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PLAY OFF FINALE RETOUR
Rencontres du 10/05/2008
20:00 CERCLE JEAN MACE BOURGES B / BASKET LATTES MAURIN MONTPELLIER
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Les équipes
Bourges : 4. Petrovic (1,89 m) ; 5. Snell (1,80 m) ; 6. Melain (1,83 m) ; 7. Miyem (1,88 m) ; 8. Cata-Chitiga (1,94 m) ; 9. Dumerc (1,69 m) ; 10. Paul (1,76 m) ; 11. Kireta (1,98 m) ; 12. Lepron (1,83 m) ; 14. Ndongue (1,90 m) ; 15. Bujdoso (1,88 m). Entraîneur : Pierre Vincent.
Montpellier : 5. Manic (1,81 m) ; 6. Dailey (1,70 m) ; 7. Jouandon (1,83 m) ; 8. Basko (1,81 m) ; 10. Bonnan (1,87 m) ; 11. Servage (1,70 m) ; 12. Skrela (1,77 m) ; 13. Dijon (1,92 m) ; 14. Bertal (1,90 m). Entraîneur : Valéry Demory.
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L'heure des Tango est arrivée
Ce soir, Bourges pourrait être sacré champion de France. Mais le match aller a montré, s'il en était besoin, que Montpellier a autant de cœur à revendre que les Tango. Le huitième titre n'est pas encore acquis mais, dans leur antre, les Berruyères restent favorites.
Après le Final Four malheureux de Brno, les joueuses du Bourges Basket s'étaient promis de tout gagner. Vainqueur du Tournoi de la fédération, elles sont bien placées pour remporter le championnat de France, une semaine avant leur troisième finale, celle de la Coupe de France. Bien placées, oui elles le sont après leur succès, au bout de la prolongation, mercredi à Montpellier (56-58 ). Une victoire sur le fil qui leur offre un break et donc un joker, au cas où. Mais, si les Berruyères sont conscientes de leurs forces – et celle de s'imposer dans l'Hérault, au bout d'un tel scénario en est une – elles savent aussi que Montpellier devrait encore leur donner du fil à retordre. « On fait une super saison, on vient de gagner un match difficile en prolongation. Tout est au beau fixe mais ce n'est pas pour ça que ce sera facile » , modère Pierre Vincent.
L'entraîneur berruyer sait que ses joueuses devront gommer quelques « problèmes offensifs » pour se faciliter la vie et leur jeu ce soir. « Mercredi, on a manqué d'efficacité et on a péché dans certaines options de jeu ; là dessus, on a du travail à faire. Montpellier n'y est pas pour rien non plus. » Car Montpellier, deuxième de la phase régulière à égalité de points avec Valenciennes, a montré qu'elle a des armes un peu partout. « Cette équipe a presque le même profil que nous, avec des joueuses qui défendent, qui vont vite, un pivot qui peut défendre sur nous » , énumère Pierre Vincent. Bref, une équipe très complémentaire et donc toujours dangereuse potentiellement. A l'image de Bourges. Mercredi, les Tango ont réussi à contenir à peu près les shooteuses extérieures que sont Basko et Dailey, au détriment du jeu intérieur où Sandra Dijon, bien épaulée par Aurélie Bonnan, a beaucoup pesé, fait souffrir Kireta et où Lattes/Montpellier a dominé au rebond (44-39). Les Tango qui ont dû gérer les cinq fautes de Snell ont démontré qu'elles aussi avaient du ressort, avec des joueuses comme Lepron, Melain ou bien sûr Dumerc, prenant leur responsabilité quand il le fallait.
“ Tout est au beau fixe mais ce n'est pas pour ça que ce sera facile ”
Alors, quid de cette deuxième manche ? Valéry Demory, partagé entre la « déception » d'être passé si près et la « satisfaction d'avoir accroché Bourges, surtout dans un match capital » , l'avoue : « On aborde différemment ce match que si on avait gagné le premier parce qu'alors on aurait mis la pression sur Bourges. » Reste que ses joueuses, mercredi soir, assuraient ne pas rendre les armes comme ça au Prado, où elles sont tout de même contraintes de s'imposer deux fois, ce soir et mardi en cas de belle, si elles veulent devenir championnes de France. « On peut le faire si on parvient à reproduire le même match » , disait ainsi Sandra Dijon. « On ne lâchera rien. On veut se faire plaisir. Ce sera peut-être le dernier match de ce groupe, alors, autant tout donner et s'éclater » , renchérissait Elodie Bertal. L'atmosphère aura, aussi, son pesant d'or. « Ça a un poids sur tout le monde , estime Pierre Vincent. Ça porte les joueuses, ça peut limiter l'adversaire et ça a, aussi, un poids sur les arbitres. » Mercredi, la petite salle de Lattes, pleine à craquer, a fait son œuvre. Ce soir, le Prado et ses supporters tango devront faire de même. Un huitième titre, voilà qui mérite bien de s'égosiller pendant quarante minutes, voire plus si besoin…
Annaïck MAINGUY - www.lanouvellerepublique.fr
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Bourges en place pour le Grand Huit
Entre Bourges, qui peut remporter ce soir son huitième titre de champion de France, et Lattes Montpellier qui dispute sa première finale, il n'est pas question d'intox. L'effet de surprise ne jouera pas. Le dernier mot restera à celui qui saura le mieux gérer l'événement. En cela, Bourges est le mieux placé.
Quatrième confrontation de la saison, ce soir, entre Bourges et Montpellier. Autant dire que l'effet de surprise ne saurait jouer. Pierre Vincent, le coach de Bourges, comme Valéry Demory, son homologue de Montpellier, ont tiré les leçons du match aller, mercredi, dans l'Hérault et estiment que l'équipe qui saura réagir le plus promptement aux propositions adverses aura les meilleures chances de l'emporter. Interview croisée.
En quoi le match de demain soir (lire ce soir) pourrait-il être différent de celui de mercredi ?
Pierre Vincent. Un match est toujours différent d'un autre. Cette fois, Montpellier ne sera pas dans sa salle, porté par son public. Les données ne seront pas les mêmes. Concernant le match, et même s'il y a des constantes, on ne peut pas savoir comment ça peut évoluer. On sait ce que Montpellier est capable de faire, mais les options de jeu peuvent changer. Il y aura alors des ajustements à faire. Il faudra être très réactif. Il y a aussi d'autres paramètres à prendre en compte. Comme la façon d'entrer dans le match. Une joueuse peut être bien ou non ; on ne peut jamais prévoir. Mercredi par exemple, on ne savait pas que Belinda (Snell) serait si tôt et si fortement sanctionnée ; il a pourtant fallu s'adapter.
Valéry Demory. Le contexte va être complètement différent. Physiquement, on risque d'être davantage en difficulté. Bourges aura aussi un avantage psychologique évident grâce à sa victoire de mercredi. Si on avait gagné chez nous, la pression aurait été sur Bourges. Là, ce ne sera plus le cas? Il y a aussi le paramètre de l'arbitrage. Tout le monde sait que les grandes équipes, et Bourges en est une, sont protégées à domicile. Enfin, les Berruyères ont cette fois un titre à aller chercher. Dans une salle pleine qui va pousser au maximum, elles vont avoir des ailes?
Qu'est-ce qui a bien marché mercredi et que vous aimeriez voir reproduire samedi ? Et qu'est-ce qui n'a pas bien fonctionné et qu'il faudra forcément corriger ?
Pierre Vincent. En défense, on a plutôt été efficaces et justes collectivement. En revanche, le rendement offensif n'a pas été terrible (35 % de réussite aux tirs, 50 % aux lancers, NDLR). Nos choix étaient bons, on a eu des tirs ouverts mais on n'a rien rentré. On a aussi raté beaucoup de lancers. Il y a des soirs comme ça? C'est vrai aussi que Montpellier a bien défendu, notamment à l'intérieur. Physiquement, au niveau de la puissance, face à Sandra Dijon et Aurélie Bonnan, on a eu du mal. C'est encore plus flagrant quand les arbitres, comme mercredi, ne sifflent pas. Nos joueuses ne sont jamais à l'aise dans ce cas de figure. En ce qui nous concerne, on continuera à jouer un basket propre en limitant le nombre de fautes. Il est important, en attaque, d'aller sur la ligne de lancers adverse et en défense, de ne pas offrir des lancers, donc des points faciles, à l'adversaire. Dans l'esprit, mercredi, on y était. Il aurait seulement fallu rentrer les lancers?
Valéry Demory. J'ai apprécié notre performance en défense. On a été costaud. C'est la première fois cette saison, face à une grosse équipe, qu'on tient aussi bien le rebond. On a bien su fixer en dessous et ressortir des ballons. Offensivement, ça a été un peu plus difficile parce que Bourges a renforcé sa défense sur nos extérieures. Mais on a su s'adapter rapidement et trouver davantage de possibilités en dessous (33 points marqués par les trois intérieures héraultaises, NDLR). Il le faudra encore ce samedi soir? Sinon, mon regret, c'est qu'à 48-41 à la 35e minute, on a loupé deux ou trois choses faciles, un lancer, un lay-up, une perte de balle, et permis à Bourges de revenir.
Quelle équipe aura le plus de pression ? Bourges qui joue le titre et peut-être son dernier match de la saison à domicile, ou Montpellier qui joue à? quitte ou double ?
Pierre Vincent. Que ce soit, peut-être, le dernier match de la saison à domicile ne doit pas engendrer une pression supplémentaire. L'important, c'est de gagner le titre. On sait que ça ne sera pas simple. L'erreur à ne pas commettre, c'est de jouer avec la peur de pas répondre aux attentes du public. Ce qu'il faut, c'est se concentrer sur la manière de gagner le match mais pas se dire il faut gagner à tout prix ; sinon, on devient fébrile. Et quand on est fébrile, généralement, on est moins efficace. Il va aussi falloir gérer le fait qu'on est favori et se donner les moyens physiques et techniques de jouer ce match dans les meilleures conditions.
Valéry Demory. Je suis bien incapable de savoir comment les filles vont être dans leur tête. Je sais qu'elles partent avec l'envie de tout donner. Après, le problème sera de s'adapter aux circonstances. Si on réussit une bonne entame, on pourra peut-être gêner Bourges comme on l'a fait mercredi?
Christian Ragot - www.leberry.fr
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Bourges veut le titre dès ce soir
En gagnant, mercredi à Lattes, à la dernière seconde d'un scénario à rebondissements qui plus est, Bourges s'est offert un droit à l'erreur ce soir. Mais, bien évidemment, les Tango ne veulent pas attendre mardi et une belle pour soulever leur huitième trophée de championnes de France. « On a dit à nos proches, nos amis de venir samedi. Mardi, ils seront repartis au boulot ! » Florence Lepron et Céline Dumerc justifient comme elles peuvent, et avec le sourire, leur impatience à jouer, à gagner et à faire la fête.
Et il est vrai que depuis leur Final Four douloureux, depuis qu'elles sont passées très près d'une finale européenne, les Berruyères se sont raccrochées en particulier à ce titre de championnes de France. Et, contrairement à l'an passé où elles étaient privées de leur meneuse Dumerc, les Tango abordent cette deuxième manche comme la première en pleine forme. Après une saison remarquable, elles connaissent la force de leur collectif. A fortiori au Prado. Hier, à l'issue de l'entraînement, Lepron rappelait que gagner dès ce soir serait aussi dans la lignée d'une saison où seul Ekaterinbourg est parvenu à s'imposer dans la salle berruyère. Mais voilà, Montpellier, également au complet, a montré lors du match aller l'étendue de ses talents et de son envie. Les Héraultaises, pour qui c'est la toute première finale, ont dû rêver cette nuit de pousser le Bourges Basket à une belle. Du rêve à la réalité, il y a quarante minutes à jouer…
Annaïck MAINGUY - www.lanouvellerepublique.fr
Bourges - Montpellier ce soir, à 20 h 30 (Sport +)
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Tous unis derrière Lattes-Montpellier!
Est-ce la présence conjuguée de Patrice Canayer, Robert Molines et autres Mladen Bojinovic, sans oublier quelques Blue-Fox ? Toujours est-il que le palais des sports lattois a pris de petits airs de René-Bougnol, mercredi soir, niveau ambiance. Il ne reste plus qu'à souhaiter au club des présidents René Dufrène (l'ancien) et René Comes (le tout nouveau), de suivre la trace du Montpellier AHB. Ce ne sera pas simple.
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Valéry Demory, suivez le guide
L'entraîneur de Montpellier est sur le point de resigner pour trois ans
La semaine dernière, dans la foulée de la "perf" de ses filles à Valenciennes en demi-finale des play-offs, il avait décrété un "silenzio stampa" pour ses filles... comme pour lui.
Il tenait à préserver son groupe. Et puis Valéry Demory, l'entraîneur de l'équipe fanion du BLMA, objet de diverses pressions, a fini par lâcher un peu de lest, comprenant à la fois les impératifs de la presse et aussi, la nécessité de promouvoir l'événement.
Mais pour celles qui tenteront ce soir de rester en vie... cela s'est limité à
des images. L'entraîneur, lui, a donc accepté d'évoquer l'instant mais ce n'est pas son exercice préféré ! « Mon truc, c'est plutôt le terrain, c'est vrai, je ne suis pas un administratif » , reconnaît-il d'emblée, prolongeant par un, « la presse peut t'élever très vite et, te descendre aussi vite. »
Le natif de Denain (44 ans) n'est pas un taiseux, on en est loin même. Au quotidien, "Valé" est agréable, jamais avare d'anecdotes dès lors qu'il se sent en confiance et il en faut beaucoup pour le contrarier.
Mais aux paroles ou aux grandes théories sur le jeu, il préfère le son des rebonds de la sphère orangée ou bien les échanges avec ses filles.
Ce si beau métier d'entraîneur, il l'a dans la peau. Et ce même si son BE2 est incomplet (échec au tronc commun il y a quelques mois). « Je pensais avoir le niveau de compétences et le terrain me donne raison. Mais je vais le représenter, il "faudra" bien qu'ils me le donnent un jour... » , assure le plus Héraultais des Denaisiens.
« Je savais que j'étais fait pour cela, que je souhaitais transmettre mon savoir » , explique celui qui a obtenu son premier titre en cadettes Région (avec sa fille dans l'équipe) à Évreux alors qu'il y achevait sa carrière de joueur avant d'y débuter celle d'entraîneur, en Pro B.
Arrivé à Mourenx au cours de l'été 2000, il a accéléré le processus de montée en puissance du club béarnais, passé sous sa coupe de N3 à la Ligue en l'espace de cinq ans !Après un long bail de 7 ans, Valéry Demory a rejoint Lattes-Montpellier il y a dix mois de cela et la prolongation de son contrat pour 3 ans n'est plus qu'une question de jours.
S'il adopte un discours forcément différent en étant passé du secteur masculin à celui des féminines, celui qui n'hésite pas à prendre des avis extérieurs comme celui de Jean Galle, son entraîneur à Cholet et en "bleu", il conserve les mêmes bases, s'appuyant « sur mon vécu de joueur pour mettre les choses en place. Au niveau du fonctionnement, je laisse les filles le plus autonomes possibles et reste toujours à leur écoute. »
Une analyse confortée par Aurélie Bonnan : « Valéry est un mec cool. Il sait ce que c'est, quelles sont nos attentes, nos problèmes en tant qu'ancien joueur. C'est aussi quelqu'un d'entier qui sait dire quand ça ne va pas. » En l'occurrence, cela va plutôt puisque le BLMA est en finale. « Je ne suis pas leur copain, plutôt leur patron, enfin entre les deux. De toutes les façons, je les aime beaucoup ces filles » , confie l'intéressé, conscient d'avoir bénéficié d'un groupe aux valeurs fortes. Ce soir, à Bourges, dans un Prado coloré en "tango", il espère bien prolonger jusqu'à mardi, « cette superbe aventure humaine » , quitte à y perdre une paire de ces si longues sorties à vélo qu'il affectionne tant.
Puis il savourera et se replongera dans la préparation de ce BLMA 2008-2009. Son avenir plus lointain le mènera « vers un ultime défi chez les masculins mais pas à l'étranger, car je suis trop français. » En attendant, il rêve toujours de devenir le premier auteur du doublé champion de France joueur puis entraîneur en LFB.
De Bourges, Pierre DUPERRON - www.midilibre.com
A Bourges (salle du Prado), finale retour de LFB Bourges - B. Lattes- Montpellier Agglomération (en direct sur Sport + à 20 h 30). La belle, éventuelle, aurait lieu le mardi 13 à Bourges (20 h 30).
Rencontres du 10/05/2008
20:00 CERCLE JEAN MACE BOURGES B / BASKET LATTES MAURIN MONTPELLIER
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Les équipes
Bourges : 4. Petrovic (1,89 m) ; 5. Snell (1,80 m) ; 6. Melain (1,83 m) ; 7. Miyem (1,88 m) ; 8. Cata-Chitiga (1,94 m) ; 9. Dumerc (1,69 m) ; 10. Paul (1,76 m) ; 11. Kireta (1,98 m) ; 12. Lepron (1,83 m) ; 14. Ndongue (1,90 m) ; 15. Bujdoso (1,88 m). Entraîneur : Pierre Vincent.
Montpellier : 5. Manic (1,81 m) ; 6. Dailey (1,70 m) ; 7. Jouandon (1,83 m) ; 8. Basko (1,81 m) ; 10. Bonnan (1,87 m) ; 11. Servage (1,70 m) ; 12. Skrela (1,77 m) ; 13. Dijon (1,92 m) ; 14. Bertal (1,90 m). Entraîneur : Valéry Demory.
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L'heure des Tango est arrivée
Ce soir, Bourges pourrait être sacré champion de France. Mais le match aller a montré, s'il en était besoin, que Montpellier a autant de cœur à revendre que les Tango. Le huitième titre n'est pas encore acquis mais, dans leur antre, les Berruyères restent favorites.
Après le Final Four malheureux de Brno, les joueuses du Bourges Basket s'étaient promis de tout gagner. Vainqueur du Tournoi de la fédération, elles sont bien placées pour remporter le championnat de France, une semaine avant leur troisième finale, celle de la Coupe de France. Bien placées, oui elles le sont après leur succès, au bout de la prolongation, mercredi à Montpellier (56-58 ). Une victoire sur le fil qui leur offre un break et donc un joker, au cas où. Mais, si les Berruyères sont conscientes de leurs forces – et celle de s'imposer dans l'Hérault, au bout d'un tel scénario en est une – elles savent aussi que Montpellier devrait encore leur donner du fil à retordre. « On fait une super saison, on vient de gagner un match difficile en prolongation. Tout est au beau fixe mais ce n'est pas pour ça que ce sera facile » , modère Pierre Vincent.
L'entraîneur berruyer sait que ses joueuses devront gommer quelques « problèmes offensifs » pour se faciliter la vie et leur jeu ce soir. « Mercredi, on a manqué d'efficacité et on a péché dans certaines options de jeu ; là dessus, on a du travail à faire. Montpellier n'y est pas pour rien non plus. » Car Montpellier, deuxième de la phase régulière à égalité de points avec Valenciennes, a montré qu'elle a des armes un peu partout. « Cette équipe a presque le même profil que nous, avec des joueuses qui défendent, qui vont vite, un pivot qui peut défendre sur nous » , énumère Pierre Vincent. Bref, une équipe très complémentaire et donc toujours dangereuse potentiellement. A l'image de Bourges. Mercredi, les Tango ont réussi à contenir à peu près les shooteuses extérieures que sont Basko et Dailey, au détriment du jeu intérieur où Sandra Dijon, bien épaulée par Aurélie Bonnan, a beaucoup pesé, fait souffrir Kireta et où Lattes/Montpellier a dominé au rebond (44-39). Les Tango qui ont dû gérer les cinq fautes de Snell ont démontré qu'elles aussi avaient du ressort, avec des joueuses comme Lepron, Melain ou bien sûr Dumerc, prenant leur responsabilité quand il le fallait.
“ Tout est au beau fixe mais ce n'est pas pour ça que ce sera facile ”
Alors, quid de cette deuxième manche ? Valéry Demory, partagé entre la « déception » d'être passé si près et la « satisfaction d'avoir accroché Bourges, surtout dans un match capital » , l'avoue : « On aborde différemment ce match que si on avait gagné le premier parce qu'alors on aurait mis la pression sur Bourges. » Reste que ses joueuses, mercredi soir, assuraient ne pas rendre les armes comme ça au Prado, où elles sont tout de même contraintes de s'imposer deux fois, ce soir et mardi en cas de belle, si elles veulent devenir championnes de France. « On peut le faire si on parvient à reproduire le même match » , disait ainsi Sandra Dijon. « On ne lâchera rien. On veut se faire plaisir. Ce sera peut-être le dernier match de ce groupe, alors, autant tout donner et s'éclater » , renchérissait Elodie Bertal. L'atmosphère aura, aussi, son pesant d'or. « Ça a un poids sur tout le monde , estime Pierre Vincent. Ça porte les joueuses, ça peut limiter l'adversaire et ça a, aussi, un poids sur les arbitres. » Mercredi, la petite salle de Lattes, pleine à craquer, a fait son œuvre. Ce soir, le Prado et ses supporters tango devront faire de même. Un huitième titre, voilà qui mérite bien de s'égosiller pendant quarante minutes, voire plus si besoin…
Annaïck MAINGUY - www.lanouvellerepublique.fr
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Bourges en place pour le Grand Huit
Entre Bourges, qui peut remporter ce soir son huitième titre de champion de France, et Lattes Montpellier qui dispute sa première finale, il n'est pas question d'intox. L'effet de surprise ne jouera pas. Le dernier mot restera à celui qui saura le mieux gérer l'événement. En cela, Bourges est le mieux placé.
Quatrième confrontation de la saison, ce soir, entre Bourges et Montpellier. Autant dire que l'effet de surprise ne saurait jouer. Pierre Vincent, le coach de Bourges, comme Valéry Demory, son homologue de Montpellier, ont tiré les leçons du match aller, mercredi, dans l'Hérault et estiment que l'équipe qui saura réagir le plus promptement aux propositions adverses aura les meilleures chances de l'emporter. Interview croisée.
En quoi le match de demain soir (lire ce soir) pourrait-il être différent de celui de mercredi ?
Pierre Vincent. Un match est toujours différent d'un autre. Cette fois, Montpellier ne sera pas dans sa salle, porté par son public. Les données ne seront pas les mêmes. Concernant le match, et même s'il y a des constantes, on ne peut pas savoir comment ça peut évoluer. On sait ce que Montpellier est capable de faire, mais les options de jeu peuvent changer. Il y aura alors des ajustements à faire. Il faudra être très réactif. Il y a aussi d'autres paramètres à prendre en compte. Comme la façon d'entrer dans le match. Une joueuse peut être bien ou non ; on ne peut jamais prévoir. Mercredi par exemple, on ne savait pas que Belinda (Snell) serait si tôt et si fortement sanctionnée ; il a pourtant fallu s'adapter.
Valéry Demory. Le contexte va être complètement différent. Physiquement, on risque d'être davantage en difficulté. Bourges aura aussi un avantage psychologique évident grâce à sa victoire de mercredi. Si on avait gagné chez nous, la pression aurait été sur Bourges. Là, ce ne sera plus le cas? Il y a aussi le paramètre de l'arbitrage. Tout le monde sait que les grandes équipes, et Bourges en est une, sont protégées à domicile. Enfin, les Berruyères ont cette fois un titre à aller chercher. Dans une salle pleine qui va pousser au maximum, elles vont avoir des ailes?
Qu'est-ce qui a bien marché mercredi et que vous aimeriez voir reproduire samedi ? Et qu'est-ce qui n'a pas bien fonctionné et qu'il faudra forcément corriger ?
Pierre Vincent. En défense, on a plutôt été efficaces et justes collectivement. En revanche, le rendement offensif n'a pas été terrible (35 % de réussite aux tirs, 50 % aux lancers, NDLR). Nos choix étaient bons, on a eu des tirs ouverts mais on n'a rien rentré. On a aussi raté beaucoup de lancers. Il y a des soirs comme ça? C'est vrai aussi que Montpellier a bien défendu, notamment à l'intérieur. Physiquement, au niveau de la puissance, face à Sandra Dijon et Aurélie Bonnan, on a eu du mal. C'est encore plus flagrant quand les arbitres, comme mercredi, ne sifflent pas. Nos joueuses ne sont jamais à l'aise dans ce cas de figure. En ce qui nous concerne, on continuera à jouer un basket propre en limitant le nombre de fautes. Il est important, en attaque, d'aller sur la ligne de lancers adverse et en défense, de ne pas offrir des lancers, donc des points faciles, à l'adversaire. Dans l'esprit, mercredi, on y était. Il aurait seulement fallu rentrer les lancers?
Valéry Demory. J'ai apprécié notre performance en défense. On a été costaud. C'est la première fois cette saison, face à une grosse équipe, qu'on tient aussi bien le rebond. On a bien su fixer en dessous et ressortir des ballons. Offensivement, ça a été un peu plus difficile parce que Bourges a renforcé sa défense sur nos extérieures. Mais on a su s'adapter rapidement et trouver davantage de possibilités en dessous (33 points marqués par les trois intérieures héraultaises, NDLR). Il le faudra encore ce samedi soir? Sinon, mon regret, c'est qu'à 48-41 à la 35e minute, on a loupé deux ou trois choses faciles, un lancer, un lay-up, une perte de balle, et permis à Bourges de revenir.
Quelle équipe aura le plus de pression ? Bourges qui joue le titre et peut-être son dernier match de la saison à domicile, ou Montpellier qui joue à? quitte ou double ?
Pierre Vincent. Que ce soit, peut-être, le dernier match de la saison à domicile ne doit pas engendrer une pression supplémentaire. L'important, c'est de gagner le titre. On sait que ça ne sera pas simple. L'erreur à ne pas commettre, c'est de jouer avec la peur de pas répondre aux attentes du public. Ce qu'il faut, c'est se concentrer sur la manière de gagner le match mais pas se dire il faut gagner à tout prix ; sinon, on devient fébrile. Et quand on est fébrile, généralement, on est moins efficace. Il va aussi falloir gérer le fait qu'on est favori et se donner les moyens physiques et techniques de jouer ce match dans les meilleures conditions.
Valéry Demory. Je suis bien incapable de savoir comment les filles vont être dans leur tête. Je sais qu'elles partent avec l'envie de tout donner. Après, le problème sera de s'adapter aux circonstances. Si on réussit une bonne entame, on pourra peut-être gêner Bourges comme on l'a fait mercredi?
Christian Ragot - www.leberry.fr
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Bourges veut le titre dès ce soir
En gagnant, mercredi à Lattes, à la dernière seconde d'un scénario à rebondissements qui plus est, Bourges s'est offert un droit à l'erreur ce soir. Mais, bien évidemment, les Tango ne veulent pas attendre mardi et une belle pour soulever leur huitième trophée de championnes de France. « On a dit à nos proches, nos amis de venir samedi. Mardi, ils seront repartis au boulot ! » Florence Lepron et Céline Dumerc justifient comme elles peuvent, et avec le sourire, leur impatience à jouer, à gagner et à faire la fête.
Et il est vrai que depuis leur Final Four douloureux, depuis qu'elles sont passées très près d'une finale européenne, les Berruyères se sont raccrochées en particulier à ce titre de championnes de France. Et, contrairement à l'an passé où elles étaient privées de leur meneuse Dumerc, les Tango abordent cette deuxième manche comme la première en pleine forme. Après une saison remarquable, elles connaissent la force de leur collectif. A fortiori au Prado. Hier, à l'issue de l'entraînement, Lepron rappelait que gagner dès ce soir serait aussi dans la lignée d'une saison où seul Ekaterinbourg est parvenu à s'imposer dans la salle berruyère. Mais voilà, Montpellier, également au complet, a montré lors du match aller l'étendue de ses talents et de son envie. Les Héraultaises, pour qui c'est la toute première finale, ont dû rêver cette nuit de pousser le Bourges Basket à une belle. Du rêve à la réalité, il y a quarante minutes à jouer…
Annaïck MAINGUY - www.lanouvellerepublique.fr
Bourges - Montpellier ce soir, à 20 h 30 (Sport +)
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Tous unis derrière Lattes-Montpellier!
Est-ce la présence conjuguée de Patrice Canayer, Robert Molines et autres Mladen Bojinovic, sans oublier quelques Blue-Fox ? Toujours est-il que le palais des sports lattois a pris de petits airs de René-Bougnol, mercredi soir, niveau ambiance. Il ne reste plus qu'à souhaiter au club des présidents René Dufrène (l'ancien) et René Comes (le tout nouveau), de suivre la trace du Montpellier AHB. Ce ne sera pas simple.
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Valéry Demory, suivez le guide
L'entraîneur de Montpellier est sur le point de resigner pour trois ans
La semaine dernière, dans la foulée de la "perf" de ses filles à Valenciennes en demi-finale des play-offs, il avait décrété un "silenzio stampa" pour ses filles... comme pour lui.
Il tenait à préserver son groupe. Et puis Valéry Demory, l'entraîneur de l'équipe fanion du BLMA, objet de diverses pressions, a fini par lâcher un peu de lest, comprenant à la fois les impératifs de la presse et aussi, la nécessité de promouvoir l'événement.
Mais pour celles qui tenteront ce soir de rester en vie... cela s'est limité à
des images. L'entraîneur, lui, a donc accepté d'évoquer l'instant mais ce n'est pas son exercice préféré ! « Mon truc, c'est plutôt le terrain, c'est vrai, je ne suis pas un administratif » , reconnaît-il d'emblée, prolongeant par un, « la presse peut t'élever très vite et, te descendre aussi vite. »
Le natif de Denain (44 ans) n'est pas un taiseux, on en est loin même. Au quotidien, "Valé" est agréable, jamais avare d'anecdotes dès lors qu'il se sent en confiance et il en faut beaucoup pour le contrarier.
Mais aux paroles ou aux grandes théories sur le jeu, il préfère le son des rebonds de la sphère orangée ou bien les échanges avec ses filles.
Ce si beau métier d'entraîneur, il l'a dans la peau. Et ce même si son BE2 est incomplet (échec au tronc commun il y a quelques mois). « Je pensais avoir le niveau de compétences et le terrain me donne raison. Mais je vais le représenter, il "faudra" bien qu'ils me le donnent un jour... » , assure le plus Héraultais des Denaisiens.
« Je savais que j'étais fait pour cela, que je souhaitais transmettre mon savoir » , explique celui qui a obtenu son premier titre en cadettes Région (avec sa fille dans l'équipe) à Évreux alors qu'il y achevait sa carrière de joueur avant d'y débuter celle d'entraîneur, en Pro B.
Arrivé à Mourenx au cours de l'été 2000, il a accéléré le processus de montée en puissance du club béarnais, passé sous sa coupe de N3 à la Ligue en l'espace de cinq ans !Après un long bail de 7 ans, Valéry Demory a rejoint Lattes-Montpellier il y a dix mois de cela et la prolongation de son contrat pour 3 ans n'est plus qu'une question de jours.
S'il adopte un discours forcément différent en étant passé du secteur masculin à celui des féminines, celui qui n'hésite pas à prendre des avis extérieurs comme celui de Jean Galle, son entraîneur à Cholet et en "bleu", il conserve les mêmes bases, s'appuyant « sur mon vécu de joueur pour mettre les choses en place. Au niveau du fonctionnement, je laisse les filles le plus autonomes possibles et reste toujours à leur écoute. »
Une analyse confortée par Aurélie Bonnan : « Valéry est un mec cool. Il sait ce que c'est, quelles sont nos attentes, nos problèmes en tant qu'ancien joueur. C'est aussi quelqu'un d'entier qui sait dire quand ça ne va pas. » En l'occurrence, cela va plutôt puisque le BLMA est en finale. « Je ne suis pas leur copain, plutôt leur patron, enfin entre les deux. De toutes les façons, je les aime beaucoup ces filles » , confie l'intéressé, conscient d'avoir bénéficié d'un groupe aux valeurs fortes. Ce soir, à Bourges, dans un Prado coloré en "tango", il espère bien prolonger jusqu'à mardi, « cette superbe aventure humaine » , quitte à y perdre une paire de ces si longues sorties à vélo qu'il affectionne tant.
Puis il savourera et se replongera dans la préparation de ce BLMA 2008-2009. Son avenir plus lointain le mènera « vers un ultime défi chez les masculins mais pas à l'étranger, car je suis trop français. » En attendant, il rêve toujours de devenir le premier auteur du doublé champion de France joueur puis entraîneur en LFB.
De Bourges, Pierre DUPERRON - www.midilibre.com
A Bourges (salle du Prado), finale retour de LFB Bourges - B. Lattes- Montpellier Agglomération (en direct sur Sport + à 20 h 30). La belle, éventuelle, aurait lieu le mardi 13 à Bourges (20 h 30).
Modifié en dernier par la zone le mer. 14 mai 2008 9:59, modifié 4 fois.
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Florence Lepron veut finir en beauté
Florence Lepron va peut-être disputer son ultime match au Prado. L'arrière-meneuse du Bourges Basket a décidé de quitter le Berry, non sans regrets, pour Villeneuve-d'Ascq. Mais avant de mettre le cap au nord, elle veut être championne de France. Et dès ce soir s'il vous plaît !
Alors, on finit ce championnat ce soir ?
« Ben oui ! Tout le monde a ramené ses proches pour demain. On est obligé de gagner parce que mardi, ils ne seront plus là. Et ce serait un peu plus à l'image de l'année. On n'a perdu qu'un seul match ici, contre Ekaterinbourg, c'est ça ? Ben voilà. »
La finale aller, c'était un match intense à vivre ?
« Ça fait finale au moins. Quand tu gagnes, que t'as l'impression d'avoir tout donné, t'as encore plus de bonheur. Mercredi, j'avais demandé un peu de suspense aux filles ; Cathy (Melain) et Endy (Miyem) me l'ont “ reproché ” parce qu'il y en a finalement eu un peu trop ! »
Sortir vainqueur d'un tel scénario, c'est un plus pour le match de ce soir ?
« Pas tellement. Sans faire preuve de suffisance, on est sûres de certaines de nos forces. Ça n'amène pas plus de confiance. On n'est pas passé loin de la défaite parce qu'elles l'avaient bien préparé ce match, parce que les arbitres n'aiment pas l'Australie (référence aux cinq fautes infligées à Snell), parce qu'on n'a pas mis un tir. Ce soir, l'événement sera différent, je me rends compte que l'ambiance joue énormément. On aura une Belinda Snell énervée, il faudra peut-être mettre deux ou trois joueuses sur elle (rires). »
Quoi qu'il arrive, vous aurez vécu une saison riche.
« Attention, il faut que ça se finisse bien. Il n'y a pas beaucoup de saison comme ça. Quand tu vois une Belinda Snell, mercredi, frustrée de ne pas être sur le terrain mais qui, au final, est la plus contente de cette victoire alors qu'elle est championne du monde et de WNBA… C'est un peu un groupe rêvé. On a des joueuses fortes, individuellement, mais ce n'est pas pour ça que ça marche. Si on a un tel niveau, c'est grâce à la compétence du coach et à l'idée que tout le monde est tourné vers le collectif, que tout le monde est prêt à défendre, à aider l'autre. Ça, ça te donne un matelas de confiance par rapport aux autres car je ne pense pas qu'il y ait cela dans beaucoup, beaucoup d'équipes. »
Et paradoxalement, vous avez choisi de quitter Bourges pour Villeneuve.
« C'est le petit paradoxe, j'avoue. J'ai vraiment passé beaucoup de temps pour savoir si je resterais ou non. Effectivement, ici, tu as la meilleure structure, le meilleur coach, la meilleure équipe donc pourquoi partir ? Le problème, c'est que j'ai déjà 23 ans et qu'il faut que je passe du temps sur le parquet. Dans cette équipe-là, je ne peux pas demander plus. Franchement, je suis triste de partir mais je le fais de manière professionnelle. Je quitte ce qu'il y a de mieux, tout le monde rêve de jouer ici, c'est le “ kiff ”. »
Et à Villeneuve, à quel poste jouerez-vous ?
« C'était l'autre débat, avec le fait de quitter Bourges. J'ai fini par me dire qu'à long terme, ce serait mieux d'être meneuse mais je vais à Villeneuve pour être arrière et n° 2 à la mène. »
A.M. - www.lanouvellerepublique.fr
Florence Lepron va peut-être disputer son ultime match au Prado. L'arrière-meneuse du Bourges Basket a décidé de quitter le Berry, non sans regrets, pour Villeneuve-d'Ascq. Mais avant de mettre le cap au nord, elle veut être championne de France. Et dès ce soir s'il vous plaît !
Alors, on finit ce championnat ce soir ?
« Ben oui ! Tout le monde a ramené ses proches pour demain. On est obligé de gagner parce que mardi, ils ne seront plus là. Et ce serait un peu plus à l'image de l'année. On n'a perdu qu'un seul match ici, contre Ekaterinbourg, c'est ça ? Ben voilà. »
La finale aller, c'était un match intense à vivre ?
« Ça fait finale au moins. Quand tu gagnes, que t'as l'impression d'avoir tout donné, t'as encore plus de bonheur. Mercredi, j'avais demandé un peu de suspense aux filles ; Cathy (Melain) et Endy (Miyem) me l'ont “ reproché ” parce qu'il y en a finalement eu un peu trop ! »
Sortir vainqueur d'un tel scénario, c'est un plus pour le match de ce soir ?
« Pas tellement. Sans faire preuve de suffisance, on est sûres de certaines de nos forces. Ça n'amène pas plus de confiance. On n'est pas passé loin de la défaite parce qu'elles l'avaient bien préparé ce match, parce que les arbitres n'aiment pas l'Australie (référence aux cinq fautes infligées à Snell), parce qu'on n'a pas mis un tir. Ce soir, l'événement sera différent, je me rends compte que l'ambiance joue énormément. On aura une Belinda Snell énervée, il faudra peut-être mettre deux ou trois joueuses sur elle (rires). »
Quoi qu'il arrive, vous aurez vécu une saison riche.
« Attention, il faut que ça se finisse bien. Il n'y a pas beaucoup de saison comme ça. Quand tu vois une Belinda Snell, mercredi, frustrée de ne pas être sur le terrain mais qui, au final, est la plus contente de cette victoire alors qu'elle est championne du monde et de WNBA… C'est un peu un groupe rêvé. On a des joueuses fortes, individuellement, mais ce n'est pas pour ça que ça marche. Si on a un tel niveau, c'est grâce à la compétence du coach et à l'idée que tout le monde est tourné vers le collectif, que tout le monde est prêt à défendre, à aider l'autre. Ça, ça te donne un matelas de confiance par rapport aux autres car je ne pense pas qu'il y ait cela dans beaucoup, beaucoup d'équipes. »
Et paradoxalement, vous avez choisi de quitter Bourges pour Villeneuve.
« C'est le petit paradoxe, j'avoue. J'ai vraiment passé beaucoup de temps pour savoir si je resterais ou non. Effectivement, ici, tu as la meilleure structure, le meilleur coach, la meilleure équipe donc pourquoi partir ? Le problème, c'est que j'ai déjà 23 ans et qu'il faut que je passe du temps sur le parquet. Dans cette équipe-là, je ne peux pas demander plus. Franchement, je suis triste de partir mais je le fais de manière professionnelle. Je quitte ce qu'il y a de mieux, tout le monde rêve de jouer ici, c'est le “ kiff ”. »
Et à Villeneuve, à quel poste jouerez-vous ?
« C'était l'autre débat, avec le fait de quitter Bourges. J'ai fini par me dire qu'à long terme, ce serait mieux d'être meneuse mais je vais à Villeneuve pour être arrière et n° 2 à la mène. »
A.M. - www.lanouvellerepublique.fr
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Victoire inutile du SCAB sur Tarbes (71-67)
Les filles du SCAB ne remporteront pas le Challenge Round en dépit de leur victoire, salle Fleury, face à Tarbes (71-67). En effet distancées de 13 points au match aller, les Clermontoises ne sont pas parvenues à remonter leur handicap.
-------------------------------------------------- ----------------------------------
SCAB 63 : juste une belle revanche
Battu 80-67 dans les Pyrénées, le SCAB a pris sa revanche, dans une salle Fleury bien chaude. Mais l'écart ne fut pas suffisant pour remporter le Challenge round (71-67).
Certes, il faut savoir jouer et c'est une qualité qu'on reconnaîtra et qu'on n'enlèvera pas au SCAB. Sauf qu'à un moment, il faur savoir changer de registre, se battre, sortir la boîte à gifles pour gagner ou tout simplement pour tenir un écart.
Un écart que le SCAB a su créer, mais pas tenir pour les raisons que l'on vient d'énoncer face à un Tarbes qui, lui, a su laisser passer l'orage et revenir au courage pour préserver son avantage acquis à l'aller.
www.lamontagne.fr
La fiche du match
SCAB 71 - TARBES 67
CLERMONT-FERRAND (Salle Fleury). SCAB bat Tarbes, 71-67 (18-15, 24-13, 13-22, 16-17). 1.100 spectateurs environ.
SCAB 63. 25 paniers sur 59 tirs dont 4 sur 17 à trois points ; 17 lancers francs sur 21 ; 26 rebonds (Butler, 7) ; 11 passes décisives (Butler, 3) ; 12 balles perdues ; 17 fautes personnelles.
Tomaszewski (13) ; Butler (3) ; Krawczyk (8 ) ; Das Neves (14) ; Nikipolskaïa (9) ; puis, Lardy (11), Kuktiene (5) ; Salagnac; Lemaire.
Tarbes. 26 paniers sur 50 tirs dont 8 sur 17 à trois points ; 7 lancers francs sur 10 ; 31 rebonds (Vega, 9) ; 16 passes décisives (Beikes, 5) ; 23 balles perdues ; 17 fautes personnelles.
Mann (9) ; Savasta ; Beikes (13) ; Moeggenberg (14) ; Vega (13) ; puis, Camacho (11) ; Yacoubou (4) ; Kusion (3).
-------------------------------------------------- -----------------------------------
Le TGB s'incline de 4 points à Clermont (71-67), mais remporte la finale du Challenge Round grâce aux 13 points d'avance du match aller.
Challenge Round.
Tarbes est en Europe !
Dans la tanière des Louves Arvernes, le TGB s'est incliné mais a su conserver son avantage du match aller pour valider l'Eurocoupe.
Un premier quart tendu qui débutait sur un premier shoot à mi-distance de Das Neves. Les Tarbaises perdaient leurs premières possessions. Le SCAB 63 n'en profitait pas et par deux fois, les "U.S." du TGB allaient se charger de remettre les Violettes dans le coup.
Si Beikes rajoutait deux points, c'est Claire 'Tomtom' qui égalisait sur trois lancers (9-9, 6e). Lardy et Mendy répondaient à Mann et Moeggenberg et c'est Krawczyk qui permettait aux Louves de passer devant dans la dernière minute de ce premier quart.
Mendy rajoutait deux points et permettait aux Auvergnates de reprendre trois points à l'issue du premier quart (18-15).
Le deuxième quart, à l'avantage des Auvergnates, allait voir une domination sans partage des filles d'Emmanuel Coeuret, qui infligeaient un 12-2 aux Bigourdanes en trois petites minutes. Le TGB s'en remettait à Liz Moeggenberg, sur lancers francs pour éteindre le feu.
Mais Tomtom rallumait la mèche sur un primé, remettant les siennes devant (+15 sur les deux matchs) mais Kusion, elle aussi à 3 points, remettait de l'ordre dans le clan tarbais. Yacoubou-Dehoui imposait son physique dans la raquette, mais Tomtom faisait à nouveau des misères aux Violettes.
Krawczyk, puis Tomaszewski augmentaient l'avance auvergnate, et si Lardy rajoutait deux points, Beikes ramenait les siennes à 14 points à la pause (42-28).
EN RETARD A LA PAUSE
Un petit point que les Tarbaises allaient vite reprendre. Beikes puis Vega ramenaient les Violettes, Nikipolskaïa, Das Neves et Kuktiene maintenaient l'écart (51-38, 26e), mais un 9-0, en moins de trois minutes permettait aux filles de François Gomez de se rapprocher.
Mendy à mi-distance redonnait six longueurs d'avance, mais Silva à l'extérieur ramenait une nouvelle fois les tarbaises. Lardy avait tout de même le dernier mot, sur le buzzer. 22-13 pour Tarbes dans ce troisième quart et même si le score était favorable au SCAB63 (55-53), les Violettes étaient à dix minutes de l'Eurocoupe (+7 sur les deux rencontres).
Nikipolskaïa ouvrait les débats, mais Silva allait par deux fois faire parler la poudre et le TGB revenait à trois longueurs (et +10 d'avance) à l'attaque du money-time.
Silva répondait au lay-up de Das Neves, et Liz, une fois de plus au dessus ce soir qui égalisait (61-61, 37e).
Mendy sur un lancer franc, Moeggenberg à mi-distance faisaient évoluer le score. Clermont revenait sur un tir bonifié de Butler, puis sur deux lancers de Lardy et Nikipolskaïa, mais le TGB possédait toujours 6 longueurs à 24 secondes de la fin.
Le TGB gérait sa fin de match, Lardy enchaînait les lancers francs(4/4), mais Beikes avait le dernier mot de cette saison. Une défaite 71-67 mais 9 points conservés qui valident le ticket pour l'Eurocoupe 2008-2009.
CLERMONT 71- TGB 67
QT: 18-15, 24-13, 13-22, 16-17 .
Arbitres : MM. Bailleul et Machabert.
CLERMONT : 29 tirs réussis sur 76 (dont 4/17 à 3 points) ; LF 17/21 ; 26 rebonds ; 18 interceptions ; 11 passes décisives ; 12 balles perdues ; 17 fautes.
Tomaszewski 13, Butler 3, Krawczyk 8, Das Neves 14, Mendy 8, Lardy 11, Kuktiene 5, Lemaire 0, Nikipolskaïa 9.
TGB : 34 tirs réussis sur 67 (dont 8/17 à 3 points) ; LF 7/10 ; 31 rebonds ; 7 interceptions ; 16 passes décisives ; 23 balles perdues ; 17 fautes.
Mann 9, Savasta 0, Beikes 13, Moeggenberg 14, Yacoubou-Dehoui 4, Vega 13, Kusion 3, Silva 11, Leclair (-).
-------------------------------------------------- ------------------------------
Isa Yacoubou: «Il le fallait»
« Très contente, il le fallait pour le club je pense. Au-delà de ca, je crois que cela récompense l'effort des filles. Je ne parle surtout pas pour moi, mais pour l'équipe, les filles qui se battent depuis le mois de septembre. On a connu une saison plutôt très difficile, je les ai rejoint en cours de saison, cela a été une expérience enrichissante humainement, travailler avec elles a été un grand plaisir, l'arrivée de François Gomez a stabilisé l'équipe. J'espère que les filles qui s'en vont auront beaucoup de bonheur dans leurs clubs à venir, et nous, j'espère que l'année prochaine vous serez toujours là avec nous, pour nous soutenir. »
Jean-Patrick Lapeyrade.- www.ladepeche.fr
-------------------------------------------------- -----------------------------------
Le beau final de Tarbes, vainqueur du Challenge Round.
Un TGB new-look pour repartir sur des bases solides
Le TGB a perdu son dernier match de la saison, là-bas, au pays des volcans, mais les protégées de François Gomez ont su conserver l'avantage acquis à Tarbes pour remporter le Challenge Round. Qui aurait parié un euro sur ce groupe, quand à la mi-saison, les Violettes étaient au plus mal ? Pas grand monde. Le président lui y croyait. François Gomez, le coach tarbais aussi, en arrivant au Quai de l'Adour.
Et même si le club n'a pu se qualifier directement, rester le gain du challenge round, et une place directe en Eurocoupe à aller chercher. De mieux en mieux depuis la fin de la saison régulière, le TGB montait chaque fois un peu plus en puissance. « Elles ont envie de mettre un grand coup de balai sur cette saison, de gagner cette compétition » avouait il y a trois semaines le coach tarbais.
Elles l'ont fait, et avec la manière ! S'imposant sur Challes-les Eaux dans le premier tour de ce Challenge Round, les protégées du président Uriarte sont allées chercher un nul mérité à Aix, en demi-finale avant de valider leur ticket pour la finale, dans leur antre du Quai de l'Adour. Une finale aller gagnée de 13 points, qu'elles ont été chercher au courage, avec un 23-6 dans le dernier quart.
Et si elles s'inclinaient de quatre petits points à Clermont, elles enlevaient, pour la der de la saison, pour la dernière d'un groupe, le Challenge Round et par là même le ticket pour l'Eurocoupe, le fruit du travail accompli depuis janvier.
« La saison prochaine a commencé au coup de sifflet final » expliquait vendredi soir François Gomez.
AVEC ISA ET LIZ
Et depuis quelque temps déjà, le staff tarbais est à la recherche des éléments qui formeront l'équipe pro 2008/2009. On sait que de l'effectif qui vient de gagner le Challenge Round ne resteront au club qu'Isabelle Yacoubou-Dehoui et Liz Moeggenberg.
Si Clémence Beikes part à Valenciennes, Laure Savasta devrait mettre un terme à sa carrière. Fatima Silva, comme Gisela Vega ne seront pas prolongées. Quant aux jeunes, des contacts sont avancés avec des clubs de NF1 (TCMS pour Jacklin Zlatanova et Alexia Kusion, Rennes pour Carole Leclair). Krsiten Mann, si elle souhaite revenir en France, ne sera pas Tarbaise la saison prochaine. Elle rejoint Atlanta en WNBA et ne serait pas revenue avant le début du championnat, en septembre prochain.
Côté arrivées, le club a signé les deux Tarbaises de Mourenx, Polina Tzekova et Béatrice Castets . Ndeye N'Diaye, (poste 4, 1,91m) passée par Clermont-Ferrand, Calais et la WNBA (New York) semble intéressée, mais pour l'heure, rien n'est encore signé avec la joueuse.
« La qualification pour l'Europe compte beaucoup dans le recrutement, on vient de se qualifier, je pense que d'ici quinze jours, le groupe devrait être finalisé » expliquait, hier, Michel Uriarte joint par téléphone.
Jean-Patrick Lapeyrade. DDM (www.ladepeche.fr)
Les filles du SCAB ne remporteront pas le Challenge Round en dépit de leur victoire, salle Fleury, face à Tarbes (71-67). En effet distancées de 13 points au match aller, les Clermontoises ne sont pas parvenues à remonter leur handicap.
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SCAB 63 : juste une belle revanche
Battu 80-67 dans les Pyrénées, le SCAB a pris sa revanche, dans une salle Fleury bien chaude. Mais l'écart ne fut pas suffisant pour remporter le Challenge round (71-67).
Certes, il faut savoir jouer et c'est une qualité qu'on reconnaîtra et qu'on n'enlèvera pas au SCAB. Sauf qu'à un moment, il faur savoir changer de registre, se battre, sortir la boîte à gifles pour gagner ou tout simplement pour tenir un écart.
Un écart que le SCAB a su créer, mais pas tenir pour les raisons que l'on vient d'énoncer face à un Tarbes qui, lui, a su laisser passer l'orage et revenir au courage pour préserver son avantage acquis à l'aller.
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La fiche du match
SCAB 71 - TARBES 67
CLERMONT-FERRAND (Salle Fleury). SCAB bat Tarbes, 71-67 (18-15, 24-13, 13-22, 16-17). 1.100 spectateurs environ.
SCAB 63. 25 paniers sur 59 tirs dont 4 sur 17 à trois points ; 17 lancers francs sur 21 ; 26 rebonds (Butler, 7) ; 11 passes décisives (Butler, 3) ; 12 balles perdues ; 17 fautes personnelles.
Tomaszewski (13) ; Butler (3) ; Krawczyk (8 ) ; Das Neves (14) ; Nikipolskaïa (9) ; puis, Lardy (11), Kuktiene (5) ; Salagnac; Lemaire.
Tarbes. 26 paniers sur 50 tirs dont 8 sur 17 à trois points ; 7 lancers francs sur 10 ; 31 rebonds (Vega, 9) ; 16 passes décisives (Beikes, 5) ; 23 balles perdues ; 17 fautes personnelles.
Mann (9) ; Savasta ; Beikes (13) ; Moeggenberg (14) ; Vega (13) ; puis, Camacho (11) ; Yacoubou (4) ; Kusion (3).
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Le TGB s'incline de 4 points à Clermont (71-67), mais remporte la finale du Challenge Round grâce aux 13 points d'avance du match aller.
Challenge Round.
Tarbes est en Europe !
Dans la tanière des Louves Arvernes, le TGB s'est incliné mais a su conserver son avantage du match aller pour valider l'Eurocoupe.
Un premier quart tendu qui débutait sur un premier shoot à mi-distance de Das Neves. Les Tarbaises perdaient leurs premières possessions. Le SCAB 63 n'en profitait pas et par deux fois, les "U.S." du TGB allaient se charger de remettre les Violettes dans le coup.
Si Beikes rajoutait deux points, c'est Claire 'Tomtom' qui égalisait sur trois lancers (9-9, 6e). Lardy et Mendy répondaient à Mann et Moeggenberg et c'est Krawczyk qui permettait aux Louves de passer devant dans la dernière minute de ce premier quart.
Mendy rajoutait deux points et permettait aux Auvergnates de reprendre trois points à l'issue du premier quart (18-15).
Le deuxième quart, à l'avantage des Auvergnates, allait voir une domination sans partage des filles d'Emmanuel Coeuret, qui infligeaient un 12-2 aux Bigourdanes en trois petites minutes. Le TGB s'en remettait à Liz Moeggenberg, sur lancers francs pour éteindre le feu.
Mais Tomtom rallumait la mèche sur un primé, remettant les siennes devant (+15 sur les deux matchs) mais Kusion, elle aussi à 3 points, remettait de l'ordre dans le clan tarbais. Yacoubou-Dehoui imposait son physique dans la raquette, mais Tomtom faisait à nouveau des misères aux Violettes.
Krawczyk, puis Tomaszewski augmentaient l'avance auvergnate, et si Lardy rajoutait deux points, Beikes ramenait les siennes à 14 points à la pause (42-28).
EN RETARD A LA PAUSE
Un petit point que les Tarbaises allaient vite reprendre. Beikes puis Vega ramenaient les Violettes, Nikipolskaïa, Das Neves et Kuktiene maintenaient l'écart (51-38, 26e), mais un 9-0, en moins de trois minutes permettait aux filles de François Gomez de se rapprocher.
Mendy à mi-distance redonnait six longueurs d'avance, mais Silva à l'extérieur ramenait une nouvelle fois les tarbaises. Lardy avait tout de même le dernier mot, sur le buzzer. 22-13 pour Tarbes dans ce troisième quart et même si le score était favorable au SCAB63 (55-53), les Violettes étaient à dix minutes de l'Eurocoupe (+7 sur les deux rencontres).
Nikipolskaïa ouvrait les débats, mais Silva allait par deux fois faire parler la poudre et le TGB revenait à trois longueurs (et +10 d'avance) à l'attaque du money-time.
Silva répondait au lay-up de Das Neves, et Liz, une fois de plus au dessus ce soir qui égalisait (61-61, 37e).
Mendy sur un lancer franc, Moeggenberg à mi-distance faisaient évoluer le score. Clermont revenait sur un tir bonifié de Butler, puis sur deux lancers de Lardy et Nikipolskaïa, mais le TGB possédait toujours 6 longueurs à 24 secondes de la fin.
Le TGB gérait sa fin de match, Lardy enchaînait les lancers francs(4/4), mais Beikes avait le dernier mot de cette saison. Une défaite 71-67 mais 9 points conservés qui valident le ticket pour l'Eurocoupe 2008-2009.
CLERMONT 71- TGB 67
QT: 18-15, 24-13, 13-22, 16-17 .
Arbitres : MM. Bailleul et Machabert.
CLERMONT : 29 tirs réussis sur 76 (dont 4/17 à 3 points) ; LF 17/21 ; 26 rebonds ; 18 interceptions ; 11 passes décisives ; 12 balles perdues ; 17 fautes.
Tomaszewski 13, Butler 3, Krawczyk 8, Das Neves 14, Mendy 8, Lardy 11, Kuktiene 5, Lemaire 0, Nikipolskaïa 9.
TGB : 34 tirs réussis sur 67 (dont 8/17 à 3 points) ; LF 7/10 ; 31 rebonds ; 7 interceptions ; 16 passes décisives ; 23 balles perdues ; 17 fautes.
Mann 9, Savasta 0, Beikes 13, Moeggenberg 14, Yacoubou-Dehoui 4, Vega 13, Kusion 3, Silva 11, Leclair (-).
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Isa Yacoubou: «Il le fallait»
« Très contente, il le fallait pour le club je pense. Au-delà de ca, je crois que cela récompense l'effort des filles. Je ne parle surtout pas pour moi, mais pour l'équipe, les filles qui se battent depuis le mois de septembre. On a connu une saison plutôt très difficile, je les ai rejoint en cours de saison, cela a été une expérience enrichissante humainement, travailler avec elles a été un grand plaisir, l'arrivée de François Gomez a stabilisé l'équipe. J'espère que les filles qui s'en vont auront beaucoup de bonheur dans leurs clubs à venir, et nous, j'espère que l'année prochaine vous serez toujours là avec nous, pour nous soutenir. »
Jean-Patrick Lapeyrade.- www.ladepeche.fr
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Le beau final de Tarbes, vainqueur du Challenge Round.
Un TGB new-look pour repartir sur des bases solides
Le TGB a perdu son dernier match de la saison, là-bas, au pays des volcans, mais les protégées de François Gomez ont su conserver l'avantage acquis à Tarbes pour remporter le Challenge Round. Qui aurait parié un euro sur ce groupe, quand à la mi-saison, les Violettes étaient au plus mal ? Pas grand monde. Le président lui y croyait. François Gomez, le coach tarbais aussi, en arrivant au Quai de l'Adour.
Et même si le club n'a pu se qualifier directement, rester le gain du challenge round, et une place directe en Eurocoupe à aller chercher. De mieux en mieux depuis la fin de la saison régulière, le TGB montait chaque fois un peu plus en puissance. « Elles ont envie de mettre un grand coup de balai sur cette saison, de gagner cette compétition » avouait il y a trois semaines le coach tarbais.
Elles l'ont fait, et avec la manière ! S'imposant sur Challes-les Eaux dans le premier tour de ce Challenge Round, les protégées du président Uriarte sont allées chercher un nul mérité à Aix, en demi-finale avant de valider leur ticket pour la finale, dans leur antre du Quai de l'Adour. Une finale aller gagnée de 13 points, qu'elles ont été chercher au courage, avec un 23-6 dans le dernier quart.
Et si elles s'inclinaient de quatre petits points à Clermont, elles enlevaient, pour la der de la saison, pour la dernière d'un groupe, le Challenge Round et par là même le ticket pour l'Eurocoupe, le fruit du travail accompli depuis janvier.
« La saison prochaine a commencé au coup de sifflet final » expliquait vendredi soir François Gomez.
AVEC ISA ET LIZ
Et depuis quelque temps déjà, le staff tarbais est à la recherche des éléments qui formeront l'équipe pro 2008/2009. On sait que de l'effectif qui vient de gagner le Challenge Round ne resteront au club qu'Isabelle Yacoubou-Dehoui et Liz Moeggenberg.
Si Clémence Beikes part à Valenciennes, Laure Savasta devrait mettre un terme à sa carrière. Fatima Silva, comme Gisela Vega ne seront pas prolongées. Quant aux jeunes, des contacts sont avancés avec des clubs de NF1 (TCMS pour Jacklin Zlatanova et Alexia Kusion, Rennes pour Carole Leclair). Krsiten Mann, si elle souhaite revenir en France, ne sera pas Tarbaise la saison prochaine. Elle rejoint Atlanta en WNBA et ne serait pas revenue avant le début du championnat, en septembre prochain.
Côté arrivées, le club a signé les deux Tarbaises de Mourenx, Polina Tzekova et Béatrice Castets . Ndeye N'Diaye, (poste 4, 1,91m) passée par Clermont-Ferrand, Calais et la WNBA (New York) semble intéressée, mais pour l'heure, rien n'est encore signé avec la joueuse.
« La qualification pour l'Europe compte beaucoup dans le recrutement, on vient de se qualifier, je pense que d'ici quinze jours, le groupe devrait être finalisé » expliquait, hier, Michel Uriarte joint par téléphone.
Jean-Patrick Lapeyrade. DDM (www.ladepeche.fr)
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PLAY OFF FINALE RETOUR
Résultat de la rencontre du 10/05/2008
CERCLE JEAN MACE BOURGES B - BASKET LATTES MAURIN MONTPELLIER : 52 - 45
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Lattes-Montpellier héroïque...
BOURGES 52 ; LAT-MONTPELLIER 45
Palais des sports du Prado.
Arbitres : MM Greva et Castano.
Spectateurs : environ 3 000.
Quart-temps : 9-13 16-16 18-10 9-6.
BOURGES BASKET : 20 paniers sur 55 dont 2/8 à 3 points, 10 LF/16, 13 passes décisives (Melain 5), 35 rebonds (Petrovic 7), 17 balles perdues, 16 fautes.
Snell (6), Melain (4), Miyem (4), Dumerc (5), Kireta (5) puis Petrovic (16), Ndongue (10), Lepron, Bujdoso (2), ent : Pierre Vincent.
B. LATTES-MONTPELLIER AGGLO : 17 paniers sur 50 dont 4/19 à 3 points, 7 LF/11, 8 passes décisives (Basko 3), 32 rebonds (Bertal 7), 20 balles perdues, 17 fautes.
Manic (4), Daley (10), Basko (8 ), Bonnan (2), Dijon (7) puis Skrela (8 ), Bertal (6), Servage, Vierne, Guerra, ent : Valéry Demory.
Il restait à peine 28 secondes à jouer et Valéry Demory a lancé sur le parquet Manon Vierne et Marylène Guerra. La victoire avait choisi son camp - celui de Bourges comme si souvent depuis tant d'années - mais les deux gamines méritaient bien de goûter un peu à l'instant, historique.
Au moment de la remise des médailles d'argent par Marie-Noëlle Servage, les larmes avaient déjà envahi les visages de la plupart des Héraultaises. Elles furent de plus en plus intenses à l'image de la déception légitime des visiteuses qui auront passé plus de la moitié de la rencontre aux commandes... avant de céder physiquement.
A la pause, Lattes-Montpellier avait ainsi regagné les vestiaires avec un bonus de 4 points (29-25), bien difficile à suivre compte-tenu des problèmes techniques à la table de marque ! Un avantage des plus mérités par des Héraultaises aussi énorme en défense qu'à l'aller (25 points de concédés seulement) mais en avance sur son hôte à l'autre bout du parquet (10/25 contre 11/35 aux tirs) avec Daley à l'extérieur et Skrela en pénétration, à 3 points aussi. L'inquiétude se lisait sur les visages berruyers, tant sur le terrain que sur le banc.
Pourtant, l'entame avait fait craindre le pire (2-5, 4-7) comme à Lattes trois jours plus tôt avant que le BLMA, surmotivé, ne passe un 9-0 et prenne les devants pour la première fois (8-7 et bientôt 13-7, 10e). Cet avantage, les visiteuses allaient le faire encore fructifier. Les cinq points de rang signés Bonnan - Daley propulsaient le BLMA à 34-25 (22e). Mais, la faute à un temps faible, l'avance fondait comme neige au soleil et Bourges recollait à 33-34 avec Petrovic dans le rôle de la tueuse de sang-froid. Le corps arbitral y mettait du sien (7 fautes à 1 dans le 3e quart) et à l'orée du dernier quart, ce sont bien les Berruyères qui avaient repris les commandes (40-39). Aïe.
La Serbe était proprement inarrêtable, elle inscrivait ainsi 12 points de rang... tandis que le BLMA accumulait les échecs aux tirs et les pertes de balle. Fatiguées par cet éternel manque de rotations, moins lucides, les filles de Valéry Demory, courageuses, héroïques même, jetaient leurs dernières forces dans la bataille. 45-41, 47-41, 47-43...
Le tableau d'affichage restait favorable aux "tango" et les nerfs étaient soumis à très rude épreuve. Les Latto-Montpelliéraines ne voulaient pas mourir. Mais à 49-45, le BLMA allait lâcher prise. Définitivement cette fois. Bourges était champion et le Basket Lattes-Montpellier Agglomération quelque part le vainqueur moral de cette finale dont il s'était montré digne l'espace des deux fois quarante minutes, face à la 4e équipe d'Europe. Chapeau.
De Bourges, Pierre DUPERRON - www.midilibre.com
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Bourges devient champion de France face à Montpellier
(AFP - Alain Jocard) Bourges s'est emparé samedi soir d'un huitième titre de champion de France en s'imposant devant Montpellier dans la seconde manche 52 à 45, après l'avoir emporté à l'aller 58 à 56.
Belinda Snell très malheureuse à l'aller avait donné le ton pour Bourges. Mais les Berruyères allaient connaître un premier quart difficile, Pierre Vincent malgré plusieurs rotations n'arrivant pas à trouver la bonne formule (9-13, au premier quart).
L'opposition montpelliéraine était bien là. Un panier primé de Srkela donnait un avantage étonnant aux Méditerranéennes (13-19, 13e), avantage quasi conservé à la pause (25-29). Les Berruyères, avec une pâle réussite à deux points (31% seulement) revoyaient ressurgir le spectre de l'aller, où elles furent presque constamment menées.
Cela ne s'améliorait pas à la reprise (25-34, 21e). L'alerte était chaude pour Bourges qui revenait immédiatement (33-34, 23e). Un autre match débutait alors. Petrovic donnait enfin l'avantage à Bourges (40-39, 29e).
Le Prado retrouvait de la voix car à ce moment là les Berruyères retrouvaient leurs réflexes tant défensifs qu'offensifs. Les Montpelliéraines touchées physiquement et moralement cédaient dans le dernier quart, 52-45, dans un match marqué, comme à l'aller, par des défenses de fer.
2008 (AFP)
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BOURGES - MONTPELLIER : 52-45
Cette finale, inédite, restera dans les mémoires
AU HUITIÈME CIEL
Emmeline Ndongue a marqué dix points et contribué à la victoire du Bourges Basket.
Le match aller avait été accroché au possible, le retour l'aura été tout autant malgré un score plus confortable pour Bourges. Les Tango sont pour la huitième fois championnes de France. Voilà qui méritait bien de fêter cela en sabrant le champagne.
Mais que ce match retour fut âpre, comme on pouvait s'y attendre, et longtemps laborieux côté berruyer. Dans les toutes premières minutes, ce sont bien les Tango qui dominaient, offensivement comme défensivement. D'autant que Montpellier, qui faisait beaucoup tourner la balle, se compliquait un peu la vie. Alors, après cinq minutes de jeu et un très joli panier de Melain, Bourges menait 7-4. Tout allait donc bien pour les Tango. Sauf que ce panier allait sonner le début d'une longue disette. Sous l'impulsion notamment de Skrela et avec la grâce des arbitres qui faisaient pleuvoir les fautes sur les filles de Pierre Vincent, Montpellier leur infligea un 9-0. Ndongue réanima le compteur berruyer à 40 secondes de la fin du premier quart : ouf ! A la 10e, Bourges était donc mené 9-13. Un écart en faveur des Héraultaises qui allait osciller durant le quart suivant entre deux et cinq points. Les Tango étaient tout simplement dominées en cette première période. Les stats sont parfois froides de réalisme : 20 % à trois points (contre 33 à Montpellier), 33 % à deux points (42 %), 50 % aux lancers (63 %), 16 rebonds (23).
Menées 25-29 à la pause, Bourges n'attaquait pas vraiment mieux la seconde période. Bonnan plantait un deux points lointain et Dailey y allait de son tir primé face à une défense un peu lâche il est vrai de Snell sur ce coup-là. Montpellier menait donc de neuf points : 24-34 (21e). Et puis, et puis… Tout s'est inversé. Après deux minutes de feu tango, initiées par Kireta, poursuivies par Ndongue, relancées par Melain et conclues par Dumerc, Bourges recollait ou presque : 33-34, à la 24e !! Et quand Montpellier reprenait le large, Petrovic enchaînait cinq points. Mais Bourges restait toujours derrière : 38-39, à la 27e. La jeune Serbe poursuivait sur sa lancée pour permettre à Bourges de mener enfin à la 29e, 41-39, et à la fin de ce quart 43-39. L'électricité était à son comble dans les dernières minutes : avec un score serré (45-41, 33e), un arbitrage discutable de part et d'autre et un public chaud, évidemment. A 1'30 du terme, Valéry Demory demandait un temps-mort alors que son équipe était menée 51-45. Poussées dans la dernière minute par un Prado debout, Bourges parachevait, d'une passe à dix, une saison de domination sans partage sur le basket féminin français. A conclure, dimanche, en finale de la Coupe de France. •
Annaïck Mainguy - www.lanouvellerepublique.fr
la fiche
Quart-temps : 9-13 ; 16-16 (25-29) ; 18-10 ; 9-6.
Arbitres : MM. Greva et Castano.
Bourges : Petrovic, 16 ; Snell, 6 ; Melain, 4 ; Miyem, 4 ; Dumerc, 5 ; Kireta, 5 ; Ndongue, 10 ; Bujdoso, 2.
Montpellier : Manic, 4 ; Daley, 10 ; Basko, 8 ; Bonnan, 2 ; Skrela, 8 ; Dijon, 7 ; Bertal, 6.
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Bourges a sapé la résistance héraultaise
Longtemps Montpellier a contesté le succès berruyer. Mais les joueuses de Valéry Demory ont craqué physiquement sur la fin. Et Bourges, à force de courage, a empoché son huitième titre national.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Montpellier, sur ces deux rencontres, a parfaitement justifié son statut de finaliste. Les joueuses de Valéry Demory n’ont surtout pas à rougir de leur performance. Et si Bourges a finalement coiffé la couronne, ce fut au prix d’un combat de tous les instants. Et mercredi soir dans Hérault, et hier soir dans un Prado chaud comme une bouillotte, mais pas si rassuré que ça, pendant de longues minutes.
« On n’a pas à rougir. On a perdu, voilà tout » , lâcha le coach montpelliérain. Il y a cru, comme toutes ses joueuses, quand au retour des vestiaires Bourges se retrouva à neuf longueurs (25-34, 22e). Mais il aurait alors fallu que Montpellier parvienne à enfoncer le clou, pour pouvoir espérer une belle. « On avait bien vu, sur le début de match, que Bourges n’était pas forcément serein. On a bien cru, à un moment, qu’on allait rester en Berry jusqu’à mardi. Mais j’ai vu aussi que mes joueuses ont commencé à accuser la fatigue. Les jambes se sont faites moins vives, moins puissantes. On laisse forcément des plumes, dans un tel combat. Au terme d’une saison où on a tout le temps tourné à six ou sept joueuses. On a eu, en deux minutes, bien des pertes de balle, qu’on a payées au prix fort. Alors voilà, Bourges est champion, à la logique, il n’y a rien à dire. Mais on a su, sur cette finale, pousser les Berruyères dans leurs retranchements. »
C’était une finale, une vraie. Avec ce qu’il faut de dramatique, avec un arbitrage qui, sur ces deux actes, aurait montré le piètre niveau des sifflets français. Avec de la hargne, du combat, du physique.
« Montpellier est une très bonne équipe, et l’a montré sur cette finale » , tint d’ailleurs à souligner Pierre Vincent, le coach berruyer. Qui affirme n’avoir pas eu peur, même quand les siennes accusèrent un beau retard.
« Mon métier, ce n’est pas d’être inquiet, mais de trouver des solutions » , commenta celui qui, à la remise du trophée, reçut une superbe ovation, de la part du public tango. « J’ai trouvé que mes joueuses étaient très tendues, en début de rencontre. On a raté beaucoup de choses faciles, sous le cercle. On a fait preuve de trop de précipitation. Ce n’est pas toujours évident d’avoir le statut de favori, il va falloir qu’on apprenne à aborder ce sentiment... »
Comme le mercredi précédent, les Berruyères ont dû composer avec une adresse en berne. Ont su aussi trouver d’autres armes, pour tenir, rester dans la course. Et s’imposer au final.
Avec les tripes...
« En plus, on prend un coup au moral dès le retour du vestiaire » , rappela Pierre Vincent. « Mais on a pu ensuite voler des ballons, reprendre le contrôle du match. » Dans la foulée d’une sidérante Sonja Petrovic (voir ci-dessus).
« On a du talent partout, des individualités qui sont toutes importantes. » Il s’en est toujours trouvé une, cette saison, pour venir faire la différence.
Voilà Bourges avec son deuxième trophée en poche, après la médaille ramenée du Tournoi de la Fédération. « On avait été le chercher avec les tripes, et ce fut pareil pour ce titre national. Et ce sera pareil à Bercy » , promet Pierre Vincent.
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
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RÉACTIONS
Les Berruyères heureuses ont salué la perf de Montpellier
“ UNE TRÈS BELLE FINALE ”
Après les effusions de joie partagées par les Tango avec le public, puis la remise officielle du trophée de championnes de France, les héroïnes du Prado sont revenues sur ce succès, qui récompense logiquement leur fabuleux parcours en ligue féminine cette saison. « Je suis contente car mine de rien on était un peu un niveau en dessous de ce que l'on a pu produire de mieux cette saison. Coup de chapeau à Montpellier, qui a réalisé une très belle finale. Mais ce qui compte, c'est toujours de gagner à la fin ! savourait Céline Dumerc . Je suis également heureuse de gagner avec cette équipe, avec laquelle c'est très agréable de travailler. Tout le club se trouve récompensé par ce titre. On a été au bout du championnat, on va fêter ça, mais il faudra se remobiliser pour la finale de la coupe, dimanche à Bercy » .
L'expérimentée Cathy Melain , qui a ajouté un 8e titre personnel à son impressionnant palmarès, appréciait ce nouveau trophée avec moins de démonstration, mais une joie intérieure toute aussi importante. « Quand on prend de l'âge, on ne vit pas les choses de la même manière. Ce n'est pas que je ne suis pas contente, mais je le vis différemment. On a eu peur par rapport à notre manque de réussite, mais on n'a pas pêché au niveau de la sérénité. On a su garder le fil conducteur de ce qu'on voulait faire… »
Pour la jeune Serbe, Sonja Petrovic , élue meilleure joueuse de la finale retour, après ses dix points consécutifs dans le 3e quart-temps, ce succès avait en revanche une saveur toute particulière. « Je suis très émue et très contente ! Nous avons montré durant la saison que nous étions la meilleure équipe du championnat, mais il fallait conclure. On a maintenant deux médailles, mais il en faut encore une ! »
Du côté des entraîneurs, Pierre Vincent retenait avant tout le résultat final, même si son équipe n'a pas livré une prestation de haute volée offensive. « Les filles étaient très tendues et en début de match, elles ont joué trop vite, avec trop de précipitation, en manquant beaucoup de tirs dessous. On a donc des progrès à faire dans la gestion du statut de favori. Mais on a aussi gagné de nombreux ballons en défense, et à un moment donné, on a repris le contrôle du match, avec Junior (Petrovic), comme déclencheur. On a gagné avec une équipe complémentaire… »
Son homologue héraultais, Valéry Demory , beau joueur, soulignait que « Bourges faisait un bon vainqueur, à la loyale. De notre côté, on n'a pas à rougir, on a fait également un bon et beau finaliste et on les a poussés dans leurs derniers retranchements… »
C’est fait, le Bourges Basket est champion de France pour la huitième fois. Les joueuses peuvent savourer ce titre amplement mérité.
Jean-Marc Duret - www.lanouvellerepublique.fr
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PRADO COMBLE
Ambiance électrique dans les gradins Show, froid et chaud
Difficile de mettre un supporter tango supplémentaire dans l’arène du Prado, surchauffée hier soir, pour cette finale.
Dès le milieu de l'après-midi, on avait vu, en ville des supporters défiler, arborant fièrement les maillots tango. Une heure et demie avant le coup d'envoi, une impressionnante file d'attente s'était formée devant les guichets. Autant dire qu'au coup d'envoi, le Prado était bien sûr plein jusqu'au toit. Comme aux plus beaux jours. Mais des grandes soirées, il y en a tellement eu depuis que le Bourges Basket évolue parmi le gratin du basket français et européen. Rien de surprenant à vrai dire, même si la présence inattendue de Montpellier avait apporté, un brin de fraîcheur à cette finale, trop longtemps confinée dans les matchs entre Bourges et Valenciennes. Sauf que les supporters héraultais étaient moins nombreux que naguère, les Cht'is. Avec toutefois, une banderole sympathique « les filles on vous aime ». Une appréciation largement partagée, à travers l'Hexagone.
Il faut noter, encore, le geste sympathique du représentant des supporters valenciennois qui a offert à Bourges, la dernière écharpe de feu l'USVO. Elle restera le témoin de tant de luttes passionnées et passionnantes. Ce n'était donc pas tout à fait une soirée comme les autres, avec une Pitchounette et un Pitchoun et même la présence, sur le banc, d'un douzième homme inattendu, Thomas Vincent, le fils de l'entraîneur.
Dans une ambiance surchauffée, par l'enjeu mais aussi le mercure, les deux équipes pouvaient aborder cette finale, avec des motivations très différentes. Une heure et demie plus tard, les supporters berruyers pouvaient exulter, après une longue attente. Comme à l'aller, les Montpelliéraines ont en effet offert une magnifique résistance. Qu'il était beau ce huitième titre !
Jacky Bavouset - www.lanouvellerepublique.fr
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Un huitième titre chaudement acquis
Longtemps mené, Bourges a su se révolter dans le sillage de Petrovic pour décrocher son huitième titre de champion de France en treize ans.
Le coup était passé près pour Sandra Dijon et son équipe, mercredi dans l’Hérault (56-58 après prolongation) et forcément, cela leur avait donné des idées. Des idées pour contraindre l’ogre berruyer à une belle par exemple. En donnant tout ce qu’elles avaient dans le ventre. En mettant un impact physique maximum dans toutes leurs actions, sachant que les Berruyères sont rarement à l’aise face à un adversaire jouant dur, pour ne pas dire à la limite. Surtout si, comme mercredi dernier, les arbitres sont trop permissifs.
Il ne fallait donc pas s’étonner de voir les Montpelliéraines lâcher les chevaux d’entrée. Mais en ce début de match, Bourges avait quand même à coeur de montrer qui est le patron : 5-2 (2e) grâce à Miyem, servie à la perfection par Belinda Snell. Mais sous la pression héraultaise, la machine berruyère ne tardait pas à perdre ses marques en attaque. Certes, le BLMA avait tiré le rideau de fer en défense à l’image de Daley, véritable sangsue sur Snell, rendant tous les shoots berruyers difficiles; il n’empêche! Le Bourges Basket allait payer un lourd tribut à une incroyable maladresse, bouclant le premier quart-temps avec un pitoyable 4 sur 17 aux tirs.
Et pourtant, les Tango ne manquaient pas de munitions, réussissant notamment quelques belles interceptions en coupant les lignes de passes adverses. À l’opposé, le BLMA jouait plutôt juste en attaque et même sans avoir une adresse exceptionnelle, l’équipe de Demory passait devant sur un ballon volé par Manic: 7-8 (6e).
Bourges mené pendant 23 minutes...
La tête, les Héraultaises allaient la conserver jusqu’à la... 29e minute. Ce qui a semblé bien long au bouillant public du Prado. Pendant tout ce temps, on a vu une équipe berruyère bien fébrile dans ses options offensives et surtout terriblement handicapée par les fautes (11 contre 4 à la 19e). « On a des défenses d’Euroligue mais des arbitres français » résuma ainsi notre confrère Pascal Legendre (Maxi basket)... Et c’est vrai que les Berruyères avaient du mal à contenir des Héraultaises puissantes et agressives, bien peu sanctionnées. Néanmoins, Pierre Vincent, avec un calme incroyable, prenait le temps de recadrer ses joueuses, de les remettre en confiance pour leur permettre de rester dans le match. De 9-13 à la fin du premier quart-temps, les Tango étaient toujours à moins quatre au repos (25-29) grâce à un panier inscrit sur le rebond offensif par Junior Petrovic. Petrovic qui allait d’ailleurs être l’élément moteur de la révolte berruyère en deuxième mi-temps.
Junior sonne la révolte
Et pourtant, Montpellier crut bien avoir fait le plus dur lorsque, sur un shoot primé de Daley, il fit un break de neuf points (25-34 (22e). Les Tango, vexées, retournèrent alors au combat. Avec un coeur admirable. S’appuyant sur son collectif et une défense exceptionnelle d’intelligence et d’efficacité, Bourges ne laissa plus rien passer ou presque. Un premier 8-0 (33-34) signé Kireta, Ndongue et Dumerc sembla assommer les Montpelliéraines (23e). C’est alors que Pierre Vincent sortit son arme secrète : Sonja Petrovic.
Effacée dans l’Hérault, celle qui fut élue joueuse espoir FIBA de l’année, enchaîna alors les prouesses, marquant 12 points à la file. C’est elle qui ramena Bourges en tête à la 29e: 40-39. C’est encore elle qui repoussa Montpellier à six points: 45-39 (32e). Derrière cette Pétro royale, la défense fit le reste, interdisant l’accès au cercle à des Montpelliéraines qui n’avaient plus les jambes du début de match.
Le BLMA dut ainsi se contenter de seize points en deuxième mi-temps, six seulement dans le dernier quart-temps. Une misère...
Un lay-up de Daley (49-45, 38e) ne faisait même pas douter une équipe tango à nouveau sûre d’elle. Un jump shoot de Petrovic (encore elle) et un lancer de Dumerc scellaient la victoire berruyère: 52-45. Une victoire chaudement acquise car Montpellier a été valeureux rival. Mais Bourges, en quête maintenant d’un triplé Tournoi de la Fédération, championnat, coupe de France (finale dimanche prochain à Bercy), reste le « boss » !
Christian Ragot - www.leberry.fr
LA FICHE
Bourges (Palais des Sports du Prado). Bourges Basket bat Basket Lattes Montpellier agglo: (52-45) (9-13, 16-16, 18-10, 9-6). Arbitres: MM. Arian Greva et Anibal Castano. 3.100 spectateurs
Bourges Basket. 20 tirs réussis sur 55 tentés dont 2 sur 8 à trois points. 10 sur 16 aux lancers. 35 rebonds (7 de Petrovic), 4 contres, 14 interceptions (4 de Melain), 13 passes décisives (5 de Melain), 16 fautes, 17 balles perdues.
Marqueuses et temps de jeu. Sonja Petrovic 16 (22’22), Belinda Snell 6 (31’37), Cathy Melain 4 (26’01), Endy Miyem 4 (27’42), Céline Dumerc 5 (30’19), Carine Paul 0 (0), Sonja Kireta 5 (20’51), Flo Lepron 0 (9’41), Emmeline Ndongue 10 (25’04), Nora Bujdoso 2 (6’23). Meilleure note évaluation: Sonja Petrovic, 19.
Basket Lattes Montpellier Agglomération. 17 tirs réussis sur 50 tentés dont 4 sur 19 à trois points. 7 sur 11 aux lancers. 32 rebonds (7 de Bertal), 1 contre, 8 interceptions, 8 passes décisives, 17 fautes, 20 balles perdues.
Marqueuses et balles perdues. Marylène Guerra 0 (27’’) , Katarina Manic 4 (32’52) , Grace Daley 10 (29’44) , Gunta Basko 8 (32’42) , Aurélie Bonnan 2 (30’44), Charline Servage 0 (7’08 ), Gaëlle Skrela 8 (18’55) , Sandra Dijon 7 (27’55), Élodie Bertal 6 (19’06) , Manon Vierne 0 (27’’) . Meilleure note évaluation: Élodie Bertal, 8.
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Sacrées au terme d'un intense combat !
Bourges a coiffé sa huitième couronne nationale, mais il a fallu la chercher aux tripes. Car Montpellier a fait un très beau, très vaillant, finaliste.
Cris de joie, rires, complicité, découpage de filets, médailles, trophée et tout le toutim. Le Prado n’a pas boudé son plaisir, samedi soir, et tout le Bourges Basket non plus. Enfin il était là, ce huitième titre ! En deux manches sèches, certes, mais au terme de deux combats où il a fallu laisser bien des litres de sueur (parfois froide) sur les parquets !
Oui, Bourges, dominateur de bout en bout cette saison, fait un superbe champion. Mais Montpellier a fait un très brillant, très résistant, finaliste. Dans les deux camps, on n’eut de cesse de rendre hommage... à l’autre.
Et de sept pour Cathy
« Bourges mérite pleinement son titre, et je suis très heureuse d’être vice-championne » , expliqua Aurélie Bonnan, la combative Héraultaise. « Bourges est champion à la logique » , ajouta son coach, Valéry Demory .
Côté tango, on n’oublia pas de reconnaître la valeur d’un adversaire qui donne tout son relief au succès. « Montpellier est une très belle équipe et l’a montré sur cette finale » , estima Pierre Vincent . « C’est certain, Montpellier avait les arguments pour nous battre » , lâcha Cathy Melain , une fois son septième titre personnel en poche.
Un de plus dans une fabuleuse collection. « Quand on prend de l’âge, on ne voit plus les choses de la même manière. Je le vis... différemment. » Mais encore ? « Plus intérieurement. » Quand on connaît le caractère réservé de la Rennaise...
Elle savoura pleinement ce triomphe, au terme d’une lutte de tous les instants, Cathy. « Je ne pense pas qu’on était crispées en début de rencontre. Seulement, on n’avait pas de réussite, comme lors du match aller, d’ailleurs. Oui, on a eu un peu peur ; il y a eu une certaine trouille de le laisser partir, ce match. Mais on a su garder notre sérénité, conserver le fil directeur de notre jeu. »
Montpellier, qui avait tant donné, à l’aller comme sur les vingt-six premières minutes de cet ultime acte, commença alors à piocher, physiquement. « On a eu du coeur, de l’enthousiasme, mais on a manqué de jus » , regretta Aurélie Bonnan . « C’est rageant, on regarde Bourges les yeux dans les yeux, sur les deux rencontres. D’entrée de 3e quart, on mène de neuf points (25-34, 22e), mais on ne parvient pas à tuer le match. Alors, bien sûr, il y a de la déception. Mais surtout de la fierté, parce qu’on a offert une belle finale. Ça change quand même des Bourges - Valenciennes. Un peu de renouveau, ça ne fait pas de mal... »
La fierté du finaliste malheureux, c’est aussi ce que voulait retenir Sandra Dijon , l’ancienne Berruyère. « Je ne regrette rien. On a fait une super saison, on sort Valenciennes en demie, on s’incline devant Bourges. Que demandez de plus ? » Rien. La logique a été respectée. Chapeau, les Tango.
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
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Les Tango reines de France
Leur couronnement était annoncé, après leur impressionnant parcours en phase régulière : les Berruyères ont décroché, samedi, le 8e titre de champion de France du club tango, après leur succès, en finale retour, face à de valeureuses Montpelliéraines.
Les Montpelliéraines n’ont rien pu faire face à une équipe de Bourges qui a fait preuve d’une solidité défensive exemplaire pour décrocher leur huitième titre de champion de France.
Bourges : 52 Montpellier : 45
«On a été un niveau en dessous de ce que l'on peut produire de mieux de saison, mais ce qui compte c'est gagner et on l'a fait ! Coup de chapeau tout de même à cette équipe de Montpellier, qui nous a posé de grosses difficultés et a prouvé qu'elle méritait sa place en finale… » Céline Dumerc, la capitaine du Bourges Basket, ne boudait donc pas son plaisir, samedi soir, au Prado, à l'issue d'une finale retour, toute aussi indécise et disputée que le match aller, remporté mercredi après prolongation par les Tango (56-58 ).
Toujours aussi maladroites face au cercle (30 % de réussite sur les deux rencontres), en raison de la qualité défensive des Héraultaises, mais également d'une tension inhabituelle liée au statut de grandes favorites, « qui n'est simple à gérer » dixit Pierre Vincent, l'entraîneur berruyer, les partenaires de Cathy Melain (qui a décroché son 7e titre personnel !) ont en revanche su faire preuve d'une solidité défensive exemplaire et d'une précieuse complémentarité pour forcer la décision dans le final.
Douze points consécutifs de Petrovic
Mercredi dernier, Florence Lepron, Cathy Melain et Céline Dumerc avaient ainsi été déterminantes en prolongation ; samedi soir, ce fut au tour de la jeune Serbe Sonja Petrovic (19 ans, 16 points) de sonner la révolte, alors que les surprenantes Montpelliéraines de Valéry Demory crurent sans doute pouvoir pousser les Tango à une belle, après un tir primé de Daley portant leur avance à neuf unités (25-34, 22e). Les douze points consécutifs de Petrovic renversèrent ainsi la tendance (45-41, 33e), libérant également des Tango encore plus incisives, tandis que les Héraultaises, à bout de souffle après une formidable débauche d'énergie, lâchaient peu à peu prise. « Une équipe complémentaire, c'est ça , insiste Pierre Vincent. Toutes les joueuses sont importantes à un moment donné… » Face à un adversaire valeureux, le champion sortant, Bourges a donc dû s'employer pour s'adjuger ce 8e titre national (*), son deuxième trophée de la saison après le tournoi de la Fédération. Mais l'appétit des Berruyères n'est pas encore rassasié. « On a été au bout en championnat, on va fêter ça, mais on va aussi vite se remobiliser pour Bercy dimanche ! » assure ainsi Céline Dumerc, qui n'a pas du tout l'intention de laisser la coupe de France à Villeneuve-d'Ascq. Les Tango, championnes à plus d'un titre ? Cette saison, c'est certain !
Quart-temps : 9-13 ; 16-16 (25-29) ; 18-10 ; 9-6. Arbitres : MM. Greva et Castano. Spectateurs : 3.000. Bourges : Petrovic, 16 ; Snell, 6 ; Melain, 4 ; Miyem, 4 ; Dumerc, 5 ; Kireta, 5 ; Ndongue, 10 ; Bujdoso, 2. Montpellier : Manic, 4 ; Daley, 10 ; Basko, 8 ; Bonnan, 2 ; Skrela, 8 ; Dijon, 7 ; Bertal, 6.
* Les titres du Bourges Basket : 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2006 et 2008.
Jean-Marc DURET - www.lanouvellerepublique.fr
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Bravo les Tango, chapeau l'Hérault
Les scènes de liesse se sont multipliées, samedi soir au Prado. Après une seconde bataille homérique, remportée à l'arraché face à Montpellier, les Berruyères ont fêté le 8e titre de l'histoire du club, qui couronne un superbe parcours en championnat.
Neuf ans que le public du Prado n'avait plus connu l'ivresse des grands titres, fêtés à domicile ! En 2006, Pierre Vincent, Céline Dumerc et Cathy Melain avaient certes mis fin à la série de cinq succès consécutifs de Valenciennes en dominant les Nordistes, mais elles avaient décroché le titre à l'extérieur, sur le parquet du Hainaut. Il faut donc remonter à la saison 1998/1999, et à une belle face à l'USVO, pour retrouver de telles scènes de liesse et de bonheur partagé dans le palais des sports du Prado. A l'issue de la finale retour, remportée une nouvelle fois « avec les tripes » selon l'expression de Pierre Vincent, face à des Montpelliéraines formidables elles aussi de courage et d'envie, les coéquipières de Céline Dumerc ont donc pu laisser éclater leur joie légitime.
Le champagne a dès lors coulé à flot sur le parquet du Prado, Cathy Melain imitée par Flo Lepron eurent encore des ressources pour tenter des glissades à plat ventre sur le parquet, Endy Miyem a découpé le filet d'un des paniers avec un plaisir certain, et toute l'équipe berruyère a entonné quelques refrains, en totale harmonie avec un public aux anges.
Juste à côté, les visages des Montpelliéraines étaient bien entendu plus fermés, mais les filles de Valéry Demory pouvaient cependant garder la tête bien haut. Car aussi bien mercredi dans l'Hérault, lors de la finale aller perdue sur le fil après prolongation (56-58 ), que lors de ce match retour, samedi, les partenaires de Sandra Dijon ont offert une magnifique résistance aux Tango, ne lâchant prise que dans les toutes dernières minutes d'une rencontre très engagée et très accrochée.
Le fabuleux numéro de Sonja Petrovic
Cette finale retour justement ? Une copie quasi conforme du premier acte, avec des Berruyères maladroites comme rarement cette saison en attaque, faisant dire à Pierre Vincent « que les filles étaient très tendues, et qu'être favori, ce n'est pas facile et de toute évidence, on a des progrès à faire dans la gestion de ce statut… » Voilà pour le seul bémol de cette mémorable soirée. Car face à la vaillance des Héraultaises, sublimées en défense, faisant la course en tête de la 6e (7-8) à la 29e minute (38-39), et qui comptèrent même neuf longueurs d'avance sur un tir primé de Daley à la reprise (25-34, 22e), les Tango ont su opposer toute leur détermination, sans s'affoler. S'appuyant sur une rigueur défensive à toute épreuve, un effectif plus complet et donc plus frais dans le final, et surtout une Sonja Petrovic irrésistible entre la 27e et la 33e, avec 12 points consécutifs faisant basculer le score en faveur des locales (33-39 puis 45-41 !), Bourges a en effet réussi, non sans mal, à faire plier une équipe de Montpellier à bout de souffle, à l'image de Manic, après une telle débauche d'énergie. Au cours de cette finale inédite, intense et indécise, les filles de Pierre Vincent auront donc démontré qu'elles avaient non seulement du talent, mais une force de caractère et un état d'esprit solidaire, indispensables dans les grands rendez-vous. Pas de doute, cette saison, les Tango sont championnes… à plus d'un titre ! Ça tombe bien, il en reste à décrocher, dimanche, dans le prestigieux écrin du palais omnisports de Bercy, en finale de la coupe de France, face à Villeneuve-d'Ascq…
Jean-Marc DURET - www.lanouvellerepublique.fr
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Céline Dumerc : «Contente d'avoir été au bout ! »
Céline Dumerc (meneuse de Bourges) :
« Ce fut une belle finale, avec deux matchs très serrés. Coup de chapeau à l'équipe de Montpellier qui a prouvé qu'elle méritait d'être là. On a été en dessous de ce que l'on peut produire de mieux, mais ce qui compte c'est de gagner. Et je suis heureuse de l'avoir fait avec cette équipe, avec qui c'est très agréable de vivre et travailler. On a été au bout, on va fêter ça, puis vite se remobiliser pour Bercy. »
Cathy Melain (arrière de Bourges) :
« On n'a pas été en réussite, mais en revanche, on n'a pas pêché au niveau de la sérénité, en gardant le fil conducteur de ce que l'on voulait faire. Montpellier avait des arguments pour nous battre. Je suis contente de ce nouveau titre, mais je le vis différemment, intérieurement. Quand on prend de l'âge, on ne voit pas les choses de la même façon… »
Sonja Petrovic (ailière de Bourges) :
« Je suis très émue et très heureuse, car ce titre conclut notre saison, où l'on a montré qu'on était la meilleure équipe du championnat. On a deux médailles, mais il reste une à décrocher. Ma performance dans le 3e quart-temps ? Cela faisait longtemps que mon père n'avait pas ramené de fleurs à la maison, alors il va pouvoir le faire avec le bouquet de la meilleure joueuse du match (rires !) »
Sonja Kireta (intérieure de Bourges) :
« Ce fut deux matchs terribles mais ce qui est important dans une finale, c'est de gagner ! C'est une grande joie d'avoir deux titres et peut-être trois avec la coupe. C'est une saison savoureuse ! »
Belinda Snell (ailière de Bourges) :
« C'est un sentiment très fort, je suis très excitée. L'ovation du Prado en fin de match a été très agréable, les supporters sont fantastiques. J'ai vécu une grande expérience ici cette année. »
Flo Lepron (arrière de Bourges) :
« Ce n'est ni un soulagement, ni une délivrance. C'est surtout un objectif atteint, avec une équipe agréable. Beaucoup de gens avaient annoncé notre victoire, peut-être nous aussi un peu : on a assuré, même si on n'a pas fait un grand match en attaque. »
Endy Miyem(intérieure de Bourges) :
« C'est du pur bonheur ! C'est génial de fêter la victoire ici avec les supporters, à qui on dédicace le titre. Dans ces conditions, on savoure encore plus. »
Pierre Vincent (entraîneur de Bourges) :
« Ce n'est pas simple d'être favoris et les filles ont été tendues en début de match. Elles ont raté beaucoup de tirs, et joué trop vite. Mais Montpellier est une bonne équipe et elle l'a montré en finale. On n'a pas été efficace en attaque, mais on a volé des ballons en défense. A un moment donné, on a repris le contrôle du match, avec Junior (Petrovic), brillante en seconde mi-temps, qui déclenche quelque chose. Encore une fois, on gagne avec une équipe complémentaire, avec des talents partout. Une équipe, c'est ça, toutes les joueuses sont importantes, même les jeunes ! »
Valéry Demory (entraîneur de Montpellier) :
« On a prouvé qu'on n'était pas là par hasard. On sait d'où on vient avec notre saison compliquée par les blessures, et on fait un bon et un beau finaliste. Bourges est champion, à la loyale, à la logique, même si on les a poussées dans leurs derniers retranchements. A plus 9, j'y ai cru mais j'ai vu aussi les jambes de mes joueuses ralentir. Elles ont connu une grosse fatigue dans le final, car on n'a pas les rotations suffisantes pour lutter face à Bourges. Maintenant, on va essayer de faire un recrutement judicieux pour la saison prochaine, afin de pérenniser Montpellier dans les quatre premiers, en se servant du vécu de cette année. »
Sandra Dijon (pivot de Montpellier) :
« On fait deux bons matchs face à une très bonne équipe de Bourges et on n'a pas de regrets à avoir, car on laisse beaucoup d'énergie. On termine vice-championnes après avoir sorti Valenciennes, et on a vraiment tout donné. On sort par la grande porte et c'est très valorisant. »
Aurélie Bonnan (intérieure de Montpellier) :
« Il y a de la fierté mais aussi de la déception. C'est rageant car lors des deux matchs, on regarde Bourges les yeux dans les yeux, mais on n'arrive pas à enfoncer le clou lorsque l'on prend un peu d'avance. On a mis beaucoup de cœur, et à la fin on manque de jus pour tenir. Il faut féliciter l'équipe de Bourges, qui a fait une grande saison et mérite ce titre. »
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Résultat de la rencontre du 10/05/2008
CERCLE JEAN MACE BOURGES B - BASKET LATTES MAURIN MONTPELLIER : 52 - 45
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Lattes-Montpellier héroïque...
BOURGES 52 ; LAT-MONTPELLIER 45
Palais des sports du Prado.
Arbitres : MM Greva et Castano.
Spectateurs : environ 3 000.
Quart-temps : 9-13 16-16 18-10 9-6.
BOURGES BASKET : 20 paniers sur 55 dont 2/8 à 3 points, 10 LF/16, 13 passes décisives (Melain 5), 35 rebonds (Petrovic 7), 17 balles perdues, 16 fautes.
Snell (6), Melain (4), Miyem (4), Dumerc (5), Kireta (5) puis Petrovic (16), Ndongue (10), Lepron, Bujdoso (2), ent : Pierre Vincent.
B. LATTES-MONTPELLIER AGGLO : 17 paniers sur 50 dont 4/19 à 3 points, 7 LF/11, 8 passes décisives (Basko 3), 32 rebonds (Bertal 7), 20 balles perdues, 17 fautes.
Manic (4), Daley (10), Basko (8 ), Bonnan (2), Dijon (7) puis Skrela (8 ), Bertal (6), Servage, Vierne, Guerra, ent : Valéry Demory.
Il restait à peine 28 secondes à jouer et Valéry Demory a lancé sur le parquet Manon Vierne et Marylène Guerra. La victoire avait choisi son camp - celui de Bourges comme si souvent depuis tant d'années - mais les deux gamines méritaient bien de goûter un peu à l'instant, historique.
Au moment de la remise des médailles d'argent par Marie-Noëlle Servage, les larmes avaient déjà envahi les visages de la plupart des Héraultaises. Elles furent de plus en plus intenses à l'image de la déception légitime des visiteuses qui auront passé plus de la moitié de la rencontre aux commandes... avant de céder physiquement.
A la pause, Lattes-Montpellier avait ainsi regagné les vestiaires avec un bonus de 4 points (29-25), bien difficile à suivre compte-tenu des problèmes techniques à la table de marque ! Un avantage des plus mérités par des Héraultaises aussi énorme en défense qu'à l'aller (25 points de concédés seulement) mais en avance sur son hôte à l'autre bout du parquet (10/25 contre 11/35 aux tirs) avec Daley à l'extérieur et Skrela en pénétration, à 3 points aussi. L'inquiétude se lisait sur les visages berruyers, tant sur le terrain que sur le banc.
Pourtant, l'entame avait fait craindre le pire (2-5, 4-7) comme à Lattes trois jours plus tôt avant que le BLMA, surmotivé, ne passe un 9-0 et prenne les devants pour la première fois (8-7 et bientôt 13-7, 10e). Cet avantage, les visiteuses allaient le faire encore fructifier. Les cinq points de rang signés Bonnan - Daley propulsaient le BLMA à 34-25 (22e). Mais, la faute à un temps faible, l'avance fondait comme neige au soleil et Bourges recollait à 33-34 avec Petrovic dans le rôle de la tueuse de sang-froid. Le corps arbitral y mettait du sien (7 fautes à 1 dans le 3e quart) et à l'orée du dernier quart, ce sont bien les Berruyères qui avaient repris les commandes (40-39). Aïe.
La Serbe était proprement inarrêtable, elle inscrivait ainsi 12 points de rang... tandis que le BLMA accumulait les échecs aux tirs et les pertes de balle. Fatiguées par cet éternel manque de rotations, moins lucides, les filles de Valéry Demory, courageuses, héroïques même, jetaient leurs dernières forces dans la bataille. 45-41, 47-41, 47-43...
Le tableau d'affichage restait favorable aux "tango" et les nerfs étaient soumis à très rude épreuve. Les Latto-Montpelliéraines ne voulaient pas mourir. Mais à 49-45, le BLMA allait lâcher prise. Définitivement cette fois. Bourges était champion et le Basket Lattes-Montpellier Agglomération quelque part le vainqueur moral de cette finale dont il s'était montré digne l'espace des deux fois quarante minutes, face à la 4e équipe d'Europe. Chapeau.
De Bourges, Pierre DUPERRON - www.midilibre.com
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Bourges devient champion de France face à Montpellier
(AFP - Alain Jocard) Bourges s'est emparé samedi soir d'un huitième titre de champion de France en s'imposant devant Montpellier dans la seconde manche 52 à 45, après l'avoir emporté à l'aller 58 à 56.
Belinda Snell très malheureuse à l'aller avait donné le ton pour Bourges. Mais les Berruyères allaient connaître un premier quart difficile, Pierre Vincent malgré plusieurs rotations n'arrivant pas à trouver la bonne formule (9-13, au premier quart).
L'opposition montpelliéraine était bien là. Un panier primé de Srkela donnait un avantage étonnant aux Méditerranéennes (13-19, 13e), avantage quasi conservé à la pause (25-29). Les Berruyères, avec une pâle réussite à deux points (31% seulement) revoyaient ressurgir le spectre de l'aller, où elles furent presque constamment menées.
Cela ne s'améliorait pas à la reprise (25-34, 21e). L'alerte était chaude pour Bourges qui revenait immédiatement (33-34, 23e). Un autre match débutait alors. Petrovic donnait enfin l'avantage à Bourges (40-39, 29e).
Le Prado retrouvait de la voix car à ce moment là les Berruyères retrouvaient leurs réflexes tant défensifs qu'offensifs. Les Montpelliéraines touchées physiquement et moralement cédaient dans le dernier quart, 52-45, dans un match marqué, comme à l'aller, par des défenses de fer.
2008 (AFP)
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BOURGES - MONTPELLIER : 52-45
Cette finale, inédite, restera dans les mémoires
AU HUITIÈME CIEL
Emmeline Ndongue a marqué dix points et contribué à la victoire du Bourges Basket.
Le match aller avait été accroché au possible, le retour l'aura été tout autant malgré un score plus confortable pour Bourges. Les Tango sont pour la huitième fois championnes de France. Voilà qui méritait bien de fêter cela en sabrant le champagne.
Mais que ce match retour fut âpre, comme on pouvait s'y attendre, et longtemps laborieux côté berruyer. Dans les toutes premières minutes, ce sont bien les Tango qui dominaient, offensivement comme défensivement. D'autant que Montpellier, qui faisait beaucoup tourner la balle, se compliquait un peu la vie. Alors, après cinq minutes de jeu et un très joli panier de Melain, Bourges menait 7-4. Tout allait donc bien pour les Tango. Sauf que ce panier allait sonner le début d'une longue disette. Sous l'impulsion notamment de Skrela et avec la grâce des arbitres qui faisaient pleuvoir les fautes sur les filles de Pierre Vincent, Montpellier leur infligea un 9-0. Ndongue réanima le compteur berruyer à 40 secondes de la fin du premier quart : ouf ! A la 10e, Bourges était donc mené 9-13. Un écart en faveur des Héraultaises qui allait osciller durant le quart suivant entre deux et cinq points. Les Tango étaient tout simplement dominées en cette première période. Les stats sont parfois froides de réalisme : 20 % à trois points (contre 33 à Montpellier), 33 % à deux points (42 %), 50 % aux lancers (63 %), 16 rebonds (23).
Menées 25-29 à la pause, Bourges n'attaquait pas vraiment mieux la seconde période. Bonnan plantait un deux points lointain et Dailey y allait de son tir primé face à une défense un peu lâche il est vrai de Snell sur ce coup-là. Montpellier menait donc de neuf points : 24-34 (21e). Et puis, et puis… Tout s'est inversé. Après deux minutes de feu tango, initiées par Kireta, poursuivies par Ndongue, relancées par Melain et conclues par Dumerc, Bourges recollait ou presque : 33-34, à la 24e !! Et quand Montpellier reprenait le large, Petrovic enchaînait cinq points. Mais Bourges restait toujours derrière : 38-39, à la 27e. La jeune Serbe poursuivait sur sa lancée pour permettre à Bourges de mener enfin à la 29e, 41-39, et à la fin de ce quart 43-39. L'électricité était à son comble dans les dernières minutes : avec un score serré (45-41, 33e), un arbitrage discutable de part et d'autre et un public chaud, évidemment. A 1'30 du terme, Valéry Demory demandait un temps-mort alors que son équipe était menée 51-45. Poussées dans la dernière minute par un Prado debout, Bourges parachevait, d'une passe à dix, une saison de domination sans partage sur le basket féminin français. A conclure, dimanche, en finale de la Coupe de France. •
Annaïck Mainguy - www.lanouvellerepublique.fr
la fiche
Quart-temps : 9-13 ; 16-16 (25-29) ; 18-10 ; 9-6.
Arbitres : MM. Greva et Castano.
Bourges : Petrovic, 16 ; Snell, 6 ; Melain, 4 ; Miyem, 4 ; Dumerc, 5 ; Kireta, 5 ; Ndongue, 10 ; Bujdoso, 2.
Montpellier : Manic, 4 ; Daley, 10 ; Basko, 8 ; Bonnan, 2 ; Skrela, 8 ; Dijon, 7 ; Bertal, 6.
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Bourges a sapé la résistance héraultaise
Longtemps Montpellier a contesté le succès berruyer. Mais les joueuses de Valéry Demory ont craqué physiquement sur la fin. Et Bourges, à force de courage, a empoché son huitième titre national.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Montpellier, sur ces deux rencontres, a parfaitement justifié son statut de finaliste. Les joueuses de Valéry Demory n’ont surtout pas à rougir de leur performance. Et si Bourges a finalement coiffé la couronne, ce fut au prix d’un combat de tous les instants. Et mercredi soir dans Hérault, et hier soir dans un Prado chaud comme une bouillotte, mais pas si rassuré que ça, pendant de longues minutes.
« On n’a pas à rougir. On a perdu, voilà tout » , lâcha le coach montpelliérain. Il y a cru, comme toutes ses joueuses, quand au retour des vestiaires Bourges se retrouva à neuf longueurs (25-34, 22e). Mais il aurait alors fallu que Montpellier parvienne à enfoncer le clou, pour pouvoir espérer une belle. « On avait bien vu, sur le début de match, que Bourges n’était pas forcément serein. On a bien cru, à un moment, qu’on allait rester en Berry jusqu’à mardi. Mais j’ai vu aussi que mes joueuses ont commencé à accuser la fatigue. Les jambes se sont faites moins vives, moins puissantes. On laisse forcément des plumes, dans un tel combat. Au terme d’une saison où on a tout le temps tourné à six ou sept joueuses. On a eu, en deux minutes, bien des pertes de balle, qu’on a payées au prix fort. Alors voilà, Bourges est champion, à la logique, il n’y a rien à dire. Mais on a su, sur cette finale, pousser les Berruyères dans leurs retranchements. »
C’était une finale, une vraie. Avec ce qu’il faut de dramatique, avec un arbitrage qui, sur ces deux actes, aurait montré le piètre niveau des sifflets français. Avec de la hargne, du combat, du physique.
« Montpellier est une très bonne équipe, et l’a montré sur cette finale » , tint d’ailleurs à souligner Pierre Vincent, le coach berruyer. Qui affirme n’avoir pas eu peur, même quand les siennes accusèrent un beau retard.
« Mon métier, ce n’est pas d’être inquiet, mais de trouver des solutions » , commenta celui qui, à la remise du trophée, reçut une superbe ovation, de la part du public tango. « J’ai trouvé que mes joueuses étaient très tendues, en début de rencontre. On a raté beaucoup de choses faciles, sous le cercle. On a fait preuve de trop de précipitation. Ce n’est pas toujours évident d’avoir le statut de favori, il va falloir qu’on apprenne à aborder ce sentiment... »
Comme le mercredi précédent, les Berruyères ont dû composer avec une adresse en berne. Ont su aussi trouver d’autres armes, pour tenir, rester dans la course. Et s’imposer au final.
Avec les tripes...
« En plus, on prend un coup au moral dès le retour du vestiaire » , rappela Pierre Vincent. « Mais on a pu ensuite voler des ballons, reprendre le contrôle du match. » Dans la foulée d’une sidérante Sonja Petrovic (voir ci-dessus).
« On a du talent partout, des individualités qui sont toutes importantes. » Il s’en est toujours trouvé une, cette saison, pour venir faire la différence.
Voilà Bourges avec son deuxième trophée en poche, après la médaille ramenée du Tournoi de la Fédération. « On avait été le chercher avec les tripes, et ce fut pareil pour ce titre national. Et ce sera pareil à Bercy » , promet Pierre Vincent.
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
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RÉACTIONS
Les Berruyères heureuses ont salué la perf de Montpellier
“ UNE TRÈS BELLE FINALE ”
Après les effusions de joie partagées par les Tango avec le public, puis la remise officielle du trophée de championnes de France, les héroïnes du Prado sont revenues sur ce succès, qui récompense logiquement leur fabuleux parcours en ligue féminine cette saison. « Je suis contente car mine de rien on était un peu un niveau en dessous de ce que l'on a pu produire de mieux cette saison. Coup de chapeau à Montpellier, qui a réalisé une très belle finale. Mais ce qui compte, c'est toujours de gagner à la fin ! savourait Céline Dumerc . Je suis également heureuse de gagner avec cette équipe, avec laquelle c'est très agréable de travailler. Tout le club se trouve récompensé par ce titre. On a été au bout du championnat, on va fêter ça, mais il faudra se remobiliser pour la finale de la coupe, dimanche à Bercy » .
L'expérimentée Cathy Melain , qui a ajouté un 8e titre personnel à son impressionnant palmarès, appréciait ce nouveau trophée avec moins de démonstration, mais une joie intérieure toute aussi importante. « Quand on prend de l'âge, on ne vit pas les choses de la même manière. Ce n'est pas que je ne suis pas contente, mais je le vis différemment. On a eu peur par rapport à notre manque de réussite, mais on n'a pas pêché au niveau de la sérénité. On a su garder le fil conducteur de ce qu'on voulait faire… »
Pour la jeune Serbe, Sonja Petrovic , élue meilleure joueuse de la finale retour, après ses dix points consécutifs dans le 3e quart-temps, ce succès avait en revanche une saveur toute particulière. « Je suis très émue et très contente ! Nous avons montré durant la saison que nous étions la meilleure équipe du championnat, mais il fallait conclure. On a maintenant deux médailles, mais il en faut encore une ! »
Du côté des entraîneurs, Pierre Vincent retenait avant tout le résultat final, même si son équipe n'a pas livré une prestation de haute volée offensive. « Les filles étaient très tendues et en début de match, elles ont joué trop vite, avec trop de précipitation, en manquant beaucoup de tirs dessous. On a donc des progrès à faire dans la gestion du statut de favori. Mais on a aussi gagné de nombreux ballons en défense, et à un moment donné, on a repris le contrôle du match, avec Junior (Petrovic), comme déclencheur. On a gagné avec une équipe complémentaire… »
Son homologue héraultais, Valéry Demory , beau joueur, soulignait que « Bourges faisait un bon vainqueur, à la loyale. De notre côté, on n'a pas à rougir, on a fait également un bon et beau finaliste et on les a poussés dans leurs derniers retranchements… »
C’est fait, le Bourges Basket est champion de France pour la huitième fois. Les joueuses peuvent savourer ce titre amplement mérité.
Jean-Marc Duret - www.lanouvellerepublique.fr
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PRADO COMBLE
Ambiance électrique dans les gradins Show, froid et chaud
Difficile de mettre un supporter tango supplémentaire dans l’arène du Prado, surchauffée hier soir, pour cette finale.
Dès le milieu de l'après-midi, on avait vu, en ville des supporters défiler, arborant fièrement les maillots tango. Une heure et demie avant le coup d'envoi, une impressionnante file d'attente s'était formée devant les guichets. Autant dire qu'au coup d'envoi, le Prado était bien sûr plein jusqu'au toit. Comme aux plus beaux jours. Mais des grandes soirées, il y en a tellement eu depuis que le Bourges Basket évolue parmi le gratin du basket français et européen. Rien de surprenant à vrai dire, même si la présence inattendue de Montpellier avait apporté, un brin de fraîcheur à cette finale, trop longtemps confinée dans les matchs entre Bourges et Valenciennes. Sauf que les supporters héraultais étaient moins nombreux que naguère, les Cht'is. Avec toutefois, une banderole sympathique « les filles on vous aime ». Une appréciation largement partagée, à travers l'Hexagone.
Il faut noter, encore, le geste sympathique du représentant des supporters valenciennois qui a offert à Bourges, la dernière écharpe de feu l'USVO. Elle restera le témoin de tant de luttes passionnées et passionnantes. Ce n'était donc pas tout à fait une soirée comme les autres, avec une Pitchounette et un Pitchoun et même la présence, sur le banc, d'un douzième homme inattendu, Thomas Vincent, le fils de l'entraîneur.
Dans une ambiance surchauffée, par l'enjeu mais aussi le mercure, les deux équipes pouvaient aborder cette finale, avec des motivations très différentes. Une heure et demie plus tard, les supporters berruyers pouvaient exulter, après une longue attente. Comme à l'aller, les Montpelliéraines ont en effet offert une magnifique résistance. Qu'il était beau ce huitième titre !
Jacky Bavouset - www.lanouvellerepublique.fr
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Un huitième titre chaudement acquis
Longtemps mené, Bourges a su se révolter dans le sillage de Petrovic pour décrocher son huitième titre de champion de France en treize ans.
Le coup était passé près pour Sandra Dijon et son équipe, mercredi dans l’Hérault (56-58 après prolongation) et forcément, cela leur avait donné des idées. Des idées pour contraindre l’ogre berruyer à une belle par exemple. En donnant tout ce qu’elles avaient dans le ventre. En mettant un impact physique maximum dans toutes leurs actions, sachant que les Berruyères sont rarement à l’aise face à un adversaire jouant dur, pour ne pas dire à la limite. Surtout si, comme mercredi dernier, les arbitres sont trop permissifs.
Il ne fallait donc pas s’étonner de voir les Montpelliéraines lâcher les chevaux d’entrée. Mais en ce début de match, Bourges avait quand même à coeur de montrer qui est le patron : 5-2 (2e) grâce à Miyem, servie à la perfection par Belinda Snell. Mais sous la pression héraultaise, la machine berruyère ne tardait pas à perdre ses marques en attaque. Certes, le BLMA avait tiré le rideau de fer en défense à l’image de Daley, véritable sangsue sur Snell, rendant tous les shoots berruyers difficiles; il n’empêche! Le Bourges Basket allait payer un lourd tribut à une incroyable maladresse, bouclant le premier quart-temps avec un pitoyable 4 sur 17 aux tirs.
Et pourtant, les Tango ne manquaient pas de munitions, réussissant notamment quelques belles interceptions en coupant les lignes de passes adverses. À l’opposé, le BLMA jouait plutôt juste en attaque et même sans avoir une adresse exceptionnelle, l’équipe de Demory passait devant sur un ballon volé par Manic: 7-8 (6e).
Bourges mené pendant 23 minutes...
La tête, les Héraultaises allaient la conserver jusqu’à la... 29e minute. Ce qui a semblé bien long au bouillant public du Prado. Pendant tout ce temps, on a vu une équipe berruyère bien fébrile dans ses options offensives et surtout terriblement handicapée par les fautes (11 contre 4 à la 19e). « On a des défenses d’Euroligue mais des arbitres français » résuma ainsi notre confrère Pascal Legendre (Maxi basket)... Et c’est vrai que les Berruyères avaient du mal à contenir des Héraultaises puissantes et agressives, bien peu sanctionnées. Néanmoins, Pierre Vincent, avec un calme incroyable, prenait le temps de recadrer ses joueuses, de les remettre en confiance pour leur permettre de rester dans le match. De 9-13 à la fin du premier quart-temps, les Tango étaient toujours à moins quatre au repos (25-29) grâce à un panier inscrit sur le rebond offensif par Junior Petrovic. Petrovic qui allait d’ailleurs être l’élément moteur de la révolte berruyère en deuxième mi-temps.
Junior sonne la révolte
Et pourtant, Montpellier crut bien avoir fait le plus dur lorsque, sur un shoot primé de Daley, il fit un break de neuf points (25-34 (22e). Les Tango, vexées, retournèrent alors au combat. Avec un coeur admirable. S’appuyant sur son collectif et une défense exceptionnelle d’intelligence et d’efficacité, Bourges ne laissa plus rien passer ou presque. Un premier 8-0 (33-34) signé Kireta, Ndongue et Dumerc sembla assommer les Montpelliéraines (23e). C’est alors que Pierre Vincent sortit son arme secrète : Sonja Petrovic.
Effacée dans l’Hérault, celle qui fut élue joueuse espoir FIBA de l’année, enchaîna alors les prouesses, marquant 12 points à la file. C’est elle qui ramena Bourges en tête à la 29e: 40-39. C’est encore elle qui repoussa Montpellier à six points: 45-39 (32e). Derrière cette Pétro royale, la défense fit le reste, interdisant l’accès au cercle à des Montpelliéraines qui n’avaient plus les jambes du début de match.
Le BLMA dut ainsi se contenter de seize points en deuxième mi-temps, six seulement dans le dernier quart-temps. Une misère...
Un lay-up de Daley (49-45, 38e) ne faisait même pas douter une équipe tango à nouveau sûre d’elle. Un jump shoot de Petrovic (encore elle) et un lancer de Dumerc scellaient la victoire berruyère: 52-45. Une victoire chaudement acquise car Montpellier a été valeureux rival. Mais Bourges, en quête maintenant d’un triplé Tournoi de la Fédération, championnat, coupe de France (finale dimanche prochain à Bercy), reste le « boss » !
Christian Ragot - www.leberry.fr
LA FICHE
Bourges (Palais des Sports du Prado). Bourges Basket bat Basket Lattes Montpellier agglo: (52-45) (9-13, 16-16, 18-10, 9-6). Arbitres: MM. Arian Greva et Anibal Castano. 3.100 spectateurs
Bourges Basket. 20 tirs réussis sur 55 tentés dont 2 sur 8 à trois points. 10 sur 16 aux lancers. 35 rebonds (7 de Petrovic), 4 contres, 14 interceptions (4 de Melain), 13 passes décisives (5 de Melain), 16 fautes, 17 balles perdues.
Marqueuses et temps de jeu. Sonja Petrovic 16 (22’22), Belinda Snell 6 (31’37), Cathy Melain 4 (26’01), Endy Miyem 4 (27’42), Céline Dumerc 5 (30’19), Carine Paul 0 (0), Sonja Kireta 5 (20’51), Flo Lepron 0 (9’41), Emmeline Ndongue 10 (25’04), Nora Bujdoso 2 (6’23). Meilleure note évaluation: Sonja Petrovic, 19.
Basket Lattes Montpellier Agglomération. 17 tirs réussis sur 50 tentés dont 4 sur 19 à trois points. 7 sur 11 aux lancers. 32 rebonds (7 de Bertal), 1 contre, 8 interceptions, 8 passes décisives, 17 fautes, 20 balles perdues.
Marqueuses et balles perdues. Marylène Guerra 0 (27’’) , Katarina Manic 4 (32’52) , Grace Daley 10 (29’44) , Gunta Basko 8 (32’42) , Aurélie Bonnan 2 (30’44), Charline Servage 0 (7’08 ), Gaëlle Skrela 8 (18’55) , Sandra Dijon 7 (27’55), Élodie Bertal 6 (19’06) , Manon Vierne 0 (27’’) . Meilleure note évaluation: Élodie Bertal, 8.
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Sacrées au terme d'un intense combat !
Bourges a coiffé sa huitième couronne nationale, mais il a fallu la chercher aux tripes. Car Montpellier a fait un très beau, très vaillant, finaliste.
Cris de joie, rires, complicité, découpage de filets, médailles, trophée et tout le toutim. Le Prado n’a pas boudé son plaisir, samedi soir, et tout le Bourges Basket non plus. Enfin il était là, ce huitième titre ! En deux manches sèches, certes, mais au terme de deux combats où il a fallu laisser bien des litres de sueur (parfois froide) sur les parquets !
Oui, Bourges, dominateur de bout en bout cette saison, fait un superbe champion. Mais Montpellier a fait un très brillant, très résistant, finaliste. Dans les deux camps, on n’eut de cesse de rendre hommage... à l’autre.
Et de sept pour Cathy
« Bourges mérite pleinement son titre, et je suis très heureuse d’être vice-championne » , expliqua Aurélie Bonnan, la combative Héraultaise. « Bourges est champion à la logique » , ajouta son coach, Valéry Demory .
Côté tango, on n’oublia pas de reconnaître la valeur d’un adversaire qui donne tout son relief au succès. « Montpellier est une très belle équipe et l’a montré sur cette finale » , estima Pierre Vincent . « C’est certain, Montpellier avait les arguments pour nous battre » , lâcha Cathy Melain , une fois son septième titre personnel en poche.
Un de plus dans une fabuleuse collection. « Quand on prend de l’âge, on ne voit plus les choses de la même manière. Je le vis... différemment. » Mais encore ? « Plus intérieurement. » Quand on connaît le caractère réservé de la Rennaise...
Elle savoura pleinement ce triomphe, au terme d’une lutte de tous les instants, Cathy. « Je ne pense pas qu’on était crispées en début de rencontre. Seulement, on n’avait pas de réussite, comme lors du match aller, d’ailleurs. Oui, on a eu un peu peur ; il y a eu une certaine trouille de le laisser partir, ce match. Mais on a su garder notre sérénité, conserver le fil directeur de notre jeu. »
Montpellier, qui avait tant donné, à l’aller comme sur les vingt-six premières minutes de cet ultime acte, commença alors à piocher, physiquement. « On a eu du coeur, de l’enthousiasme, mais on a manqué de jus » , regretta Aurélie Bonnan . « C’est rageant, on regarde Bourges les yeux dans les yeux, sur les deux rencontres. D’entrée de 3e quart, on mène de neuf points (25-34, 22e), mais on ne parvient pas à tuer le match. Alors, bien sûr, il y a de la déception. Mais surtout de la fierté, parce qu’on a offert une belle finale. Ça change quand même des Bourges - Valenciennes. Un peu de renouveau, ça ne fait pas de mal... »
La fierté du finaliste malheureux, c’est aussi ce que voulait retenir Sandra Dijon , l’ancienne Berruyère. « Je ne regrette rien. On a fait une super saison, on sort Valenciennes en demie, on s’incline devant Bourges. Que demandez de plus ? » Rien. La logique a été respectée. Chapeau, les Tango.
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
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Les Tango reines de France
Leur couronnement était annoncé, après leur impressionnant parcours en phase régulière : les Berruyères ont décroché, samedi, le 8e titre de champion de France du club tango, après leur succès, en finale retour, face à de valeureuses Montpelliéraines.
Les Montpelliéraines n’ont rien pu faire face à une équipe de Bourges qui a fait preuve d’une solidité défensive exemplaire pour décrocher leur huitième titre de champion de France.
Bourges : 52 Montpellier : 45
«On a été un niveau en dessous de ce que l'on peut produire de mieux de saison, mais ce qui compte c'est gagner et on l'a fait ! Coup de chapeau tout de même à cette équipe de Montpellier, qui nous a posé de grosses difficultés et a prouvé qu'elle méritait sa place en finale… » Céline Dumerc, la capitaine du Bourges Basket, ne boudait donc pas son plaisir, samedi soir, au Prado, à l'issue d'une finale retour, toute aussi indécise et disputée que le match aller, remporté mercredi après prolongation par les Tango (56-58 ).
Toujours aussi maladroites face au cercle (30 % de réussite sur les deux rencontres), en raison de la qualité défensive des Héraultaises, mais également d'une tension inhabituelle liée au statut de grandes favorites, « qui n'est simple à gérer » dixit Pierre Vincent, l'entraîneur berruyer, les partenaires de Cathy Melain (qui a décroché son 7e titre personnel !) ont en revanche su faire preuve d'une solidité défensive exemplaire et d'une précieuse complémentarité pour forcer la décision dans le final.
Douze points consécutifs de Petrovic
Mercredi dernier, Florence Lepron, Cathy Melain et Céline Dumerc avaient ainsi été déterminantes en prolongation ; samedi soir, ce fut au tour de la jeune Serbe Sonja Petrovic (19 ans, 16 points) de sonner la révolte, alors que les surprenantes Montpelliéraines de Valéry Demory crurent sans doute pouvoir pousser les Tango à une belle, après un tir primé de Daley portant leur avance à neuf unités (25-34, 22e). Les douze points consécutifs de Petrovic renversèrent ainsi la tendance (45-41, 33e), libérant également des Tango encore plus incisives, tandis que les Héraultaises, à bout de souffle après une formidable débauche d'énergie, lâchaient peu à peu prise. « Une équipe complémentaire, c'est ça , insiste Pierre Vincent. Toutes les joueuses sont importantes à un moment donné… » Face à un adversaire valeureux, le champion sortant, Bourges a donc dû s'employer pour s'adjuger ce 8e titre national (*), son deuxième trophée de la saison après le tournoi de la Fédération. Mais l'appétit des Berruyères n'est pas encore rassasié. « On a été au bout en championnat, on va fêter ça, mais on va aussi vite se remobiliser pour Bercy dimanche ! » assure ainsi Céline Dumerc, qui n'a pas du tout l'intention de laisser la coupe de France à Villeneuve-d'Ascq. Les Tango, championnes à plus d'un titre ? Cette saison, c'est certain !
Quart-temps : 9-13 ; 16-16 (25-29) ; 18-10 ; 9-6. Arbitres : MM. Greva et Castano. Spectateurs : 3.000. Bourges : Petrovic, 16 ; Snell, 6 ; Melain, 4 ; Miyem, 4 ; Dumerc, 5 ; Kireta, 5 ; Ndongue, 10 ; Bujdoso, 2. Montpellier : Manic, 4 ; Daley, 10 ; Basko, 8 ; Bonnan, 2 ; Skrela, 8 ; Dijon, 7 ; Bertal, 6.
* Les titres du Bourges Basket : 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2006 et 2008.
Jean-Marc DURET - www.lanouvellerepublique.fr
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Bravo les Tango, chapeau l'Hérault
Les scènes de liesse se sont multipliées, samedi soir au Prado. Après une seconde bataille homérique, remportée à l'arraché face à Montpellier, les Berruyères ont fêté le 8e titre de l'histoire du club, qui couronne un superbe parcours en championnat.
Neuf ans que le public du Prado n'avait plus connu l'ivresse des grands titres, fêtés à domicile ! En 2006, Pierre Vincent, Céline Dumerc et Cathy Melain avaient certes mis fin à la série de cinq succès consécutifs de Valenciennes en dominant les Nordistes, mais elles avaient décroché le titre à l'extérieur, sur le parquet du Hainaut. Il faut donc remonter à la saison 1998/1999, et à une belle face à l'USVO, pour retrouver de telles scènes de liesse et de bonheur partagé dans le palais des sports du Prado. A l'issue de la finale retour, remportée une nouvelle fois « avec les tripes » selon l'expression de Pierre Vincent, face à des Montpelliéraines formidables elles aussi de courage et d'envie, les coéquipières de Céline Dumerc ont donc pu laisser éclater leur joie légitime.
Le champagne a dès lors coulé à flot sur le parquet du Prado, Cathy Melain imitée par Flo Lepron eurent encore des ressources pour tenter des glissades à plat ventre sur le parquet, Endy Miyem a découpé le filet d'un des paniers avec un plaisir certain, et toute l'équipe berruyère a entonné quelques refrains, en totale harmonie avec un public aux anges.
Juste à côté, les visages des Montpelliéraines étaient bien entendu plus fermés, mais les filles de Valéry Demory pouvaient cependant garder la tête bien haut. Car aussi bien mercredi dans l'Hérault, lors de la finale aller perdue sur le fil après prolongation (56-58 ), que lors de ce match retour, samedi, les partenaires de Sandra Dijon ont offert une magnifique résistance aux Tango, ne lâchant prise que dans les toutes dernières minutes d'une rencontre très engagée et très accrochée.
Le fabuleux numéro de Sonja Petrovic
Cette finale retour justement ? Une copie quasi conforme du premier acte, avec des Berruyères maladroites comme rarement cette saison en attaque, faisant dire à Pierre Vincent « que les filles étaient très tendues, et qu'être favori, ce n'est pas facile et de toute évidence, on a des progrès à faire dans la gestion de ce statut… » Voilà pour le seul bémol de cette mémorable soirée. Car face à la vaillance des Héraultaises, sublimées en défense, faisant la course en tête de la 6e (7-8) à la 29e minute (38-39), et qui comptèrent même neuf longueurs d'avance sur un tir primé de Daley à la reprise (25-34, 22e), les Tango ont su opposer toute leur détermination, sans s'affoler. S'appuyant sur une rigueur défensive à toute épreuve, un effectif plus complet et donc plus frais dans le final, et surtout une Sonja Petrovic irrésistible entre la 27e et la 33e, avec 12 points consécutifs faisant basculer le score en faveur des locales (33-39 puis 45-41 !), Bourges a en effet réussi, non sans mal, à faire plier une équipe de Montpellier à bout de souffle, à l'image de Manic, après une telle débauche d'énergie. Au cours de cette finale inédite, intense et indécise, les filles de Pierre Vincent auront donc démontré qu'elles avaient non seulement du talent, mais une force de caractère et un état d'esprit solidaire, indispensables dans les grands rendez-vous. Pas de doute, cette saison, les Tango sont championnes… à plus d'un titre ! Ça tombe bien, il en reste à décrocher, dimanche, dans le prestigieux écrin du palais omnisports de Bercy, en finale de la coupe de France, face à Villeneuve-d'Ascq…
Jean-Marc DURET - www.lanouvellerepublique.fr
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Céline Dumerc : «Contente d'avoir été au bout ! »
Céline Dumerc (meneuse de Bourges) :
« Ce fut une belle finale, avec deux matchs très serrés. Coup de chapeau à l'équipe de Montpellier qui a prouvé qu'elle méritait d'être là. On a été en dessous de ce que l'on peut produire de mieux, mais ce qui compte c'est de gagner. Et je suis heureuse de l'avoir fait avec cette équipe, avec qui c'est très agréable de vivre et travailler. On a été au bout, on va fêter ça, puis vite se remobiliser pour Bercy. »
Cathy Melain (arrière de Bourges) :
« On n'a pas été en réussite, mais en revanche, on n'a pas pêché au niveau de la sérénité, en gardant le fil conducteur de ce que l'on voulait faire. Montpellier avait des arguments pour nous battre. Je suis contente de ce nouveau titre, mais je le vis différemment, intérieurement. Quand on prend de l'âge, on ne voit pas les choses de la même façon… »
Sonja Petrovic (ailière de Bourges) :
« Je suis très émue et très heureuse, car ce titre conclut notre saison, où l'on a montré qu'on était la meilleure équipe du championnat. On a deux médailles, mais il reste une à décrocher. Ma performance dans le 3e quart-temps ? Cela faisait longtemps que mon père n'avait pas ramené de fleurs à la maison, alors il va pouvoir le faire avec le bouquet de la meilleure joueuse du match (rires !) »
Sonja Kireta (intérieure de Bourges) :
« Ce fut deux matchs terribles mais ce qui est important dans une finale, c'est de gagner ! C'est une grande joie d'avoir deux titres et peut-être trois avec la coupe. C'est une saison savoureuse ! »
Belinda Snell (ailière de Bourges) :
« C'est un sentiment très fort, je suis très excitée. L'ovation du Prado en fin de match a été très agréable, les supporters sont fantastiques. J'ai vécu une grande expérience ici cette année. »
Flo Lepron (arrière de Bourges) :
« Ce n'est ni un soulagement, ni une délivrance. C'est surtout un objectif atteint, avec une équipe agréable. Beaucoup de gens avaient annoncé notre victoire, peut-être nous aussi un peu : on a assuré, même si on n'a pas fait un grand match en attaque. »
Endy Miyem(intérieure de Bourges) :
« C'est du pur bonheur ! C'est génial de fêter la victoire ici avec les supporters, à qui on dédicace le titre. Dans ces conditions, on savoure encore plus. »
Pierre Vincent (entraîneur de Bourges) :
« Ce n'est pas simple d'être favoris et les filles ont été tendues en début de match. Elles ont raté beaucoup de tirs, et joué trop vite. Mais Montpellier est une bonne équipe et elle l'a montré en finale. On n'a pas été efficace en attaque, mais on a volé des ballons en défense. A un moment donné, on a repris le contrôle du match, avec Junior (Petrovic), brillante en seconde mi-temps, qui déclenche quelque chose. Encore une fois, on gagne avec une équipe complémentaire, avec des talents partout. Une équipe, c'est ça, toutes les joueuses sont importantes, même les jeunes ! »
Valéry Demory (entraîneur de Montpellier) :
« On a prouvé qu'on n'était pas là par hasard. On sait d'où on vient avec notre saison compliquée par les blessures, et on fait un bon et un beau finaliste. Bourges est champion, à la loyale, à la logique, même si on les a poussées dans leurs derniers retranchements. A plus 9, j'y ai cru mais j'ai vu aussi les jambes de mes joueuses ralentir. Elles ont connu une grosse fatigue dans le final, car on n'a pas les rotations suffisantes pour lutter face à Bourges. Maintenant, on va essayer de faire un recrutement judicieux pour la saison prochaine, afin de pérenniser Montpellier dans les quatre premiers, en se servant du vécu de cette année. »
Sandra Dijon (pivot de Montpellier) :
« On fait deux bons matchs face à une très bonne équipe de Bourges et on n'a pas de regrets à avoir, car on laisse beaucoup d'énergie. On termine vice-championnes après avoir sorti Valenciennes, et on a vraiment tout donné. On sort par la grande porte et c'est très valorisant. »
Aurélie Bonnan (intérieure de Montpellier) :
« Il y a de la fierté mais aussi de la déception. C'est rageant car lors des deux matchs, on regarde Bourges les yeux dans les yeux, mais on n'arrive pas à enfoncer le clou lorsque l'on prend un peu d'avance. On a mis beaucoup de cœur, et à la fin on manque de jus pour tenir. Il faut féliciter l'équipe de Bourges, qui a fait une grande saison et mérite ce titre. »
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Modifié en dernier par la zone le jeu. 15 mai 2008 7:56, modifié 2 fois.
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Pour le BLMA, c'est déjà demain
Les Lattoises ont perdu leurs deux matches contre Bourges
L'image est saisissante, et déchirante à la fois. La finale est achevée et l'équipe de Lattes- Montpellier se dirige du côté du banc de Bourges. Euphoriques après ce huitième titre de champion arraché au forceps, les Berruyères ne voient même pas leurs rivales... qui finissent par faire demi-tour, les larmes loin d'être séchées sur des visages décomposés.
Le titre après les lauriers décernés à la mi-temps à Belinda Snell (meilleure joueuse étrangère), à Céline Dumerc (meilleure Française) et à Endéné Miyem (meilleure Espoir) par le mensuel Maxi Basket en association avec la Ligue féminine, la Coupe est pleine. Et Bourges qui n'a concédé qu'un échec officiel de la saison, à Challes face à un club de l'Hexagone, est en passe de réussir le même triplé que... les handballeurs de Montpellier.
Le BLMA est donc reparti du Cher les mains vides, mis à part la médaille de vice-champion – avec un geste de gentleman de Jeff Dubreuil, le manager général ayant offert la sienne à René Dufrène, l'ex-président. Certes, les mains vides... mais avec les honneurs. « Cela a été une belle finale et je tire un coup de chapeau au BLMA qui n'y a pas du tout volé sa place » , glissera à chaud la Berruyère, "Caps" Dumerc.
Du côté de Lattes-Montpellier, on tanguait entre la déception et la fierté d'avoir été à la hauteur de l'événement.
« On a bien essayé de tenir mais on s'est écroulés dans les 3 e et 4 e quart-temps face à une belle équipe d'Euroligue (NDLR, 4 e au Final Four de Brno). On a tout donné sur les deux matches, on sort par la grande porte » , analysait Sandra Dijon. « C'est une réelle déception mais entre l'arbitrage au 3 e quart, les choses ratées à cause de la fatigue et les divers problèmes connus, on a vécu une saison étonnante » , ajoutait Gunta Basko.
Sollicité à chaud sur le fait d'être quelque part le vainqueur moral de cette finale, Valéry Demory réfutait poliment l'étiquette : « Non, on a perdu à cause, notamment, de notre manque de rotations. Mais on a montré que l'on n'était pas là par hasard, que l'on était digne de l'événement. C'est une belle promotion pour le basket féminin. Je regrette aussi l'arbitrage durant le 3 e quart où on a eu 7 fautes contre 1 seule à Bourges... »
Hier, son discours n'avait pas varié d'un iota. Mais pas question de s'appesantir sur cet échec, c'était le sens des paroles prononcées à ses joueuses, dans la douleur de l'après-match. « Je leur ai dit qu'elles avaient été dignes de la finale, que l'échec n'enlevait rien à la formidable saison qu'elles venaient de réussir et que je ne l'oublierai jamais. Il y en avait beaucoup pour déplorer qu'il n'y ait pas le Bourges-Valenciennes traditionnel et pour penser que l'on allait exploser. Cela n'a pas du tout été le cas, j'en suis fier » , concluait le technicien héraultais pour lequel la saison n'est pas close, transferts obligent.
Il verra ça avec René Comes, son président qui a vécu sa première finale.
Sentiments : « J'ai découvert le temple du basket féminin, j'ai vu une salle où les panneaux de sponsors sont légion et avec un public merveilleux comme chez nous à l'aller. Il y a là toute l'adhésion d'une ville à un club. » Et, se rapprochant des choses du parquet, l'intéressé évoque « une très belle soirée où comme l'a dit Valéry (Demory), on n'a pas décroché les étoiles mais au moins on les a tutoyées. Nos filles ont vraiment fini cramées, elles ont été admirables. »
Après avoir passé avec un certain succès semble-t-il le dernier entretien avec la commission de contrôle de gestion de la FFBB, René Comes et son staff vont s'attacher à renforcer les structures et à rechercher des partenaires. A ce niveau, des points ont été marqués mercredi dernier au cours de la finale aller.
Rayon joueuses, Bonnan-Bertal toujours sous contrat, Skrela en passe de prolonger le sien, la jeune Whittington (21 ans, 1,88 m) aux "stats" impressionnantes sous les couleurs de l'Université de North Carolina seront de l'aventure en Euroligue ce qui ne sera pas le cas de Basko, Daley et Servage, sur le départ ni de Jouandon, en fin de contrat.
Pour le reste, des négociations sont en cours avec Dijon et Manic alors que diverses pistes sont étudiées, pour certaines, avancées. A peine le temps de savourer le bonheur d'une finale que la réalité reprend le dessus.
Pierre DUPERRON - www.midilibre.com
Les Lattoises ont perdu leurs deux matches contre Bourges
L'image est saisissante, et déchirante à la fois. La finale est achevée et l'équipe de Lattes- Montpellier se dirige du côté du banc de Bourges. Euphoriques après ce huitième titre de champion arraché au forceps, les Berruyères ne voient même pas leurs rivales... qui finissent par faire demi-tour, les larmes loin d'être séchées sur des visages décomposés.
Le titre après les lauriers décernés à la mi-temps à Belinda Snell (meilleure joueuse étrangère), à Céline Dumerc (meilleure Française) et à Endéné Miyem (meilleure Espoir) par le mensuel Maxi Basket en association avec la Ligue féminine, la Coupe est pleine. Et Bourges qui n'a concédé qu'un échec officiel de la saison, à Challes face à un club de l'Hexagone, est en passe de réussir le même triplé que... les handballeurs de Montpellier.
Le BLMA est donc reparti du Cher les mains vides, mis à part la médaille de vice-champion – avec un geste de gentleman de Jeff Dubreuil, le manager général ayant offert la sienne à René Dufrène, l'ex-président. Certes, les mains vides... mais avec les honneurs. « Cela a été une belle finale et je tire un coup de chapeau au BLMA qui n'y a pas du tout volé sa place » , glissera à chaud la Berruyère, "Caps" Dumerc.
Du côté de Lattes-Montpellier, on tanguait entre la déception et la fierté d'avoir été à la hauteur de l'événement.
« On a bien essayé de tenir mais on s'est écroulés dans les 3 e et 4 e quart-temps face à une belle équipe d'Euroligue (NDLR, 4 e au Final Four de Brno). On a tout donné sur les deux matches, on sort par la grande porte » , analysait Sandra Dijon. « C'est une réelle déception mais entre l'arbitrage au 3 e quart, les choses ratées à cause de la fatigue et les divers problèmes connus, on a vécu une saison étonnante » , ajoutait Gunta Basko.
Sollicité à chaud sur le fait d'être quelque part le vainqueur moral de cette finale, Valéry Demory réfutait poliment l'étiquette : « Non, on a perdu à cause, notamment, de notre manque de rotations. Mais on a montré que l'on n'était pas là par hasard, que l'on était digne de l'événement. C'est une belle promotion pour le basket féminin. Je regrette aussi l'arbitrage durant le 3 e quart où on a eu 7 fautes contre 1 seule à Bourges... »
Hier, son discours n'avait pas varié d'un iota. Mais pas question de s'appesantir sur cet échec, c'était le sens des paroles prononcées à ses joueuses, dans la douleur de l'après-match. « Je leur ai dit qu'elles avaient été dignes de la finale, que l'échec n'enlevait rien à la formidable saison qu'elles venaient de réussir et que je ne l'oublierai jamais. Il y en avait beaucoup pour déplorer qu'il n'y ait pas le Bourges-Valenciennes traditionnel et pour penser que l'on allait exploser. Cela n'a pas du tout été le cas, j'en suis fier » , concluait le technicien héraultais pour lequel la saison n'est pas close, transferts obligent.
Il verra ça avec René Comes, son président qui a vécu sa première finale.
Sentiments : « J'ai découvert le temple du basket féminin, j'ai vu une salle où les panneaux de sponsors sont légion et avec un public merveilleux comme chez nous à l'aller. Il y a là toute l'adhésion d'une ville à un club. » Et, se rapprochant des choses du parquet, l'intéressé évoque « une très belle soirée où comme l'a dit Valéry (Demory), on n'a pas décroché les étoiles mais au moins on les a tutoyées. Nos filles ont vraiment fini cramées, elles ont été admirables. »
Après avoir passé avec un certain succès semble-t-il le dernier entretien avec la commission de contrôle de gestion de la FFBB, René Comes et son staff vont s'attacher à renforcer les structures et à rechercher des partenaires. A ce niveau, des points ont été marqués mercredi dernier au cours de la finale aller.
Rayon joueuses, Bonnan-Bertal toujours sous contrat, Skrela en passe de prolonger le sien, la jeune Whittington (21 ans, 1,88 m) aux "stats" impressionnantes sous les couleurs de l'Université de North Carolina seront de l'aventure en Euroligue ce qui ne sera pas le cas de Basko, Daley et Servage, sur le départ ni de Jouandon, en fin de contrat.
Pour le reste, des négociations sont en cours avec Dijon et Manic alors que diverses pistes sont étudiées, pour certaines, avancées. A peine le temps de savourer le bonheur d'une finale que la réalité reprend le dessus.
Pierre DUPERRON - www.midilibre.com
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Bovykina au TGB
L'ailière forte ukrainienne Taisiia Bovykina a donné son accord pour jouer à Tarbes la saison prochaine. Jeune (19 ans depuis le 7 mai), grande (1.90m), habituée des compétitions internationales de jeunes, elle appartenait à Ekaterinbourg avant d'être prêtée à Neuchâtel (Suisse), cette saison. Elle y a compilé de bonnes stats en Eurocoupe, avec 13.5 points et 6.6 rebonds de moyenne. Elle est la 4e recrue, après Tzekova, Castets et N'Diaye. Trois signatures sont encore attendues.
www.ladepeche.fr
L'ailière forte ukrainienne Taisiia Bovykina a donné son accord pour jouer à Tarbes la saison prochaine. Jeune (19 ans depuis le 7 mai), grande (1.90m), habituée des compétitions internationales de jeunes, elle appartenait à Ekaterinbourg avant d'être prêtée à Neuchâtel (Suisse), cette saison. Elle y a compilé de bonnes stats en Eurocoupe, avec 13.5 points et 6.6 rebonds de moyenne. Elle est la 4e recrue, après Tzekova, Castets et N'Diaye. Trois signatures sont encore attendues.
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Les projets pour la montée numéro 1:
Nantes-Rezé en Ligue : un vaste chantier
Thierry Frère peut savourer sa joie et lever le pouce : sa passion et son engagement personnel ont été enfin récompensés. Reste à valider le travail cette semaine...
La victoire de samedi à Lyon a scellé la montée sportive de Nantes-Rezé Basket en Ligue féminine. Le plus dur commence néanmoins, avec de nombreux obstacles, tant financiers que structurels, à lever... dès cette semaine.
Nantes-Rezé Basket y est ! Quatre ans après avoir failli se retrouver reléguées en N3, c'est l'élite du basket féminin français, les yeux dans les yeux avec les Bourges, Valenciennes et autres Mondeville, qui tend officiellement les bras au club aujourd'hui présidé par Thierry Frère.
Qui tend les bras seulement. Car c'est aujourd'hui... et avant ce jeudi 15 mai, date de l'envoi du budget prévisionnel à la FFBB (Fédération française de basket-ball), pour validation par la commission de contrôle de gestion, que se joue l'avenir du club nanto-rezéen. Avec d'ici là des incertitudes à lever, tant au niveau du montage financier que de la désignation de la salle idoine.
État des lieux.
DES STATUTS À HONORER
Le cahier des charges exigé à ce niveau par la LFB (Ligue féminine de basket-ball), commission créée il y a dix ans par la FFBB pour assurer le développement du haut niveau féminin, est draconien. Mais pas insurmontable.
Aux équipes 1 et 2 (laquelle évolue en R3F), mais aussi Minimes France et Région existantes, devront s'ajouter un centre de formation (s'appuyant sur le lycée Jean-Perrin de Rezé et nécessitant l'embauche d'un entraîneur BE2), une équipe espoir en N3F (sans limite de mutées, mais devant monter dès 2009 en N2F) et une équipe cadettes France.
Autant d'obligations qui « conviennent très bien » à Thierry Frère, lequel n'oublie pas les départs vers d'autres sphères plus élevées de jeunes joueuses formées au club « comme Camille Aubert » . « Cela nous a souvent empêchés de progresser » , retient le président, qui ajoute : « Maintenant, on va pouvoir capitaliser ».
DES STRUCTURES À ÉTOFFER
Le « on » n'est sans doute pas innocent. Car Thierry Frère, sans être un homme seul, va devoir étoffer son aréopage, au-delà de sa « garde rapprochée » constituée de Simon Guillou, bien sûr, mais aussi Philippe Puzenat et Olivier Chenedé, tous trois vice-présidents.
Association sportive régie par la loi 1901 et comptant un seul salarié administratif à temps plein, le NRB 44 devrait bientôt en compter trois de plus, « un manager général, un agent de développement et un comptable » , mais aussi « cinq salariés en encadrement » .
« Ajoutez 8 à 10 joueuses professionnelles, cela fait une petite PME de 16-18 personnes » , décompte le président, tout disposé par ailleurs à accueillir dans son équipe dirigeante « des gens qui partagent nos valeurs tout en ayant une vision entrepreneuriale ».
UNE SALLE... À TROUVER
Accueillir, mais où ? Là se pose l'un des problèmes les plus aigus de la montée, lié directement à la fermeté de la municipalité de Rezé sur les « prix » . Ou plutôt sa philosophie du sport.
En résumé, cela tient en deux points : pas un sou de plus pour le haut niveau ; pas question d'aménager le gymnase Arthur-Dugast (600 places assises) pour un sport en particulier. Et quand on sait que la LFB en préconise un minimum de 1 000...
Prévenu de longue date, Thierry Frère relève néanmoins le paradoxe : « On a joué Bourges en Coupe de France devant 2 800 personnes, on joue Charleville à Dugast devant 1 200, notre moyenne des cinq-six derniers matches avoisine les 800 spectateurs... et là on serait la plus grande ville de France en Ligue féminine avec la plus petite salle ! ».
Loin de se démonter (et tout en restant lui-même fidèle à ses principes, notamment d'accessibilité au plus grand nombre, « avec des tarifs d'entrée inférieurs à 5 € » ), le président n'écarte pas l'éventualité de déménager... là où l'on voudra bien l'accueillir dans l'agglomération.
Quatre enceintes répondant actuellement ou potentiellement aux critères édictés : le Palais des sports de Beaulieu (où évolue l'Hermine en Pro B) et Mangin-Beaulieu (théâtre des exploits du HBCN) à Nantes, la salle du Vigneau à Saint-Herblain (utilisée en 95-96 pour feue l'UFSH, alors en N2) mais aussi la Neustrie à Bouguenais (fief des handballeurs de la CJB en N2M), près du Pianocktail, seul complexe restant dans le Sud-Loire.
« Le changement d'appellation serait alors incontournable, tance Thierry Frère, car je ne vois pas pourquoi on continuerait à s'appeler Rezé si on joue ailleurs ! »
UN BUDGET QUADRUPLÉ
Autre noeud gordien : le budget. Le nerf de la guerre. Le budget prévisionnel est monté, ficelé, prêt à partir jeudi au siège de la FFBB. Reste à obtenir les confirmations des partenaires publics, essentiellement.
Ce qui n'est pas une mince affaire dans la mesure où les sommes sont globalement multipliées par quatre (de 340 000 € cette saison à 1 265 000 la prochaine) et même par... presque cinq pour la contribution demandée aux collectivités territoriales (de 200 000 € à 900 000). Sans compter une augmentation de 40 % du sponsoring privé (à 125 000 €) à thésauriser par la suite.
UN EFFECTIF À COMPLÉTER
« Avec Simon (Guillou), notre philosophie reste la meme : une équipe n'est pas une somme d'individualités, mais un groupe, où les valeurs humaines sont aussi importantes que les qualités basket. »
Fort de ce credo, Thierry Frère entend conserver « au moins six filles qui formeront le noyau dur » (coïncidence : six sont toujours sous contrat : Vicente, Cardin, Ronot, Andreyeva, Brossais et Cieslak) et recruter « cinq à six joueuses de bon niveau » , (dont une raquette « à blinder » ), plus deux jeunes qui formeront « un groupe de quatorze ».
« Avec ça, on a de quoi faire une vraie belle équipe capable de se maintenir, en même temps qu'une structure de club de qualité capable d'aller plus loin » , estime le président, dont l'objectif avoué est de « s'inscrire dans la durée, avec un gros effort sur la formation, pour figurer dans les trois à quatre ans parmi les cinq ou six meilleures équipes de la Ligue féminine ».
Tout un programme !
Laurent Battarel - Presse-Océan - www.nantes.maville.com
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Nantes Rezé à la chasse au trésor
Le Nantes Rezé Basket vient à peine de gagner sa place parmi l'élite qu'il doit faire face à de sérieuses incertitudes. Financières et structurelles.
Voilà donc le NRB assuré de jouer dans la cour des grandes la saison prochaine. Il y côtoiera les Valenciennes, Bourges, Mondeville, Montpellier et autre Villeneuve-d'Ascq. C'est du moins ce qu'on espère. Car ses dirigeants se heurtent déjà à certaines difficultés. Financières d'abord.
Le 15 mai prochain, le président Thierry Frère devra faire parvenir à la FFBB son budget prévisionnel. Un budget qui sera examiné le 22 mai, par la Commission Nationale de Contrôle de Gestion, la seule à pouvoir le valider. Et, à ce jour, le budget en question est loin d'être bouclé.
Les dirigeants rezéens souhaitent rassembler la somme de 1,250 millions euros contre 340 000 cette année. Une sacrée rallonge ! « Ce n'est pas du délire ! s'exclame Thierry Frère , mais le budget moyen d'un club de Ligue cette année. Le problème, c'est qu'on part de très bas. Nous avions le dixième budget de NF1. On a donc un énorme retard à rattraper par rapport aux autres clubs. On a réussi un truc magnifique avec peu. Il ne faudrait pas que cela nous pénalise. »
Le NRB s'en remet ainsi presque exclusivement à la mairie de Nantes et aux collectivités territoriales auxquelles il a demandé de faire un gros effort. Un très gros effort. 800 000 € pour la ville de Nantes contre 100 000 cette année, 150 000 € pour le Conseil Général et 100 000 € pour le Conseil Régional. Et des miettes pour les parts privées... « On sait très bien que la première année, le sponsoring privé est d'un apport minime. Cette année, on avait 120 000 €. On ne doublera ou triplera ce chiffre qu'avec le temps. Ma logique est simple. On sait que les petits budgets de Ligue redescendent. Nous, on veut s'y installer durablement. Pour jouer le haut de tableau dans trois ou quatre ans. Si on veut y arriver, il ne faut pas nous abandonner au bord du chemin. Nous serons la seule équipe féminine des Pays de Loire à évoluer en Ligue. Ça mérite bien ça ! Ou alors, si le sport féminin n'est pas un sport de haut niveau, il faut le dire tout de suite... »
Thierry Journaud , le président du comité 44, lui emboîte d'ailleurs le pas. « La première année, la mairie et les collectivités doivent faire l'effort. Les politiques sont les premiers à dire que le sport est un facteur d'intégration. Pour cela, il faut une vitrine. On l'a. Et ça fait vingt ans qu'on l'attendait ! Il faut donner aux clubs de haut niveau les moyens de briller. Nous sommes le deuxième département au nombre de licenciés, juste derrière le Nord, et Nantes sera la plus grande ville de France représentée à ce niveau-là. Il faut comprendre qu'un jour, les dividendes retomberont. »
Marie-Françoise Clergeau , l'adjointe au sport de la municipalité nantaise et interlocutrice de choc, ne cache pas, elle, sa surprise. « 800 000 €, ça me paraît exorbitant. Ceci dit, je suis très heureuse pour le NRB et aussi pour le HBCN et je félicite les deux clubs. Maintenant, il faut assumer les budgets. Nous sommes en train d'y travailler. Mais à l'heure qu'il est, je ne peux rien annoncer. Quelle est la part que va donner chaque collectivité ? Je n'en sais rien. Ce qui est sûr, c'est que chacun va devoir prendre ses responsabilités. Y compris la ville de Rezé. Elle aussi doit bouger. »
Là encore, Jean-François Boëdec , l'adjoint aux sports de la ville de Rezé est très clair : « Le NRB a demandé 95 000 €. Nous, on s'est fixé un plafond et on ne donnera pas plus que cette année, c'est-à-dire 35 000 €. Notre souhait, c'est que la Métropole nous aide et intervienne. »
D'ici le 15 mai, les tractations vont aller bon train.
Patrice MANHE. - Ouest-France - www.nantes.maville.com
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Le NRB peine à monter son dossier
Aux portes de la N3 il y a encore quatre ans, le Nantes Rezé basket jouera en Ligue féminine la saison prochaine. Il reste aux dirigeants ligériens à régler les problèmes financiers et structurels.
· Le budget
C'est le dossier au centre des débats. Il était de 340 000 euros cette saison (10e de N1). Le président Thierry Frère veut le faire grimper à 1,25 million (budget moyen de Ligue). Deux solutions : le sponsoring privé et les subventions des collectivités. « On a déjà beaucoup travaillé sur le premier volet , explique Frère. Il nous a rapporté 120 000 euros cette année. Ce sera difficile de le tripler dès notre première saison en Ligue... » Reste les collectivités « qui n'ont pas augmenté leurs dotations depuis trois ans [sauf le Conseil général] ». Elles donnent actuellement 200 000 euros. Frère attend 750 000 euros. Un écart que les différents pouvoirs publics ne sont pas enclins à compenser. En attendant, le président nantais doit faire parvenir son budget prévisionnel à la Fédération aujourd'hui. Hier, en fin de journée, il était toujours dans l'attente d'éléments des collectivités.
· La salle
En Ligue, il est recommandé d'avoir une salle d'une capacité de 1 000 personnes. Arthur-Dugast ne peut en recevoir que 600. D'où la nécessité de quelques aménagements. « On a déjà eu 1 200 spectateurs contre Charleville , explique Frère. On a fait une moyenne de 800 cette saison. La plus grande ville de France en Ligue Féminine va avoir la plus petite salle ! »
David Phelippeau - www.20minutes.fr -édition du 15/05/2008
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« Le NRB doit revoir son budget à la baisse »
« Le NRB doit revoir son budget prévisionnel à la baisse » a précisé hier Marie-Françoise Clergeau, adjointe au sport à la ville de Nantes. « 1 270 000, ce n'est pas raisonnable sachant que le budget médian des clubs français en Ligue féminine se situe aux alentours d'un million. Par ailleurs, il faut que le NRB intensifie sa recherche de sponsors privés. ».[/i]
Le NRB souhaitait obtenir des collectivités 1,05 million d'euros, dont 900 000 euros de la ville de Nantes. De toute évidence, il ne sera pas servi à cette hauteur. Cela dit, l'adjointe aux sports à la ville de Nantes affirme aussi que les collectivités locales ont bien l'intention d'aider le NRB « à évoluer l'an prochain en Ligue et à s'y maintenir. L'équipe féminine a un bon état d'esprit. Les joueuses se battent. Le coach a du talent. L'équipe dirigeante a progressé et doit pouvoir encore le faire. »
En ce qui concerne la salle, « le NRB pourra continuer à jouer au gymnase Dugast (après quelques aménagements). J'ai eu Gilles Retière, le maire de Rezé au téléphone, il n'y a pas d'ambiguïté là dessus. Et pour les grandes affiches, le NRB peut se replier sur Beaulieu. »
Ouest-France
Nantes-Rezé en Ligue : un vaste chantier
Thierry Frère peut savourer sa joie et lever le pouce : sa passion et son engagement personnel ont été enfin récompensés. Reste à valider le travail cette semaine...
La victoire de samedi à Lyon a scellé la montée sportive de Nantes-Rezé Basket en Ligue féminine. Le plus dur commence néanmoins, avec de nombreux obstacles, tant financiers que structurels, à lever... dès cette semaine.
Nantes-Rezé Basket y est ! Quatre ans après avoir failli se retrouver reléguées en N3, c'est l'élite du basket féminin français, les yeux dans les yeux avec les Bourges, Valenciennes et autres Mondeville, qui tend officiellement les bras au club aujourd'hui présidé par Thierry Frère.
Qui tend les bras seulement. Car c'est aujourd'hui... et avant ce jeudi 15 mai, date de l'envoi du budget prévisionnel à la FFBB (Fédération française de basket-ball), pour validation par la commission de contrôle de gestion, que se joue l'avenir du club nanto-rezéen. Avec d'ici là des incertitudes à lever, tant au niveau du montage financier que de la désignation de la salle idoine.
État des lieux.
DES STATUTS À HONORER
Le cahier des charges exigé à ce niveau par la LFB (Ligue féminine de basket-ball), commission créée il y a dix ans par la FFBB pour assurer le développement du haut niveau féminin, est draconien. Mais pas insurmontable.
Aux équipes 1 et 2 (laquelle évolue en R3F), mais aussi Minimes France et Région existantes, devront s'ajouter un centre de formation (s'appuyant sur le lycée Jean-Perrin de Rezé et nécessitant l'embauche d'un entraîneur BE2), une équipe espoir en N3F (sans limite de mutées, mais devant monter dès 2009 en N2F) et une équipe cadettes France.
Autant d'obligations qui « conviennent très bien » à Thierry Frère, lequel n'oublie pas les départs vers d'autres sphères plus élevées de jeunes joueuses formées au club « comme Camille Aubert » . « Cela nous a souvent empêchés de progresser » , retient le président, qui ajoute : « Maintenant, on va pouvoir capitaliser ».
DES STRUCTURES À ÉTOFFER
Le « on » n'est sans doute pas innocent. Car Thierry Frère, sans être un homme seul, va devoir étoffer son aréopage, au-delà de sa « garde rapprochée » constituée de Simon Guillou, bien sûr, mais aussi Philippe Puzenat et Olivier Chenedé, tous trois vice-présidents.
Association sportive régie par la loi 1901 et comptant un seul salarié administratif à temps plein, le NRB 44 devrait bientôt en compter trois de plus, « un manager général, un agent de développement et un comptable » , mais aussi « cinq salariés en encadrement » .
« Ajoutez 8 à 10 joueuses professionnelles, cela fait une petite PME de 16-18 personnes » , décompte le président, tout disposé par ailleurs à accueillir dans son équipe dirigeante « des gens qui partagent nos valeurs tout en ayant une vision entrepreneuriale ».
UNE SALLE... À TROUVER
Accueillir, mais où ? Là se pose l'un des problèmes les plus aigus de la montée, lié directement à la fermeté de la municipalité de Rezé sur les « prix » . Ou plutôt sa philosophie du sport.
En résumé, cela tient en deux points : pas un sou de plus pour le haut niveau ; pas question d'aménager le gymnase Arthur-Dugast (600 places assises) pour un sport en particulier. Et quand on sait que la LFB en préconise un minimum de 1 000...
Prévenu de longue date, Thierry Frère relève néanmoins le paradoxe : « On a joué Bourges en Coupe de France devant 2 800 personnes, on joue Charleville à Dugast devant 1 200, notre moyenne des cinq-six derniers matches avoisine les 800 spectateurs... et là on serait la plus grande ville de France en Ligue féminine avec la plus petite salle ! ».
Loin de se démonter (et tout en restant lui-même fidèle à ses principes, notamment d'accessibilité au plus grand nombre, « avec des tarifs d'entrée inférieurs à 5 € » ), le président n'écarte pas l'éventualité de déménager... là où l'on voudra bien l'accueillir dans l'agglomération.
Quatre enceintes répondant actuellement ou potentiellement aux critères édictés : le Palais des sports de Beaulieu (où évolue l'Hermine en Pro B) et Mangin-Beaulieu (théâtre des exploits du HBCN) à Nantes, la salle du Vigneau à Saint-Herblain (utilisée en 95-96 pour feue l'UFSH, alors en N2) mais aussi la Neustrie à Bouguenais (fief des handballeurs de la CJB en N2M), près du Pianocktail, seul complexe restant dans le Sud-Loire.
« Le changement d'appellation serait alors incontournable, tance Thierry Frère, car je ne vois pas pourquoi on continuerait à s'appeler Rezé si on joue ailleurs ! »
UN BUDGET QUADRUPLÉ
Autre noeud gordien : le budget. Le nerf de la guerre. Le budget prévisionnel est monté, ficelé, prêt à partir jeudi au siège de la FFBB. Reste à obtenir les confirmations des partenaires publics, essentiellement.
Ce qui n'est pas une mince affaire dans la mesure où les sommes sont globalement multipliées par quatre (de 340 000 € cette saison à 1 265 000 la prochaine) et même par... presque cinq pour la contribution demandée aux collectivités territoriales (de 200 000 € à 900 000). Sans compter une augmentation de 40 % du sponsoring privé (à 125 000 €) à thésauriser par la suite.
UN EFFECTIF À COMPLÉTER
« Avec Simon (Guillou), notre philosophie reste la meme : une équipe n'est pas une somme d'individualités, mais un groupe, où les valeurs humaines sont aussi importantes que les qualités basket. »
Fort de ce credo, Thierry Frère entend conserver « au moins six filles qui formeront le noyau dur » (coïncidence : six sont toujours sous contrat : Vicente, Cardin, Ronot, Andreyeva, Brossais et Cieslak) et recruter « cinq à six joueuses de bon niveau » , (dont une raquette « à blinder » ), plus deux jeunes qui formeront « un groupe de quatorze ».
« Avec ça, on a de quoi faire une vraie belle équipe capable de se maintenir, en même temps qu'une structure de club de qualité capable d'aller plus loin » , estime le président, dont l'objectif avoué est de « s'inscrire dans la durée, avec un gros effort sur la formation, pour figurer dans les trois à quatre ans parmi les cinq ou six meilleures équipes de la Ligue féminine ».
Tout un programme !
Laurent Battarel - Presse-Océan - www.nantes.maville.com
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Nantes Rezé à la chasse au trésor
Le Nantes Rezé Basket vient à peine de gagner sa place parmi l'élite qu'il doit faire face à de sérieuses incertitudes. Financières et structurelles.
Voilà donc le NRB assuré de jouer dans la cour des grandes la saison prochaine. Il y côtoiera les Valenciennes, Bourges, Mondeville, Montpellier et autre Villeneuve-d'Ascq. C'est du moins ce qu'on espère. Car ses dirigeants se heurtent déjà à certaines difficultés. Financières d'abord.
Le 15 mai prochain, le président Thierry Frère devra faire parvenir à la FFBB son budget prévisionnel. Un budget qui sera examiné le 22 mai, par la Commission Nationale de Contrôle de Gestion, la seule à pouvoir le valider. Et, à ce jour, le budget en question est loin d'être bouclé.
Les dirigeants rezéens souhaitent rassembler la somme de 1,250 millions euros contre 340 000 cette année. Une sacrée rallonge ! « Ce n'est pas du délire ! s'exclame Thierry Frère , mais le budget moyen d'un club de Ligue cette année. Le problème, c'est qu'on part de très bas. Nous avions le dixième budget de NF1. On a donc un énorme retard à rattraper par rapport aux autres clubs. On a réussi un truc magnifique avec peu. Il ne faudrait pas que cela nous pénalise. »
Le NRB s'en remet ainsi presque exclusivement à la mairie de Nantes et aux collectivités territoriales auxquelles il a demandé de faire un gros effort. Un très gros effort. 800 000 € pour la ville de Nantes contre 100 000 cette année, 150 000 € pour le Conseil Général et 100 000 € pour le Conseil Régional. Et des miettes pour les parts privées... « On sait très bien que la première année, le sponsoring privé est d'un apport minime. Cette année, on avait 120 000 €. On ne doublera ou triplera ce chiffre qu'avec le temps. Ma logique est simple. On sait que les petits budgets de Ligue redescendent. Nous, on veut s'y installer durablement. Pour jouer le haut de tableau dans trois ou quatre ans. Si on veut y arriver, il ne faut pas nous abandonner au bord du chemin. Nous serons la seule équipe féminine des Pays de Loire à évoluer en Ligue. Ça mérite bien ça ! Ou alors, si le sport féminin n'est pas un sport de haut niveau, il faut le dire tout de suite... »
Thierry Journaud , le président du comité 44, lui emboîte d'ailleurs le pas. « La première année, la mairie et les collectivités doivent faire l'effort. Les politiques sont les premiers à dire que le sport est un facteur d'intégration. Pour cela, il faut une vitrine. On l'a. Et ça fait vingt ans qu'on l'attendait ! Il faut donner aux clubs de haut niveau les moyens de briller. Nous sommes le deuxième département au nombre de licenciés, juste derrière le Nord, et Nantes sera la plus grande ville de France représentée à ce niveau-là. Il faut comprendre qu'un jour, les dividendes retomberont. »
Marie-Françoise Clergeau , l'adjointe au sport de la municipalité nantaise et interlocutrice de choc, ne cache pas, elle, sa surprise. « 800 000 €, ça me paraît exorbitant. Ceci dit, je suis très heureuse pour le NRB et aussi pour le HBCN et je félicite les deux clubs. Maintenant, il faut assumer les budgets. Nous sommes en train d'y travailler. Mais à l'heure qu'il est, je ne peux rien annoncer. Quelle est la part que va donner chaque collectivité ? Je n'en sais rien. Ce qui est sûr, c'est que chacun va devoir prendre ses responsabilités. Y compris la ville de Rezé. Elle aussi doit bouger. »
Là encore, Jean-François Boëdec , l'adjoint aux sports de la ville de Rezé est très clair : « Le NRB a demandé 95 000 €. Nous, on s'est fixé un plafond et on ne donnera pas plus que cette année, c'est-à-dire 35 000 €. Notre souhait, c'est que la Métropole nous aide et intervienne. »
D'ici le 15 mai, les tractations vont aller bon train.
Patrice MANHE. - Ouest-France - www.nantes.maville.com
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Le NRB peine à monter son dossier
Aux portes de la N3 il y a encore quatre ans, le Nantes Rezé basket jouera en Ligue féminine la saison prochaine. Il reste aux dirigeants ligériens à régler les problèmes financiers et structurels.
· Le budget
C'est le dossier au centre des débats. Il était de 340 000 euros cette saison (10e de N1). Le président Thierry Frère veut le faire grimper à 1,25 million (budget moyen de Ligue). Deux solutions : le sponsoring privé et les subventions des collectivités. « On a déjà beaucoup travaillé sur le premier volet , explique Frère. Il nous a rapporté 120 000 euros cette année. Ce sera difficile de le tripler dès notre première saison en Ligue... » Reste les collectivités « qui n'ont pas augmenté leurs dotations depuis trois ans [sauf le Conseil général] ». Elles donnent actuellement 200 000 euros. Frère attend 750 000 euros. Un écart que les différents pouvoirs publics ne sont pas enclins à compenser. En attendant, le président nantais doit faire parvenir son budget prévisionnel à la Fédération aujourd'hui. Hier, en fin de journée, il était toujours dans l'attente d'éléments des collectivités.
· La salle
En Ligue, il est recommandé d'avoir une salle d'une capacité de 1 000 personnes. Arthur-Dugast ne peut en recevoir que 600. D'où la nécessité de quelques aménagements. « On a déjà eu 1 200 spectateurs contre Charleville , explique Frère. On a fait une moyenne de 800 cette saison. La plus grande ville de France en Ligue Féminine va avoir la plus petite salle ! »
David Phelippeau - www.20minutes.fr -édition du 15/05/2008
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« Le NRB doit revoir son budget à la baisse »
« Le NRB doit revoir son budget prévisionnel à la baisse » a précisé hier Marie-Françoise Clergeau, adjointe au sport à la ville de Nantes. « 1 270 000, ce n'est pas raisonnable sachant que le budget médian des clubs français en Ligue féminine se situe aux alentours d'un million. Par ailleurs, il faut que le NRB intensifie sa recherche de sponsors privés. ».[/i]
Le NRB souhaitait obtenir des collectivités 1,05 million d'euros, dont 900 000 euros de la ville de Nantes. De toute évidence, il ne sera pas servi à cette hauteur. Cela dit, l'adjointe aux sports à la ville de Nantes affirme aussi que les collectivités locales ont bien l'intention d'aider le NRB « à évoluer l'an prochain en Ligue et à s'y maintenir. L'équipe féminine a un bon état d'esprit. Les joueuses se battent. Le coach a du talent. L'équipe dirigeante a progressé et doit pouvoir encore le faire. »
En ce qui concerne la salle, « le NRB pourra continuer à jouer au gymnase Dugast (après quelques aménagements). J'ai eu Gilles Retière, le maire de Rezé au téléphone, il n'y a pas d'ambiguïté là dessus. Et pour les grandes affiches, le NRB peut se replier sur Beaulieu. »
Ouest-France
Modifié en dernier par la zone le mar. 20 mai 2008 16:04, modifié 2 fois.
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la zone
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Clermont dégraisse
Quleques jours après la fin de la saison et le titre de Bourges, le club de Clermont est déjà en train de préparer la saison prochaine. Les Auvergnats ont annoncé le départ de trois joueuses: Pauline Krawczyk s'est engagée avec Lattes-Montpellier, alors que la Lituanienne Vita Kutkiene et l'intérieur américaine Jennifer Butler n'ont pas été conservées.
www.lequipe.fr
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Pauline Krawczyk (SCAB) signe à Montpellier
La numéro 10 du SCAB qui vient de réaliser une belle saison avec les Clermontoises va renouer avec le haut niveau en signant à Montpellier, finaliste du championnat de France. Une promotion pour l'Ex-Berruyère. Par ailleurs le club clermontois a décidé de libérer l'intérieure américaine Jennifer Butler et l'ailière lituanienne Vita Kutkiene.
www.lamontagne.fr
-------------------
La Haut-Rhinoise Pauline Krawczyk vient de décrocher sa première sélection en équipe de France féminine.
Pauline Krawczyk a appris il y a quelques jours qu’elle fait partie des 20 heureuses élues désignées par Pierre Vincent, l’entraîneur de l’équipe de France féminine, pour les matches qualificatifs à l’Euro 2009. « J’ai la chance d’avoir été retenue : à moi de prouver que je peux tenir ma place », commente la joueuse de 23 ans. Celle-ci ne tire cependant pas de plans sur la comète. « Pour l’instant, je sais simplement que je vais participer au premier stage - du 26 juin au 11 juillet à l’Alpe-d’Huez avec deux matches contre la Turquie. Je verrai bien ce qu’il se passe après… »
« Je profite sans doute du départ de quelques internationales et de l’arrivée d’un nouveau coach » , poursuit l’Alsacienne d’origine polonaise, qui reconnaît toutefois que cette sélection récompense le travail effectué depuis deux saisons à Clermont-Ferrand 6 (8e de la LFB), battu par Tarbes en finale du Challenge Round qualificatif pour la FIBA Cup.
Direction Montpellier
La grande ailière (1,82 m) a beaucoup progressé ces derniers mois et peut se targuer de statistiques flatteuses : 14,2 points, 4,3 rebonds, 1,4 interception et 1,2 passe décisive pour un temps de jeu moyen de 25,02 minutes. « Depuis l’arrivée, en septembre dernier, d’Emmanuel Coeuret, avec lequel j’ai de très bons contacts, j’ai pris confiance en moi : je joue plus et j’ai davantage de responsabilités » , résume Pauline. « J’ai beaucoup travaillé, notamment au niveau technique, j’ai acquis de l’expérience et j’ai gagné en maturité. »
« Cette dernière saison s’est superbement passée » , reprend l’ex-joueuse du FCM Basket Amateur. « Et pas seulement d’un point de vue sportif. D’un point de vue professionnel aussi puisque je suis fonctionnaire de police depuis quelques mois. »
La Haut-Rhinoise dispute d’ailleurs les championnats de France de la police, cette semaine à Brest, où elle porte les couleurs d’Aix-en-Provence, où elle sera affectée dans un avenir plus ou moins proche. « Une carrière sportive est très courte et peut s’arrêter du jour au lendemain » , poursuit la jeune femme, qui sait de quoi elle parle puisqu’elle a été victime d’une rupture des ligaments croisés du genou droit qui l’a tenue éloignée des terrains pendant plus d’un an.
Cette blessure n’est cependant plus qu’un mauvais souvenir pour Pauline Krawczyk, qui vient de signer à Lattes-Montpellier, équipe vice-championne de France derrière Bourges et qualifiée pour l’Euroligue.
Sandrine Pays - www.alsapresse.com
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Championnat de France 120 policières à Brest
120 basketteuses, issues des différentes ligues de la police nationale, se disputent le titre de champion de France dans le complexe Jean-Guéguéniat, à Brest. Les matchs de poules et les quarts de finale se sont disputés dans un excellent esprit et aujourd’hui, à 11 h 30, les quatre meilleures équipes s’affrontent en demi-finales avant la finale programmée à 15 h 30. Il faut noter que l’équipe favorite de la Ligue Méditerranée, qui compte dans ses rangs l’Internationale Pauline Krawczyk , a failli se faire éliminer, ne gagnant son quart de finale que de trois points contre la Ligue du Nord.
LE PROGRAMME : aujourd’hui (22 mai), demi-finales à 11 h 30 : Ligue Pyrénées - Ligue Méditerranée, Ligue de Paris - Ligue Rhône-Alpes ; finale : 15 h 30. Complexe Jean-Guéguéniat, route de Quimper, à Brest.
www.letelegramme.com
Quleques jours après la fin de la saison et le titre de Bourges, le club de Clermont est déjà en train de préparer la saison prochaine. Les Auvergnats ont annoncé le départ de trois joueuses: Pauline Krawczyk s'est engagée avec Lattes-Montpellier, alors que la Lituanienne Vita Kutkiene et l'intérieur américaine Jennifer Butler n'ont pas été conservées.
www.lequipe.fr
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Pauline Krawczyk (SCAB) signe à Montpellier
La numéro 10 du SCAB qui vient de réaliser une belle saison avec les Clermontoises va renouer avec le haut niveau en signant à Montpellier, finaliste du championnat de France. Une promotion pour l'Ex-Berruyère. Par ailleurs le club clermontois a décidé de libérer l'intérieure américaine Jennifer Butler et l'ailière lituanienne Vita Kutkiene.
www.lamontagne.fr
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La Haut-Rhinoise Pauline Krawczyk vient de décrocher sa première sélection en équipe de France féminine.
Pauline Krawczyk a appris il y a quelques jours qu’elle fait partie des 20 heureuses élues désignées par Pierre Vincent, l’entraîneur de l’équipe de France féminine, pour les matches qualificatifs à l’Euro 2009. « J’ai la chance d’avoir été retenue : à moi de prouver que je peux tenir ma place », commente la joueuse de 23 ans. Celle-ci ne tire cependant pas de plans sur la comète. « Pour l’instant, je sais simplement que je vais participer au premier stage - du 26 juin au 11 juillet à l’Alpe-d’Huez avec deux matches contre la Turquie. Je verrai bien ce qu’il se passe après… »
« Je profite sans doute du départ de quelques internationales et de l’arrivée d’un nouveau coach » , poursuit l’Alsacienne d’origine polonaise, qui reconnaît toutefois que cette sélection récompense le travail effectué depuis deux saisons à Clermont-Ferrand 6 (8e de la LFB), battu par Tarbes en finale du Challenge Round qualificatif pour la FIBA Cup.
Direction Montpellier
La grande ailière (1,82 m) a beaucoup progressé ces derniers mois et peut se targuer de statistiques flatteuses : 14,2 points, 4,3 rebonds, 1,4 interception et 1,2 passe décisive pour un temps de jeu moyen de 25,02 minutes. « Depuis l’arrivée, en septembre dernier, d’Emmanuel Coeuret, avec lequel j’ai de très bons contacts, j’ai pris confiance en moi : je joue plus et j’ai davantage de responsabilités » , résume Pauline. « J’ai beaucoup travaillé, notamment au niveau technique, j’ai acquis de l’expérience et j’ai gagné en maturité. »
« Cette dernière saison s’est superbement passée » , reprend l’ex-joueuse du FCM Basket Amateur. « Et pas seulement d’un point de vue sportif. D’un point de vue professionnel aussi puisque je suis fonctionnaire de police depuis quelques mois. »
La Haut-Rhinoise dispute d’ailleurs les championnats de France de la police, cette semaine à Brest, où elle porte les couleurs d’Aix-en-Provence, où elle sera affectée dans un avenir plus ou moins proche. « Une carrière sportive est très courte et peut s’arrêter du jour au lendemain » , poursuit la jeune femme, qui sait de quoi elle parle puisqu’elle a été victime d’une rupture des ligaments croisés du genou droit qui l’a tenue éloignée des terrains pendant plus d’un an.
Cette blessure n’est cependant plus qu’un mauvais souvenir pour Pauline Krawczyk, qui vient de signer à Lattes-Montpellier, équipe vice-championne de France derrière Bourges et qualifiée pour l’Euroligue.
Sandrine Pays - www.alsapresse.com
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Championnat de France 120 policières à Brest
120 basketteuses, issues des différentes ligues de la police nationale, se disputent le titre de champion de France dans le complexe Jean-Guéguéniat, à Brest. Les matchs de poules et les quarts de finale se sont disputés dans un excellent esprit et aujourd’hui, à 11 h 30, les quatre meilleures équipes s’affrontent en demi-finales avant la finale programmée à 15 h 30. Il faut noter que l’équipe favorite de la Ligue Méditerranée, qui compte dans ses rangs l’Internationale Pauline Krawczyk , a failli se faire éliminer, ne gagnant son quart de finale que de trois points contre la Ligue du Nord.
LE PROGRAMME : aujourd’hui (22 mai), demi-finales à 11 h 30 : Ligue Pyrénées - Ligue Méditerranée, Ligue de Paris - Ligue Rhône-Alpes ; finale : 15 h 30. Complexe Jean-Guéguéniat, route de Quimper, à Brest.
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Modifié en dernier par la zone le jeu. 22 mai 2008 9:31, modifié 3 fois.
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Le Côte d’Opale Basket toujours dans l’expectative
Le Côte d’opale Basket n’est toujours pas fixé sur son sort pour la prochaine saison. Pas facile à gérer pour Cyril Sicsic.
À la suite de la fusion de l’USVO et Saint-Amand, fusion qui a été avalisée par la Fédération française, le COB a bon espoir d’être repêché en Ligue féminine. Mais pour l’heure, la décision de l’instance parisienne se fait toujours attendre comme le précise l’entraîneur calaisien : « On nous ballade un peu… Pour l’heure, on attend toujours que la DNCG(contrôle de gestion) rende sa décision quant à notre budget. DNCG qui nous a demandé des pièces supplémentaires.»
Difficile dans ce contexte de bâtir une équipe comme le précise fort logiquement Cyril Sicsic : « Tant qu’on ne saura pas si on joue en Ligue féminine ou en Nationale 1, c’est difficile de travailler pour bâtir un groupe ! » Ce qui est déjà acquis c’est que Bouthors (Reims), Csaszar et Hardy ne sont plus Calaisiennes.
Par contre, pour ce qu’il s’agit de Neaves, Cibert, Brazdeikyte et Dia, les dirigeants du COB ont entamé des négociations avec ces dernières. À suivre…
La Voix du Nord - www.lavoixdessports.com
Le Côte d’opale Basket n’est toujours pas fixé sur son sort pour la prochaine saison. Pas facile à gérer pour Cyril Sicsic.
À la suite de la fusion de l’USVO et Saint-Amand, fusion qui a été avalisée par la Fédération française, le COB a bon espoir d’être repêché en Ligue féminine. Mais pour l’heure, la décision de l’instance parisienne se fait toujours attendre comme le précise l’entraîneur calaisien : « On nous ballade un peu… Pour l’heure, on attend toujours que la DNCG(contrôle de gestion) rende sa décision quant à notre budget. DNCG qui nous a demandé des pièces supplémentaires.»
Difficile dans ce contexte de bâtir une équipe comme le précise fort logiquement Cyril Sicsic : « Tant qu’on ne saura pas si on joue en Ligue féminine ou en Nationale 1, c’est difficile de travailler pour bâtir un groupe ! » Ce qui est déjà acquis c’est que Bouthors (Reims), Csaszar et Hardy ne sont plus Calaisiennes.
Par contre, pour ce qu’il s’agit de Neaves, Cibert, Brazdeikyte et Dia, les dirigeants du COB ont entamé des négociations avec ces dernières. À suivre…
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À l’USVO, un travail dans l’ombre avant un mois décisif
Depuis l’annonce de la fusion entre l’USVO et l’USAPH, les grandes décisions et les grandes orientations n’ont pour le moment pas été légion, hormis sur le recrutement et le budget. C’est un patient et minutieux travail de l’ombre qui est mené et qui devrait déboucher vendredi sur les premières missions à mener. Elles devront être remplies avant le 15 juin.
Toujours aussi enthousiaste pour le rôle qui lui a été confié, René Carpentier, le futur président de l’USVO mène un travail inlassable de compilation des informations, consultations et ébauches de scénarios. « Nous sommes encore en réflexion. Rien n’est finalisé. On veut que la première année soit bonne, donc ça demande réflexion. » Mais les idées prennent forme petit à petit et vendredi devrait marquer l’une des premières avancées significatives. « On aura une longue journée de travail. L’idée, c’est qu’elle débouche sur les missions précises données à chacun.»
Budget de 2,9M E
Communication, finances, intendance, manifestations sportives, médical, centre de formation… la répartition des tâches sera définie, avec charge à chacun de les remplir avant le 15 juin, date butoir fixée par le futur président. Un président qui aura été élu entre temps par la SASP, composée de René Carpentier et de quatre membres de l’USVO et quatre de l’USAPH.
René Carpentier n’a pas encore consulté toutes les chevilles ouvrières des deux clubs, ainsi que les supporteurs. « Mais j’ai déjà vu que c’était deux clubs exceptionnels. Et ce n’est pas de la flatterie. Des deux côtés, il y a un amour du basket et une volonté de travailler ensemble. On doit juste être imaginatif pour que tout le monde travaille bien ensemble et s’identifie à ce nouveau club. »
René Carpentier a pu le mesurer sur le délicat examen des contrats à négocier entre les joueuses non conservées, celles qui arrivent, celles à renégocier… Un aspect qui touche évidemment les finances. Le budget de la saison prochaine, arrêté à 2,9 M E, en tient compte. Celui de la saison prochaine, débarrassé de ces « contraintes » et qui sera au moins équivalent, permettra d’autres libertés... •
PHILIPPE GUILBAUD - La Voix du Nord - www.lavoixdessports.com
Depuis l’annonce de la fusion entre l’USVO et l’USAPH, les grandes décisions et les grandes orientations n’ont pour le moment pas été légion, hormis sur le recrutement et le budget. C’est un patient et minutieux travail de l’ombre qui est mené et qui devrait déboucher vendredi sur les premières missions à mener. Elles devront être remplies avant le 15 juin.
Toujours aussi enthousiaste pour le rôle qui lui a été confié, René Carpentier, le futur président de l’USVO mène un travail inlassable de compilation des informations, consultations et ébauches de scénarios. « Nous sommes encore en réflexion. Rien n’est finalisé. On veut que la première année soit bonne, donc ça demande réflexion. » Mais les idées prennent forme petit à petit et vendredi devrait marquer l’une des premières avancées significatives. « On aura une longue journée de travail. L’idée, c’est qu’elle débouche sur les missions précises données à chacun.»
Budget de 2,9M E
Communication, finances, intendance, manifestations sportives, médical, centre de formation… la répartition des tâches sera définie, avec charge à chacun de les remplir avant le 15 juin, date butoir fixée par le futur président. Un président qui aura été élu entre temps par la SASP, composée de René Carpentier et de quatre membres de l’USVO et quatre de l’USAPH.
René Carpentier n’a pas encore consulté toutes les chevilles ouvrières des deux clubs, ainsi que les supporteurs. « Mais j’ai déjà vu que c’était deux clubs exceptionnels. Et ce n’est pas de la flatterie. Des deux côtés, il y a un amour du basket et une volonté de travailler ensemble. On doit juste être imaginatif pour que tout le monde travaille bien ensemble et s’identifie à ce nouveau club. »
René Carpentier a pu le mesurer sur le délicat examen des contrats à négocier entre les joueuses non conservées, celles qui arrivent, celles à renégocier… Un aspect qui touche évidemment les finances. Le budget de la saison prochaine, arrêté à 2,9 M E, en tient compte. Celui de la saison prochaine, débarrassé de ces « contraintes » et qui sera au moins équivalent, permettra d’autres libertés... •
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L’USVO cru 2008-2009 prend forme
Fabrice Courcier poursuit son recrutement et travaille à la saison prochaine. A ce jour, au regard des signatures enregistrées par le club. Dernière en date, celle de Clémence Beikes . Il est donc certain que les couleurs amandino-valenciennoises seront portées par Clémence Beikes, Kathy Wambé, Vedrana Fonseca, Mélanie Plust, B. Ngoyisa, Laetitia Kamba, Sabrina Reghaissia et Tiffany Stansbury .
En revanche, les discussions se poursuivent avec Emilie Gomis . Quant à Krissy Badé dont le nom avait été entendu il y a plusieurs semaines du côté de l’USAPH, c’est encore l’attente. Sarah Michel , pour sa part, est également en discussion. Des décisions devraient être annoncées dans les prochains jours.
Fabrice Courcier serait également intéressé par une shooteuse disposant d’un passeport d’un des pays de l’Union Européenne. Là encore, des contacts sérieux ont été pris et pourraient aboutir rapidement.
Restera ensuite au coach amandinois à élaborer encore plus étroitement la préparation d’une saison qui s’annonce de transition, même si les objectifs restent précis et élevés.
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Fabrice Courcier poursuit son recrutement et travaille à la saison prochaine. A ce jour, au regard des signatures enregistrées par le club. Dernière en date, celle de Clémence Beikes . Il est donc certain que les couleurs amandino-valenciennoises seront portées par Clémence Beikes, Kathy Wambé, Vedrana Fonseca, Mélanie Plust, B. Ngoyisa, Laetitia Kamba, Sabrina Reghaissia et Tiffany Stansbury .
En revanche, les discussions se poursuivent avec Emilie Gomis . Quant à Krissy Badé dont le nom avait été entendu il y a plusieurs semaines du côté de l’USAPH, c’est encore l’attente. Sarah Michel , pour sa part, est également en discussion. Des décisions devraient être annoncées dans les prochains jours.
Fabrice Courcier serait également intéressé par une shooteuse disposant d’un passeport d’un des pays de l’Union Européenne. Là encore, des contacts sérieux ont été pris et pourraient aboutir rapidement.
Restera ensuite au coach amandinois à élaborer encore plus étroitement la préparation d’une saison qui s’annonce de transition, même si les objectifs restent précis et élevés.
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l’ESBVA-LM.
« Les caisses seront ouvertes selon les moyens que nous aurons de les ouvrir. »
– Vous avez rencontré les dirigeants de l’ESBVA-LM. Que vous êtes-vous dit ?
« Ils m’ont expliqué que pour participer à l’Euroligue cette saison, ils n’avaient pas reçu les 200 000 E promis par la municipalité précédente. Mais leur donner aujourd’hui, ce n’est pas dans nos possibilités budgétaires. Le club est en finale de la Coupe de France, j’en suis heureux, mais ce n’est pas pour autant que j’élargirai le budget de la commune. »
– L’ESBVA-LM est tout de même la vitrine de Villeneuve-d’Ascq…
« Oui mais une vitrine, il faut avoir les moyens de se la payer. Le club est performant, tant mieux, mais quand les dirigeants me disent qu’ils veulent des centaines de milliers d’euros en plus, je leur dis d’aller les chercher ailleurs. L’effet barbe à papa de mon prédécesseur n’est pas le mien. »
– L’effet barbe à papa ?
« Oui : vous prenez trois morceaux de sucre, vous les faites tourner et ça donne un truc immense qui se voit de loin. Sauf que quand on croque dedans, on voit qu’il n’y a plus rien. Mon prédécesseur a promis du vent, je n’assume pas ses dettes. Nous pouvons aider l’ESBVA-LM à trouver des partenaires, mais si pour briller en Euroligue il lui faut 600 000 E, elle ne les aura pas. Je ne peux pas leur dire que les caisses sont ouvertes. Elles le seront selon les moyens que nous aurons de les ouvrir. »
– La porte n’est donc pas fermée ?
« Non. Mais ma politique, c’est que les enfants de la commune puissent manger à la cantine, faire du sport, le tout sans étrangler les finances des familles. Mon prédécesseur a asséché toutes les réserves. Rien que pour boucler le budget 2008 du centre communal d’action sociale, il faut 200 000 E supplémentaires. Tout est à cette image. Donc si on peut payer pour l’ESBVA-LM, d’accord, mais si cela se fait au détriment du service de base, c’est non. Je ne me laisserai pas piéger par les résultats. »
– Serez-vous à Paris dimanche (aujourd’hui) ?
« Non. J’irai à plusieurs manifestations prévues ici, dans la commune. C’est un choix d’agenda. » •
PROPOS RECUEILLIS PAR CARINE BAUSIÈRE - La Voix du Nord -www.lavoixdessports.com
« Les caisses seront ouvertes selon les moyens que nous aurons de les ouvrir. »
– Vous avez rencontré les dirigeants de l’ESBVA-LM. Que vous êtes-vous dit ?
« Ils m’ont expliqué que pour participer à l’Euroligue cette saison, ils n’avaient pas reçu les 200 000 E promis par la municipalité précédente. Mais leur donner aujourd’hui, ce n’est pas dans nos possibilités budgétaires. Le club est en finale de la Coupe de France, j’en suis heureux, mais ce n’est pas pour autant que j’élargirai le budget de la commune. »
– L’ESBVA-LM est tout de même la vitrine de Villeneuve-d’Ascq…
« Oui mais une vitrine, il faut avoir les moyens de se la payer. Le club est performant, tant mieux, mais quand les dirigeants me disent qu’ils veulent des centaines de milliers d’euros en plus, je leur dis d’aller les chercher ailleurs. L’effet barbe à papa de mon prédécesseur n’est pas le mien. »
– L’effet barbe à papa ?
« Oui : vous prenez trois morceaux de sucre, vous les faites tourner et ça donne un truc immense qui se voit de loin. Sauf que quand on croque dedans, on voit qu’il n’y a plus rien. Mon prédécesseur a promis du vent, je n’assume pas ses dettes. Nous pouvons aider l’ESBVA-LM à trouver des partenaires, mais si pour briller en Euroligue il lui faut 600 000 E, elle ne les aura pas. Je ne peux pas leur dire que les caisses sont ouvertes. Elles le seront selon les moyens que nous aurons de les ouvrir. »
– La porte n’est donc pas fermée ?
« Non. Mais ma politique, c’est que les enfants de la commune puissent manger à la cantine, faire du sport, le tout sans étrangler les finances des familles. Mon prédécesseur a asséché toutes les réserves. Rien que pour boucler le budget 2008 du centre communal d’action sociale, il faut 200 000 E supplémentaires. Tout est à cette image. Donc si on peut payer pour l’ESBVA-LM, d’accord, mais si cela se fait au détriment du service de base, c’est non. Je ne me laisserai pas piéger par les résultats. »
– Serez-vous à Paris dimanche (aujourd’hui) ?
« Non. J’irai à plusieurs manifestations prévues ici, dans la commune. C’est un choix d’agenda. » •
PROPOS RECUEILLIS PAR CARINE BAUSIÈRE - La Voix du Nord -www.lavoixdessports.com
Modifié en dernier par la zone le dim. 18 mai 2008 14:27, modifié 1 fois.
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ENTRE DEUX Florence Lepron : aujourd’hui berruyère, demain villeneuvoise
Cet après-midi à Bercy, Florence Lepron, la deuxième meneuse de Bourges, jouera ses dernières minutes sous les couleurs tango. Avant de rejoindre sa nouvelle famille villeneuvoise pour une saison.
– Florence, comment vous êtes-vous rapprochée de l’ESBVA-LM ?
« En fait, je n’avais pas l’habitude de travailler avec un agent. Et dernièrement, j’ai franchi le pas. On a discuté ensemble et décidé de me placer sur le marché des transferts, sans arrière-pensée. Juste pour voir. Ce qui est certain, c’est que je ne voulais pas aller n’importe où… »
– Vous aviez pourtant encore une année de contrat à honorer dans le Berry…
« Bourges fait partie des clubs sains et respectueux. Président, entraîneur ont compris ma situation et gentiment accepté de casser mon contrat. Ça n’a donc rien coûté à Villeneuve-d’Ascq. »
– Pourquoi partir, finalement ?
« C’est vrai : c’est un rêve de jouer ici, c’est le kiff. J’ai évolué deux années au plus haut niveau français, dans le meilleur club de Ligue, et sur le plan européen. Toutes les valeurs de Bourges sont celles que je prône, tout y est parfait. Et pourtant je m’en vais… »
– L’envie de voir autre chose ?
« J’ai vécu à Bourges mes deux plus belles années. Mais je ne voulais pas prendre le risque de rester un an de plus sur le banc. Je suis jeune et j’ai besoin d’un peu plus de temps de jeu. À Villeneuve, je devrais l’avoir. Et puis j’ai signé en tant qu’arrière (poste 2), pas meneuse. »
– Qu’est-ce qui vous a plu dans le discours de l’ESBVA-LM ?
« C’est un club ambitieux qui ne cesse de progresser. À l’heure actuelle, la nouvelle équipe n’est pas totalement construite (*). J’espère qu’elle sera compétitive. L’entraîneur, Abdou N’Diaye, je ne le connais pas bien. Mais il n’y a qu’à regarder les résultats qu’il a eus tout au long de sa carrière et dernièrement avec Villeneuve pour comprendre qu’il est un bon coach. »
– Comment allez-vous gérer le match cet après-midi ?
« À ce jour, je suis toujours berruyère. Je n’ai aucune attache à Villeneuve-d’Ascq et il n’y a donc pas ambiguïté pour moi. On va gagner la coupe. Et une fois que je serai à l’ESBVA-LM, j’y serai à fond. » •
PAR SÉBASTIEN DARNAUX La Voix du Nord - www.lavoixdessports.com
(*) L’équipe villeneuvoise se dessine tout doucement : ce qui est sûr, c’est que Crawford, Ilic, Wambe et Dantas s’en vont, Robert, Sacko et Drljaca restent, Lepron arrive.
Il se murmure que la jeune meneuse internationale de l’INSEP (N1), Laurie Datchy (18 ans), aurait signé. Vivement que l’ESBVA-LM se décide à communiquer !
Cet après-midi à Bercy, Florence Lepron, la deuxième meneuse de Bourges, jouera ses dernières minutes sous les couleurs tango. Avant de rejoindre sa nouvelle famille villeneuvoise pour une saison.
– Florence, comment vous êtes-vous rapprochée de l’ESBVA-LM ?
« En fait, je n’avais pas l’habitude de travailler avec un agent. Et dernièrement, j’ai franchi le pas. On a discuté ensemble et décidé de me placer sur le marché des transferts, sans arrière-pensée. Juste pour voir. Ce qui est certain, c’est que je ne voulais pas aller n’importe où… »
– Vous aviez pourtant encore une année de contrat à honorer dans le Berry…
« Bourges fait partie des clubs sains et respectueux. Président, entraîneur ont compris ma situation et gentiment accepté de casser mon contrat. Ça n’a donc rien coûté à Villeneuve-d’Ascq. »
– Pourquoi partir, finalement ?
« C’est vrai : c’est un rêve de jouer ici, c’est le kiff. J’ai évolué deux années au plus haut niveau français, dans le meilleur club de Ligue, et sur le plan européen. Toutes les valeurs de Bourges sont celles que je prône, tout y est parfait. Et pourtant je m’en vais… »
– L’envie de voir autre chose ?
« J’ai vécu à Bourges mes deux plus belles années. Mais je ne voulais pas prendre le risque de rester un an de plus sur le banc. Je suis jeune et j’ai besoin d’un peu plus de temps de jeu. À Villeneuve, je devrais l’avoir. Et puis j’ai signé en tant qu’arrière (poste 2), pas meneuse. »
– Qu’est-ce qui vous a plu dans le discours de l’ESBVA-LM ?
« C’est un club ambitieux qui ne cesse de progresser. À l’heure actuelle, la nouvelle équipe n’est pas totalement construite (*). J’espère qu’elle sera compétitive. L’entraîneur, Abdou N’Diaye, je ne le connais pas bien. Mais il n’y a qu’à regarder les résultats qu’il a eus tout au long de sa carrière et dernièrement avec Villeneuve pour comprendre qu’il est un bon coach. »
– Comment allez-vous gérer le match cet après-midi ?
« À ce jour, je suis toujours berruyère. Je n’ai aucune attache à Villeneuve-d’Ascq et il n’y a donc pas ambiguïté pour moi. On va gagner la coupe. Et une fois que je serai à l’ESBVA-LM, j’y serai à fond. » •
PAR SÉBASTIEN DARNAUX La Voix du Nord - www.lavoixdessports.com
(*) L’équipe villeneuvoise se dessine tout doucement : ce qui est sûr, c’est que Crawford, Ilic, Wambe et Dantas s’en vont, Robert, Sacko et Drljaca restent, Lepron arrive.
Il se murmure que la jeune meneuse internationale de l’INSEP (N1), Laurie Datchy (18 ans), aurait signé. Vivement que l’ESBVA-LM se décide à communiquer !
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Bourges Basket
DERNIÈRE
Pour quatre joueuses, ce sera aussi leur ultime match en tango
Bye bye mesdemoiselles
Cap au Sud pour Snell qui découvrira Valence.
Cap au Nord pour Lepron qui évoluera à Villeneuve.
Qu'elles soient là depuis deux ans ou seulement depuis neuf mois, Sonja Kireta, Florence Lepron, Belinda Snell et Nora Bujdoso se sont attachées au maillot tango. Elles auront toutes participé à enrichir un peu plus encore l'histoire du Bourges Basket. Alors, pour ces quatre joueuses, cette finale aura forcément une saveur un peu particulière. La sémillante Sonja Kireta ne le cachait pas, vendredi après-midi, juste avant de fouler une dernière fois le parquet du Prado. « Je me suis dit aujourd'hui, oh mon dieu, c'est mon dernier entraînement ici… » Et certainement que cette pensée, toutes les quatre l'ont eue. Parce que Bourges a flirté, comme aucun autre club en France et peu en Europe, avec l'excellence cette saison. Parce qu'aussi le groupe de cette année vit très bien ensemble. « C'est un peu un groupe rêvé » , confiait ainsi Flo Lepron, il y a huit jours à la veille du sacre de championnes de France. Et Belinda Snell d'avouer après ce titre une émotion particulière quand le Prado l'ovationna pour sa saison. « C'est quelque chose de très fort. Le public de Bourges est fantastique et cette expérience dans ce club restera très bonne. » C'est donc une page pour elles à tourner.
Alors avant de partir en vacances et de gagner leurs futurs pénates (à Prague pour Kireta, Villeneuve pour Lepron, Valence pour Snell et a priori Sopron pour Bujdoso), remporter un dernier trophée serait une belle manière de dire au revoir aux autres Tango et à ce club. Une coupe de France qu'aucune n'a d'ailleurs gagnée. Pas même Sonja Kireta, finaliste pour la troisième année consécutive et qui aimerait enfin la décrocher avant de quitter le championnat français. Et qui sait qu'il n'y a pas meilleur endroit que Bercy, « où il y a une ambiance que je n'ai connue nulle part ailleurs » , pour faire une dernière fois la fête entre Tango.
A.M. www.lanouvellerepublique.fr
DERNIÈRE
Pour quatre joueuses, ce sera aussi leur ultime match en tango
Bye bye mesdemoiselles
Cap au Sud pour Snell qui découvrira Valence.
Cap au Nord pour Lepron qui évoluera à Villeneuve.
Qu'elles soient là depuis deux ans ou seulement depuis neuf mois, Sonja Kireta, Florence Lepron, Belinda Snell et Nora Bujdoso se sont attachées au maillot tango. Elles auront toutes participé à enrichir un peu plus encore l'histoire du Bourges Basket. Alors, pour ces quatre joueuses, cette finale aura forcément une saveur un peu particulière. La sémillante Sonja Kireta ne le cachait pas, vendredi après-midi, juste avant de fouler une dernière fois le parquet du Prado. « Je me suis dit aujourd'hui, oh mon dieu, c'est mon dernier entraînement ici… » Et certainement que cette pensée, toutes les quatre l'ont eue. Parce que Bourges a flirté, comme aucun autre club en France et peu en Europe, avec l'excellence cette saison. Parce qu'aussi le groupe de cette année vit très bien ensemble. « C'est un peu un groupe rêvé » , confiait ainsi Flo Lepron, il y a huit jours à la veille du sacre de championnes de France. Et Belinda Snell d'avouer après ce titre une émotion particulière quand le Prado l'ovationna pour sa saison. « C'est quelque chose de très fort. Le public de Bourges est fantastique et cette expérience dans ce club restera très bonne. » C'est donc une page pour elles à tourner.
Alors avant de partir en vacances et de gagner leurs futurs pénates (à Prague pour Kireta, Villeneuve pour Lepron, Valence pour Snell et a priori Sopron pour Bujdoso), remporter un dernier trophée serait une belle manière de dire au revoir aux autres Tango et à ce club. Une coupe de France qu'aucune n'a d'ailleurs gagnée. Pas même Sonja Kireta, finaliste pour la troisième année consécutive et qui aimerait enfin la décrocher avant de quitter le championnat français. Et qui sait qu'il n'y a pas meilleur endroit que Bercy, « où il y a une ambiance que je n'ai connue nulle part ailleurs » , pour faire une dernière fois la fête entre Tango.
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