Après le match d'hier soir, l'itw de Girard prend une saveur particulière...
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Éric Girard raconte la réussite du Portel, équipe surprise du championnat, sans langue de bois. Comme souvent avant de retrouver le Limoges CSP, lundi soir.
Il n’a pas été épargné par la vie depuis son départ forcé du Limoges CSP au cœur de l’hiver 2011. Mais Éric Girard a fait front et aujourd’hui, il se retrouve à la tête du Portel, l’équipe surprise du championnat, qui ne s’interdit rien.
Après 22 journées de championnat, cette saison doit dépasser vos attentes…
Comme je l’avais dit aux joueurs au début du championnat, on ne devait pas se contenter d’éviter les deux dernières places mais essayer d’avoir quelques ambitions. Aujourd’hui, je pense qu’il nous manque un ou deux matches pour être à l’abri.
Avez-vous réévalué vos ambitions en cours de saison ?
Si on se maintient vite, on ne va pas s’arrêter en cours de saison sous prétexte qu’on a fait le travail. On essaiera de se donner un nouvel objectif. Imaginer se maintenir et compter dix victoires après 22 journées est déjà exceptionnel mais pourquoi se contenter de ça ?
Comment expliquez-vous la réussite du Portel ?
C’est difficile à dire. Déjà, nous avons un président (Yann Rivoal) très positif et toujours optimiste. Cela se répercute sur l’ensemble du groupe. Il ne met pas de pression stupide ou inutile. Avec lui, les gens se sentent en confiance et transpirent dans la même direction. C’est aussi une des raisons pour lesquelles nous avons le public numéro un en France.
Le président a vraiment un impact fabuleux sur le club. Il est une des clefs de sa réussite.
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Quel rôle vous attribuez-vous dans la réussite du Portel ?
Je suis comme tous les coaches : de passage. Je sais ce que je dois humainement à mon président, aux supporters, à certains joueurs et au staff. Je fais mon travail comme tous les entraîneurs le font avec plus ou moins de réussite. Je retiens que j’ai eu beaucoup de chance de disputer une finale dans tous les clubs où je suis passé, malgré parfois un manque de moyens.
Cette saison sonne-t-elle comme une revanche pour vous ?
Je n’ai de revanche à prendre sur personne exceptée la vie puisque j’ai été éloigné de ma passion pendant un moment à cause de la maladie. Mais quand on y croit, qu’on continue à se battre, tout est possible.
Après, certains disaient que je ne retrouverais jamais la ProA. Je leur ai prouvé le contraire. La personne qui a annoncé ça doit se trouver bien bête aujourd’hui...
« Ils ont beaucoup d’argent
et ils se sont beaucoup trompés »
Comment abordez-vous ce match face à Limoges ?
’est une rencontre qui pourrait nous permettre de valider notre maintien. Mais ce ne sera pas facile. Après de nombreuses erreurs, le CSP semble avoir trouvé les joueurs dont il avait besoin. Ce sera d’autant plus dur pour nous. Mais tant mieux. Personne ne pensait que nous gagnerions à l’aller à Beaublanc (72-69) mais on l’a fait de manière logique. À nous de montrer que nous sommes capables de répondre à ce nouveau défi devant notre public, toujours plus nombreux et enthousiaste.
L’effectif du CSP a totalement changé depuis le match aller. Que pensez-vous de cette pratique ?
J’ai suffisamment de choses à penser pour juger le travail d’un club comme Limoges. Ils ont beaucoup d’argent et ils se sont beaucoup trompés. Ils ont de la chance de pouvoir modifier une deuxième, troisième, quatrième voire une cinquième fois leur équipe. Ce n’est pas le cas de tout le monde.
Après, on connaît l’inconstance et les problématiques à Limoges… Le temps passe, les coaches aussi mais les problèmes restent toujours les mêmes. Mais il existe un règlement. Ils ne sont pas les seuls à agir de la sorte.
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Vous parlez du Portel comme du public numéro un en France. Qu’a-t-il de différent avec celui de Limoges ?
Déjà, je ne suis pas le seul à dire qu’il s’agit du public numéro un en France. Tout le monde le reconnaît. À Limoges, on incite les gens à être dans l’animosité, la critique et la dureté. Ici, comme je l’ai déjà dit, le président est toujours positif et son dynamisme se répercute sur le public qui est toujours derrière nous. Quand il voit que l’on a donné notre maximum par rapport à nos moyens, il reste encourager l’équipe jusqu’à la fin et même plus. Ses chants ne sont pas hostiles, il y a beaucoup de couleurs, les gens se déguisent… Après, j’ai beaucoup de respect pour le public de Limoges qui a toujours été très correct avec moi pour ne pas dire plus. Mais on l’incite parfois à avoir une attitude qui n’a pas sa place dans une salle de sport.
Matthieu Marot
"Et le fabuleux public qui sifflent @MillingKyle et plus généralement le @limogescsp tout simplement HONTEUX ! Nous n aurons pas la mémoire courte"
Olivier Bourgain