C'est exactement ce que je répète depuis fin août !oliv_from_nice a écrit : ↑mar. 23 déc. 2025 3:06 À un moment, il faut arrêter de confondre intention et réalité.
Le problème du SQBB aujourd’hui, ce n’est pas “les joueurs pris individuellement” comme si on avait une équipe mal utilisée par hasard. Le problème est structurel, et il commence au sommet, avec le choix du projet sportif.
Quand le club est monté après 30 ans, le projet était clair et cohérent :
budget limité
peu de talent individuel dominant
donc basket défensif, rotations larges, collectif fort
2–3 joueurs clés payés, le reste en joueurs de devoir + jeunes
Et ça a marché.
Pas parce que c’était beau, mais parce que c’était adapté aux moyens du club.
L’an dernier, malgré un gros nom, on ne fait pas mieux que certaines saisons plus “besogneuses”. Ce n’est pas un hasard : le basket n’est pas une addition de CV, c’est une cohérence de projet.
Aujourd’hui, le président choisit :
un coach novice à ce niveau
un projet offensif, rapide, sans pivot dominant
un jeu qui demande du talent, du tir, de la lecture et de la profondeur de banc
Problème : on n’a pas le budget pour ce jeu-là.
Résultat :
des joueurs de rotation deviennent titulaires (Oniangue, Schwartz, etc.)
pas de vrai pivot
un seul vrai scoreur US (Nick Johnson) qui surjoue parce qu’il n’a pas d’alternative
des profils mal adaptés au rythme et aux exigences du système
Ce n’est pas “les joueurs sont nuls”.
C’est les joueurs sont ce qu’ils sont, et le système les met en difficulté.
Dire aujourd’hui :
“Ce n’est pas la faute du coach, c’est la faute des joueurs”
c’est une erreur de raisonnement classique.
Si le système marche, les joueurs ont l’air meilleurs.
Si le système ne marche pas, les joueurs ont l’air plus faibles qu’ils ne le sont.
Changer d’entraîneur sans changer le roster ni le projet, ce n’est pas une preuve que le coaching initial était bon.
C’est juste la preuve que le problème est en amont.
Ce que je trouve problématique dans ce débat, c’est qu’on refuse obstinément de remettre en cause le projet initial, parce qu’il est “plus sexy”, “plus moderne”, “plus agréable à regarder”.
Mais le basket pro, ce n’est pas :
ce qu’on aime voir
ni ce qu’on espère
C’est :
ce qu’on peut produire avec les moyens qu’on a
À force de défendre une idée malgré les faits, on tombe dans un biais très connu sur les forums :
on protège son opinion
on déplace la responsabilité
on explique les défaites par tout sauf le concept de départ
Ce n’est pas grave de se tromper sur un projet.
Ce qui est problématique, c’est de refuser de l’admettre quand les résultats s’accumulent.
En résumé :
oui, le choix du coach est une responsabilité du président
oui, le jeu offensif rapide n’est pas adapté à notre budget
non, on n’a pas un effectif “qui devrait faire beaucoup mieux”
oui, on a surtout une équipe construite pour un basket qu’elle ne peut pas jouer
Et tant qu’on ne remettra pas ça à plat, on continuera à tourner en rond, peu importe le nom du coach sur le banc.
Le risque a été de croire que l'on pouvait jouer comme Paris avec énormément moins de talent. Voilà où on en est maintenant ! J'ai écrit il y a un sacré moment de cela, que la plus grosse erreur était que Prache accepte la philosophie de PDS en le recrutant et de , par la même occasion, abandonner notre identité qui nous a menée jusqu'au plus haut niveau !
Bien sûr que Le Portel peut passer devant nous, j'ai regardé leur match contre l'Asvel, et bien il ne leur manque que les résultats, car niveau basket, c'est bien plus intéressant que nous.