Ensuite, il y a eu quelques moments ''chauds'' durant la rencontre avec des altercations (Beye/Harley, Niang/Dorsey, Costentin/Ekperigin) qui fait que le match a duré plus longtemps que prévu. Et Paris Normandie en fait même la remarque au tout début de son article !
Bref, nouvelle victoire au forceps, au mental mais on ne me contredira pas là-dessus (à moins que Jean-Michel Roulet...), Evreux a dominé son sujet mais le score ne reflète pas totalement la victoire. Cette sensation de domination mais cette incapacité à tuer le match ! Des occasions loupées toutes faites, comme les deux dunks manqués (Oh mon Dieu !) de Beye, ce alley-oop arrière de Drouault manqué à 1 min de la fin - s'il passe celui là c'est juste magnifique mais la colère a pris le dessus sur le coup ... - quelques LF laissés en route. La victoire est logique, Poitiers s'est bien accroché mais l'écart aurait dû être plus important.
Mention spéciale à Bastien Pinault, qui a sorti le gadget au bras. Sa saison est définitivement lancée.
Je n'ai pas aimé le match de Keita. Si en défense, il a apporté son écho, offensivement, il a été mauvais, n'a pas levé la tête, forcé les choses.
On notera la présence de T.J Campbell dans les travées de Jean Fourré (sûrement venu voir Ekperigin), ainsi que de François Lamy, qui a fait récemment parlé de lui avec sa réforme sur les JFL...
Diaporama Evreux - Poitiers
Les échos venus d'ailleurs:L’ALM Evreux s’impose après un beau combat
L’ALM Evreux a remporté hier soir, face à Poitiers, son troisième match de championnat au terme d’un affrontement particulièrement heurté et indécis jusqu’au buzzer (92-89).
Bastien Pinault (20 points hier soir) et les Ebroïciens ont remporté leur troisième victoire de la saison face à Poitiers
En général à cette heure-là, certains ont déjà regagné leurs pénates. Mais hier soir à 22 h 07, il y avait encore match à la salle omnisports d’Evreux. Un sacré match, ou plutôt, une sacrée bataille. Car ne vous fiez pas au score final (92-89) : bien plus qu’un match d’attaque, ce ALM – Poitiers fut avant tout un match à claques. La preuve ? Les... 52 fautes sifflées par le corps arbitral (26 partout). Une espèce de bataille de rue dont sont donc sortis vainqueurs les Ebroïciens, rarement en retrait lorsqu’il s’agit de sortir les muscles et poser les tripes sur le parquet de Jean-Fourré. Après deux premiers succès déjà tirés par les cheveux – au sens figuré ceux-là (+4 contre Saint-Quentin, +2 à Souffel), voici ainsi l’ALM nantie d’un troisième succès en autant de journées, soit son meilleur démarrage depuis 2010.
Face à une équipe de Poitiers peut-être pas au sommet de sa forme mais présentant un cinq de base que bien des coaches de Pro B aimeraient posséder, Costentin et les siens ont d’abord bafouillé leur basket. Cela a duré sept minutes (7-15). Et puis la machine s’est mise en route. Comme si souvent : un deuxième « triple » de Walker, un ballon chipé par Burton qui envoie Drouault au dunk et la marmite de Jean-Fourré qui entre en ébullition subitement.
Pinault touché par la grâce
Aussitôt revenue dans la partie (16-18, 8e), l’ALM eut toutefois bien du mal à surfer sur cette vague. En partie en raison de son incapacité à convertir ses shoots ouverts au large (2/11 à la 13e). D’abord en échec comme ses partenaires (0/3), Pinault a bien fait d’insister, l’ancien pensionnaire de N1 terminant le quart-temps sur un magnifique 4/5 dans l’exercice, le dernier pour remettre les deux équipes à égalité avant la pause (44-44). On pouvait alors regretter que l’énergie défensive déployée par les Ebroïciens ait déjà occasionné un bon nombre de lancers (6/9 pour Poitiers), mais aussi que les leaders habituels de l’ALM se soient faits discrets durant ce deuxième acte.
On les a un peu retrouvés – Drouault surtout – à l’entame du troisième. Parti sur des bases offensives, et donc particulièrement électriques. Ça avait déjà chauffé (entre les arbitres, Ekperigin, le staff ébroïcien, on n’a pas tout compris) au moment de regagner les vestiaires, ça a continué ensuite. Notamment lors de cette 27e minute qui valut à Niang, méchamment secoué par Joseph, une réaction épidermique sanctionnée d’une « antisportive ». Le sifflet collé à la bouche, l’homme et la femme en noir envoyaient tour à tour les acteurs sur la ligne de réparation. Et ce sont bien les Eurois qui se montraient les plus adroits à ce jeu-là (7/8 contre 5/9), conservant solidement les commandes (73-67, 30e), bien aidés par deux nouveaux missiles d’un Pinault ovationné.
Les biceps toujours aussi saillants, ces derniers allaient même porter leur pécule jusqu’à +10 (83-73, 35e), débours comblé en à peine deux minutes par les visiteurs (83-82, 37e). Constamment devant dans le final, les hommes de Pluvy auraient pu payer cher certaines gaffes (alley-oop manqué par Drouault, 1/2 aux lancers pour Walker). Mais Costentin, puis Drouault, ont heureusement su garder leur sang froid au moment fatal, toujours sur la ligne, l’ultime tentative de Greer fuyant l’arceau...
Sous les paniers
Ils ont séduit Pluvy
Dans une interview accordée à l’hebdomadaire BasketHebdo, Laurent Pluvy revient sur son arrivée à Evreux, confirmant ce que nous écrivions alors, à savoir qu’il n’était pas très chaud à l’idée de rejoindre l’ALM au départ et qu’il avait également été approché par Le Havre. Extraits : « La première fois, quand j’ai eu Elsa (Toffin-Danflous) au téléphone, je n’avais pas envie d’y aller. Je suis monté par honnêteté et par franchise. Dans le même temps, je suis monté au Havre pour rencontrer le président Picard. Mais le discours d’Elsa et du président Rostol a fait pencher le truc. [...] On a les mêmes valeurs. On voit la vie et le métier de la même façon. Et puis il y a une histoire basket et une passion autour de ce club. Un engouement dans la ville qui est juste incroyable, qui est rare. Même en Pro A, il y en a peu comme cela. C’était le plus par rapport au Havre, où pourtant j’ai joué et où j’ai toujours voulu revenir. J’aurais pu y aller mais j’ai préféré Evreux pour l’engouement populaire. A tous les matches, c’est incroyable. »
Paris Normandie
Poitiers reste bredouille
Malgré 18 points de Laurence Ekperigin (27 d'évaluation), le PB 86 s'est incliné à Evreux
Malgré une excellente entame, les Poitevins se sont inclinés à Evreux après un final à suspense. Une troisième défaite consécutive.
Ce n'est pas encore cette année que le PB 86 ira s'imposer sur le parquet de la salle Jean-Fourré d'Evreux. Après six échecs consécutifs en terre euroise depuis le 30 janvier 2009, les basketteurs poitevins ont en effet ajouté un nouveau revers chez un adversaire qui en a profité pour aligner sa troisième victoire en autant de journées depuis le début de saison, alors que l'équipe de Ruddy Nelhomme reste au contraire sur trois revers.
Un long chassé-croisé
Ce n'est pourtant pas faute d'avoir entamé la partie de la meilleure manière, avec un tir primé initial d'Ekperigin au bout de 10 secondes, puis un 4-12 porté par un trio Harley-Guillard-Ekperigin très en verve (4e). Bousculés comme rarement dans leur salle (7-15, 7e), les Ebroïciens retrouvaient alors leur rayonnement habituel, le dunk de Drouault et les arabesques du pivot de 130 kg Joe Burton - après un contre spectaculaire de Joseph sur Reed et un cafouillage monstre - permettant à l'ALM de revenir au score au premier buzzer (21-23, 10e).
C'est ensuite un long chassé-croisé offensif qui débutait avec du shoot à 3 points " en-veux-tu-en-voilà " (6/19 pour Evreux à la pause, 4/12 pour Poitiers). Ce diable de Bastien Pinault (6/11 au fnal) répondant à lui seul (44-44, 20e) aux réussites lointaines d'Harley ou Greer (55-56, 25e). La dernière fois que le PB 86 allait virer en tête, malgré trois dernières minutes complètement folles, dignes d'un garbage time NBA.
Avant cela, on avait toutefois cru les partenaires d'un excellent Laurence Ekperigin (18 points, 8 rebonds, 6 fautes provoquées) définitivement hors course, quand Drouault enquilla deux nouveaux lancers (83-73, 35e), alors que les deux formations se rendaient coup pour coup depuis la pause. Le moment choisi par Thinon pour dégainer derrière les 6,25 m, puis Ekperigin, Morency d'un dunk sur une passe de Dorsey, puis Greer pour ramener les visiteurs à trois longueurs (87-85, 39e). Interminable, la dernière minute allait alors laisser place à un suspense à la fois insoutenable et languissant, les deux entraîneurs prenant à eux deux trois temps morts durant les treize dernières secondes.
Un point d'écart à sept secondes de la fin
Mais à ce petit jeu, c'est Evreux qui eut le dernier mot, avec un 4/4 aux lancers d'un certain Guillaume Costentin et de Drouault, alors que le PB misa à 88-85 et 90-87 sur des lay-up faciles pour revenir à un point plutôt que des tirs primés compliqués. À 92-89, les hommes de Ruddy Nelhomme eurent alors le ballon de la prolongation à quatres secondes du terme, mais la tentative désespérée de Greer se contenta de heurter le plexiglas. Rageant, mais après deux défaites peu goûteuses à Charleville (70-78) et contre Bourg-en-Bresse (76-87), le PB a cette fois montré des vertus rassurantes avant d'accueillir Saint-Chamond.
A chaud
Ruddy Nelhomme (entraîneur du Poitiers Basket 86) : « Je regrette deux choses : le nombre de ballons perdus (NDLR, 18) et de rebonds offensifs pour Evreux (22) qui ont offert trop de paniers faciles à l'adversaire. Il va falloir élever notre niveau dans ces deux secteurs. Plus globalement, même si on a livré une partie cohérente, ça reste une défaite, la troisième de suite depuis le début de saison. La réception de Saint-Chamond vendredi prochain va constituer un match couperet ! »
La Nouvelle République



