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1ricardsinon2
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Message par 1ricardsinon2 »

excellent =D> =D>
l'ame du mal, in tenebris et maléfices
les archanes du chaos le cinquième règne
rien à jeter tout est bon
tu rentres dedans et tu ne quittes plus
Vous prenez une poule. au hasard et sans vous faire remarquer vous achetez une cocotte.
vous mettez la poule dans la cocotte , et bien grâce au progrès la poule dans la cocotte ne pond plus. Elle cuit.
Hugues Marcel
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Message par Hugues Marcel »

J'attendais le retour de vacances de p'tit dem' pour conseiller la lecture au combien divertissante de "Vous descendez ?" de Nick Hornby en poche, (10/18 ou "Points" Le Seuil). Car ça devrait lui plaire au p'tit dem'. Cela la changerait d'Harry Potter.

En gros c'est le rencontre hasardeuse de 4 personnes frès différentes, un 31 décembre au sommet d'une tour pour se jeter dans le vide. Naturellement, ils ne vont non seulement pas le faire, mais à partir de ce moment ne plus se quitter tout en se comprennant pas ou peu, en se méprisant, en s'engueulant et en s'insultant… L'originalité du bouquin est que ce sont les 4 personnages qui deviennent, tout à tour, le narrateur. N'ayant que très peu de points communs entre eux, le ton et le vocabulaire diffèrent selon qui s'exprime. A ce niveau Hornby réussit un joli exercice de style.
De plus Hornby, à qui l'on doit l'excellent "High Fidelity", émaille son récit de quelques références musicales toujours justes et appropriérées.
Bref, j'ai trouvé ça très bien, très drôle par moment… et ça donne la pêche.

Sinon je suis dans "Le rêve de Boticelli" de Sophie Chauveau en Folio poche. Bof… Baaaaîîîeeeuuuu… C'est assez chiant. En lisant on entend la voix de Frédérique Mitterand vous raconter les mamours homos de Sandro Botticelli… J'adore le peintre et l'époque… mais bon… les bisous du torturé Sandro sur le torse de son mignon Saint-Sébastien… m'ouaif… ça m'passionne pas. J'attend encore l'arrivée de ce brave Savonarole voir si ça corse un peu la fadeur du plat.
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magnum
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Message par magnum »

1ricardsinon2 a écrit :excellent =D> =D>
l'ame du mal, in tenebris et maléfices
les archanes du chaos le cinquième règne
rien à jeter tout est bon
tu rentres dedans et tu ne quittes plus
Vrai, Chattam, c'est du tout bon! =D>

J'ai lu Psycho de Richard Montanari, pas mal... Même si parfois, l'ensemble est un peu brouillon, le résultat d'ensemble est prenant; c'est ce que l'on demande à ce type de livre...

J'ai terminé également "Promets-moi", le dernier Harlan Coben avec son célèbre détective ex-basketteur.... Toujours efficace...

Dans un style inédit, "la rivière rouge sang" d'Anne Rules, une sorte de narration quasi exhaustive des meurtres de Gary Rideway, un des plus prolifiques voir le plus prolifique tueur en série des USA....
Un peu déstabilisant au départ, on s'habitue petit à petit à cette forme de narration...

A noter que l'auteur a travaillé aux côtés d'un autre tueur en série célèbre, Ted Bundy, ce qui certainement engendré sa vocation d'écrivain sur le thème...
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Piolet le vendu
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Message par Piolet le vendu »

Pour "promets-moi", j'hesite malgré le fait que j'adore Myron Bolitar et son style bien a lui de mener une enquête, mais visiblement ce bouquin est sorti en avance par rapport a la suite logique aux USA...du coup, on peut louper des references aux précédentes enquetes et les evolutions des personnages...enfin d'un coté ils se lisent de manière indépendantes donc bon...

mais je finirais surement par le prendre
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Message par 1ricardsinon2 »

je vais bientôt lire "promets moi"
je termine avant echo park de connely
j'aime bien ce bon vieux bolitar

encore un peu de bon temps avant la reprise :mrgreen:
Vous prenez une poule. au hasard et sans vous faire remarquer vous achetez une cocotte.
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magnum
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Message par magnum »

C'est qu'il y a comme une petite incompréhension par rapport à son arrêt de détective et qu'il y a sûrement une histoire intéressante là-dessous...

Sinon, je vais me lancer dans le dernier Grangé, "le sement des limbes"...

Mais je vais prendre une grande respiration car c'est un sacré pavé! :wink:
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smartovitch
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Message par smartovitch »

Je suis en train de lire American Vertigo de Bernard Henri Lévy, c'est vraiment très intéressant.
Il reprend un ouvrage d'Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, qui était le récit d'un voyage aux Etats-Unis au XIXème siècle, et qui conçernait plus particulièrement le régime carcéral de cette époque.
BHL suit le même chemin, bien que ne suivant pas Tocqueville à la trace, et fait un parallèle entre ces deux époques...
Le résultat est assez satisfaisant, je le recommande! =D>
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Piolet le vendu
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Message par Piolet le vendu »

magnum a écrit :C'est qu'il y a comme une petite incompréhension par rapport à son arrêt de détective et qu'il y a sûrement une histoire intéressante là-dessous...

Sinon, je vais me lancer dans le dernier Grangé, "le sement des limbes"...

Mais je vais prendre une grande respiration car c'est un sacré pavé! :wink:
le serment des limbes m'attend chez moi...

normalement je commence demain...mais va me falloir un bon sac a dos...et un bon dos :D

j'attends le premier Franck Thilliez, train d'enfer pour je ne sais plus quoi...
pour boucler sa série...et pis ca me fait penser que son dernier sort aujourd'hui...donc...hop...fnac.com :mrgreen:
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Message par Piolet le vendu »

ca y est...l'est commandé :D
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magnum
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Message par magnum »

Je l'ai lu Franck Thilliez, la chambre des morts, bon polar!

C'est train d'enfer pour ange rouge dont tu veux parler...

Je pense que je vais également parcourir sa biographie...
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Piolet le vendu
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Message par Piolet le vendu »

magnum a écrit :Je l'ai lu Franck Thilliez, la chambre des morts, bon polar!

C'est train d'enfer pour ange rouge dont tu veux parler...

Je pense que je vais également parcourir sa biographie...
La foret des ombres...moi...perso...c'est mon préféré, et la chambre des morts ...son plus mauvais (que j'ai trouvé tres bon deja, pour dire)
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visiteur
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Message par visiteur »

Quelques lectures d’été.

Romans français :

Sodome et Gomorrhe, Marcel Proust.
Malgré le titre, on n’aborde pas un ouvrage de Marcel Proust comme un du marquis de Sade… Ayant laissé le petit Marcel dans l’enfance de son premier roman (Un amour de Swan), j’avoue avoir été quelque peu déçu. Je me demandais si cela tenait au fait que les souvenirs d’enfance avaient un goût trop guimauve à mes yeux ou si tout simplement cela venait de ce monde si particulier des mondains français du début du 20ème siècle dont le monde ne trouvait guère grâce ni beaucoup d’intérêt à mes yeux.

Aussi j’espérais qu’en abordant le sujet scabreux de l’inversion sous la plume de cet immense écrivain qui lui même en souffrait mettrait les choses au clair dans mon esprit. Et je crois qu’aujourd’hui elles le sont…

Il faut immensément de courage et de patience pour s’immerger dans le monde proustien. Car d’événements romanesques, de coups de théâtre, rien de tout cela n’émerge de son univers. C’est la description méthodique d’un entomologiste sur un monde aujourd’hui disparu. Un monde décrit avec une précision diabolique, où les portraits des personnages sont une pure merveille, où l’ironie assassine affleure dans beaucoup de pages mais où la longueur voire la langueur risque d’emporter le lecteur. Malgré… malgré un style d’exception, d’une beauté ravageuse où les imparfaits du subjonctif, quoique précieux, ne sont jamais pédants mais la conséquence de l’emploi de l’imparfait et d’une parfaite connaissance de la grammaire française et au service d’un rythme de la langue totalement calculé.

Pour être très juste sur le sujet du roman, le portrait de M.de Charlus est très loin d’atteindre celui d’un Vautrin, même si la justesse de la description laisse pantois et Albertine n’est guère qu’un alibi que le petit Marcel se prête pour se faire vivre dans un univers romanesque qui fut somme toute différent de celui de son existence. L’œuvre est toutefois digne d’intérêt pour les raisons évoquées ci dessus ne serait-ce que pour être en présence d’un style fabuleux dont voici un extrait :

« Comme je n’étais pas pressé d’arriver à cette soirée des Guermantès où je n’étais pas certain d’être invité, je restais oisif dehors ; mais le jour d’été ne semblait pas avoir plus de hâte que moi à bouger. Bien qu’il fût plus de neuf heures, c’était lui encore qui sur la Place de la Concorde donnait à l’obélisque de Louqsor un air de nougat rose. Puis il en modifia la teinte et le changea en une matière métallique de sorte que l’obélisque ne devint pas seulement plus précieux, mais sembla presque aminci et flexible. On s’imaginait qu’on aurait pu le tordre, qu’on avait déjà peut être déjà légèrement faussé ce bijou. La lune était maintenant dans le ciel comme un quartier d’orange pelé délicatement quoique un peu entamé. Mais elle devait plus tard être faite de l’or le plus résistant. Blottie toute seule derrière elle, une pauvre petite étoile allait servir d’unique compagne à la lune solitaire, tandis que celle-ci, tout en protégeant son amie, mais plus hardie et allant de l’avant brandirait comme une arme irrésistible, comme un symbole oriental, son ample et merveilleux croissant d’or. »


Les Bienveillantes, Jonathan Littel.

Je n’ai pas l’habitude de lire les Goncourt et autres prix de l’année mais le foin qu’a suscité le bouquin, en outre également primé par l’Académie Française, m’a donné l’envie de me faire ma propre opinion sur ce pavé….

Que dire ? Après une trentaine d’heures de lecture intensive, je suis ressorti de l’ouvrage fort dubitatif… Difficile en fait de se faire une opinion tranchée. Ce livre pour moi ne restera pas dans l’histoire de la littérature. Il est toutefois digne d’intérêt par la fresque qu’il dresse de la partie la plus pénible de la seconde guerre mondiale en n’épargnant absolument rien au lecteur qui ne serait informé que superficiellement des événements qui se sont succédé de la chute du deuxième Reich à celui du troisième et particulièrement de l’opération Barbarossa à la chute de Berlin qui en est la trame essentielle.

Le point fort du roman est aussi son point faible et ce fut un des points où il fut attaqué. Littel fait œuvre de roman en puisant avec force détails sur l’Histoire avec un H majuscule. Nécessairement, l’exigence de vérité qu’il met n’est pas compatible avec la forme romanesque qu’il emprunte. En faisant un effort particulier sur la reproduction de faits historiques et en les accumulant durant 900 pages, Littel permet à l’historien de le reprendre point par point dans ses descriptions pointues et les contester.

Car contrairement à nombre de romans où l’Histoire n’est que le cadre d’une aventure, on ressort des Bienveillantes en étant finalement convaincu que l’Histoire est en fait le fondement et toute la trame de ce roman. Sa force tient dans ses pages descriptives et rien d’autre.

Rien d’autre car son ambition à laquelle on adhérait initialement dans le premier chapitre qu’expose l’auteur, à savoir un conte moral et éloquent sur le destin de Max Aue, dignitaire SS aux prises avec une époque terrible, cette ambition n’est absolument pas atteinte. C’est même, à mon avis un des points très faible de ce roman. En aucun cas la personnalité de Max Aue, telle qu’elle est décrite n’intéresse le lecteur. L’impression qui domine est celle d’une marionnette aux prises avec des événements qu’elle subit et qui n’est finalement là que par alibi dans l’ambition de l’auteur et pour respecter les formes romanesques : une fois encore la description méthodique de la seconde guerre mondiale sur le front de l’Est, à Stalingrad, dans l’antichambre des camps d’extermination et en bouquet final la chute de Berlin en mai 1945.

Le seul chapitre où Max Aue est en prise avec lui même, où le roman arrive l’espace d’une trentaine de pages à faire abstraction du monde extérieur, cette trentaine de pages donc est pathétique. On ne sait guère pourquoi Littel les a écrites d’ailleurs : montrer la folie de son personnage juste avant la chute ? Mais il est clair depuis le départ que Max Aue a quelques problèmes avec la raison malgré une intelligence acérée et une érudition d’humaniste. L’auteur a-t-il voulu choquer le bobo en dotant le mal absolu de cette culture ? Franchement, la littérature a exploré depuis bien longtemps le Mal personnifié sous les apparences de l’honorabilité la plus respectable et depuis bien longtemps on sait que le Mal est souvent doté d’intelligence… Le voir ainsi développé sous les traits d’un SS n’a rien de véritablement « créateur » ni même de choquant.

C’est bien ce qui finalement nous gène le plus dans l’œuvre de Littel : la faiblesse de la création. Tout ne tient que dans la force de la reproduction de l’histoire romancée. On ne doit pas négliger cette force, car elle nous a convaincu de poursuivre la lecture du roman jusqu’à son terme en dépit de ses indéniables faiblesses. Mais au terme de la lecture, on reste donc très dubitatif devant cette œuvre hybride où les véritables héros sont des reproductions de personnages réels et l’Histoire elle même et où les personnages fictifs crées par l’auteur ne sont qu’un alibi pour que la forme romanesque soit respectée puisque sans véritable profondeur.

On doit lire les Bienveillantes si on s’intéresse à la seconde guerre mondiale et que l’on a des difficultés à lire les œuvres parfois difficiles des historiens qui peuvent apparaître comme rébarbatives. Une vulgarisation pas inintéressante d’un bouquin d’histoire en quelque sorte mais un bien faible roman. Le souvenir de Max Aue se dissipe déjà dans notre mémoire, pas celui des atrocités de la guerre…



Quelques nouvelles d’Honoré de Balzac

Balzac n’a pas écrit que des chefs d’œuvre. Il est toujours intéressant de se faire une idée globale d’un écrivain en ne s’attachant pas qu’à ses œuvres les plus connues mais en rentrant dans l’ensemble de ce qu’il a pu écrire. On ne trouvera donc pas ici matière à enthousiasme comme on peut en ressortir de la lecture d’Illusions Perdues, du Lys dans la Vallée ou du moins connu les Chouans mais ces nouvelles portent en elles l’univers balzacien si particulier.

La Grenardière est une histoire éloquente sur une femme qui se meurt laissant ses deux jeunes enfants seuls. Texte émouvant.

La femme abandonnée est l’histoire d’un amour heureux pendant une dizaine d’années entre un jeune homme plein d’enthousiasme et une femme condamnée par la société. Mais le jeune homme se trouve lui aussi capturé par les impératifs de la société qui l’entoure et abandonnant son bonheur pour y faire face, il ne saura l’oublier et préfèrera disparaître de ce monde cruel…

Honorine est aussi l’histoire d’un amour contrarié, cette fois celle d’un brillant homme mûr ayant perdu sa femme pour l’avoir négligé à cause de sa passion pour son travail et qui mettra toutes les ruses les plus fines à la reconquérir. Mais s’il est possible de reconquérir la présence d’une femme, son amour est tout autre histoire….

Enfin Gosbeck est l’histoire savoureuse d’un usurier protégeant tant bien qu’un mal les intérêts du fils aîné d’un comte des inconduites de sa femme.


Romans anglo-saxons

Moby Dick, Herman Melville.

Est-il besoin de parler de la trame de ce grand classique que tout le monde connaît ? De la trame, probablement pas, mais du roman, peut être… Car si l’histoire de la baleine maudite est connue de tous, en revanche le roman mérite d’être lu car il révèle de forts belles pages.

En fait, on a été assez surpris par le déroulement de l’œuvre. Si le premier quart du roman plante le décor de façon traditionnelle (description méthodique des différents protagonistes, cadre de l’aventure, en particulier celui du bateau), on a été plus surpris par d’autres développements de l’auteur : celui de la peur de l’étranger personnifié par un colosse des mers du Sud dont l’auteur se fait fort de montrer la grande humanité après avoir éprouvé une frayeur initiale pareille à celle que ses lecteurs qui, n’ayant pas jamais quitté la Côte Est des Etats Unis, peuvent éprouver en croisant les ombres noires de ces marins de passage dans les ports américains et qui sont seulement pour eux évocatrices de menaces. Surpris beaucoup plus encore par la précision et la longueur des développements sur la chasse à la baleine en elle même et des développements sur les caractéristiques des cétacés. Melville qui exerça un temps cette profession se fait fort d’en retracer la réalité quotidienne mais également fait part de ses réflexions sur le devenir de cette activité. Où l’on voit qu’il est parfois bien vain pour un être humain de projeter la réalité du présent dans le futur… Car l’homme a beaucoup de mal à anticiper la vitesse des progrès techniques qu’il ne peut imaginer et le propos de l’auteur fait aujourd’hui sourire… Le monstre inépuisable du 19ème siècle est aujourd’hui une espèce protégée…

Bien évidemment, la portée de l’œuvre de Melville et sa survie depuis près de deux siècles ne doit guère aux descriptions méthodiques de la chasse au cétacé même si tout cela s’inscrit dans la tradition réaliste du roman. Outre les caractéristiques du roman d’aventures, sa portée est beaucoup plus universelle. Pourtant, cette portée n’est que sous jacente tout au long du roman et n’affleure finalement que dans ses dernières pages : c’est celle de l’homme aux prises avec un tourment qu’il se doit d’affronter même si celui-ci n’est que chimérique, surtout d’ailleurs parce qu’il est chimérique…

La chimère s’appelle ici Moby Dick, monstre immortel que nul être humain ne saurait capturer. Le Capitaine Achab la poursuit sur toutes les mers pendant de nombreuses années et toute la vie qui s’écoule par ailleurs ne saurait le satisfaire: ni les prises d’autres cachalots qui lui assure sa fortune, ni une vie paisible auprès de sa famille qui l’attend finalement depuis trois ans et auprès de laquelle il pourrait vivre le reste de son âge. Achab veut vaincre Moby Dick, convainc son équipage que c’est sa seule raison d’être et qu’il ne saurait y avoir d’autre but dans l’existence.

Beaucoup ont entendu parlé de ce dialogue sublime entre Achab et son premier lieutenant où celui-ci essaye de le convaincre de renoncer à ses chimères, de jouir de la vie et des plaisirs simples qu’un homme peut en retirer. La traduction, dirigée par Jean Giono, est très lyrique et poignante et cette page fait partie des plus belles du livre : « Ô mon Capitaine ! mon Capitaine ! Ame noble ; splendide cœur malgré tout. Est-il besoin que quelqu’un doive chasser ce poisson maudit ? Revenez avec moi ! Starbuck aussi a femme et enfant de sa tendre jeunesse, tout comme vous Sir, vous avez femme et enfant de votre tendre et fraternelle vieillesse ! Partons ! Partons !… Sur le champ, laissez moi changer de barre ! Avec quelle joie, quelle gaieté, Oh ! mon Capitaine, nous filerons notre chemin pour revoir notre vieux Nantucket »

Il faut avoir lu ce dialogue entre la raison et la passion mortifère d’Achab, ces pages touchent au sublime et ce sont elles qui font toute la force du roman. Comme ce qui fait sa force est aussi le puissant le pessimisme qui se dégage de ces pages….

Car loin de renoncer au poisson maudit, Achab l’affrontera. Non seulement il perdra une nouvelle fois le combat (lors du dernier, le monstre s’était contenté de lui emporter une jambe), mais en plus son issue était annoncée bien des pages en amont par la voix d’un marin des mers du Sud, sorte de devin de mauvaise augure : le moindre détail du scénario annoncé se reproduira. Laissant le sentiment que l’homme ne peut échapper ni aux passions qui le minent et l’écartent des plaisirs terrestres ni à son destin et que celui-ci est nécessairement tragique…



Tendre est la Nuit, Francis Scott Fitzgerald

Fitzgerald n’est plus guère lu que pour le seul Gatsby qui lui a assuré la notoriété à défaut de la fortune. Pourtant son œuvre fait partie d’une de celle que je préfère avec celle de Zweig. On n’atteint sans doute jamais des sommets ni dans la création romanesque ni dans la création stylistique, mais la finesse avec laquelle ils créent leurs personnages laisse à la lecture de leurs œuvres un très grand plaisir.

Comme dans Gatsby, le cadre de « Tendre est la nuit » est celui des années folles, mais cette fois non plus aux Etats Unis mais en Europe même si le roman est bien évidemment parsemé de personnages américains. Comme dans Gatsby on retrouve ce monde un peu vain des riches Américains vivant dans une bulle dans de champagne, légers comme elle. Comme dans Gatsby après la description de ce monde vain qu’on a du mal à envier, une fêlure se met à jour, mais cette fois, ce n’est pas la fêlure d’un être mais de deux êtres dont la beauté et la fortune cachent un drame intime.

Il n’est jamais très facile d’aborder le thème de la folie dans un roman et il faut une intelligence et une finesse remarquables pour s’en sortir sans tomber dans le scabreux. Ce n’est pas donné à tout le monde… Fitzgerald se sort remarquablement de cet écueil en décrivant magnifiquement la tragédie d’une femme victime d’un inceste paternel - à une époque où il n’était pas de mode de l’évoquer- dans son enfance et ses conséquences dans son comportement d’adulte.

Mais le véritable sujet du roman, outre celui de l’exploration des gouffres de l’âme humaine, est aussi le portrait du Dr Richard Diver que la nature a doté des plus grands dons : la beauté, la finesse, l’intelligence lui permettant d’explorer la complexité de la psychologie humaine. Mais ce que montre surtout Fitzgerald dans ce livre, c’est que le Dr Diver est doté d’une qualité beaucoup plus rare que toutes celles qui précède : la générosité. Le Dr Diver pourrait lui aussi jouir de tous les avantages que la société américaine permettrait à un homme jeune, séduisant, intelligent et qui se fait remarquer par la qualité de ses publications. Mais le Dr Diver ne souhaite pas se vautrer dans la vanité qui a peu de prix à ses yeux. Son plaisir est la recherche de l’exigence, la recherche d’un certain absolu : comme celui de séduire et d’assumer la vie d’un couple avec une femme très instable émotionnellement avec les risques que cela comporte et que Fitzgerald décrit admirablement. Comme celui de se laisser quitter une fois qu’elle aura retrouvé la voie de la stabilité. Comme celui de se plaire dans l’obscurité tel un oiseau de nuit comme s’il avait compris dès le départ que les feux de la rampe ne peuvent que satisfaire les âmes médiocres…



Le Maître de Ballantrae, Roger Louis Stevenson.

Après le monde de l’ancienne colonie, voici venir celui de la perfide Albion… Il s’agit également d’un roman d’aventures mais dont le thème majeur dépasse de loin ce cadre initial. Le thème essentiel en est l’opposition qui devient haineuse entre deux frères à la personnalité fort différente.

Au delà de cette opposition entre deux personnalités, la volonté de l’auteur est surtout de montrer les ambivalences entre le bien et le mal. Chacun des frères est censé représenter l’une de ces caractéristiques jusqu’à la caricature. Mais au fur et à mesure que le roman se développe, chacune de ces caractéristiques évolue. Le mal censé être incarné par le brillant et aventureux aîné finit par attirer l’attention, nuance le propos initial, tandis que la bienveillance du cadet se transforme peu à peu en aigreur et jalousie.

Ce roman n’est pas désagréable à lire mais la démonstration de l’auteur est sans doute trop… démonstrative. On a du mal à totalement adhérer à l’histoire et l’issue, cousue de fil blanc, laisse sceptique.



Essais

- A caractère politique.

Le Centre introuvable, Aurelian Craiutu.

Repris d’une thèse soutenue à Bloomington (Indiana), ce livre s’adresse à ceux qu’intéresse l’histoire des idées politiques puisqu’il s’agit d’une redécouverte de la pensée d’un groupe de personnes qui sont restés dans l’histoire de France de doctrinaires.

Les doctrinaires ont formé un puissant courant de pensée politique, aujourd’hui quelque peu négligé et tombé dans l’oubli, à l’exception du plus brillant de leur représentant, à savoir François Guizot. Mais Royer Collard, Rémusat, Broglie, Barante et quelques autres sont aujourd’hui tombés dans l’oubli.

Pourtant leur histoire est digne d’intérêt. Ce courant politique a essayé d’assurer à la France son redressement et surtout sa mutation après la période révolutionnaire et napoléonienne. Assumant l’héritage révolutionnaire, les doctrinaires eurent à la fois à lutter face aux ultras, comme Bonald, Maistre voire Chateaubriand, soucieux de revenir à l’ancien régime et considérant la révolution comme une parenthèse funeste, mais également face aux révolutionnaires soucieux de mettre bas la monarchie des Bourbons.

Le livre explore donc ce cheminement des doctrinaires, leurs convictions, leurs réalisations, les limites de leur pensée, particulièrement dans le refus obstiné du suffrage universel qu’ils considèrent avec horreur et comme une porte ouverte au retour des pires heures de 1793.

Le livre est intéressant mais explore des domaines politiques théoriques (représentativité, souveraineté du gouvernement, conception du pouvoir, capacité politique) qui n’intéresseront que ceux ouverts à l’histoire des idées politiques.


Le Passé d’une Illusion, François Furet.


Auteur majeur du vingtième siècle qui a véritablement revisité la lecture que l’on se faisait de la révolution française, le dernier livre écrit par François Furet juste avant sa mort en 1997 fait le bilan du communisme essentiellement soviétique.

L’auteur, brièvement compagnon de route du PCF jusqu’aux évènements de Budapest en 1956 traite d’un sujet qu’il connaît bien : l’idée communiste au vingtième siècle.

Cet ouvrage est absolument passionnant. Car Furet n’est pas seulement un historien poussiéreux, mais un analyste remarquable. Loin de se perdre dans les détails factuels, il sait au contraire en faire la synthèse et mettre en perspective les faits, les évènements, en montrer leur contradiction, le hasard de leur survenance et finalement reprendre avec grâce l’une des idées majeures d’un autre analyste supérieur qu’était Aron : « ce sont les hommes qui font l’histoire mais ils ne savent pas quelle histoire ils font ».

L’idée communiste est analysée en moindre détail. De sa naissance au 19ème où Furet montre l’idée révolutionnaire grandissante, la haine puissante contre la nouvelle classe dominante qu’est devenue la bourgeoisie. Mais malgré tout ce contexte, il n’y aurait jamais eu installation d’un régime communiste s’il n’y avait eu de première guerre mondiale. Furet analyse avec force détails ce que fut ce chaos pour les sociétés européennes et d’où naquirent les idéologies les plus folles du vingtième siècle. Lorsqu’il en recherche les causes, Furet avoue ne pas en trouver véritablement : la première guerre mondiale est véritablement un ovni dans une civilisation raffinée, riche, développée. L’Europe a couru a sa perte sans véritable raison objective même si tout un contexte l’y poussait (nationalisme, système des alliances etc…).

Une fois le décor planté, vient l’analyse de la société communiste en elle même. De longues pages sont consacrées à l’enthousiasme et à la désillusion qu’a toujours suscité le régime, dès ses premières heures, même sous Lénine…. De très longs développements sont aussi consacrés dans le rapport avec les autres idéologies totalitaires, à savoir d’abord le fascisme mussolinien puis le nazisme hitlérien. Furet montre comment les Soviétiques réussiront à se convertir en champion de l’antifascisme au milieu des années 30 alors que jusqu’alors le soucis était soucis d’abattre la démocratie bourgeoise.

Ce combat contre le fascisme et les rapports tenus entre ces idéologies occupe une partie importante de l’ouvrage. Furet semble persuadé que sans ce combat idéologique qui a connu son paroxysme pendant la seconde guerre mondiale, l’illusion communiste se serait sans doute « rapidement » dissipée… Car finalement, une fois la guerre remportée, une fois l’apogée consacrée par la forme supérieure du stalinisme, que restera-t-il de l’idéologie communiste qu’une longue agonie d’une trentaine d’années et où sa dénonciation fera la fortune d’écrivains talentueux de Soljenitsyne à Kundera ?

Néanmoins Furet sait mieux que quiconque que les passions qui ont fait naître l’un des régimes les plus meurtriers de l’histoire restent vivaces et que celles-ci feront oublier rapidement aux hommes les enseignements éloquents de l’histoire du communisme pour en trouver fort rapidement bien des circonstances atténuantes…


- à caractère économique


L’argent, la finance et le risque, André Lévy Lang.

Cet ouvrage est un petit livre fort intéressant pour les non initiés aux marchés financiers car très accessible et ne rentrant pas dans les détails trop techniques, gardant une très bonne hauteur de vue sur l’évolution des marchés financiers.

Il est assez rare en effet que des professionnels deviennent de bons pédagogues. On ne sait guère si l’ancien président de Paribas est à l’aise parmi ses étudiants mais son livre le laisse pressentir.

Pour ceux qui sont un peu plus initiés aux arcanes des marchés, le livre permet dans sa dernière partie d’y trouver également son compte dans les analyses qu’il livre sur les derniers développements de la finance internationale : à savoir l’émergence des hedge funds avec l’utilisation de produits dérivés de plus en plus complexes et le développement beaucoup plus récent du private equity, ou, à tout le moins, des fonds désormais considérables que peuvent aujourd’hui lever sur le marché les sociétés de capital-risque du fait du prix peu élevé de l’argent sur le marché monétaire ces dernières années.

Le dernier chapitre consacré à la régulation nécessaire des marchés financiers, en particulier vis à vis de ses nouveaux intervenants dont on ne connaît guère la fiabilité et où certains exemples désagréables ont déjà vu le jour sans toutefois avoir de conséquences très graves à court terme (si ce n’est une grosse frayeur en 1998 lors de la quasi faillite de LTCM), permet à l’auteur des développements intéressants sur les risques inhérents et à l’opacité qui demeure dans certains aspects de la finance moderne.


L’empire des dettes, William Bonner

Il est difficile de faire un résumé de cet ouvrage qui est un véritable pamphlet tout azimut des politiques menées par les USA…

A vrai dire, on aura bien du mal à faire la synthèse de toute l’argumentation de l’auteur tout au long de cet ouvrage tant il tire dans toutes les directions et où bien peu de dirigeants américains trouvent grâce à ses yeux depuis que les USA ont eu le grand tort de se lancer dans une politique impériale qui débute pour lui lors de la première guerre mondiale. A cet égard le portrait au vitriol du gourou des places financières pendant près de quinze années (tout le monde aura reconnu Alan Greenspan) est assez savoureux…

Pour résumer très grossièrement la pensée de l’auteur, pour vivre heureux en ce monde, il faut vivre comme les Suisses… Son immense regret finalement est que les USA ne soient pas la banque du monde et ne se comportent pas tels des banquiers conservateurs… et bien évidemment se tenant fort éloignés du bruit et de la fureur du monde…

De ce regret fondamental, s’ensuit des invectives parfois réjouissantes, parfois justifiées (le caractère déplorable du Wilsonisme par exemple), toujours très argumentées, mais ce genre d’argumentation, à charge, ne convainc guère que les convaincus….

Si effectivement le fonds de l’analyse de Bonner est de dire, comme le dirait tout bon agriculteur du Middle West, qu’on ne peut pas vivre à crédit éternellement sur le dos du monde, on ne peut s’empêcher de lui faire remarquer que la complexité de la finance internationale de nos jours peut permettre de relativiser ce constat de bon sens commun et surtout que ce constat aurait pu déjà être mené un quart de siècle auparavant… Bien évidemment, jouer les Cassandre est toujours quelque chose de valorisant dans les média, mais fort peu finalement y font carrière passé l’effet de surprise initiale… Accumuler les preuves à décharge comme quoi les USA vont à la perte donne nécessairement le vertige… Le soucis est que si l’on en croit Bonner, ils vont à la perte depuis 1917 et cela ne les empêche pas de demeurer la première puissance mondiale depuis cette époque…

Il est de toute façon toujours très intéressant de lire ce genre d’ouvrage iconoclaste. Cela permet toujours de remettre en perspective ses propres convictions, d’exercer son propre esprit critique et si d’aventure la crise du supbrime venait à ne pas être un simple hoquet, une vague crise de foie mais bien un cancer généralisé de l’estomac glouton de nos alliés d’outre Atlantique de pouvoir dire à qui voudra l’entendre et de s’en gargariser à l’infini : « je vous l’avais bien dit !…. »
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Message par Piolet le vendu »

Le serment des limbes de JC Grangé

je l'ai fini hier, et force est de constater que ca fini mieux que ca ne commence, parce que le debut...je trouve ca un peu longuet...voire tres...parce que savoir qu'il faut prendre l'A1 pour se rendre a st denis etc...
au debut il visite tellement de lieu en IDF pour commencer son enquete qu'on a l'impression d'etre relié a Jean-Jean...euh...tom-tom...ca plus le récit a la 1er personne, que j'aime pas trop, bah ca donne que j'ai eu du mal a me mettre dedans...puis...une fois qu'on passe les 150 1eres pages....bah la..ca commence a devenir bien...on commence a plonger dans un univers un peu obscure lié au diable et a ses manières d'agir. On retrouve, enfin je pense, certaines similitudes avec les rivières pourpres, les diables (comme le précise la mère des petites dans le monastère), des enfants disparus, des réapparitions surprises...et pour finir...un bouquet final plutot calme, mais tellement inattendu.

Donc pour conclure, j'ai bien aimé, c'est pas mon préféré, mais ca vaut le coup d'etre lu...

voila voila
bon la je fais une pose pour bosser sur mon logiciel d'osteo et après j'attaque le premier et le dernier de thilliez ;)
On a pas le meme niveau, mais on a la meme passion :D
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Message par girv »

Piolet le vendu a écrit :Le serment des limbes de JC Grangé

je l'ai fini hier, et force est de constater que ca fini mieux que ca ne commence, parce que le debut...je trouve ca un peu longuet...voire tres...parce que savoir qu'il faut prendre l'A1 pour se rendre a st denis etc...
au debut il visite tellement de lieu en IDF pour commencer son enquete qu'on a l'impression d'etre relié a Jean-Jean...euh...tom-tom...ca plus le récit a la 1er personne, que j'aime pas trop, bah ca donne que j'ai eu du mal a me mettre dedans...puis...une fois qu'on passe les 150 1eres pages....bah la..ca commence a devenir bien...on commence a plonger dans un univers un peu obscure lié au diable et a ses manières d'agir. On retrouve, enfin je pense, certaines similitudes avec les rivières pourpres, les diables (comme le précise la mère des petites dans le monastère), des enfants disparus, des réapparitions surprises...et pour finir...un bouquet final plutot calme, mais tellement inattendu.

Donc pour conclure, j'ai bien aimé, c'est pas mon préféré, mais ca vaut le coup d'etre lu...

voila voila
bon la je fais une pose pour bosser sur mon logiciel d'osteo et après j'attaque le premier et le dernier de thilliez ;)
:-k je crois que j'ai déjà lu ça quelque part... :-k :-k :mrgreen:
ah non... t'as pas mis le lien, autant pour moi :P
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Message par Armstrong »

Dernièrement j'ai lu:

-"Sous le règne de Bone" de R.Banks => c'est l'histoire d'un môme de 14 ans qui glisse lentement: il se fait virer de l'école, de chez ses parents, vit dans des squatts, deale pour vivre. C'est un vrai voyage initiatique pour un même désoeuvré vers l'age adulte. C'est très sombre et l'écriture est très particulière: tout est raconté du point de vue du héros, aucun dialogue. Un bon livre car on s'attache vite au personnage.

-"40 mots pour la neige" de G.Blunt => un bon thriller, assez dynamique, on imagine assez bien la transition du livre vers la télé....normal me direz vous l'auteur écrit également des scénarios pour des séries TV comme Law & Order

-"Sans feu ni lieu" de Fred Vargas => j'adore l'écriture de Vargas, ça façon d'utiliser des personnages cassés par la vie presque marginaux. Et puis des thrillers sans sang ou presque, on apprécie aussi. D'ailleurs j'ai "L'homme à l'envers" et "Un peu plus loin sur la droite" de Vargas en attente sur ma pile des livres à lire.

-"Faux rebond" de H.Coben => Bolitar dans le monde du basket....un bon Bolitar

Sur les bons conseils de Piolet, je me suis mis à F.Thilliez. j'ai commencé par "la Chambre des Morts" parce que c'était le seul dispo à la FNAC ce jour là. Comme j'ai bien aimé j'ai embrayé sur "Train d'Enfer pour Ange Rouge" que je suis actuellement entrain de lire.
***Per Ardua Ad Astra***
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