, on lutte avec l'Allemagne, la Belgique! Résultats une valse des ricains qui ne permet plus aux supporters lambdas de s'identifier et surtout des ricains parfois très justes! Les MVP ricains signent souvent dans un grand championnat (sauf Schilb qui est resté cette année) et la réussite n'est pas toujours au rendez-vous (cf Meija)
:arrow: et comme si ça ne suffisait pas le basket français a décidé ces dernières années de se tirer une balle dans le pied en changeant la formule de l'attribution du titre, cette fameuse finale à Bercy "école des fans" qui a permis a beaucoup de clubs (qui avaient ces années-là de très belles équipes) de remporter un titre mais qui n'a pas permis la mise en place d'équipes dominantes sur la durée (ex dans les années 90 Limoges, Antibes ou Pau-Orthez) et qui auraient pu être compétitives sur la scène européenne.

Donc il me semble indispensable que la basket français fasse preuve de plus d'humilité. La compétitivité au niveau européen? Ce n'est plus d'actualité aujourd'hui, mais pourquoi pas accepter de reculer d'un cran (au point où on en est) afin de remonter de 2 ou 3 crans dans quelques années. Lorsque je vois ce qu'arrive à faire des équipes de l'ex-Yougloslavie ou baltes avec des moyens financiers comparables avec ce que peuvent avoir des équipes françaises je me dis qu'il y a moyen! Surtout que la France possède un réservoir de joueurs unique en Europe (voir le nombre de licenciés FFBB par rapport aux autres pays).
Bon vous allez me dire c'est bien gentil, tout ça on le sait déjà, mais qu'est-ce que tu proposes? :wink:
- au niveau de la qualité des coachs français, il n'y a pas de solution miracle, juste des présidents ou GM qui ne devraient pas être trop frileux à l'heure de confier les clefs de leur équipe à un jeune coach
- pour le format du championnat, nous sommes revenus cette année à un titre qui se jouera sur une série et non sur une finale sèche
- par contre pour la formation et surtout l'éclosion des jeunes joueurs voici mes propositions :
:arrow: suppression du championnat espoir. Je suis désolé mais c'est un championnat qui ne sert à rien! Mis à part à récupérer des subventions des collectivités locales!! Je propose que les équipes espoirs soient intégrées au championnat de nationale 2 (sur le modèle du foot français, où la plupart des équipes réserves jouent en CFA ou CFA 2). Avec obligation dans ces équipes d'avoir 7 ou 8 joueurs sur la feuille de marque ayant moins de 22ans (ce qui permettrait d'avoir 1 ou 2 joueurs plus expérimentés pour les encadrer). Rien n'empêche de conserver une sorte de challenge des espoirs, une compétition sous forme de coupe (en match aller/retour?) pour que les jeunes s'affrontent entre eux. Mais je reste persuadé qu'ils progresseraient davantage en affrontant des équipes de N2 ou N3!
:arrow: création d'un double licence. C'est l'idée qui me plait le plus. J'ai remarqué que de plus en plus de jeunes qui sortent du centre fédéral ont du mal à obtenir du temps de jeu en pro, surtout lorsqu'ils font l'erreur de vouloir aller directement en PRO A alors que JAITEH aujourd'hui et FOURNIER avant lui ont montré qu'un passage par la case PRO B pouvait être plus bénéfique dans une carrière (vu la frilosité de coachs de PRO A à lancer les jeunes). Alors comment fonctionnerait ce système de double-licence? En fait elle permettrait à un joueur de jouer pour deux clubs différents (mais pas au même niveau) durant la saison. Concrètement le joueur pourrait faire la prépa dans son club de PRO A (durant les matchs amicaux, possibilité d'obtenir plus de temps de jeu, voire mêmede gagner une place dans la rotation) puis il pourrait être prêté à un club de PRO B ou de N1 (selon son niveau). Le club de PRO A a un blessé pour quelques semaines? il peut prendre un pigiste ou rappeler son jeune qui a obtenu du temps de jeu en PRO B qui revient pour une durée déterminée avant de repartir finir la saison dans le club de PRO B. Il suffit de regarder les stats de chaque équipe de PRA pour constater qu'il y a une vingtaine de joueurs à qui ce système pourrait bénéficier. L'avantage est double pour les clubs : pour celui de PRO A possibilité de voir un jeune progresser plus rapidement en jouant à l'étage en dessous tout en ayant la possibilité de le récupérer en cours de route si besoin, pour le club de PRO B ça permet de récupérer des joueurs sous forme de prêt et donc plus abordable financièrement.
:arrow: une PRO B qui serait donc à la fois une ligue de développement (limite à 2 non JFL?) mais aussi une préparation pour le monde pro

Voilà, qu'en pensez-vous? :)
http://www.catch-and-shoot.com/intervie ... oges/2013/
Il y a des passages qui vont dans ton sens !! :wink:
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Olivier Bourgain
ludo
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Re: Que doit faire le basket pro francais pour survivre?

Message par ludo »

à priori on va survivre à une saison ou le 2ème termine avec 12 défaites...(plus d'un match perdu sur 3!!)....ça doit etre du jamais vu en pro a cette hsitoire....
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