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À quatre bornes de l'arrivée, le groupe des poursuivants est encore compac.
Derrière Bourges, VO, Montpellier et Villeneuve, à qui le carré de tête semble promis, la lutte s'annonce chaude pour la cinquième place qui, en bout de course, pourrait offrir un ticket vers l'Euroligue. À quatre matchs de la fin, nous avons tenté d'évaluer les chances de chacun, Saint-Amand en tête.
Sans lire dans le marc de café, on voit mal, à ce stade de la saison, comment Bourges pourrait ne pas faire main basse sur tous les titres à distribuer en France. Une réalité dont l'un des effets sera de renforcer le poids de la phase régulière dans la répartition des tickets européens. Pour peu que Montpellier soit de nouveau contraint de décliner l'offre en Euroligue, la cinquième place, que convoitent Mondeville, Challes-les-Eaux, Saint-Amand, Reims et Clermont, pourrait valoir de l'or.
Les prétendants
- Mondeville (5e, 34 points) : reçoit Saint-Amand et VO, va à Tarbes et Clermont. Depuis le départ de Caroline Aubert, l'attelage a perdu de sa superbe. Défait cinq fois lors des sept derniers matchs, dont ce week-end à Arras (90-74), il vient de se laisser déborder par l'ESBVA. Sa cinquième place ne tient plus qu'à un fil, dans une fin de saison régulière extrêmement compliquée où il lui faudra affronter Saint-Amand, VO et Clermont. On serait prêt à parier que l'USOM peinera à tenir la distance.
- Challes-les-Eaux (6e, 33 points) : reçoit Montpellier, Bourges et Mourenx, va à Aix. En deux matchs de championnat (victoire contre VO mercredi et à Clermont dimanche après-midi), les Savoyardes ont effacé un début d'année de cauchemar, plombé par les blessures et les défections. Portées par Luptakova, Nieuwveen et Jones, elles semblent capables de tout emporter sur leur passage, même si le calendrier ne les favorise guère.
- Saint-Amand (7e, 33 points) : reçoit Calais, va à Mondeville, Mourenx et Arras. Les joueuses de Fabrice Courcier peuvent prétendre au grand chelem pour peu qu'elles s'imposent demain soir à Mondeville. Sans gros écueil à franchir mis à part les Normandes, elles sont probablement les mieux placées à l'amorce du sprint final. Leurs deux victoires de cette semaine les ont placées dans des conditions idéales.
- Reims (8e, 32 points) : reçoit Calais et Montpellier, va à Arras et Tarbes. Battues à Villeneuve puis d'extrême justesse à Saint-Amand, les Rémoises ont perdu la main. Tout à fait capables de gagner à Arras et Tarbes, sauront-elles en plus épingler Montpellier dans leur salle, où elles jouent cette saison les terreurs ?
- Clermont (9e, 32 points) : reçoit Aix et Mondeville, va à Mourenx et Bourges. Clermont voulait enchaîner quatre victoires, il a pour l'instant récolté deux défaites (contre Saint-Amand et Challes, à domicile). Le 9 avril, il lui faudra aller à Bourges avant de finir contre Mondeville. Ça sent quand même un peu le roussi. •
SÉBASTIEN CHÉDOZEAU - Les rédactions de La Voix du Nord - La Voix du Nord
Derrière Bourges, VO, Montpellier et Villeneuve, à qui le carré de tête semble promis, la lutte s'annonce chaude pour la cinquième place qui, en bout de course, pourrait offrir un ticket vers l'Euroligue. À quatre matchs de la fin, nous avons tenté d'évaluer les chances de chacun, Saint-Amand en tête.
Sans lire dans le marc de café, on voit mal, à ce stade de la saison, comment Bourges pourrait ne pas faire main basse sur tous les titres à distribuer en France. Une réalité dont l'un des effets sera de renforcer le poids de la phase régulière dans la répartition des tickets européens. Pour peu que Montpellier soit de nouveau contraint de décliner l'offre en Euroligue, la cinquième place, que convoitent Mondeville, Challes-les-Eaux, Saint-Amand, Reims et Clermont, pourrait valoir de l'or.
Les prétendants
- Mondeville (5e, 34 points) : reçoit Saint-Amand et VO, va à Tarbes et Clermont. Depuis le départ de Caroline Aubert, l'attelage a perdu de sa superbe. Défait cinq fois lors des sept derniers matchs, dont ce week-end à Arras (90-74), il vient de se laisser déborder par l'ESBVA. Sa cinquième place ne tient plus qu'à un fil, dans une fin de saison régulière extrêmement compliquée où il lui faudra affronter Saint-Amand, VO et Clermont. On serait prêt à parier que l'USOM peinera à tenir la distance.
- Challes-les-Eaux (6e, 33 points) : reçoit Montpellier, Bourges et Mourenx, va à Aix. En deux matchs de championnat (victoire contre VO mercredi et à Clermont dimanche après-midi), les Savoyardes ont effacé un début d'année de cauchemar, plombé par les blessures et les défections. Portées par Luptakova, Nieuwveen et Jones, elles semblent capables de tout emporter sur leur passage, même si le calendrier ne les favorise guère.
- Saint-Amand (7e, 33 points) : reçoit Calais, va à Mondeville, Mourenx et Arras. Les joueuses de Fabrice Courcier peuvent prétendre au grand chelem pour peu qu'elles s'imposent demain soir à Mondeville. Sans gros écueil à franchir mis à part les Normandes, elles sont probablement les mieux placées à l'amorce du sprint final. Leurs deux victoires de cette semaine les ont placées dans des conditions idéales.
- Reims (8e, 32 points) : reçoit Calais et Montpellier, va à Arras et Tarbes. Battues à Villeneuve puis d'extrême justesse à Saint-Amand, les Rémoises ont perdu la main. Tout à fait capables de gagner à Arras et Tarbes, sauront-elles en plus épingler Montpellier dans leur salle, où elles jouent cette saison les terreurs ?
- Clermont (9e, 32 points) : reçoit Aix et Mondeville, va à Mourenx et Bourges. Clermont voulait enchaîner quatre victoires, il a pour l'instant récolté deux défaites (contre Saint-Amand et Challes, à domicile). Le 9 avril, il lui faudra aller à Bourges avant de finir contre Mondeville. Ça sent quand même un peu le roussi. •
SÉBASTIEN CHÉDOZEAU - Les rédactions de La Voix du Nord - La Voix du Nord
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LE COIN DES PROS Les Valenciennoises s’appliquent au travail
Le week-end n’aura pas été reluisant pour les basketteuses de l’USVO avec une défaite et des prestations qui laissent un goût amer.
Après la défaite logique concédée à Bourges samedi et une explication sur les responsabilités individuelles, les Valenciennoises ont réattaqué l’entraînement hier. Avec du coeur et de l’application et sous un seul mot d’ordre : « il n’y a pas de « moi » dans une équipe ». La formule rappelle que les individualités doivent s’effacer au profit du collectif.
Programme.- Au repos dimanche, les joueuses de l’USVO ont eu deux séances hier. Ce matin, entraînement à 10 h 30 avant de partir pour Aix à 16 h. Mercredi, entraînement le matin et match le soir contre Aix. Repos jeudi puis deux entraînements vendredi (10 h 30, 17 h). Samedi, entraînement à 10 h 30 puis match contre Mourenx à 20 h.
Dent.- Francesca Zara, qui souffrait d’une rage de dent s’est fait enlever une dent. Elle ne s’est pas entraînée hier et reste incertaine pour demain.
La Voix du Nord -
Le week-end n’aura pas été reluisant pour les basketteuses de l’USVO avec une défaite et des prestations qui laissent un goût amer.
Après la défaite logique concédée à Bourges samedi et une explication sur les responsabilités individuelles, les Valenciennoises ont réattaqué l’entraînement hier. Avec du coeur et de l’application et sous un seul mot d’ordre : « il n’y a pas de « moi » dans une équipe ». La formule rappelle que les individualités doivent s’effacer au profit du collectif.
Programme.- Au repos dimanche, les joueuses de l’USVO ont eu deux séances hier. Ce matin, entraînement à 10 h 30 avant de partir pour Aix à 16 h. Mercredi, entraînement le matin et match le soir contre Aix. Repos jeudi puis deux entraînements vendredi (10 h 30, 17 h). Samedi, entraînement à 10 h 30 puis match contre Mourenx à 20 h.
Dent.- Francesca Zara, qui souffrait d’une rage de dent s’est fait enlever une dent. Elle ne s’est pas entraînée hier et reste incertaine pour demain.
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Les rencontres du 02/04/2008 - 23e journée
20:00 ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM / ASPTT ARRAS
20:00 CHALLES LES EAUX B / BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION
20:00 BOURGES BASKET / TARBES GESPE BIGORRE
20:00 PAYS D'AIX BASKET 13 / VALENCIENNES U S V O
20:00 MOURENX BASKET CLUB / STADE CLERMONTOIS AB 63
20:00 SAINT JACQUES SPORT REIMS / COTE D'OPALE BASKET CALAIS
20:00 USO MONDEVILLE / UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU
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Les Villeneuvoises sont prêtes à donner une autre dimension à leur fin de saison
De retour dans le Top 4 depuis leur victoire face à Reims et la défaite de Mondeville contre Montpellier, les protégées d’Abdou N’Diaye ont désormais leur destin entre les mains. Intraitables à Calais samedi, elles se doivent de remporter ce soir un nouveau derby face à Arras, afin de poursuivre leur route vers les sommets.
En parvenant à doubler Mondeville au classement la semaine dernière, puis à étriller de bien pâles Calaisiennes dimanche, l’ESBVA-LM est enfin parvenue à mettre les deux pieds dans le Top 4. Une place à laquelle il semblait encore illusoire de prétendre il y a quelques semaines, mais que les Villeneuvoises sont finalement allées chercher et qui pourrait bien donner un goût sacrément pimenté à une saison déjà riche en rebondissements. « En début d’année, le club n’occupait pas un rang conforme à ses objectifs , glisse Bintou Dieme. Nous nous sommes toutes remises en question, notamment en ce qui concerne les efforts à effectuer dans le secteur défensif. Je pense que le déclic s’est produit fin février lors de nos deux victoires en trois jours, en championnat, puis en Coupe, à Arras. »
Voilà donc un adversaire que les Villeneuvoises devraient retrouver au Palacium avec plaisir ce soir, à condition de se souvenir du contexte de leur premier succès, acquis à l’énergie dans l’Artois. « Même si nous sommes actuellement dans une bonne dynamique, nous abordons cette rencontre avec humilité et sérieux , poursuit la meneuse villeneuvoise. Lors du match aller, nous avions dû nous arracher dans les dernières secondes pour l’emporter. Après les neuf défaites déjà enregistrées cette saison, il a vraiment fallu cravacher pour en arriver là. Ça serait dommage de tout gâcher maintenant, si près du but. »
S’il est vrai que les statistiques plaident largement en leur faveur, comme en témoignent les huit victoires consécutives alignées ces dernières semaines, ou encore les 27 points de Kathy Wambe et le « double double » (13 points, 14 rebonds) de Shala Crawford à Calais, les Villeneuvoises préfèrent insister sur les joies d’un collectif et d’une défense retrouvés. « Comme le répète souvent le coach, nos bons résultats actuels sont dûs en grande partie à une rigueur défensive accrue. Tout notre jeu part de là, chacun fait l’effort pour l’autre si cela est nécessaire. C’est à ce prix là que nous parviendrons à atteindre nos objectifs. »
Une attirance vers les sommets qui passe obligatoirement par un neuvième succès consécutif ce soir face à une formation arrageoise, brillante samedi contre Mondeville, mais toujours en quête de points pour le maintien. •
JÉRÔME PERCHERON - La Voix du Nord -
ESBVA-LM (4e) - ARRAS (12e). Ce soir 20 heures au Palacium de Villeneuve-d’Ascq. Aller : 76-73.
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Sans complexe, Arras pays d’Artois défie Villeneuve-d’Ascq
Après la victoire face à Mondeville, samedi, Arras a poussé un grand ouf de soulagement. Il faut désormais donner un dernier coup de collier pour assurer définitivement sa place en Ligue. Pourquoi pas à Villeneuve-d’Ascq ce soir ?
Bruno Blier, l’entraîneur arrageois, n’est pas un novice. Quand on évoque avec lui la rencontre de ce soir contre Villeneuve-d'Ascq, il prend les plus grandes précautions dans le discours. « C’est un match très compliqué contre l’équipe en forme du moment. Mais, il n’est pas injouable, loin de là. »
L’entraîneur se souvient qu’au match aller, à la halle des sports Tételin, Arras avait fait toute la course en tête pour finalement s’incliner de trois petits points en fin de match. « Une preuve que l’on peut les accrocher, même si ce n’est plus la même équipe actuellement. Il faudra jouer sans complexe et après on verra, en fonction du déroulement du match, ce que l’on pourra faire. » Même s’il n’a aucune intention de lâcher la rencontre, Bruno Blier fera évoluer ses filles en fonction du contexte. « Si tu as vingt points dans la vue rapidement, tu peux faire tourner en pensant à Reims. Mais, si on est au contact, on jouera le coup pour gagner en fin de match. »
Ayant retrouvé un collectif contre Mondeville, Arras pays d’Artois pourra certainement aussi compter sur Marielle Amant, blessée à la cheville, mercredi dernier, à Bourges. Lundi et hier, la jeune intérieure arrageoise a participé aux séances et selon toute vraisemblance, elle devrait être sur le parquet nordiste ce soir. « Elle a pris part aux oppositions et elle sera dans le groupe. C’est une bonne nouvelle car on aura besoin de Marielle dans la raquette. Pour ce match, il faudra du monde sous les panneaux pour contrarier Villeneuve. » Le groupe arrageois se déplacera par contre peut-être sans Lysyuk, malade hier. •
C. H.- www.lavoixdessports.com
Villeneuve d'Ascq (4e) - Arras pays d'Artois (12e), ce soir, à 20 h.
Villeneuve-d'Ascq.- Dieme, Albacy, Fombonne, Drljaca, Robert, Wambe, Sacko, Crawford.
Arras.- Bertin, Thomas, Lysyuk (?), Mosch, Ivancevic, Gruszczynski, Arnaud, Miedzik, Amant, Déas
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Saint-Jacques en arbitre
Mame Marie Sy et les Jacquistes veulent finir en beauté…
Assurées de leur maintien, les Rémoises peuvent encore décider du sort de certains adversaires. Comme Calais ce soir.
A la réflexion, cette saison 2007/2008 est passée vite, presque trop vite, pour les Rémoises. Mis à part un petit coup de moins bien avant Noël, leur retour en Ligue s'est idéalement déroulé. Assurées de leur maintien, les protégées de Philippe Sauret pourraient terminer en roue libre. La coupe de France a maintenu leur degré de motivation et leurs exigences à un niveau élevé.
Et le championnat ?
La venue de Calais ce soir constitue un dernier tournant de leur saison régulière. « Ce ne sera pas facile face à des rivales qui jouent leur survie » , prévient Philippe Sauret. Avant-dernières avec deux victoires de retard sur leurs voisines arrageoises, les Calaisiennes doivent absolument s'imposer à René-Tys pour avoir le droit de continuer à y croire.
Une équipe sous pression face à une formation libérée : difficile de prévoir le moindre scénario.
A leur crédit, les Nordistes peuvent compter sur une solidarité jamais démentie malgré un parcours délicat, l'efficacité de Lina Brazdeikyte, 25 pts samedi, et qui rêve certainement de jouer un vilain tour à l'un de ses anciens clubs.
Contre elles, le peu de profondeur de leur banc. Cyril Sicsic s'appuie sur un noyau fort qu'il sollicite énormément – Brazdeykite (11,7 pts – 3,1 fautes provoquées), Cibert (10,2 pts – 2,5 interceptions – 3,3 passes), Dia (5,2 rebonds), Neaves (10,7 pts – 9 rbds) à plus de 30 minutes lors de la 21e journée – sans oublier la vive meneuse américaine Hardy (14 pts – 35,3 % à trois pts).
Les Jacquistes, qui ont été à trois doigts (points) de revenir victorieuses de leur match à Saint-Amand, connaissent ces données.
Quels arguments poseront-elles dans la balance pour enlever un 11e succès ?
« Il faudra surtout que l'on gomme notre mauvaise gestion de la dernière journée » , affirme le coach rémois. « Lors de nos derniers matches, on a souvent perdu une vingtaine de ballons ».
Une bonne dynamique
Un peu plus de rigueur, de concentration mais aussi de variété dans le jeu devraient corriger ce défaut et aider les Rémoises à jouer pleinement leur rôle d'arbitres. Les cadres de l'équipe, de plus en plus et de mieux en mieux ciblées, n'ont plus la même influence sur le jeu. Pour la retrouver, elles doivent surprendre leurs rivales. Anne-Marie Parau et Mia Fisher vont, par exemple, devoir user davantage de leurs shoots périphériques (derrière l'arc de cercle pour la Roumaine, à quatre-cinq mètres pour l'Américaine) avant de venir provoquer la raquette adverse.
Les occasions de surprendre sont nombreuses. Mame Marie Sy et Anne-Sophie Pagnier sont dans une bonne dynamique actuellement. A qui transmettront-elles la flamme ce soir ?
Ce qui est évident, c'est que tout le groupe rémois voudra en appeler de sa défaite de l'aller (69-55) à un moment « où nous traversions une mauvaise passe, où l'on se cherchait collectivement et offensivement » , se souvient Sauret. Aujourd'hui, les Jacquistes ont réglé une grande partie de ces défauts du cycle aller. « Et puis, il ne nous reste que deux matches à domicile (Calais, Montpellier) » , ajoute le technicien du cru. « Nous voulons terminer sur une bonne note à la maison » . Histoire de montrer à tout le monde le chemin parcouru depuis le début de la saison…
Yves Dogué - www.lunion.presse.fr
WEB. – La rencontre de ce soir sera « web diffusé » à l'adresse internet suivante : www.basketlfb.com/multimedia/lfbtv
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Le Côte d’Opale Basket joue sa survie à Reims
À Reims, ce soir, le Côte d’Opale Basket a tout intérêt à s’imposer afin de revenir à une victoire d’Arras, concurrent direct pour le maintien. À quinze jours du terme de la phase initiale du championnat, une nouvelle défaite condamnerait pratiquement l’équipe de Cyril Sicsic.
En s’inclinant assez nettement, samedi, face à l’ESBVA (61-81), Calais a perdu bien plus qu’un match, Arras, au même moment, réalisant l’exploit en s’imposant sur son parquet devant Mondeville (90-74). Relégué à deux points de son voisin arrageois, le COB n’a donc plus le choix, il doit vaincre au moins deux fois lors des quatre dernières journées en comptant sur quatre défaites de son concurrent direct.
Pas simple, mais, cette fois, les équipières de Brazdeikyté sont dos au mur. « On est obligé de gagner à Reims, c’est la seule issue, notre seul espoir de maintien. Une défaite et la tâche deviendrait très compliquée. On ne baisse pas les bras, on garde la tête haute, on va à Reims pour gagner » , assure la capitaine Cobiste.
Cyril Sicsic, l’entraîneur maritime, est également catégorique : « C’est le match de la dernière chance. Si on ne gagne pas en Champagne, il sera très difficile de relever notre pari qui est de se maintenir. Il est très difficile de jouer Reims chez lui mais on sait qu’on peut bousculer la formation marnaise. On a fait un bon entraînement, je sens les filles concernées. Maintenant, il ne faut surtout pas que l’enjeu tue le jeu. Il reste quatre matches, à nous d’en gagner trois pour être maître de notre destin. »
Trois victoires
Trois victoires, voilà l’audacieux pari du COB et ses joueuses vont devoir posséder un esprit commando.
La performance du match aller où les Maritimes étaient parvenues à faire déjouer leurs adversaires pour s’imposer de quatorze points (69-55) doit servir de référence.
Un élément est certain, la pression sera sur le dos des Calaisiennes, Reims ayant déjà assuré son maintien. Aux joueuses de Cyril Sicsic de gérer cette pression avec intelligence.
De son côté, Arras se déplacera à Villeneuve-d’Ascq qui entend assurer sa place dans le top quatre. •
La Voix du Nord -
REIMS - CALAIS, ce soir, 20 h, complexe René- Tys.
Arbitres : MM. Antz et Hosselet.
REIMS : Klimesova, Fisher, Parau, Sy, Kindoki-Fleury, Pagnier, Sinico, Ayissi, Fresnais, Blanquart.
COB CALAIS : Bouthors, Hardy, Cibert, Leleuch, Brazdeikyté, Dia, Neaves, Csaszar, Machu, Candelier.
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Le nouveau challenge des Tango...
Déjà assuré de la première place, le Bourges Basket peut maintenant s'attaquer à un nouveau challenge : terminer la phase régulière invaincu et rejoindre dans l'histoire l'équipe de la saison 98-99.
En l’emportant samedi au Hainaut face à son meilleur ennemi valenciennois, le Bourges Basket a préservé son invincibilité en championnat de France tout en se qualifiant pour… la prochaine Euroligue. Très belle opération donc ; à quatre journées de la fin, l’équipe de Pierre Vincent étant assurée de terminer à la première place de la phase régulière.
Rester invaincu comme l’équipe de la saison 98-99
Et déjà, un nouveau challenge se présente à Céline Dumerc et aux Tango : terminer la phase régulière sans la moindre défaite. Un exploit seulement réussi par le CJMBB de la saison 98-99 ; celui des Souvré, Santaniello, Melain, Kotocova, Sauret, Jouandon, Korstine, Moussard, Vivenot et Akpomedah.
Un challenge auquel Pierre Vincent n’accorde cependant qu’un intérêt mitigé, tout en admettant que le public puisse être friand de ce genre d’exploit : « Seuls les titres m’intéressent vraiment. Il n’est pas question d’hypothéquer un Final four, un tournoi de la Fédération, un titre de champion de France ou une coupe pour relever ce genre de challenge. Le match de ce soir, c’est d’abord une excellente façon, face à une bonne équipe, de préparer le Final Four de Brno. Chaque match que nous aurons à livrer jusque-là sera fort utile. Pour trouver la plus grande justesse possible dans notre jeu et juger de notre aptitude à répondre très vite aux propositions de nos adversaires tout en mettant en avant nos qualités. »
C’est ce que Pierre Vincent attendra ce soir de ses troupes. Des troupes qu’il essaiera, comme il le fait depuis quelques semaines déjà, de ménager au maximum.
Privilégier la récupération
« Je sens les filles assez nerveuses et fatiguées. Nous enchaînons les matches et les déplacements à une cadence infernale (on en sera ce soir au 7e match en 19 jours) et on n’a pas beaucoup de temps à consacrer à la récupération. D’autant que les actions parallèles se multiplient. Dans les collèges, la formation continue, les Marraines de coeur… À force, ça use… »
Avoir onze joueuses pros à sa disposition est toutefois un plus indéniable à cette époque de la saison. Et quand, comme à Montpellier ou à Valenciennes, l’équipe réussit des entames de matches parfaites, il est encore plus facile pour le coach de ménager les organismes en multipliant les rotations.
Faire le break d’entrée ce soir, ce serait, une fois de plus, le scénario idéal « mais ça ne sera pas si évident que ça » estime Pierre Vincent.
« Tarbes est une bonne équipe… »
Tant en championnat, à Tarbes, qu’en coupe de France, les Tango n’ont pas survolé les débats. « En coupe, on n’avait pas mis un tir » se souvient le coach berruyer. « En début de saison, j’avais mis le TGB dans le Top 4. Puis il y a eu la blessure de Yacoubou, le début de saison raté, le changement de coach… Autant de choses qui n’étaient alors pas prévisibles. Depuis, le club a redressé la situation avec, notamment, le retour d’Isabelle Yacoubou dont on connaît l’impact athlétique important dans la raquette. Sa seule présence libère Moeggenberg et Mann, deux excellentes joueuses qui peuvent alterner avec un égal bonheur, poste 3 et poste 4. Derrière, avec Laure Savasta toujours très précieuse, et Clémence Beikes, une joueuse que je tiens en haute estime et qui a un véritable impact tant en défense qu’en attaque, c’est pas mal non plus. Tout ça, avec Kusion, Zlatanovak, Vega, ça fait une très bonne équipe… »
Mais de là à venir damer le pion aux Tango dans leur chaudron du Prado…
Christian Ragot - www.leberry.fr
Les équipes
BOURGES BASKET. 4. Sonja Petrovic (1,89), 5. Belinda Snelll (1,80), 6. Cathy Melain (1,83), 7. Endy Miyem (1,88 ), 8. Ana-Maria Cata-Chitiga (1,94), 9. Céline Dumerc (1,69), 10. Carine Paul (1,76), 11. Sonja Kireta (1,98 ), 12. Florence Lepron (1,83), 14. Emmeline Ndongue (1,90), 15. Nora Bujdoso (1,88 ). Coach : Pierre Vincent ; assistant : Hervé Bouty.
TARBES GESPE BIGORRE. 4. Kristen Mann (1,85), 5. Marion Arfelis (1,85), 6. Laure Savasta (1,73), 7. Jaklin Zlatanova (1,79), 8. Clémence Beikes (1,78 ), 10. Carole Leclair (1,81), 11. Alexia Kusion (1,81), 12. Elizabeth Moeggenberg (1,87), 14. Isabelle Ycoubou (1,90), 15. Gisela Vega (1,88 ). Coach : François Gomez.
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Les Valenciennoises ont-elles de l’orgueil ?
Battues deux fois de suite en championnat, battues en coupe de France à Aix il y a un mois, les Valenciennoises remplissent toutes les conditions pour débarquer revanchardes en Provence. En ont-elles envie ? La clé du match est là.
L’orgueil.-
Les deux entraîneurs ont misé sur ce mot magique pour apprêter leurs joueuses à l’aube d’un match important. Les Aixoises ont la tête dans le sac depuis leur élimination en coupe de France par Bourges, en quarts de finale. Elles espéraient y faire un « truc » . Derrière, une défaite à domicile et une déculottée à Montpellier (72-47). Eric Lehmann attend donc « une énorme revanche. Je suis sûr qu’on est capable de retrouver le mental qui sera la clé du match. »
A VO, Hervé Coudray n’aura pas à chercher loin pour toucher la corde sensible. « Bien entendu que les filles se souviennent de leur élimination par Aix en coupe (72-47). On leur montrera des images de ce match... »
Fracture ?-
Après les propos très durs samedi à l’encontre de certaines filles, on saura ce soir si celles-ci ont décidé de lui faire payer après avoir beaucoup ruminé ce week-end, ou si elles ont décidé de jouer le jeu à fond. Les entraînements plaident plus pour cette deuxième solution, d’autant que le coach a tempéré. « Le problème n’est pas par rapport aux joueuses, mais par rapport à la façon de faire.»
Défense.-
« En trois jours, on peut surtout faire des retouches sur l’attaque, mais aura-t-on la lucidité sur quarante minutes ? » , s’interroge Hervé Coudray. La défense, est, elle, une question d’état d’esprit. Eric Lehmann a centré l’essentiel de son discours dessus, Hervé Coudray aussi. « Contre Bourges, on ne prend que 25 points en deuxième mi-temps. Quand on joue en équipe on peut poser des problèmes, quand on n’est pas en équipe, n’importe qui peut nous poser des problèmes. » En coupe, Aix avait imposé une énorme pression défensive et coupé les accès à l’intérieur, « il faudra retenir les leçons. »
Mène.-
Francesca Zara, qui s’est fait enlever une dent et ne s’est pas entraînée depuis samedi, est très incertaine. Le poids de la mène reposera sur les épaules de Camille Aubert. La jeune Valenciennoise avait déjà supporté cette charge en coupe contre Aix (Zara était blessée au genou) et avait beaucoup souffert. Face à un collectif au complet, la solidarité de l’USVO autour de sa meneuse sera donc primordiale. •
P. G.- La Voix du Nord -
AIX-EN-PROVENCE - VALENCIENNES, aujourd’hui à 20 h. 23e journée. Aller : 81-52.
AIX.- 11e, 30 points (8 victoires, 14 défaites).
4. Sharp (EU), 5. Cousseins, 6. Kostaki (Gre), 7. Suez-Karni (Isr), 8. Kresovic (Ser), 10. Lacroix, 11. Vial, 13. Jekabsone, 12. Sène, Leclerc. Entr. E. Lehmann.
USVO.- 2e, 39 points (17 victoires, 5 défaites).
4. Aubert, 5. Koehn (EU), 7. Zara (It, ?), 8. Michel, 9. Tahane, 10. Pochet, 11. Gomis, 12. Badé, 13. Reghaissia, 14. Ohlde (EU), 15.
Cserny (Hon). Entr. H. Coudray.
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MONDEVILLE - SAINT-AMAND, ce soir à 20 h. 23e journée.
Aller : 90-67.
MONDEVILLE.- 5e, 34 points (12 victoires, 10 défaites).
- Le groupe : 4. Salagnac, 5. Dabovic (Mon), 6. Corre, 7. Tanqueray, 9. Digbeu, 10. Williams (EU), 11. Alexis (EU), 12. Micaletto, 13. El Gargati, 15. Jannault.
Entraîneur : Eric Lehmann.
SAINT-AMAND.- 7e, 33 points (11 victoires, 11 défaites).
- Le groupe : 4. Stansbury (EU), 5. Fouteret, 7. Costaz, 8. Padabed (Blr), 10. Ploegaerts, 11. Moore (EU), 12. Kamba, 13. Ajanovic (Ser) , 15. Washington.
Blessées.-
Il y aurait de quoi faire une belle équipe avec les blessées des deux camps. A Saint-Amand, ce sont toujours les mêmes, et jusqu’à la fin : Ogorodnikova, Lopez et Plust. A Mondeville, à celle de Janostinova, il faut ajouter une incertitude sur Williams, la meilleure marqueuse normande (15,4 points) qui souffre d’un trait de fracture au pied. Elle n’a pas joué contre Arras et la décision dépend d’elle.
Enjeu.-
Saint-Amand aimerait terminer à la cinquième ou sixième place et affronte un adversaire direct avec une belle confiance. « On doit conserver notre dynamique » , appuie Fabrice Courcier.
Mondeville est dans le sens inverse et veut tenter de sauver les meubles en conservant une place en Eurocoupe (une place dans les huit premiers) après avoir été en lice pour l’Euroligue la moité du championnat. « On a du mal à trouver de la fluidité avec les nombreux changements qu’on doit opérer » , confirme Olivier Hirsch.
La Voix du Nord -
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Mondeville - Saint-Amand (20 h).
Les Mondevillaises abattent un premier joker
Williams et Mondeville vont tenter de passer dans un trou de souris pour obtenir leur qualification européenne. Un revers ce soir pourrait coûter cher.
Les Normandes ont besoin d'un succès pour rester dans la course européenne.
Une victoire sur les cinq derniers matches, une place en Euroligue évanouie, une qualification en coupe Fiba compromise. La scoreuse n°1, Lenae Williams, sur le flanc. Si l'agenda n'affichait pas le 2, on dirait que les fins de mois sont difficiles à Mondeville.
La période est tellement trouble qu'aujourd'hui le club du président Dufour se donne mal au cou à force de regarder dans le rétro. Challes, Saint-Amand sont prêts à s'emparer de la 5e place. Reims, Clermont, Tarbes, misent sur le moyen terme, mais y croient. Les Normandes, qui rencontreront trois de leurs adversaires directs, ont au moins le privilège d'avoir leur destin en mains. Mais on a connu celles-ci plus sûres. « Mondeville n'est pas dans une super dynamique , convient le coach amandinois Fabrice Courcier. Mais j'attends une réaction de leur part, car cette équipe a du talent. J'ai aussi mis en garde mes joueuses contre tout relâchement, car notre fin de calendrier est intéressante. »
Williams ou pas Williams ?
Le relâchement... Un luxe égaré par les Normandes, qui se satisferaient d'une 7e place : « Ne cherchons pas midi à 14 h. Nous devons gagner , assume Hirsch. Avant Arras, j'avais dit qu'il fallait deux victoires pour être européen. Une pourrait suffire, et ce match est sans doute le plus abordable. Alors il faut y aller, se focaliser sur notre jeu, ce que nous avons fait de bien dernièrement. En songeant à éviter les pertes de balle face à Moore, qui nous avait détruits à l'aller. Et en espérant que cette fois on ne nous empêchera pas de défendre. »
En espérant aussi, surtout, que Lenae Williams pourra jouer. L'Américaine est bien plus qu'une rotation dans un effectif déjà chiche, elle est la meilleure marqueuse normande, et la 5e du championnat. Elle est en passe aussi de s'imposer comme leader du groupe.
Le trait de fracture de fatigue dont elle souffre au pied pourrait l'avoir déjà mise en vacances. Mais la fille de Chicago s'accroche, et s'apprête à serrer les bandages et les dents pour tenir sa place : « Si j'ai le feu vert des médecins, je ferai un test en matinée , explique l'ailière. Je ne sens pas grand-chose, mais ça ne veut pas dire que la blessure n'est pas là. C'est clair que jouer serait prendre un risque, mais le match est important. D'un autre côté, si je me blesse plus sérieusement, cela voudra dire que je manquerai les playoffs pour la dernière place qualificative en coupe Fiba. Ce n'est pas simple... »
Son investissement, qui pourrait laisser penser qu'elle serait prête à rempiler l'an prochain, doit servir de modèle. Après tout, Saint-Amand arrivera avec Podobed, médaillée de bronze à l'Euro, mais sans Ogorodnikova, (22 pts, 7 rebonds à l'aller). Avec moins de certitudes dans le jeu en périphérie, moins de pression et donc peut-être moins d'envie. « Nous devons de toute façon évacuer tous les aléas extérieurs , clame Williams. Si nous nous lamentons, nous perdrons. A nous d'être fortes mentalement. » Mondeville devra le rester jusqu'à la dernière minute de la 26e journée. Avec ou sans sa n°10, avec ou sans victoire ce soir. Ce n'est certes que le championnat de France, mais il y a quatre finales et un avenir européen à jouer.
Dominique FAURIE - Ouest-France
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Sans Aubert, Mondeville a perdu son sens de l’orientation
En Euroligue depuis trois ans, Mondeville pensait avoir fait le plus dur à mi-saison pour rempiler un an de plus. Mais le départ de sa stratège Caroline Aubert en janvier a bouleversé la donne, confirmant l’importance capitale du poste de meneuse dans un collectif.
Un seul être vous manque… et tout fout le camp, serait-on tenté de dire, pour détourner (légèrement) la citation de Lamartine. Les chiffres sont là en tout cas pour le prouver. Sans Caroline Aubert, Mondeville n’est plus le même. Quatrième au soir de la quatorzième journée, et bien assise sur le strapontin de l’Euroligue, la formation normande vit une suite de championnat pénible après le départ de Caroline Aubert pour Ekaterinbourg. Elle est passée d’une moyenne de 1,64 point pris par rencontre avec sa meneuse à 1,37 avec sa remplaçante (VO est à 1,77, l’USAPH à 1,5).
« La rupture a été brutale , confirme Olivier Hirsch. Elle nous apportait 30 points par match avec ses 13 points et 10 passes. On a aussi perdu en adresse à trois points. C’était la leader de l’équipe, de la philosophie de jeu, la joueuse décisive dans les moments clés des matches. » Sa remplaçante, Milica Dabovic n’est pas à la hauteur (5 points, 1,9 passes) et confirme toute la complexité du rôle de meneuse dans une équipe. « Elle est plus scoreuse que passeuse. Je l’ai vu prendre quatre tirs sur cinq ballons et ne rien rentrer » , a observé Hervé Coudray qui connaissait parfaitement sa prédécesseur. « Caroline, elle joue pour faire jouer l’équipe. C’est ça le rôle d’une meneuse, amener le ballon là où il faut, être leader d’équipe et savoir scorer à l’extérieur. Mondeville sans Caroline, c’est comme Bourges sans Dumerc, l’année dernière, ça lui coûte le championnat, et cette année la première phase de l’Euroligue. »
Fabrice Courcier, qui a aussi fait signer une meneuse en cours de saison mais dans d’autres circonstances, comprend les difficultés de Mondeville.
« Une meneuse doit avoir la capacité à se mettre au diapason du collectif. Il faut jouer en rythme, ne pas refuser les tirs ouverts, avoir un apport défensif sur le premier rideau. Elle fait jouer la joueuse la plus déterminante dans l’action. Quand on bâtit un collectif, on fait une structure de complémentarité. C’est difficile de rentrer dedans en cours de route. Il faut bien connaître les habitudes de jeu des autres.» Le technicien amandinois a donc volontairement rétréci le champ de manoeuvre de Padabed, se contentant des basiques, sachant qu’il peut s’appuyer sur Costaz en meneuse titulaire.
Mais Mondeville a perdu son équilibre dans l’histoire, car Dabovic est seule.
« Ca oblige certaines joueuses à prendre plus de responsabilités » , poursuit Olivier Hirsch. Un changement peu évident. Mondeville doit donc encore plus « s’appuyer sur sa rigueur et son intensité. » « Et il y a les joueuses pour cela » , remarque Fabrice Courcier qui veut prévenir toute facilité. Tout n’a pas encore foutu le camp... •
PHILIPPE GUILBAUD - La Voix du Nord -
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La dernière chance des basketteuses clermontoises
Après trois défaites consécutives, l'équipe féminine de basket clermontoise (SCAB 63) a pris la route de Mourenx avec l'espoir de rebondir ce soir, sur le parquet du dernier du championnat.
www.lamontagne.fr
20:00 ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM / ASPTT ARRAS
20:00 CHALLES LES EAUX B / BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION
20:00 BOURGES BASKET / TARBES GESPE BIGORRE
20:00 PAYS D'AIX BASKET 13 / VALENCIENNES U S V O
20:00 MOURENX BASKET CLUB / STADE CLERMONTOIS AB 63
20:00 SAINT JACQUES SPORT REIMS / COTE D'OPALE BASKET CALAIS
20:00 USO MONDEVILLE / UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU
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Les Villeneuvoises sont prêtes à donner une autre dimension à leur fin de saison
De retour dans le Top 4 depuis leur victoire face à Reims et la défaite de Mondeville contre Montpellier, les protégées d’Abdou N’Diaye ont désormais leur destin entre les mains. Intraitables à Calais samedi, elles se doivent de remporter ce soir un nouveau derby face à Arras, afin de poursuivre leur route vers les sommets.
En parvenant à doubler Mondeville au classement la semaine dernière, puis à étriller de bien pâles Calaisiennes dimanche, l’ESBVA-LM est enfin parvenue à mettre les deux pieds dans le Top 4. Une place à laquelle il semblait encore illusoire de prétendre il y a quelques semaines, mais que les Villeneuvoises sont finalement allées chercher et qui pourrait bien donner un goût sacrément pimenté à une saison déjà riche en rebondissements. « En début d’année, le club n’occupait pas un rang conforme à ses objectifs , glisse Bintou Dieme. Nous nous sommes toutes remises en question, notamment en ce qui concerne les efforts à effectuer dans le secteur défensif. Je pense que le déclic s’est produit fin février lors de nos deux victoires en trois jours, en championnat, puis en Coupe, à Arras. »
Voilà donc un adversaire que les Villeneuvoises devraient retrouver au Palacium avec plaisir ce soir, à condition de se souvenir du contexte de leur premier succès, acquis à l’énergie dans l’Artois. « Même si nous sommes actuellement dans une bonne dynamique, nous abordons cette rencontre avec humilité et sérieux , poursuit la meneuse villeneuvoise. Lors du match aller, nous avions dû nous arracher dans les dernières secondes pour l’emporter. Après les neuf défaites déjà enregistrées cette saison, il a vraiment fallu cravacher pour en arriver là. Ça serait dommage de tout gâcher maintenant, si près du but. »
S’il est vrai que les statistiques plaident largement en leur faveur, comme en témoignent les huit victoires consécutives alignées ces dernières semaines, ou encore les 27 points de Kathy Wambe et le « double double » (13 points, 14 rebonds) de Shala Crawford à Calais, les Villeneuvoises préfèrent insister sur les joies d’un collectif et d’une défense retrouvés. « Comme le répète souvent le coach, nos bons résultats actuels sont dûs en grande partie à une rigueur défensive accrue. Tout notre jeu part de là, chacun fait l’effort pour l’autre si cela est nécessaire. C’est à ce prix là que nous parviendrons à atteindre nos objectifs. »
Une attirance vers les sommets qui passe obligatoirement par un neuvième succès consécutif ce soir face à une formation arrageoise, brillante samedi contre Mondeville, mais toujours en quête de points pour le maintien. •
JÉRÔME PERCHERON - La Voix du Nord -
ESBVA-LM (4e) - ARRAS (12e). Ce soir 20 heures au Palacium de Villeneuve-d’Ascq. Aller : 76-73.
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Sans complexe, Arras pays d’Artois défie Villeneuve-d’Ascq
Après la victoire face à Mondeville, samedi, Arras a poussé un grand ouf de soulagement. Il faut désormais donner un dernier coup de collier pour assurer définitivement sa place en Ligue. Pourquoi pas à Villeneuve-d’Ascq ce soir ?
Bruno Blier, l’entraîneur arrageois, n’est pas un novice. Quand on évoque avec lui la rencontre de ce soir contre Villeneuve-d'Ascq, il prend les plus grandes précautions dans le discours. « C’est un match très compliqué contre l’équipe en forme du moment. Mais, il n’est pas injouable, loin de là. »
L’entraîneur se souvient qu’au match aller, à la halle des sports Tételin, Arras avait fait toute la course en tête pour finalement s’incliner de trois petits points en fin de match. « Une preuve que l’on peut les accrocher, même si ce n’est plus la même équipe actuellement. Il faudra jouer sans complexe et après on verra, en fonction du déroulement du match, ce que l’on pourra faire. » Même s’il n’a aucune intention de lâcher la rencontre, Bruno Blier fera évoluer ses filles en fonction du contexte. « Si tu as vingt points dans la vue rapidement, tu peux faire tourner en pensant à Reims. Mais, si on est au contact, on jouera le coup pour gagner en fin de match. »
Ayant retrouvé un collectif contre Mondeville, Arras pays d’Artois pourra certainement aussi compter sur Marielle Amant, blessée à la cheville, mercredi dernier, à Bourges. Lundi et hier, la jeune intérieure arrageoise a participé aux séances et selon toute vraisemblance, elle devrait être sur le parquet nordiste ce soir. « Elle a pris part aux oppositions et elle sera dans le groupe. C’est une bonne nouvelle car on aura besoin de Marielle dans la raquette. Pour ce match, il faudra du monde sous les panneaux pour contrarier Villeneuve. » Le groupe arrageois se déplacera par contre peut-être sans Lysyuk, malade hier. •
C. H.- www.lavoixdessports.com
Villeneuve d'Ascq (4e) - Arras pays d'Artois (12e), ce soir, à 20 h.
Villeneuve-d'Ascq.- Dieme, Albacy, Fombonne, Drljaca, Robert, Wambe, Sacko, Crawford.
Arras.- Bertin, Thomas, Lysyuk (?), Mosch, Ivancevic, Gruszczynski, Arnaud, Miedzik, Amant, Déas
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Saint-Jacques en arbitre
Mame Marie Sy et les Jacquistes veulent finir en beauté…
Assurées de leur maintien, les Rémoises peuvent encore décider du sort de certains adversaires. Comme Calais ce soir.
A la réflexion, cette saison 2007/2008 est passée vite, presque trop vite, pour les Rémoises. Mis à part un petit coup de moins bien avant Noël, leur retour en Ligue s'est idéalement déroulé. Assurées de leur maintien, les protégées de Philippe Sauret pourraient terminer en roue libre. La coupe de France a maintenu leur degré de motivation et leurs exigences à un niveau élevé.
Et le championnat ?
La venue de Calais ce soir constitue un dernier tournant de leur saison régulière. « Ce ne sera pas facile face à des rivales qui jouent leur survie » , prévient Philippe Sauret. Avant-dernières avec deux victoires de retard sur leurs voisines arrageoises, les Calaisiennes doivent absolument s'imposer à René-Tys pour avoir le droit de continuer à y croire.
Une équipe sous pression face à une formation libérée : difficile de prévoir le moindre scénario.
A leur crédit, les Nordistes peuvent compter sur une solidarité jamais démentie malgré un parcours délicat, l'efficacité de Lina Brazdeikyte, 25 pts samedi, et qui rêve certainement de jouer un vilain tour à l'un de ses anciens clubs.
Contre elles, le peu de profondeur de leur banc. Cyril Sicsic s'appuie sur un noyau fort qu'il sollicite énormément – Brazdeykite (11,7 pts – 3,1 fautes provoquées), Cibert (10,2 pts – 2,5 interceptions – 3,3 passes), Dia (5,2 rebonds), Neaves (10,7 pts – 9 rbds) à plus de 30 minutes lors de la 21e journée – sans oublier la vive meneuse américaine Hardy (14 pts – 35,3 % à trois pts).
Les Jacquistes, qui ont été à trois doigts (points) de revenir victorieuses de leur match à Saint-Amand, connaissent ces données.
Quels arguments poseront-elles dans la balance pour enlever un 11e succès ?
« Il faudra surtout que l'on gomme notre mauvaise gestion de la dernière journée » , affirme le coach rémois. « Lors de nos derniers matches, on a souvent perdu une vingtaine de ballons ».
Une bonne dynamique
Un peu plus de rigueur, de concentration mais aussi de variété dans le jeu devraient corriger ce défaut et aider les Rémoises à jouer pleinement leur rôle d'arbitres. Les cadres de l'équipe, de plus en plus et de mieux en mieux ciblées, n'ont plus la même influence sur le jeu. Pour la retrouver, elles doivent surprendre leurs rivales. Anne-Marie Parau et Mia Fisher vont, par exemple, devoir user davantage de leurs shoots périphériques (derrière l'arc de cercle pour la Roumaine, à quatre-cinq mètres pour l'Américaine) avant de venir provoquer la raquette adverse.
Les occasions de surprendre sont nombreuses. Mame Marie Sy et Anne-Sophie Pagnier sont dans une bonne dynamique actuellement. A qui transmettront-elles la flamme ce soir ?
Ce qui est évident, c'est que tout le groupe rémois voudra en appeler de sa défaite de l'aller (69-55) à un moment « où nous traversions une mauvaise passe, où l'on se cherchait collectivement et offensivement » , se souvient Sauret. Aujourd'hui, les Jacquistes ont réglé une grande partie de ces défauts du cycle aller. « Et puis, il ne nous reste que deux matches à domicile (Calais, Montpellier) » , ajoute le technicien du cru. « Nous voulons terminer sur une bonne note à la maison » . Histoire de montrer à tout le monde le chemin parcouru depuis le début de la saison…
Yves Dogué - www.lunion.presse.fr
WEB. – La rencontre de ce soir sera « web diffusé » à l'adresse internet suivante : www.basketlfb.com/multimedia/lfbtv
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Le Côte d’Opale Basket joue sa survie à Reims
À Reims, ce soir, le Côte d’Opale Basket a tout intérêt à s’imposer afin de revenir à une victoire d’Arras, concurrent direct pour le maintien. À quinze jours du terme de la phase initiale du championnat, une nouvelle défaite condamnerait pratiquement l’équipe de Cyril Sicsic.
En s’inclinant assez nettement, samedi, face à l’ESBVA (61-81), Calais a perdu bien plus qu’un match, Arras, au même moment, réalisant l’exploit en s’imposant sur son parquet devant Mondeville (90-74). Relégué à deux points de son voisin arrageois, le COB n’a donc plus le choix, il doit vaincre au moins deux fois lors des quatre dernières journées en comptant sur quatre défaites de son concurrent direct.
Pas simple, mais, cette fois, les équipières de Brazdeikyté sont dos au mur. « On est obligé de gagner à Reims, c’est la seule issue, notre seul espoir de maintien. Une défaite et la tâche deviendrait très compliquée. On ne baisse pas les bras, on garde la tête haute, on va à Reims pour gagner » , assure la capitaine Cobiste.
Cyril Sicsic, l’entraîneur maritime, est également catégorique : « C’est le match de la dernière chance. Si on ne gagne pas en Champagne, il sera très difficile de relever notre pari qui est de se maintenir. Il est très difficile de jouer Reims chez lui mais on sait qu’on peut bousculer la formation marnaise. On a fait un bon entraînement, je sens les filles concernées. Maintenant, il ne faut surtout pas que l’enjeu tue le jeu. Il reste quatre matches, à nous d’en gagner trois pour être maître de notre destin. »
Trois victoires
Trois victoires, voilà l’audacieux pari du COB et ses joueuses vont devoir posséder un esprit commando.
La performance du match aller où les Maritimes étaient parvenues à faire déjouer leurs adversaires pour s’imposer de quatorze points (69-55) doit servir de référence.
Un élément est certain, la pression sera sur le dos des Calaisiennes, Reims ayant déjà assuré son maintien. Aux joueuses de Cyril Sicsic de gérer cette pression avec intelligence.
De son côté, Arras se déplacera à Villeneuve-d’Ascq qui entend assurer sa place dans le top quatre. •
La Voix du Nord -
REIMS - CALAIS, ce soir, 20 h, complexe René- Tys.
Arbitres : MM. Antz et Hosselet.
REIMS : Klimesova, Fisher, Parau, Sy, Kindoki-Fleury, Pagnier, Sinico, Ayissi, Fresnais, Blanquart.
COB CALAIS : Bouthors, Hardy, Cibert, Leleuch, Brazdeikyté, Dia, Neaves, Csaszar, Machu, Candelier.
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Le nouveau challenge des Tango...
Déjà assuré de la première place, le Bourges Basket peut maintenant s'attaquer à un nouveau challenge : terminer la phase régulière invaincu et rejoindre dans l'histoire l'équipe de la saison 98-99.
En l’emportant samedi au Hainaut face à son meilleur ennemi valenciennois, le Bourges Basket a préservé son invincibilité en championnat de France tout en se qualifiant pour… la prochaine Euroligue. Très belle opération donc ; à quatre journées de la fin, l’équipe de Pierre Vincent étant assurée de terminer à la première place de la phase régulière.
Rester invaincu comme l’équipe de la saison 98-99
Et déjà, un nouveau challenge se présente à Céline Dumerc et aux Tango : terminer la phase régulière sans la moindre défaite. Un exploit seulement réussi par le CJMBB de la saison 98-99 ; celui des Souvré, Santaniello, Melain, Kotocova, Sauret, Jouandon, Korstine, Moussard, Vivenot et Akpomedah.
Un challenge auquel Pierre Vincent n’accorde cependant qu’un intérêt mitigé, tout en admettant que le public puisse être friand de ce genre d’exploit : « Seuls les titres m’intéressent vraiment. Il n’est pas question d’hypothéquer un Final four, un tournoi de la Fédération, un titre de champion de France ou une coupe pour relever ce genre de challenge. Le match de ce soir, c’est d’abord une excellente façon, face à une bonne équipe, de préparer le Final Four de Brno. Chaque match que nous aurons à livrer jusque-là sera fort utile. Pour trouver la plus grande justesse possible dans notre jeu et juger de notre aptitude à répondre très vite aux propositions de nos adversaires tout en mettant en avant nos qualités. »
C’est ce que Pierre Vincent attendra ce soir de ses troupes. Des troupes qu’il essaiera, comme il le fait depuis quelques semaines déjà, de ménager au maximum.
Privilégier la récupération
« Je sens les filles assez nerveuses et fatiguées. Nous enchaînons les matches et les déplacements à une cadence infernale (on en sera ce soir au 7e match en 19 jours) et on n’a pas beaucoup de temps à consacrer à la récupération. D’autant que les actions parallèles se multiplient. Dans les collèges, la formation continue, les Marraines de coeur… À force, ça use… »
Avoir onze joueuses pros à sa disposition est toutefois un plus indéniable à cette époque de la saison. Et quand, comme à Montpellier ou à Valenciennes, l’équipe réussit des entames de matches parfaites, il est encore plus facile pour le coach de ménager les organismes en multipliant les rotations.
Faire le break d’entrée ce soir, ce serait, une fois de plus, le scénario idéal « mais ça ne sera pas si évident que ça » estime Pierre Vincent.
« Tarbes est une bonne équipe… »
Tant en championnat, à Tarbes, qu’en coupe de France, les Tango n’ont pas survolé les débats. « En coupe, on n’avait pas mis un tir » se souvient le coach berruyer. « En début de saison, j’avais mis le TGB dans le Top 4. Puis il y a eu la blessure de Yacoubou, le début de saison raté, le changement de coach… Autant de choses qui n’étaient alors pas prévisibles. Depuis, le club a redressé la situation avec, notamment, le retour d’Isabelle Yacoubou dont on connaît l’impact athlétique important dans la raquette. Sa seule présence libère Moeggenberg et Mann, deux excellentes joueuses qui peuvent alterner avec un égal bonheur, poste 3 et poste 4. Derrière, avec Laure Savasta toujours très précieuse, et Clémence Beikes, une joueuse que je tiens en haute estime et qui a un véritable impact tant en défense qu’en attaque, c’est pas mal non plus. Tout ça, avec Kusion, Zlatanovak, Vega, ça fait une très bonne équipe… »
Mais de là à venir damer le pion aux Tango dans leur chaudron du Prado…
Christian Ragot - www.leberry.fr
Les équipes
BOURGES BASKET. 4. Sonja Petrovic (1,89), 5. Belinda Snelll (1,80), 6. Cathy Melain (1,83), 7. Endy Miyem (1,88 ), 8. Ana-Maria Cata-Chitiga (1,94), 9. Céline Dumerc (1,69), 10. Carine Paul (1,76), 11. Sonja Kireta (1,98 ), 12. Florence Lepron (1,83), 14. Emmeline Ndongue (1,90), 15. Nora Bujdoso (1,88 ). Coach : Pierre Vincent ; assistant : Hervé Bouty.
TARBES GESPE BIGORRE. 4. Kristen Mann (1,85), 5. Marion Arfelis (1,85), 6. Laure Savasta (1,73), 7. Jaklin Zlatanova (1,79), 8. Clémence Beikes (1,78 ), 10. Carole Leclair (1,81), 11. Alexia Kusion (1,81), 12. Elizabeth Moeggenberg (1,87), 14. Isabelle Ycoubou (1,90), 15. Gisela Vega (1,88 ). Coach : François Gomez.
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Les Valenciennoises ont-elles de l’orgueil ?
Battues deux fois de suite en championnat, battues en coupe de France à Aix il y a un mois, les Valenciennoises remplissent toutes les conditions pour débarquer revanchardes en Provence. En ont-elles envie ? La clé du match est là.
L’orgueil.-
Les deux entraîneurs ont misé sur ce mot magique pour apprêter leurs joueuses à l’aube d’un match important. Les Aixoises ont la tête dans le sac depuis leur élimination en coupe de France par Bourges, en quarts de finale. Elles espéraient y faire un « truc » . Derrière, une défaite à domicile et une déculottée à Montpellier (72-47). Eric Lehmann attend donc « une énorme revanche. Je suis sûr qu’on est capable de retrouver le mental qui sera la clé du match. »
A VO, Hervé Coudray n’aura pas à chercher loin pour toucher la corde sensible. « Bien entendu que les filles se souviennent de leur élimination par Aix en coupe (72-47). On leur montrera des images de ce match... »
Fracture ?-
Après les propos très durs samedi à l’encontre de certaines filles, on saura ce soir si celles-ci ont décidé de lui faire payer après avoir beaucoup ruminé ce week-end, ou si elles ont décidé de jouer le jeu à fond. Les entraînements plaident plus pour cette deuxième solution, d’autant que le coach a tempéré. « Le problème n’est pas par rapport aux joueuses, mais par rapport à la façon de faire.»
Défense.-
« En trois jours, on peut surtout faire des retouches sur l’attaque, mais aura-t-on la lucidité sur quarante minutes ? » , s’interroge Hervé Coudray. La défense, est, elle, une question d’état d’esprit. Eric Lehmann a centré l’essentiel de son discours dessus, Hervé Coudray aussi. « Contre Bourges, on ne prend que 25 points en deuxième mi-temps. Quand on joue en équipe on peut poser des problèmes, quand on n’est pas en équipe, n’importe qui peut nous poser des problèmes. » En coupe, Aix avait imposé une énorme pression défensive et coupé les accès à l’intérieur, « il faudra retenir les leçons. »
Mène.-
Francesca Zara, qui s’est fait enlever une dent et ne s’est pas entraînée depuis samedi, est très incertaine. Le poids de la mène reposera sur les épaules de Camille Aubert. La jeune Valenciennoise avait déjà supporté cette charge en coupe contre Aix (Zara était blessée au genou) et avait beaucoup souffert. Face à un collectif au complet, la solidarité de l’USVO autour de sa meneuse sera donc primordiale. •
P. G.- La Voix du Nord -
AIX-EN-PROVENCE - VALENCIENNES, aujourd’hui à 20 h. 23e journée. Aller : 81-52.
AIX.- 11e, 30 points (8 victoires, 14 défaites).
4. Sharp (EU), 5. Cousseins, 6. Kostaki (Gre), 7. Suez-Karni (Isr), 8. Kresovic (Ser), 10. Lacroix, 11. Vial, 13. Jekabsone, 12. Sène, Leclerc. Entr. E. Lehmann.
USVO.- 2e, 39 points (17 victoires, 5 défaites).
4. Aubert, 5. Koehn (EU), 7. Zara (It, ?), 8. Michel, 9. Tahane, 10. Pochet, 11. Gomis, 12. Badé, 13. Reghaissia, 14. Ohlde (EU), 15.
Cserny (Hon). Entr. H. Coudray.
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MONDEVILLE - SAINT-AMAND, ce soir à 20 h. 23e journée.
Aller : 90-67.
MONDEVILLE.- 5e, 34 points (12 victoires, 10 défaites).
- Le groupe : 4. Salagnac, 5. Dabovic (Mon), 6. Corre, 7. Tanqueray, 9. Digbeu, 10. Williams (EU), 11. Alexis (EU), 12. Micaletto, 13. El Gargati, 15. Jannault.
Entraîneur : Eric Lehmann.
SAINT-AMAND.- 7e, 33 points (11 victoires, 11 défaites).
- Le groupe : 4. Stansbury (EU), 5. Fouteret, 7. Costaz, 8. Padabed (Blr), 10. Ploegaerts, 11. Moore (EU), 12. Kamba, 13. Ajanovic (Ser) , 15. Washington.
Blessées.-
Il y aurait de quoi faire une belle équipe avec les blessées des deux camps. A Saint-Amand, ce sont toujours les mêmes, et jusqu’à la fin : Ogorodnikova, Lopez et Plust. A Mondeville, à celle de Janostinova, il faut ajouter une incertitude sur Williams, la meilleure marqueuse normande (15,4 points) qui souffre d’un trait de fracture au pied. Elle n’a pas joué contre Arras et la décision dépend d’elle.
Enjeu.-
Saint-Amand aimerait terminer à la cinquième ou sixième place et affronte un adversaire direct avec une belle confiance. « On doit conserver notre dynamique » , appuie Fabrice Courcier.
Mondeville est dans le sens inverse et veut tenter de sauver les meubles en conservant une place en Eurocoupe (une place dans les huit premiers) après avoir été en lice pour l’Euroligue la moité du championnat. « On a du mal à trouver de la fluidité avec les nombreux changements qu’on doit opérer » , confirme Olivier Hirsch.
La Voix du Nord -
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Mondeville - Saint-Amand (20 h).
Les Mondevillaises abattent un premier joker
Williams et Mondeville vont tenter de passer dans un trou de souris pour obtenir leur qualification européenne. Un revers ce soir pourrait coûter cher.
Les Normandes ont besoin d'un succès pour rester dans la course européenne.
Une victoire sur les cinq derniers matches, une place en Euroligue évanouie, une qualification en coupe Fiba compromise. La scoreuse n°1, Lenae Williams, sur le flanc. Si l'agenda n'affichait pas le 2, on dirait que les fins de mois sont difficiles à Mondeville.
La période est tellement trouble qu'aujourd'hui le club du président Dufour se donne mal au cou à force de regarder dans le rétro. Challes, Saint-Amand sont prêts à s'emparer de la 5e place. Reims, Clermont, Tarbes, misent sur le moyen terme, mais y croient. Les Normandes, qui rencontreront trois de leurs adversaires directs, ont au moins le privilège d'avoir leur destin en mains. Mais on a connu celles-ci plus sûres. « Mondeville n'est pas dans une super dynamique , convient le coach amandinois Fabrice Courcier. Mais j'attends une réaction de leur part, car cette équipe a du talent. J'ai aussi mis en garde mes joueuses contre tout relâchement, car notre fin de calendrier est intéressante. »
Williams ou pas Williams ?
Le relâchement... Un luxe égaré par les Normandes, qui se satisferaient d'une 7e place : « Ne cherchons pas midi à 14 h. Nous devons gagner , assume Hirsch. Avant Arras, j'avais dit qu'il fallait deux victoires pour être européen. Une pourrait suffire, et ce match est sans doute le plus abordable. Alors il faut y aller, se focaliser sur notre jeu, ce que nous avons fait de bien dernièrement. En songeant à éviter les pertes de balle face à Moore, qui nous avait détruits à l'aller. Et en espérant que cette fois on ne nous empêchera pas de défendre. »
En espérant aussi, surtout, que Lenae Williams pourra jouer. L'Américaine est bien plus qu'une rotation dans un effectif déjà chiche, elle est la meilleure marqueuse normande, et la 5e du championnat. Elle est en passe aussi de s'imposer comme leader du groupe.
Le trait de fracture de fatigue dont elle souffre au pied pourrait l'avoir déjà mise en vacances. Mais la fille de Chicago s'accroche, et s'apprête à serrer les bandages et les dents pour tenir sa place : « Si j'ai le feu vert des médecins, je ferai un test en matinée , explique l'ailière. Je ne sens pas grand-chose, mais ça ne veut pas dire que la blessure n'est pas là. C'est clair que jouer serait prendre un risque, mais le match est important. D'un autre côté, si je me blesse plus sérieusement, cela voudra dire que je manquerai les playoffs pour la dernière place qualificative en coupe Fiba. Ce n'est pas simple... »
Son investissement, qui pourrait laisser penser qu'elle serait prête à rempiler l'an prochain, doit servir de modèle. Après tout, Saint-Amand arrivera avec Podobed, médaillée de bronze à l'Euro, mais sans Ogorodnikova, (22 pts, 7 rebonds à l'aller). Avec moins de certitudes dans le jeu en périphérie, moins de pression et donc peut-être moins d'envie. « Nous devons de toute façon évacuer tous les aléas extérieurs , clame Williams. Si nous nous lamentons, nous perdrons. A nous d'être fortes mentalement. » Mondeville devra le rester jusqu'à la dernière minute de la 26e journée. Avec ou sans sa n°10, avec ou sans victoire ce soir. Ce n'est certes que le championnat de France, mais il y a quatre finales et un avenir européen à jouer.
Dominique FAURIE - Ouest-France
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Sans Aubert, Mondeville a perdu son sens de l’orientation
En Euroligue depuis trois ans, Mondeville pensait avoir fait le plus dur à mi-saison pour rempiler un an de plus. Mais le départ de sa stratège Caroline Aubert en janvier a bouleversé la donne, confirmant l’importance capitale du poste de meneuse dans un collectif.
Un seul être vous manque… et tout fout le camp, serait-on tenté de dire, pour détourner (légèrement) la citation de Lamartine. Les chiffres sont là en tout cas pour le prouver. Sans Caroline Aubert, Mondeville n’est plus le même. Quatrième au soir de la quatorzième journée, et bien assise sur le strapontin de l’Euroligue, la formation normande vit une suite de championnat pénible après le départ de Caroline Aubert pour Ekaterinbourg. Elle est passée d’une moyenne de 1,64 point pris par rencontre avec sa meneuse à 1,37 avec sa remplaçante (VO est à 1,77, l’USAPH à 1,5).
« La rupture a été brutale , confirme Olivier Hirsch. Elle nous apportait 30 points par match avec ses 13 points et 10 passes. On a aussi perdu en adresse à trois points. C’était la leader de l’équipe, de la philosophie de jeu, la joueuse décisive dans les moments clés des matches. » Sa remplaçante, Milica Dabovic n’est pas à la hauteur (5 points, 1,9 passes) et confirme toute la complexité du rôle de meneuse dans une équipe. « Elle est plus scoreuse que passeuse. Je l’ai vu prendre quatre tirs sur cinq ballons et ne rien rentrer » , a observé Hervé Coudray qui connaissait parfaitement sa prédécesseur. « Caroline, elle joue pour faire jouer l’équipe. C’est ça le rôle d’une meneuse, amener le ballon là où il faut, être leader d’équipe et savoir scorer à l’extérieur. Mondeville sans Caroline, c’est comme Bourges sans Dumerc, l’année dernière, ça lui coûte le championnat, et cette année la première phase de l’Euroligue. »
Fabrice Courcier, qui a aussi fait signer une meneuse en cours de saison mais dans d’autres circonstances, comprend les difficultés de Mondeville.
« Une meneuse doit avoir la capacité à se mettre au diapason du collectif. Il faut jouer en rythme, ne pas refuser les tirs ouverts, avoir un apport défensif sur le premier rideau. Elle fait jouer la joueuse la plus déterminante dans l’action. Quand on bâtit un collectif, on fait une structure de complémentarité. C’est difficile de rentrer dedans en cours de route. Il faut bien connaître les habitudes de jeu des autres.» Le technicien amandinois a donc volontairement rétréci le champ de manoeuvre de Padabed, se contentant des basiques, sachant qu’il peut s’appuyer sur Costaz en meneuse titulaire.
Mais Mondeville a perdu son équilibre dans l’histoire, car Dabovic est seule.
« Ca oblige certaines joueuses à prendre plus de responsabilités » , poursuit Olivier Hirsch. Un changement peu évident. Mondeville doit donc encore plus « s’appuyer sur sa rigueur et son intensité. » « Et il y a les joueuses pour cela » , remarque Fabrice Courcier qui veut prévenir toute facilité. Tout n’a pas encore foutu le camp... •
PHILIPPE GUILBAUD - La Voix du Nord -
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La dernière chance des basketteuses clermontoises
Après trois défaites consécutives, l'équipe féminine de basket clermontoise (SCAB 63) a pris la route de Mourenx avec l'espoir de rebondir ce soir, sur le parquet du dernier du championnat.
www.lamontagne.fr
Modifié en dernier par la zone le jeu. 03 avr. 2008 8:55, modifié 8 fois.
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L'histoire d'un supporter: Monsieur Dominique BENTEJAC.
Il va supporter le BLMA en déplacement, à Challes, ce soir
Cinq des Jumpers, le club de supporters de Lattes-Montpellier seront ce soir à Challes- les-Eaux, si joli village savoyard au coeur du parc des thermes. Et parmi eux, un supporter disons quelque peu atypique sans vouloir rendre trop jaloux non plus ses compagnons de "galère".
Physique de pilier de rugby, maillot bleu floqué au nom de Dominique B. et orné du n° 7, Dominique B... entejac donc, est supporter des basketteuses lattoises. « Je n'ai jamais joué et je suis venu à ce sport dans les années 1980 via le CSP Limoges. Ce qui me plaît, en fait, c'est l'esprit de cette discipline. Il s'agit d'un sport intelligent » , explique l'intéressé qui aime, de façon globale, tous les sports sauf le foot que « je ne supporte plus » .
Originaire d'Arcachon, fan du Biarritz Olympique, Dominique est un passionné. Sans limite. Allez, un exemple, lors du week-end passé, il s'est offert trois matches, BLMA II- Beaumont en N2 féminine suivi du BLMA - Aix-en-Provence en pros le samedi avant un Voiron-Lattes de cadettes en Isère le dimanche. Ouf !Heureusement, Pascale, sa femme a été petit à petit atteinte du même virus alors que le p'tit Louis (8 ans) sévit déjà en mini-poussins au club de Mauguio.
La "famille basket" sera séparée ce soir, match en semaine oblige, mais c'est rarement le cas et le trio connaît quasiment toutes les enceintes féminines de l'Hexagone, d'Aix à Saint-Amand en passant par Valenciennes, Bourges, Nice, Tarbes, Paris avec l'Open de la LFB, Clermont-Ferrand, Villeneuve-d'Ascq, Calais, Mourenx, Mondeville... Voiron et Dijon pour les rencontres de la montée, Lyon, Marseille et Saint-Sever en Coupe de France ! Présent à Nevers en avril 2007 pour le Tournoi de la Fédération - il l'avait également connu aux côtés des supporters d'Aix -, Dominique a bien l'intention de bisser en effectuant le périple d'Angers d'ici une quinzaine de jours.
Non, non... notre globe-trotter n'est pas rentier. Dans le civil, Dominique B. est responsable d'application au bureau Véritas du Millénaire. Et, au boulot, tout le monde est évidemment au courant de cette passion dévorante. « Au début, ils rigolaient mais lorsque je parviens à les convaincre de se déplacer à Lattes, ils en repartent tous conquis. » Conquis, Dominique l'est, lui, depuis longtemps par la sphère orangée qui l'a menée à Parme pour la première européenne du BLMA, à Rome (Final Four d'Euroligue avec l'Asvel), au Brésil pour le Mondial féminin de 2006 et, enfin, en Italie à l'occasion de l'Euro 2007... Autant de compétitions pour autant de villes et de pays visités. « Ce serait dommage de ne pas en profiter tout de même. » Son visage est bien connu et, lors du dernier Euro, Jean- Pierre Siutat (président de la LFB), a mentionné sa présence alors que les caméras de télévision s'attardaient sur lui.
Cette popularité lui importe peu, ce qui compte, c'est cet engouement, même coûteux (près de 2 000 € par an). Et il la conjugue aussi à travers un blog, non officiel mais très prenant (!) du BLMA. « Je livre mes commentaires, mon ressenti de la vie du club » , agrémenté, c'est aussi simple, de ses propres photos.
Cette saison, Dominique se « régale. J'aime les filles et il y a plus de communion que l'an passé. Cette équipe mériterait de gagner quelque chose mais je ne sacrifierais pas tout au résultat. » En voilà un, que la passion ne rend pas aveugle. Allez Dominique...
Pierre DUPERRON - www.midilibre.com
Il va supporter le BLMA en déplacement, à Challes, ce soir
Cinq des Jumpers, le club de supporters de Lattes-Montpellier seront ce soir à Challes- les-Eaux, si joli village savoyard au coeur du parc des thermes. Et parmi eux, un supporter disons quelque peu atypique sans vouloir rendre trop jaloux non plus ses compagnons de "galère".
Physique de pilier de rugby, maillot bleu floqué au nom de Dominique B. et orné du n° 7, Dominique B... entejac donc, est supporter des basketteuses lattoises. « Je n'ai jamais joué et je suis venu à ce sport dans les années 1980 via le CSP Limoges. Ce qui me plaît, en fait, c'est l'esprit de cette discipline. Il s'agit d'un sport intelligent » , explique l'intéressé qui aime, de façon globale, tous les sports sauf le foot que « je ne supporte plus » .
Originaire d'Arcachon, fan du Biarritz Olympique, Dominique est un passionné. Sans limite. Allez, un exemple, lors du week-end passé, il s'est offert trois matches, BLMA II- Beaumont en N2 féminine suivi du BLMA - Aix-en-Provence en pros le samedi avant un Voiron-Lattes de cadettes en Isère le dimanche. Ouf !Heureusement, Pascale, sa femme a été petit à petit atteinte du même virus alors que le p'tit Louis (8 ans) sévit déjà en mini-poussins au club de Mauguio.
La "famille basket" sera séparée ce soir, match en semaine oblige, mais c'est rarement le cas et le trio connaît quasiment toutes les enceintes féminines de l'Hexagone, d'Aix à Saint-Amand en passant par Valenciennes, Bourges, Nice, Tarbes, Paris avec l'Open de la LFB, Clermont-Ferrand, Villeneuve-d'Ascq, Calais, Mourenx, Mondeville... Voiron et Dijon pour les rencontres de la montée, Lyon, Marseille et Saint-Sever en Coupe de France ! Présent à Nevers en avril 2007 pour le Tournoi de la Fédération - il l'avait également connu aux côtés des supporters d'Aix -, Dominique a bien l'intention de bisser en effectuant le périple d'Angers d'ici une quinzaine de jours.
Non, non... notre globe-trotter n'est pas rentier. Dans le civil, Dominique B. est responsable d'application au bureau Véritas du Millénaire. Et, au boulot, tout le monde est évidemment au courant de cette passion dévorante. « Au début, ils rigolaient mais lorsque je parviens à les convaincre de se déplacer à Lattes, ils en repartent tous conquis. » Conquis, Dominique l'est, lui, depuis longtemps par la sphère orangée qui l'a menée à Parme pour la première européenne du BLMA, à Rome (Final Four d'Euroligue avec l'Asvel), au Brésil pour le Mondial féminin de 2006 et, enfin, en Italie à l'occasion de l'Euro 2007... Autant de compétitions pour autant de villes et de pays visités. « Ce serait dommage de ne pas en profiter tout de même. » Son visage est bien connu et, lors du dernier Euro, Jean- Pierre Siutat (président de la LFB), a mentionné sa présence alors que les caméras de télévision s'attardaient sur lui.
Cette popularité lui importe peu, ce qui compte, c'est cet engouement, même coûteux (près de 2 000 € par an). Et il la conjugue aussi à travers un blog, non officiel mais très prenant (!) du BLMA. « Je livre mes commentaires, mon ressenti de la vie du club » , agrémenté, c'est aussi simple, de ses propres photos.
Cette saison, Dominique se « régale. J'aime les filles et il y a plus de communion que l'an passé. Cette équipe mériterait de gagner quelque chose mais je ne sacrifierais pas tout au résultat. » En voilà un, que la passion ne rend pas aveugle. Allez Dominique...
Pierre DUPERRON - www.midilibre.com
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Les résultats de la 23ème journée
ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM - ASPTT ARRAS : 72 - 76
CHALLES LES EAUX B - BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION : 65 - 51
BOURGES BASKET - TARBES GESPE BIGORRE : 66 - 51
PAYS D'AIX BASKET 13 - VALENCIENNES U S V O : 54 - 49
MOURENX BASKET CLUB - STADE CLERMONTOIS AB 63 : 68 - 76
SAINT JACQUES SPORT REIMS - COTE D'OPALE BASKET CALAIS : 68 - 55
USO MONDEVILLE - UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU : 58 - 50
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ESBVA-LM - ARRAS : 72-76
L’envie des Arrageoises a renversé la montagne villeneuvoise !
Arras y a cru tellement fort qu’il a fini par battre l’ESBVA-LM, qu’il n’avait jamais battue en Ligue. Ce succès, obtenu malgré un débours de dix points au début du troisième quart-temps (44-34), lui ouvre tout grand les portes d’un maintien mérité.
Un sourire radieux, les yeux qui brillent, Bruno Blier est heureux. L’entraîneur arrageois le sait, il faudrait une catastrophe pour que son équipe, qui a désormais trois victoires d’avance sur Calais, ne se maintienne pas en Ligue. « C’est fait à 90 % » , avance-t-il, prudent. Mais ce qu’on a vu hier, au cours d’un match intense, serré, chaud, un vrai derby en somme qui ne se donna que dans la dernière minute, ne laisse guère planer de doutes. Les 70 supporteurs venus du Pas-de-Calais l’ont bien compris, explosant au coup de sifflet final.
Parti le mors aux dents (6-10, 4e), Arras ne se laissa jamais désarçonner, pas même quand l’ESBVA prit le match sous le coude (44-34, 23 e). À ce moment-là, les Villeneuvoises étaient bien dans leurs pompes défensives. Interceptions, courses, ballons vers Crawford dessous, la sève de leur jeu… Mais malgré leur domination au rebond, elles commencèrent à souffrir, pénalisées par un manque de rotations intérieures en l’absence, toujours, de Dantas et après la blessure à la cheville de Sacko (12e). Victimes aussi et surtout du nombre incroyable de lancers ratés (13/27).
L’ESBVA ne sut pas non plus s’imposer physiquement ni canaliser l’allant arrageois. 76 points encaissés, c’est trop pour une équipe où tout part de la défense. Il faut dire qu’avec une Mosch très complète et une grosse deuxième période de Thomas, Arras ne paniqua pas. Au contraire (58-59, 35e ). « J’ai eu peur au début du troisième quart , avoue Bruno Blier, on perd quelques balles et on donne des contre-attaques, mais l’équipe est revenue tranquillement. On a été assez efficaces dans le repli. » Ses filles résistèrent alors à la remontée villeneuvoise dans une ambiance bouillante. Deux paniers à 3 points de Wambe et Drljaca, alors que Villeneuve relancèrent l’ESBVA (64-71, 39 e ; 70-71, 40e). Mais ni Mosch, ni Gruszczynski ne tremblèrent sur la ligne des lancers. « C’est un groupe qui a souffert toute la saison mais il n’a jamais arrêté de bosser » , souligne encore Blier. Il en est récompensé ! •
SANDRINE ARRESTIER - La Voix du Nord -
ESBVA-LM - ARRAS : 72-76 (16-21, 37-34, 53-48 )
Arbitrage de MM. Guedin et Adam ; 1 300 spectateurs environ.
ESVBA-LM : 27 paniers sur 63 tirs dont 5/19 à 3 points, 13/27 lancers francs, 34 rebonds (Robert, Crawford 10), 18 passes décisives (Wambe 9), 13 balles perdues (Crawford 8 ), 13 interceptions (Wambe 3), 18 fautes, 19 fautes provoquées.
Une joueuse éliminée : Dieme (39e)
– Wambe 11, Drljaca 16, Robert 14, Sacko 4, Crawford 18 puis Dieme 7, Fombonne 2, Ilic.
ARRAS : 23 paniers sur 53 tirs dont 8/15 à 3 points, 22/24 lancers francs, 33 rebonds (Thomas 11), 15 passes décisives (Mosch 7), 18 balles perdues (Miedzik, Amant, Deas 3), 4 interceptions (Mosch 2), 19 fautes, 17 fautes provoquées.
– Deas 10, Mosch 18, Miedzik 6, Ivancevic 17, Thomas 15 puis Gruszczynski, 2 Amant 6, Arnaud 2.
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Éreintées par Arras, les Villeneuvoises vont devoir batailler jusqu’au bout
Faute de réussite aux lancers, usée aussi par le manque de rotations, l’ESBVA-LM a échoué contre Arras. Si les Atrébates se sont ainsi ouvert tout grand les portes d’un maintien mérité, pour Villeneuve, rejoint par Mondeville dans le Top 4 synonyme d’Euroligue, ça se complique.
À l’aller déjà, les Villeneuvoises avaient senti le vent du boulet, se sortant des griffes arrageoises de justesse (76-73). Hier, elles y sont restées coincées. Pour le dernier derby de la saison au Palacium – qui a tenu toutes ses promesses – Arras s’est payé le luxe de couper court à leur série de neuf victoires consécutives. Et il n’y a rien à redire.
Parti le mors aux dents (6-10, 4e), Arras ne se laissa jamais désarçonner, pas même quand l’ESBVA-LM prit le match sous le coude (44-34, 23e). À ce moment-là, les Villeneuvoises étaient bien dans leurs pompes défensives. Interceptions, courses, ballons vers Crawford dessous, la sève de leur jeu… Mais malgré leur domination au rebond, elles commencèrent à souffrir, pénalisées par un manque de rotations intérieures en l’absence, toujours, de Dantas et après la blessure à la cheville de Sacko (12e). Victimes aussi et surtout du nombre incroyable de lancers ratés (13/27). « On perd aux lancers , confirme Abdou N’Diaye. Mais on savait qu’Arras ne devait pas finir à plus de 70 points. On n’a pas su contrôler leur agressivité. Il n’y a rien à dire sur leur victoire. » L’ESBVA ne sut pas en effet s’imposer physiquement ni canaliser l’envie arrageoise. 76 points encaissés, c’est en effet trop pour une équipe où tout part de la défense. Il faut dire qu’avec une Mosch très complète et une grosse deuxième période de Thomas, Arras ne paniqua pas. Au contraire, les Arrageoises firent l’effort sur le repli défensif et s’accrochèrent comme des folles pour revenir tranquillement (58-59, 35e). Elles résistèrent ensuite à la remontée villeneuvoise dans l’ambiance bouillante d’une dernière minute tendue de suspense. Deux paniers à 3 points de Wambe et Drljaca, pour trois seulement inscrits jusque-là, relancèrent l’ESBVA (64-71, 39e ; 70-71, 40e). Mais ni Mosch, ni Gruszczynski ne tremblèrent sur la ligne des lancers… « Je crois à la capacité de mon groupe à réagir , assure toutefois Abdou N’Diaye. Ce n’est pas fini, il reste trois journées, il faut aller gagner à Montpellier samedi.»
SANDRINE ARRESTIER - La Voix du Nord -
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CHALLES 64
LAT. / MONTPELLIER 51
A Challes-les-Eaux, scores par période : 23-6, 16-24, 8-11, 18-10.
Spectateurs : 900.
Arbitres : Lepercq / Collin.
CHALLES : 24 / 48 tirs (50 %) dt 7 / 15 à 3 pts (Duvivier 5, Nieuwveen, Badiane), 10 / 14 LF, 38 rebonds (Nieuwveen 13, Luptakova-Gyurcsi 6), 15 interceptions, 15 passes décisives, 26 balles perdues, 17 fautes d'équipe (une joueuse éliminée : Badiane 38e). Le 5 : Badiane (7 pts / 5ftes), Duvivier (17/1), Dubois (2/3), Nieuwveen (17 / 0), Luptakova-Gyurcsi (15/4) puis Vanhoutrève (0 / 2), Mehmedic (0 / 1), Bacquet (7/1) .
MONTPELLIER : 22 / 54 tirs (41 %) dt 2 / 14 à 3 pts (Manic, Dijon), 5/12 LF, 23 rebonds (Bonnan 6), 18 interceptions, 7 passes décisives, 19 balles perdues, 17 fautes d'équipe (aucune joueuse éliminée). Le 5 : Manic (8 pts / 3 ftes), Daley (10/2), Basko (2/2), Bonnan (11/2), Dijon (11/4) puis Servage (2 / 0), Skrela (3/3), Bertal (4/1).
Décidément, les Thermales ont le vent en poupe. Après les Championnes de France valenciennoises la semaine précédente, Montpellier (actuel 3 e ) a rendu les armes en Savoie.
L'après Clermont avait laissé des traces chez les locales. Jones (genou enflé) - qui n'a pu jouer – et Nieuwveen (vertèbres) ne s'étaient pas entraînée depuis, et Bénintendi n'était logiquement pas rassurée à l'entre-deux. Pourtant, Badiane contre Dijon puis Basko, et Nieuwveen marque sur la relance (2+3).
Luptakova-Gyurcsi rajoutant deux paniers, Demory doit jouer le pompier de service (9-0, 2e) . En vain, Challes, expert en défense, reste sur son nuage. Le duo Nieuwvenn – Luptakova-Gyurcsi continue de frapper, obligeant un second temps-mort adverse (15-0, 4e). Mais Lattes se montre particulièrement maladroit à l'image de son habituelle gâchette Basko ou de Bonnan aux lancers. Du coup, Badiane en rajoute à 3 points avant que Dubois ne place un contre (21-0) ! Un lancer-franc de Manic débloque enfin le compteur sudiste avant la fin d'un quart que Challes emporte brillamment 23-6.
Les filles de Demory montent alors une opération commando. Un tir majoré de Dijon et des contres de Dailey et Manic rétablissent l'écart à -10 puis -5 au terme d'un 15 à rien (23-18, 13e). Les bleues jouent plus vite, Dijon est survoltée. Et Challes parvient péniblement à éteindre l'incendie (32-24 puis 32-30, 19e). Mais Duvivier (shoot bonifié) et Badiane donnent de l'air avant les vestiaires (39-30).
Le +12 de Luptakova-Gyurcsi (45-32, 23e) est conservé 3' puis défendu ardemment. Daley pousse et Bonnan ramène Lattes avant le 4 e quart (47-41). L'intérieure sudiste poursuit son oeuvre dès la reprise (47-44). Le 3 e de LFB est enfin en passe de prendre le dessus. Challes à la dérive dans des eaux de plus en plus troubles, Duvivier sort trois fois décrocher la lune (60-46, 36e) ! En 4', le challenge devient délicat pour les visiteuses qui recollent à l'énergie à 60-49. Court espoir. Un panier et trois LF de Bacquet ôteront tout suspense (65-49, 40 e ).
De notre correspondant Christophe CLAIR - www.midilibre.com
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MONDEVILLE - SAINT-AMAND : 58-50
Un faux pas amandinois sans conséquence ?
Face à une équipe en appel et en réussite à trois points, Saint-Amand a laissé échapper un succès qui aurait pu assurer sa place en coupe Fiba. Ce n’est sans doute que partie remise, mais il avait mieux à faire hier.
La présence de Lenae Williams, malgré sa fracture de fatigue au pied indiquait que l’heure était grave pour les Normandes.
L’Américaine, exemplaire de volonté, avait même planté le seul panier des siennes en 4’20 minutes (2-7). Mais les Normandes étaient globalement dans les clous derrière (8-10, 7e), et pointaient même devant à l’issue du premier quart. Un trois sur trois derrière les 6,25, autour de Digbeu et Williams, avait permis de compenser quelques pertes de balles superflues (17-13). Et les dix points de Williams résumaient mieux que tout son importance.
Saint-Amand manquait il est vrai cruellement d’adresse, quand les Calvadosiennes débordaient de coeur. Salagnac faisait valoir ses jambes (22-16, 14 e). Dommage, car Saint-Amand était en galère offensive avec seulement sept points et un panier inscrits depuis la 6e minute. En ferraillant au rebond, Mondeville avait ainsi rembourré son petit matelas (28-17, 17e). Quelques ballons s’étaient encore égarés, Dabovic avait relayé Tanqueray, mais à l’image d’un trois points miraculeux claqué par Alexis cela semblait enfin sourire aux locales. Les douze points d’avance au repos (33-21) étaient appréciables.
Quelques mauvais choix de tir exposaient pourtant l’USOM dans une reprise brouillonne (37-29, 24e). Mais Salagnac avait endossé un habit de leader pour de nouveau scorer à un moment important. Comme le pivot Alexis, qui plantait son deuxième trois points de la soirée et de la saison. Cette fois, sur un 11-0, Saint-Amand en avait pris un coup sur la tête, au tableau d’affichage (48-29, 28e), comme au mental même si Mondeville gérait mal cette fin de quart (48-34, 30e).
La suite gardait ce même caractère poussif, sans le moindre point en 150 secondes avant la 4e faute de Digbeu et un petit lancer de Moore. Les Normandes, moins mobiles et privées de jeu rapide, peinaient face à une équipe montée en agressivité défensivement et verrouillant sa raquette.
Il fallait donc un trois points signé Williams pour ouvrir le compteur et s’éviter un gros coup de pression à cinq minutes de la fin (51-38 ). Le cinq de Courcier gardait l’espoir (54-46, 38e). Il fallait les premiers points d’El Gargati pour repousser ce nouvel assaut. Encore menacé à 45 secondes de la fin (56-49), plus encore à 36 secondes (56-50), Mondeville se rassurait sur deux lancers de Dabovic. Saint-Amand était parti trop tard, et s’était montré trop maladroit, avec un tout petit 26 % au tir… •
La Voix du Nord -
MONDEVILLE - SAINT-AMAND : 58-50 (17-13, 16-8, 15-13, 10-16)
• MONDEVILLE : 22 tirs sur 54, dont 9 sur 18 à trois points (Williams 3/5). 5 LF sur 8 (Salagnac 3/4), 32 rebonds (El Gargati 11), 14 assists (Salaganc 5), 20 balles perdues (Dabovic et Williams 4) – Dabovic 7, Salagnac 12, Williams 17, Digbeu 9, El Gargati 2. Alexis 8, Jannault 3, Tanqueray 0, Corre, Trottin. Ent. Hirsch.
• SAINT-AMAND : 15 tirs sur 57, dont 1 sur 9 à trois points (Podobed 1/2). 19 LF sur 34 (Moore 6/9), 38 rebonds (Stansbury 9), 10 assists (Fouteret 3), 14 balles perdues (Moore 5) – Moore 8, Costaz 6, Fouteret 7, Ajanovic 7, Stansbury 12. Kamba 3, Washington 0, Podobed 7, Ploegaerts. Ent. Courcier.
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PAYS D’AIX - USVO : 54-49
Valenciennes ne s’en sort plus
Où est passé le grand Valenciennes ? Pourquoi l’USVO n’avance plus et propose un spectacle indigent au possible. Quatre ans que les Nordistes n’avaient pas perdus en championnat en terre aixoise. Hier soir face à une formation provençale, au coeur gros comme un ballon de basket, on a pu juger que le mal dont souffrent les filles d’Hervé Coudray est vraiment profond.
De quoi faire bouillir Cédric Binauld, l’assistant nordiste dès le premier quart-temps : « Passez vous la balle, bordel !» . Sene et Gomis en prenaient pour leur grade quand Aix se détachait 11-6 sur un nouveau rebond offensif de Magali Lacroix.
À la pause de ce premier quart-temps (16-16), les Aixoises compensaient leur manque d’adresse par une combativité sans égale comme l’avait annoncé le coach aixois Erik Lehmann. « Je veux des morts de faim sur le parquet. » Du coup, les Valenciennoises étaient prises de vitesse.
Lacroix et Sharp ne lâchaient rien à mi-distance. À la pause, 31-28, Kostaki en remettait une couche à 3 points (37-30).
En face, heureusement que la seule Reka Cserny trouvait des solutions en attaques (16 pts alors) car derrière c’était morne plaine. Les Ohlde, Koehn et autre Badé traînaient leur peine sur le parquet, incapables de trouver des solutions collectives à la combativité adverse.
Il a fallu une réaction de Francesca Zara, diminuée en raison d’une dent de sagesse arrachée en début de semaine, à trois points pour espérer un hypothétique retour. Oui mais voilà, ce fut le seul tir du match réussi au-delà de la ligne des trois points par les Nordistes ! Tout un symbole.
Qu’importe ce dernier sursaut d’orgueil des Nordistes revenues de 44-36 à 50-49 dans les dernières minutes, la rage et l’envie de vaincre étaient du côté des Provençales. Au final, une victoire 54-49 qui fait du bien. Mais que Valenciennes était triste ce soir. •
La Voix du Nord -
PAYS D’AIX - USVO : 54-49
Arbitres : M. Hamzaoui et Girodo.
• PAYS D’AIX BASKET 13 : 18/51 au shoot dont 3/14 à 3 pts. 15/17 aux lancers-francs.14 fautes collectives.
– Sharp (11, 2 fts), Kostaki (8 ), Suez-Karni (11 pts, 4 fts) Kresovic (6, 1 ft), Lacroix (8, 4 fts), Sene (4), Jekabsone (4, 3fts), Beuzelin (2, Leclerc.
• VALENCIENNES : 20/50 au shoot dont 1/9 à 3 points.8/11 aux lancers-francs. 19 fautes collectives.
– Koehn (2, 1 ft), Zara (4, 2 fts), Pochet (2, 3 fts), Gomis (6,4 fts), Bade (6, 3 fts), Reghaïssa (8, 1 ft), Ohlde (5, 2fts), Cserny (16, 2fts).
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REIMS-SAINT-JACQUES - CALAIS : 68-55
Calais s’incline à Reims
Ce déplacement en Champagne aura un goût de bouchon pour les Calaisiennes qui se sont inclinées 68-55.
Pendant un peu plus de trois minutes, Calais et son intérieure Neaves ont gêné les Rémoises. Sy décide alors de faire jouer son agilité sous le cercle.
Saint-Jacques égalise puis tente une première échappée (12-7, 5e) vite contenue par un 0-6 nordiste (12-13). Malgré une défense calaisienne agressive sur Parau et Fisher, les Rémoises trouvent des solutions et achèvent le premier quart par un 10-0, initié par Fisher (22-13).
Parau, déjà sanctionnée à deux reprises, permet à Fresnais de démontrer ses qualités. Entamée par un 0-5, la deuxième période reprend vite son cours… marnais. Klimesova et Pagnier, derrière l’arc, offrent douze unités d’aise aux leurs (30-18, 13e). Sans être géniales, les Rémoises maintiennent leurs hôtes à dix longueurs. Il faut dire que Sy leur facilite bien les choses grâce à une belle moisson de rebonds (8 dont 5 offensifs à mi-parcours). Un 2 + 1 de Klimesova donne aux Rémoises leur plus gros avantage de la partie au repos (37-24).
La rencontre continue d’adopter un faux rythme. Les Jacquistes, archi-dominatrices au rebond (25-10) en profitent grâce à Fisher et ses petits shoots à 4 mètres (46-32, 25e).
Pendant de longues minutes, le score reste figé. Le temps-mort demandé par Sauret relance les Jacquistes. Parau, Fresnais et Sy portent l’avantage rémois à 19 unités (55-36).
Les premières minutes de l’ultime quart scellent définitivement le sort de Calaisiennes qui ne trouvent qu’en Hardy (et encore épisodiquement) un bras armé.
La partie devient brouillonne malgré les 24 longueurs d’avance des Rémoises (62-38, 35e). Les Nordistes signent un 12-0 (62-50, 37 e) qui aurait pu, en d’autres temps, semer le doute dans les esprits rémois. Fleury-Kindoki, en bonne capitaine, mit fin à la série nordiste et Saint-Jacques s’en allait vers son 11e succès de la saison. •
La Voix du Nord -
REIMS-SAINT-JACQUES - CALAIS : 68-55 (22-13, 15-11, 18-12, 13-19).
Arbitres : MM. Antz et Hosselet. 500 spectateurs.
• SAINT-JACQUES : 26 paniers sur 56 tirs dont 4 sur 13 à trois points. 12 lancers francs sur 15. 17 fautes. 41 rebonds (Sy 12). 11 passes décisives (Parau et Klimesova 3). 19 balles perdues.
– Sy 12, Parau 9, Ayissi 2, Klimesova 12, Fisher 15 puis Fresnais 7, Pagnier 5, Sinico 2, Fleury-Kindoki 4.
• CALAIS : 22 paniers sur 65 tirs dont 2 sur 8 à trois points. 9 lancers francs sur 16. 16 fautes. 28 rebonds (Dia 8 ). 7 passes décisives (Csaszar, Bouthors, Bradzeikyte 2). 8 balles perdues.
– Csaszar 10, Hardy 10, Cibert 5, Bradzeikyte 4, Neaves 10 puis Bouthors 6, Dia 5, Le Leuch 5.
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BOURGES BASKET - TARBES GESPE BIGORRE : 66 - 51
Il a suffi d'un simple coup d'accélérateur
Match tranquille pour les Berruyères. Qui ont juste dû mettre un petit coup de turbo, dans le troisième quart, pour battre les Tarbaises.
C'était forcément un match un peu particulier, pour des Berruyères qui, depuis le samedi précédent et leur succès valenciennois, se savent assurées de la première place de la phase régulière. Et du ticket pour la prochaine Euroligue. Alors oui, il y a comme un petit challenge, à terminer invaincu ce premier acte hexagonal. Il y a surtout la nécessité de profiter de chaque instant pour travailler, en vue du Final Four de Brno, qui se profile à grande vitesse. Et en cela, la venue d'une formation tarbaise en net regain de forme était une belle occasion. On ne peut pas dire que ça partait sur les chapeaux de roue. Après cinq minutes, on en était à un familique... 5-5. Nourri côté berruyer par Endy Miyem et par l'excellente Clémence Beikes pour les Béarnaises. Céline Dumerc y alla bien de son spécial (trois points sur le buzzer) pour tenter de réveiller tout cela, mais au terme du premier quart, on n'avait franchement pas vu grand-chose, question basket et spectacle. Il est vrai qu'avec un 4 sur 17 au tir à cet instant, les Berruyères étaient loin de leur meilleur niveau. Tout comme leurs adversaires, d'ailleurs.
Il fallait faire le job, c'est fait !
C'est aussi humain, de ne pas avoir une concentration toujours à son maximum... Flo Lepron, à son tour, voulut emballer les événements, par un trois points judicieusement pris (22-16, 13e). Il fallait même des arbitres complètement hors jeu pour sortir le Prado de sa torpeur. Belinda Snell, à trois points puis d'un shoot extérieur, permit aux Tango de garder le commandement (30-25, 19e). Mais à la pause, tout restait à faire (32-27, 20e). D'une interception, Céline Dumerc envoya Sonja Kireta au cercle, pour donner aux Tango plus de dix longueurs d'avance (40-29, 23e). Et contraindre François Gomez à un temps mort. La machine tango s'emballa enfin, à l'image de cette passe missile de Belinda Snell pour Cathy Melain. En moins de cinq minutes, Tarbes venait de prendre un 12-2 (44-29, 25e). Et ne parvenait pas à revenir, avant l'attaque du dernier quart. Rien ne pouvait faire penser aux Tango, qui avaient bien resserré leur défense, qu'elles couraient un danger quelconque. Bourges tissait sa toile par l'intérieur, avec Endy Miyem et Emmeline Ndongue (56-40, 34e). Dans un match terne comme pas permis, Tarbes montrait des séquences intéressantes, comme sur ce trois points de Mann, aussitôt imitée par Nora Bujdoso (62-47, 38e). Et sans jamais trembler, Bourges, sur un dernier panier d'Ana Cata-Chitiga, conserva jusqu'au bout son invincibilité en championnat. Il fallait faire le job, c'est fait.
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
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Continuer à bosser dur pour Brno
Tarbes a été un excellent sparring-partner pour les Tango à dix jours de leur demi-finale européenne à Brno. L'occasion de mesurer tout le travail restant à accomplir pour arriver au Final Four au top.
Bon, c’est vrai, on a souvent vu mieux cette saison que ce match âpre de mercredi soir face à une coriace équipe tarbaise. Mais fallait-il vraiment s’attendre à un basket champagne ? À la réflexion, non! D’abord parce que, comme l’a souligné Pierre Vincent, « Tarbes est une équipe de qualité qui, avec Mann, Yacoubou, Beikes et Moeggenberg, tient la route. C’est un profil d’équipe qui nous gêne avec des joueuses de grande taille aux postes 3 et 4. » Ensuite parce que les Tango n’ont plus rien à attendre de cette phase régulière qu’elles sont assurées de terminer à la première place.
Manque de motivation alors ? Certainement pas. D’autant qu’il ne leur déplairait pas de terminer cette phase régulière invaincues. Non, si on n’a pas vu du grand Bourges Basket mercredi, l’équipe a cependant été sérieuse et appliquée. Les joueuses se sont même livrées sans retenue alors que, inconsciemment, elles auraient pu lever le pied dans l’optique des difficiles et ô combien plus importantes échéances qui les attendent. Si on n’a pas vu un Bourges de feu, c’est aussi parce que Tarbes a opposé une vive résistance avec beaucoup d’engagement. Également parce que les Berruyères ne sont peut-être pas à leur meilleur niveau physique.
Elles en étaient à leur septième match en 19 jours, sans compter les nombreuses sollicitations extérieures. Ajoutez à cela les déplacements et on peut comprendre que certaines puissent manquer d’un peu de fraîcheur physique et de dynamisme. Sûr qu’il faudrait pouvoir consacrer plus de temps au travail et à la récupération. « Encore que physiquement, on n’a pas été trop mal face à Tarbes » estime Cathy Melain. « On a surtout commis trop d’erreurs au niveau des détails et face à une grosse équipe comme Brno qui allie taille, puissance et physique, ça n’aurait pas pardonné. »
Le problème c’est qu’il y a encore deux matches à disputer, à Challes samedi 5 puis contre Clermont mardi 8, ce qui ne va pas arranger les choses, au plan physique, avant la demi-finale de vendredi prochain. Au fait, Brno, les filles ne penseraient-elles qu’à ça ? « Bien sûr que c’est dans un coin de notre tête mais on se raisonne ; on se dit que ce n’est que dans dix jours… D’ici là, il y a d’autres matches, suffisamment difficiles à jouer et à gagner pour que l’on ne puisse pas penser à autre chose » jugeait Cathy mercredi soir.
« Bosser dur… »
« Des matches qui, comme celui contre Tarbes, doivent nous servir à préparer le Final Four » ajoute Hervé Bouty, l’assistant coach. « Même s’il n’y a plus vraiment d’enjeu, il faut en profiter pour bosser dur et rester dans le rythme. Bosser dur, c’est défendre fort, mettre du rythme, développer notre jeu. Ce qu’on n’a pas très bien fait en première mi-temps mais beaucoup mieux en seconde, quand on a mis plus de pression défensive et montré plus de gnac. Sur ce match, on peut par exemple regretter de ne pas être capable de reconnaître tout de suite les changements tactiques de notre adversaire. Les joueuses devraient anticiper plus vite ; ne pas attendre que le coach intervienne. C’est pourquoi il faut continuer à travailler ; comprendre là où on peut et où on doit encore progresser et surtout, ne pas se relâcher… ».
Tout en gérant au mieux les temps de jeu comme Pierre Vincent a su si bien le faire jusqu’ici. Pas une joueuse à plus de 25’ mercredi (sauf Belinda, 25’…02’’); c’est ce qui s’appelle préserver les organismes.
Christian Ragot - www.leberry.fr
ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM - ASPTT ARRAS : 72 - 76
CHALLES LES EAUX B - BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION : 65 - 51
BOURGES BASKET - TARBES GESPE BIGORRE : 66 - 51
PAYS D'AIX BASKET 13 - VALENCIENNES U S V O : 54 - 49
MOURENX BASKET CLUB - STADE CLERMONTOIS AB 63 : 68 - 76
SAINT JACQUES SPORT REIMS - COTE D'OPALE BASKET CALAIS : 68 - 55
USO MONDEVILLE - UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU : 58 - 50
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ESBVA-LM - ARRAS : 72-76
L’envie des Arrageoises a renversé la montagne villeneuvoise !
Arras y a cru tellement fort qu’il a fini par battre l’ESBVA-LM, qu’il n’avait jamais battue en Ligue. Ce succès, obtenu malgré un débours de dix points au début du troisième quart-temps (44-34), lui ouvre tout grand les portes d’un maintien mérité.
Un sourire radieux, les yeux qui brillent, Bruno Blier est heureux. L’entraîneur arrageois le sait, il faudrait une catastrophe pour que son équipe, qui a désormais trois victoires d’avance sur Calais, ne se maintienne pas en Ligue. « C’est fait à 90 % » , avance-t-il, prudent. Mais ce qu’on a vu hier, au cours d’un match intense, serré, chaud, un vrai derby en somme qui ne se donna que dans la dernière minute, ne laisse guère planer de doutes. Les 70 supporteurs venus du Pas-de-Calais l’ont bien compris, explosant au coup de sifflet final.
Parti le mors aux dents (6-10, 4e), Arras ne se laissa jamais désarçonner, pas même quand l’ESBVA prit le match sous le coude (44-34, 23 e). À ce moment-là, les Villeneuvoises étaient bien dans leurs pompes défensives. Interceptions, courses, ballons vers Crawford dessous, la sève de leur jeu… Mais malgré leur domination au rebond, elles commencèrent à souffrir, pénalisées par un manque de rotations intérieures en l’absence, toujours, de Dantas et après la blessure à la cheville de Sacko (12e). Victimes aussi et surtout du nombre incroyable de lancers ratés (13/27).
L’ESBVA ne sut pas non plus s’imposer physiquement ni canaliser l’allant arrageois. 76 points encaissés, c’est trop pour une équipe où tout part de la défense. Il faut dire qu’avec une Mosch très complète et une grosse deuxième période de Thomas, Arras ne paniqua pas. Au contraire (58-59, 35e ). « J’ai eu peur au début du troisième quart , avoue Bruno Blier, on perd quelques balles et on donne des contre-attaques, mais l’équipe est revenue tranquillement. On a été assez efficaces dans le repli. » Ses filles résistèrent alors à la remontée villeneuvoise dans une ambiance bouillante. Deux paniers à 3 points de Wambe et Drljaca, alors que Villeneuve relancèrent l’ESBVA (64-71, 39 e ; 70-71, 40e). Mais ni Mosch, ni Gruszczynski ne tremblèrent sur la ligne des lancers. « C’est un groupe qui a souffert toute la saison mais il n’a jamais arrêté de bosser » , souligne encore Blier. Il en est récompensé ! •
SANDRINE ARRESTIER - La Voix du Nord -
ESBVA-LM - ARRAS : 72-76 (16-21, 37-34, 53-48 )
Arbitrage de MM. Guedin et Adam ; 1 300 spectateurs environ.
ESVBA-LM : 27 paniers sur 63 tirs dont 5/19 à 3 points, 13/27 lancers francs, 34 rebonds (Robert, Crawford 10), 18 passes décisives (Wambe 9), 13 balles perdues (Crawford 8 ), 13 interceptions (Wambe 3), 18 fautes, 19 fautes provoquées.
Une joueuse éliminée : Dieme (39e)
– Wambe 11, Drljaca 16, Robert 14, Sacko 4, Crawford 18 puis Dieme 7, Fombonne 2, Ilic.
ARRAS : 23 paniers sur 53 tirs dont 8/15 à 3 points, 22/24 lancers francs, 33 rebonds (Thomas 11), 15 passes décisives (Mosch 7), 18 balles perdues (Miedzik, Amant, Deas 3), 4 interceptions (Mosch 2), 19 fautes, 17 fautes provoquées.
– Deas 10, Mosch 18, Miedzik 6, Ivancevic 17, Thomas 15 puis Gruszczynski, 2 Amant 6, Arnaud 2.
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Éreintées par Arras, les Villeneuvoises vont devoir batailler jusqu’au bout
Faute de réussite aux lancers, usée aussi par le manque de rotations, l’ESBVA-LM a échoué contre Arras. Si les Atrébates se sont ainsi ouvert tout grand les portes d’un maintien mérité, pour Villeneuve, rejoint par Mondeville dans le Top 4 synonyme d’Euroligue, ça se complique.
À l’aller déjà, les Villeneuvoises avaient senti le vent du boulet, se sortant des griffes arrageoises de justesse (76-73). Hier, elles y sont restées coincées. Pour le dernier derby de la saison au Palacium – qui a tenu toutes ses promesses – Arras s’est payé le luxe de couper court à leur série de neuf victoires consécutives. Et il n’y a rien à redire.
Parti le mors aux dents (6-10, 4e), Arras ne se laissa jamais désarçonner, pas même quand l’ESBVA-LM prit le match sous le coude (44-34, 23e). À ce moment-là, les Villeneuvoises étaient bien dans leurs pompes défensives. Interceptions, courses, ballons vers Crawford dessous, la sève de leur jeu… Mais malgré leur domination au rebond, elles commencèrent à souffrir, pénalisées par un manque de rotations intérieures en l’absence, toujours, de Dantas et après la blessure à la cheville de Sacko (12e). Victimes aussi et surtout du nombre incroyable de lancers ratés (13/27). « On perd aux lancers , confirme Abdou N’Diaye. Mais on savait qu’Arras ne devait pas finir à plus de 70 points. On n’a pas su contrôler leur agressivité. Il n’y a rien à dire sur leur victoire. » L’ESBVA ne sut pas en effet s’imposer physiquement ni canaliser l’envie arrageoise. 76 points encaissés, c’est en effet trop pour une équipe où tout part de la défense. Il faut dire qu’avec une Mosch très complète et une grosse deuxième période de Thomas, Arras ne paniqua pas. Au contraire, les Arrageoises firent l’effort sur le repli défensif et s’accrochèrent comme des folles pour revenir tranquillement (58-59, 35e). Elles résistèrent ensuite à la remontée villeneuvoise dans l’ambiance bouillante d’une dernière minute tendue de suspense. Deux paniers à 3 points de Wambe et Drljaca, pour trois seulement inscrits jusque-là, relancèrent l’ESBVA (64-71, 39e ; 70-71, 40e). Mais ni Mosch, ni Gruszczynski ne tremblèrent sur la ligne des lancers… « Je crois à la capacité de mon groupe à réagir , assure toutefois Abdou N’Diaye. Ce n’est pas fini, il reste trois journées, il faut aller gagner à Montpellier samedi.»
SANDRINE ARRESTIER - La Voix du Nord -
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CHALLES 64
LAT. / MONTPELLIER 51
A Challes-les-Eaux, scores par période : 23-6, 16-24, 8-11, 18-10.
Spectateurs : 900.
Arbitres : Lepercq / Collin.
CHALLES : 24 / 48 tirs (50 %) dt 7 / 15 à 3 pts (Duvivier 5, Nieuwveen, Badiane), 10 / 14 LF, 38 rebonds (Nieuwveen 13, Luptakova-Gyurcsi 6), 15 interceptions, 15 passes décisives, 26 balles perdues, 17 fautes d'équipe (une joueuse éliminée : Badiane 38e). Le 5 : Badiane (7 pts / 5ftes), Duvivier (17/1), Dubois (2/3), Nieuwveen (17 / 0), Luptakova-Gyurcsi (15/4) puis Vanhoutrève (0 / 2), Mehmedic (0 / 1), Bacquet (7/1) .
MONTPELLIER : 22 / 54 tirs (41 %) dt 2 / 14 à 3 pts (Manic, Dijon), 5/12 LF, 23 rebonds (Bonnan 6), 18 interceptions, 7 passes décisives, 19 balles perdues, 17 fautes d'équipe (aucune joueuse éliminée). Le 5 : Manic (8 pts / 3 ftes), Daley (10/2), Basko (2/2), Bonnan (11/2), Dijon (11/4) puis Servage (2 / 0), Skrela (3/3), Bertal (4/1).
Décidément, les Thermales ont le vent en poupe. Après les Championnes de France valenciennoises la semaine précédente, Montpellier (actuel 3 e ) a rendu les armes en Savoie.
L'après Clermont avait laissé des traces chez les locales. Jones (genou enflé) - qui n'a pu jouer – et Nieuwveen (vertèbres) ne s'étaient pas entraînée depuis, et Bénintendi n'était logiquement pas rassurée à l'entre-deux. Pourtant, Badiane contre Dijon puis Basko, et Nieuwveen marque sur la relance (2+3).
Luptakova-Gyurcsi rajoutant deux paniers, Demory doit jouer le pompier de service (9-0, 2e) . En vain, Challes, expert en défense, reste sur son nuage. Le duo Nieuwvenn – Luptakova-Gyurcsi continue de frapper, obligeant un second temps-mort adverse (15-0, 4e). Mais Lattes se montre particulièrement maladroit à l'image de son habituelle gâchette Basko ou de Bonnan aux lancers. Du coup, Badiane en rajoute à 3 points avant que Dubois ne place un contre (21-0) ! Un lancer-franc de Manic débloque enfin le compteur sudiste avant la fin d'un quart que Challes emporte brillamment 23-6.
Les filles de Demory montent alors une opération commando. Un tir majoré de Dijon et des contres de Dailey et Manic rétablissent l'écart à -10 puis -5 au terme d'un 15 à rien (23-18, 13e). Les bleues jouent plus vite, Dijon est survoltée. Et Challes parvient péniblement à éteindre l'incendie (32-24 puis 32-30, 19e). Mais Duvivier (shoot bonifié) et Badiane donnent de l'air avant les vestiaires (39-30).
Le +12 de Luptakova-Gyurcsi (45-32, 23e) est conservé 3' puis défendu ardemment. Daley pousse et Bonnan ramène Lattes avant le 4 e quart (47-41). L'intérieure sudiste poursuit son oeuvre dès la reprise (47-44). Le 3 e de LFB est enfin en passe de prendre le dessus. Challes à la dérive dans des eaux de plus en plus troubles, Duvivier sort trois fois décrocher la lune (60-46, 36e) ! En 4', le challenge devient délicat pour les visiteuses qui recollent à l'énergie à 60-49. Court espoir. Un panier et trois LF de Bacquet ôteront tout suspense (65-49, 40 e ).
De notre correspondant Christophe CLAIR - www.midilibre.com
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MONDEVILLE - SAINT-AMAND : 58-50
Un faux pas amandinois sans conséquence ?
Face à une équipe en appel et en réussite à trois points, Saint-Amand a laissé échapper un succès qui aurait pu assurer sa place en coupe Fiba. Ce n’est sans doute que partie remise, mais il avait mieux à faire hier.
La présence de Lenae Williams, malgré sa fracture de fatigue au pied indiquait que l’heure était grave pour les Normandes.
L’Américaine, exemplaire de volonté, avait même planté le seul panier des siennes en 4’20 minutes (2-7). Mais les Normandes étaient globalement dans les clous derrière (8-10, 7e), et pointaient même devant à l’issue du premier quart. Un trois sur trois derrière les 6,25, autour de Digbeu et Williams, avait permis de compenser quelques pertes de balles superflues (17-13). Et les dix points de Williams résumaient mieux que tout son importance.
Saint-Amand manquait il est vrai cruellement d’adresse, quand les Calvadosiennes débordaient de coeur. Salagnac faisait valoir ses jambes (22-16, 14 e). Dommage, car Saint-Amand était en galère offensive avec seulement sept points et un panier inscrits depuis la 6e minute. En ferraillant au rebond, Mondeville avait ainsi rembourré son petit matelas (28-17, 17e). Quelques ballons s’étaient encore égarés, Dabovic avait relayé Tanqueray, mais à l’image d’un trois points miraculeux claqué par Alexis cela semblait enfin sourire aux locales. Les douze points d’avance au repos (33-21) étaient appréciables.
Quelques mauvais choix de tir exposaient pourtant l’USOM dans une reprise brouillonne (37-29, 24e). Mais Salagnac avait endossé un habit de leader pour de nouveau scorer à un moment important. Comme le pivot Alexis, qui plantait son deuxième trois points de la soirée et de la saison. Cette fois, sur un 11-0, Saint-Amand en avait pris un coup sur la tête, au tableau d’affichage (48-29, 28e), comme au mental même si Mondeville gérait mal cette fin de quart (48-34, 30e).
La suite gardait ce même caractère poussif, sans le moindre point en 150 secondes avant la 4e faute de Digbeu et un petit lancer de Moore. Les Normandes, moins mobiles et privées de jeu rapide, peinaient face à une équipe montée en agressivité défensivement et verrouillant sa raquette.
Il fallait donc un trois points signé Williams pour ouvrir le compteur et s’éviter un gros coup de pression à cinq minutes de la fin (51-38 ). Le cinq de Courcier gardait l’espoir (54-46, 38e). Il fallait les premiers points d’El Gargati pour repousser ce nouvel assaut. Encore menacé à 45 secondes de la fin (56-49), plus encore à 36 secondes (56-50), Mondeville se rassurait sur deux lancers de Dabovic. Saint-Amand était parti trop tard, et s’était montré trop maladroit, avec un tout petit 26 % au tir… •
La Voix du Nord -
MONDEVILLE - SAINT-AMAND : 58-50 (17-13, 16-8, 15-13, 10-16)
• MONDEVILLE : 22 tirs sur 54, dont 9 sur 18 à trois points (Williams 3/5). 5 LF sur 8 (Salagnac 3/4), 32 rebonds (El Gargati 11), 14 assists (Salaganc 5), 20 balles perdues (Dabovic et Williams 4) – Dabovic 7, Salagnac 12, Williams 17, Digbeu 9, El Gargati 2. Alexis 8, Jannault 3, Tanqueray 0, Corre, Trottin. Ent. Hirsch.
• SAINT-AMAND : 15 tirs sur 57, dont 1 sur 9 à trois points (Podobed 1/2). 19 LF sur 34 (Moore 6/9), 38 rebonds (Stansbury 9), 10 assists (Fouteret 3), 14 balles perdues (Moore 5) – Moore 8, Costaz 6, Fouteret 7, Ajanovic 7, Stansbury 12. Kamba 3, Washington 0, Podobed 7, Ploegaerts. Ent. Courcier.
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PAYS D’AIX - USVO : 54-49
Valenciennes ne s’en sort plus
Où est passé le grand Valenciennes ? Pourquoi l’USVO n’avance plus et propose un spectacle indigent au possible. Quatre ans que les Nordistes n’avaient pas perdus en championnat en terre aixoise. Hier soir face à une formation provençale, au coeur gros comme un ballon de basket, on a pu juger que le mal dont souffrent les filles d’Hervé Coudray est vraiment profond.
De quoi faire bouillir Cédric Binauld, l’assistant nordiste dès le premier quart-temps : « Passez vous la balle, bordel !» . Sene et Gomis en prenaient pour leur grade quand Aix se détachait 11-6 sur un nouveau rebond offensif de Magali Lacroix.
À la pause de ce premier quart-temps (16-16), les Aixoises compensaient leur manque d’adresse par une combativité sans égale comme l’avait annoncé le coach aixois Erik Lehmann. « Je veux des morts de faim sur le parquet. » Du coup, les Valenciennoises étaient prises de vitesse.
Lacroix et Sharp ne lâchaient rien à mi-distance. À la pause, 31-28, Kostaki en remettait une couche à 3 points (37-30).
En face, heureusement que la seule Reka Cserny trouvait des solutions en attaques (16 pts alors) car derrière c’était morne plaine. Les Ohlde, Koehn et autre Badé traînaient leur peine sur le parquet, incapables de trouver des solutions collectives à la combativité adverse.
Il a fallu une réaction de Francesca Zara, diminuée en raison d’une dent de sagesse arrachée en début de semaine, à trois points pour espérer un hypothétique retour. Oui mais voilà, ce fut le seul tir du match réussi au-delà de la ligne des trois points par les Nordistes ! Tout un symbole.
Qu’importe ce dernier sursaut d’orgueil des Nordistes revenues de 44-36 à 50-49 dans les dernières minutes, la rage et l’envie de vaincre étaient du côté des Provençales. Au final, une victoire 54-49 qui fait du bien. Mais que Valenciennes était triste ce soir. •
La Voix du Nord -
PAYS D’AIX - USVO : 54-49
Arbitres : M. Hamzaoui et Girodo.
• PAYS D’AIX BASKET 13 : 18/51 au shoot dont 3/14 à 3 pts. 15/17 aux lancers-francs.14 fautes collectives.
– Sharp (11, 2 fts), Kostaki (8 ), Suez-Karni (11 pts, 4 fts) Kresovic (6, 1 ft), Lacroix (8, 4 fts), Sene (4), Jekabsone (4, 3fts), Beuzelin (2, Leclerc.
• VALENCIENNES : 20/50 au shoot dont 1/9 à 3 points.8/11 aux lancers-francs. 19 fautes collectives.
– Koehn (2, 1 ft), Zara (4, 2 fts), Pochet (2, 3 fts), Gomis (6,4 fts), Bade (6, 3 fts), Reghaïssa (8, 1 ft), Ohlde (5, 2fts), Cserny (16, 2fts).
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REIMS-SAINT-JACQUES - CALAIS : 68-55
Calais s’incline à Reims
Ce déplacement en Champagne aura un goût de bouchon pour les Calaisiennes qui se sont inclinées 68-55.
Pendant un peu plus de trois minutes, Calais et son intérieure Neaves ont gêné les Rémoises. Sy décide alors de faire jouer son agilité sous le cercle.
Saint-Jacques égalise puis tente une première échappée (12-7, 5e) vite contenue par un 0-6 nordiste (12-13). Malgré une défense calaisienne agressive sur Parau et Fisher, les Rémoises trouvent des solutions et achèvent le premier quart par un 10-0, initié par Fisher (22-13).
Parau, déjà sanctionnée à deux reprises, permet à Fresnais de démontrer ses qualités. Entamée par un 0-5, la deuxième période reprend vite son cours… marnais. Klimesova et Pagnier, derrière l’arc, offrent douze unités d’aise aux leurs (30-18, 13e). Sans être géniales, les Rémoises maintiennent leurs hôtes à dix longueurs. Il faut dire que Sy leur facilite bien les choses grâce à une belle moisson de rebonds (8 dont 5 offensifs à mi-parcours). Un 2 + 1 de Klimesova donne aux Rémoises leur plus gros avantage de la partie au repos (37-24).
La rencontre continue d’adopter un faux rythme. Les Jacquistes, archi-dominatrices au rebond (25-10) en profitent grâce à Fisher et ses petits shoots à 4 mètres (46-32, 25e).
Pendant de longues minutes, le score reste figé. Le temps-mort demandé par Sauret relance les Jacquistes. Parau, Fresnais et Sy portent l’avantage rémois à 19 unités (55-36).
Les premières minutes de l’ultime quart scellent définitivement le sort de Calaisiennes qui ne trouvent qu’en Hardy (et encore épisodiquement) un bras armé.
La partie devient brouillonne malgré les 24 longueurs d’avance des Rémoises (62-38, 35e). Les Nordistes signent un 12-0 (62-50, 37 e) qui aurait pu, en d’autres temps, semer le doute dans les esprits rémois. Fleury-Kindoki, en bonne capitaine, mit fin à la série nordiste et Saint-Jacques s’en allait vers son 11e succès de la saison. •
La Voix du Nord -
REIMS-SAINT-JACQUES - CALAIS : 68-55 (22-13, 15-11, 18-12, 13-19).
Arbitres : MM. Antz et Hosselet. 500 spectateurs.
• SAINT-JACQUES : 26 paniers sur 56 tirs dont 4 sur 13 à trois points. 12 lancers francs sur 15. 17 fautes. 41 rebonds (Sy 12). 11 passes décisives (Parau et Klimesova 3). 19 balles perdues.
– Sy 12, Parau 9, Ayissi 2, Klimesova 12, Fisher 15 puis Fresnais 7, Pagnier 5, Sinico 2, Fleury-Kindoki 4.
• CALAIS : 22 paniers sur 65 tirs dont 2 sur 8 à trois points. 9 lancers francs sur 16. 16 fautes. 28 rebonds (Dia 8 ). 7 passes décisives (Csaszar, Bouthors, Bradzeikyte 2). 8 balles perdues.
– Csaszar 10, Hardy 10, Cibert 5, Bradzeikyte 4, Neaves 10 puis Bouthors 6, Dia 5, Le Leuch 5.
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BOURGES BASKET - TARBES GESPE BIGORRE : 66 - 51
Il a suffi d'un simple coup d'accélérateur
Match tranquille pour les Berruyères. Qui ont juste dû mettre un petit coup de turbo, dans le troisième quart, pour battre les Tarbaises.
C'était forcément un match un peu particulier, pour des Berruyères qui, depuis le samedi précédent et leur succès valenciennois, se savent assurées de la première place de la phase régulière. Et du ticket pour la prochaine Euroligue. Alors oui, il y a comme un petit challenge, à terminer invaincu ce premier acte hexagonal. Il y a surtout la nécessité de profiter de chaque instant pour travailler, en vue du Final Four de Brno, qui se profile à grande vitesse. Et en cela, la venue d'une formation tarbaise en net regain de forme était une belle occasion. On ne peut pas dire que ça partait sur les chapeaux de roue. Après cinq minutes, on en était à un familique... 5-5. Nourri côté berruyer par Endy Miyem et par l'excellente Clémence Beikes pour les Béarnaises. Céline Dumerc y alla bien de son spécial (trois points sur le buzzer) pour tenter de réveiller tout cela, mais au terme du premier quart, on n'avait franchement pas vu grand-chose, question basket et spectacle. Il est vrai qu'avec un 4 sur 17 au tir à cet instant, les Berruyères étaient loin de leur meilleur niveau. Tout comme leurs adversaires, d'ailleurs.
Il fallait faire le job, c'est fait !
C'est aussi humain, de ne pas avoir une concentration toujours à son maximum... Flo Lepron, à son tour, voulut emballer les événements, par un trois points judicieusement pris (22-16, 13e). Il fallait même des arbitres complètement hors jeu pour sortir le Prado de sa torpeur. Belinda Snell, à trois points puis d'un shoot extérieur, permit aux Tango de garder le commandement (30-25, 19e). Mais à la pause, tout restait à faire (32-27, 20e). D'une interception, Céline Dumerc envoya Sonja Kireta au cercle, pour donner aux Tango plus de dix longueurs d'avance (40-29, 23e). Et contraindre François Gomez à un temps mort. La machine tango s'emballa enfin, à l'image de cette passe missile de Belinda Snell pour Cathy Melain. En moins de cinq minutes, Tarbes venait de prendre un 12-2 (44-29, 25e). Et ne parvenait pas à revenir, avant l'attaque du dernier quart. Rien ne pouvait faire penser aux Tango, qui avaient bien resserré leur défense, qu'elles couraient un danger quelconque. Bourges tissait sa toile par l'intérieur, avec Endy Miyem et Emmeline Ndongue (56-40, 34e). Dans un match terne comme pas permis, Tarbes montrait des séquences intéressantes, comme sur ce trois points de Mann, aussitôt imitée par Nora Bujdoso (62-47, 38e). Et sans jamais trembler, Bourges, sur un dernier panier d'Ana Cata-Chitiga, conserva jusqu'au bout son invincibilité en championnat. Il fallait faire le job, c'est fait.
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
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Continuer à bosser dur pour Brno
Tarbes a été un excellent sparring-partner pour les Tango à dix jours de leur demi-finale européenne à Brno. L'occasion de mesurer tout le travail restant à accomplir pour arriver au Final Four au top.
Bon, c’est vrai, on a souvent vu mieux cette saison que ce match âpre de mercredi soir face à une coriace équipe tarbaise. Mais fallait-il vraiment s’attendre à un basket champagne ? À la réflexion, non! D’abord parce que, comme l’a souligné Pierre Vincent, « Tarbes est une équipe de qualité qui, avec Mann, Yacoubou, Beikes et Moeggenberg, tient la route. C’est un profil d’équipe qui nous gêne avec des joueuses de grande taille aux postes 3 et 4. » Ensuite parce que les Tango n’ont plus rien à attendre de cette phase régulière qu’elles sont assurées de terminer à la première place.
Manque de motivation alors ? Certainement pas. D’autant qu’il ne leur déplairait pas de terminer cette phase régulière invaincues. Non, si on n’a pas vu du grand Bourges Basket mercredi, l’équipe a cependant été sérieuse et appliquée. Les joueuses se sont même livrées sans retenue alors que, inconsciemment, elles auraient pu lever le pied dans l’optique des difficiles et ô combien plus importantes échéances qui les attendent. Si on n’a pas vu un Bourges de feu, c’est aussi parce que Tarbes a opposé une vive résistance avec beaucoup d’engagement. Également parce que les Berruyères ne sont peut-être pas à leur meilleur niveau physique.
Elles en étaient à leur septième match en 19 jours, sans compter les nombreuses sollicitations extérieures. Ajoutez à cela les déplacements et on peut comprendre que certaines puissent manquer d’un peu de fraîcheur physique et de dynamisme. Sûr qu’il faudrait pouvoir consacrer plus de temps au travail et à la récupération. « Encore que physiquement, on n’a pas été trop mal face à Tarbes » estime Cathy Melain. « On a surtout commis trop d’erreurs au niveau des détails et face à une grosse équipe comme Brno qui allie taille, puissance et physique, ça n’aurait pas pardonné. »
Le problème c’est qu’il y a encore deux matches à disputer, à Challes samedi 5 puis contre Clermont mardi 8, ce qui ne va pas arranger les choses, au plan physique, avant la demi-finale de vendredi prochain. Au fait, Brno, les filles ne penseraient-elles qu’à ça ? « Bien sûr que c’est dans un coin de notre tête mais on se raisonne ; on se dit que ce n’est que dans dix jours… D’ici là, il y a d’autres matches, suffisamment difficiles à jouer et à gagner pour que l’on ne puisse pas penser à autre chose » jugeait Cathy mercredi soir.
« Bosser dur… »
« Des matches qui, comme celui contre Tarbes, doivent nous servir à préparer le Final Four » ajoute Hervé Bouty, l’assistant coach. « Même s’il n’y a plus vraiment d’enjeu, il faut en profiter pour bosser dur et rester dans le rythme. Bosser dur, c’est défendre fort, mettre du rythme, développer notre jeu. Ce qu’on n’a pas très bien fait en première mi-temps mais beaucoup mieux en seconde, quand on a mis plus de pression défensive et montré plus de gnac. Sur ce match, on peut par exemple regretter de ne pas être capable de reconnaître tout de suite les changements tactiques de notre adversaire. Les joueuses devraient anticiper plus vite ; ne pas attendre que le coach intervienne. C’est pourquoi il faut continuer à travailler ; comprendre là où on peut et où on doit encore progresser et surtout, ne pas se relâcher… ».
Tout en gérant au mieux les temps de jeu comme Pierre Vincent a su si bien le faire jusqu’ici. Pas une joueuse à plus de 25’ mercredi (sauf Belinda, 25’…02’’); c’est ce qui s’appelle préserver les organismes.
Christian Ragot - www.leberry.fr
Modifié en dernier par la zone le lun. 07 avr. 2008 21:14, modifié 1 fois.
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Avec l’USAPH, l’ancienne Wasquehalienne Kamba commence à affoler les compteurs
On l’a quittée grande intérieure dans un petit club de N2 (nos excuses d’avance au Fémina !), on la retrouve avec une taille un peu plus « juste » dans un club professionnel. En quelques mois, que de chemin parcourue par Lætitia Kamba !
Jointe par téléphone sur le chemin de Mondeville où elle jouait mercredi soir, on ne pouvait pas ne pas lui demander des nouvelles de Brahim Boullane, l’ancien entraîneur de Wasquehal aujourd’hui assistant coach de Fabrice Courcier à l’Union Saint-Amand Porte du Hainaut (USAPH). « Ben il va bien… Je lui passe le bonjour, c’est lui qui conduit ! »
Avec ces deux-là, le Fémina Wasquehal a perdu deux éléments clefs de son dispositif de la saison dernière. Mais quelle promotion pour eux, et notamment pour la grande Lætitia qui méritait assurément d’aller se frotter au monde « pro » de la Ligue féminine. Déjà que Mondeville, il y a deux ans, lui avait fait les yeux doux, mais c’est le club du Hainaut qui sut la persuader, en fin de saison dernière, de franchir le cap. Et quel cap !
« Maintenant ça va, mais au début, ce n’était pas facile , avoue Kamba. À force, on s’habitue. Mais on passe de trois entraînements par semaine à deux entraînements par jour ! C’était dur au début. Le matin c’était entraînement, je rentrais dormir, puis je retournais m’entraîner, je redormais… » Et comme récompense, des matchs de haut niveau contre les Bourges ou Valenciennes… et sa fiche sur le portail internet de la Fédération !
Bronzée quatre fois !
« C’était la première fois que je voyais mes évaluations. Tout est écrit, comme le nombre de rebonds. Ça faisait bizarre mais bon, à force… » À force, on s’y fait au haut niveau. Un niveau que Lætitia a très bien connu avec l’équipe de France jusqu’à l’été dernier et le bronze récolté au Mondial puis à l’Euro.
La prochaine étape, ça sera forcément les seniors.
« Je pense que c’est encore très lointain ! D’abord, j’aurai enfin des vacances cet été et je vais en profiter pour aller voir ma famille, en région parisienne. »
Et par la suite ?
« Pour l’instant, je compte bien rester à Saint-Amand car j’ai encore beaucoup de travail à faire. Et pourquoi pas jouer une coupe d’Europe avec ? »
Du pain sur la planche, Lætitia est consciente qu’elle en a pas mal, et on ne parle pas seulement de son bac dans quelques mois.
« On m’a fait beaucoup travailler au niveau de mon shoot extérieur. Vu ma taille (1,86 m), c’est un peu juste dans la raquette face à des filles vraiment trop grandes. Mais je suis toujours présente au rebond ! »
Saint-Amand a pu le constater. Dix points contre Clermont (en 12’), puis treize contre Reims (en 13’) la semaine passée, Kamba commence à affoler les compteurs en Ligue féminine. Et ce n’est qu’un début ! •
ALEXIS BEUSCART - La Voix du Nord -
DIGEST : Lætitia est née le 10/01/87.
– Clubs successifs : Pantin (2001-03), Bondy (03-04), Wasquehal (N3 puis N2, 04-07), Saint-Amand (Pro F, depuis 2007).
– Palmarès : Médaillée de bronze à l’Euro junior en 2005 en Hongrie, à l’Euro espoir en Hongrie 2006, au Mondial espoir en Russie et à l’Euro espoir en Bulgarie en 2007.
On l’a quittée grande intérieure dans un petit club de N2 (nos excuses d’avance au Fémina !), on la retrouve avec une taille un peu plus « juste » dans un club professionnel. En quelques mois, que de chemin parcourue par Lætitia Kamba !
Jointe par téléphone sur le chemin de Mondeville où elle jouait mercredi soir, on ne pouvait pas ne pas lui demander des nouvelles de Brahim Boullane, l’ancien entraîneur de Wasquehal aujourd’hui assistant coach de Fabrice Courcier à l’Union Saint-Amand Porte du Hainaut (USAPH). « Ben il va bien… Je lui passe le bonjour, c’est lui qui conduit ! »
Avec ces deux-là, le Fémina Wasquehal a perdu deux éléments clefs de son dispositif de la saison dernière. Mais quelle promotion pour eux, et notamment pour la grande Lætitia qui méritait assurément d’aller se frotter au monde « pro » de la Ligue féminine. Déjà que Mondeville, il y a deux ans, lui avait fait les yeux doux, mais c’est le club du Hainaut qui sut la persuader, en fin de saison dernière, de franchir le cap. Et quel cap !
« Maintenant ça va, mais au début, ce n’était pas facile , avoue Kamba. À force, on s’habitue. Mais on passe de trois entraînements par semaine à deux entraînements par jour ! C’était dur au début. Le matin c’était entraînement, je rentrais dormir, puis je retournais m’entraîner, je redormais… » Et comme récompense, des matchs de haut niveau contre les Bourges ou Valenciennes… et sa fiche sur le portail internet de la Fédération !
Bronzée quatre fois !
« C’était la première fois que je voyais mes évaluations. Tout est écrit, comme le nombre de rebonds. Ça faisait bizarre mais bon, à force… » À force, on s’y fait au haut niveau. Un niveau que Lætitia a très bien connu avec l’équipe de France jusqu’à l’été dernier et le bronze récolté au Mondial puis à l’Euro.
La prochaine étape, ça sera forcément les seniors.
« Je pense que c’est encore très lointain ! D’abord, j’aurai enfin des vacances cet été et je vais en profiter pour aller voir ma famille, en région parisienne. »
Et par la suite ?
« Pour l’instant, je compte bien rester à Saint-Amand car j’ai encore beaucoup de travail à faire. Et pourquoi pas jouer une coupe d’Europe avec ? »
Du pain sur la planche, Lætitia est consciente qu’elle en a pas mal, et on ne parle pas seulement de son bac dans quelques mois.
« On m’a fait beaucoup travailler au niveau de mon shoot extérieur. Vu ma taille (1,86 m), c’est un peu juste dans la raquette face à des filles vraiment trop grandes. Mais je suis toujours présente au rebond ! »
Saint-Amand a pu le constater. Dix points contre Clermont (en 12’), puis treize contre Reims (en 13’) la semaine passée, Kamba commence à affoler les compteurs en Ligue féminine. Et ce n’est qu’un début ! •
ALEXIS BEUSCART - La Voix du Nord -
DIGEST : Lætitia est née le 10/01/87.
– Clubs successifs : Pantin (2001-03), Bondy (03-04), Wasquehal (N3 puis N2, 04-07), Saint-Amand (Pro F, depuis 2007).
– Palmarès : Médaillée de bronze à l’Euro junior en 2005 en Hongrie, à l’Euro espoir en Hongrie 2006, au Mondial espoir en Russie et à l’Euro espoir en Bulgarie en 2007.
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Mondeville entre Euroligue, Fiba et néant
En s'imposant avec Williams, les Mondevillaises ont prévenu un retour de Tarbes, où elles se déplacent samedi. Mais elles peuvent encore finir 9es.
En battant Saint-Amand mercredi, en récupérant Williams, les Normandes ont retrouvé de l'espoir. Elles n'ont pas évacué pour autant toutes les craintes, à trois journées de la fin.
Ce championnat est fou, et indéchiffrable. Challes qui perd quatre joueuses, mais aligne les succès. Arras qui va gagner chez le 4e, Villeneuve, désormais orphelin de Dantas et Sacko. Aix, 11e, qui tape le 2e, Valenciennes. Saint-Amand qui passe 90 points à l'aller aux Normandes, 50 mercredi...
A trois journées de la fin, six clubs se tiennent ainsi en deux points. L'un d'eux ira en Euroligue, trois ou quatre en coupe Fiba, un ou deux n'aura rien à se mettre sous la basket. Mondeville est dans cette situation. Avec un niveau de jeu qui a fini d'inquiéter. Avec un calendrier compliqué, mais pas injouable. Qui peut rapporter trois succès, comme trois revers... Avec le retour de sa scoreuse n°1, Lenae Williams, 17 points mercredi malgré sa fracture de fatigue.
Bref, impossible de s'avancer quand au verdict délivré le 16 avril au soir. Une des inconnues étant la possibilité, ou non, qu'aura Williams de poursuivre aux côtés de ses coéquipières : « Je souffre un peu, mais je suis prête à rejouer si c'est possible , explique l'Américaine, meilleure marqueuse du match en dépit de sa fracture de fatigue. J'avais dit qu'il fallait un miracle, il a lieu. Je voulais vraiment tenir ma place, et j'ai aimé la façon dont nous avons évolué, particulièrement en défense. En gardant cette manière, nous pouvons en gagner d'autres d'ici la fin de saison. »
Le temps des questions
Olivier Hirsch attendra avant de savoir s'il alignera ou non sa joueuse : « Sa présence a gonflé le moral de tout le monde. Il n'était pas prévu qu'elle participe à d'autres rencontres, mais pourquoi pas... » Car Mondeville a encore besoin d'une victoire pour aller en coupe Fiba, et a retrouvé ses envies d'Euroligue. « Quel niveau de jeu aurions-nous sans Lenae ? s'interroge Hirsch. Pouvons-nous dépasser Villeneuve malgré notre calendrier ? Nous devons surtout garder cette intensité, continuer à nous livrer totalement, et voir. C'est la défense qui nous fera survivre, même si nous avons réussi un joli 9/18 à trois points. »
Avec trois succès, Mondeville finirait très probablement 4e. Deux pourraient suffire. Un assurerait une place en coupe Fiba. Aucun serait quasiment rédhibitoire. Quatre équipes (!) pourraient même finir à égalité à la 4e place avec 40 points, eu égard au tapis rouge qui se déroule devant St-Amand (matches contre les trois derniers). Il faudra alors sortir les calculatrices, et d'ici là ne pas ranger la défense ni être privé de Williams.
Dominique FAURIE. Ouest-France
En s'imposant avec Williams, les Mondevillaises ont prévenu un retour de Tarbes, où elles se déplacent samedi. Mais elles peuvent encore finir 9es.
En battant Saint-Amand mercredi, en récupérant Williams, les Normandes ont retrouvé de l'espoir. Elles n'ont pas évacué pour autant toutes les craintes, à trois journées de la fin.
Ce championnat est fou, et indéchiffrable. Challes qui perd quatre joueuses, mais aligne les succès. Arras qui va gagner chez le 4e, Villeneuve, désormais orphelin de Dantas et Sacko. Aix, 11e, qui tape le 2e, Valenciennes. Saint-Amand qui passe 90 points à l'aller aux Normandes, 50 mercredi...
A trois journées de la fin, six clubs se tiennent ainsi en deux points. L'un d'eux ira en Euroligue, trois ou quatre en coupe Fiba, un ou deux n'aura rien à se mettre sous la basket. Mondeville est dans cette situation. Avec un niveau de jeu qui a fini d'inquiéter. Avec un calendrier compliqué, mais pas injouable. Qui peut rapporter trois succès, comme trois revers... Avec le retour de sa scoreuse n°1, Lenae Williams, 17 points mercredi malgré sa fracture de fatigue.
Bref, impossible de s'avancer quand au verdict délivré le 16 avril au soir. Une des inconnues étant la possibilité, ou non, qu'aura Williams de poursuivre aux côtés de ses coéquipières : « Je souffre un peu, mais je suis prête à rejouer si c'est possible , explique l'Américaine, meilleure marqueuse du match en dépit de sa fracture de fatigue. J'avais dit qu'il fallait un miracle, il a lieu. Je voulais vraiment tenir ma place, et j'ai aimé la façon dont nous avons évolué, particulièrement en défense. En gardant cette manière, nous pouvons en gagner d'autres d'ici la fin de saison. »
Le temps des questions
Olivier Hirsch attendra avant de savoir s'il alignera ou non sa joueuse : « Sa présence a gonflé le moral de tout le monde. Il n'était pas prévu qu'elle participe à d'autres rencontres, mais pourquoi pas... » Car Mondeville a encore besoin d'une victoire pour aller en coupe Fiba, et a retrouvé ses envies d'Euroligue. « Quel niveau de jeu aurions-nous sans Lenae ? s'interroge Hirsch. Pouvons-nous dépasser Villeneuve malgré notre calendrier ? Nous devons surtout garder cette intensité, continuer à nous livrer totalement, et voir. C'est la défense qui nous fera survivre, même si nous avons réussi un joli 9/18 à trois points. »
Avec trois succès, Mondeville finirait très probablement 4e. Deux pourraient suffire. Un assurerait une place en coupe Fiba. Aucun serait quasiment rédhibitoire. Quatre équipes (!) pourraient même finir à égalité à la 4e place avec 40 points, eu égard au tapis rouge qui se déroule devant St-Amand (matches contre les trois derniers). Il faudra alors sortir les calculatrices, et d'ici là ne pas ranger la défense ni être privé de Williams.
Dominique FAURIE. Ouest-France
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Les rencontres du 05/04/2008
24ème journée
20:00 STADE CLERMONTOIS AB 63 / PAYS D'AIX BASKET 13
20:00 VALENCIENNES U S V O / MOURENX BASKET CLUB
20:00 TARBES GESPE BIGORRE / USO MONDEVILLE
20:00 BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION / ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM
20:00 ASPTT ARRAS / SAINT JACQUES SPORT REIMS
20:00 UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU / COTE D'OPALE BASKET CALAIS
20:00 CHALLES LES EAUX B / BOURGES BASKET
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Pour Arras, c’est balle de match et maintien assuré en cas de succès sur Reims
Après leur victoire à Villeneuve-d’Ascq, les Arrageoises n’ont plus qu’un dernier coup de collier à donner, sous forme de victoire contre Reims, pour assurer une troisième saison en Ligue.
Il y a des victoires qui donnent le sourire. Celle obtenue à Villeneuve-d’Ascq en fait partie. Pour Bruno Blier, « c’est le meilleur match de la saison et notre première victoire contre Villeneuve-d’Ascq» , tout en précisant que les Nordistes restaient sur neuf succès consécutifs.
Maintenant, cette victoire, même si elle revêt une importante capitale, n’est toujours pas suffisante pour assurer le maintien. Si Arras venait à perdre ses trois derniers matches et que dans le même temps Calais faisait carton plein, Arras se trouverait en position de reléguable. « Il faut donc battre Reims pour ne devoir rien à personne. Cela reste important à mes yeux. » Au match aller, les équipières d’Anaïs Déas s’étaient inclinées. « On n’avait pas bien joué. Fischer avait mis sous l’éteignoir Mosch, et cela avait perturbé le rendement de l’équipe. Maintenant, il faudra aussi surveiller Parau, et le duo d’intérieures Klimesova - Sy.»
Les deux anciennes Arrageoises sont attendues sur le parquet de la halle des sports Tételin par une équipe qui veut finir en trombe. « J’avais pronostiqué un quatre sur neuf et nous en sommes déjà à un quatre sur six. Lors de l’entraînement de jeudi, on a fixé deux victoires sur les trois derniers matches. » Raisonnable quand on sait qu’Arras affronte Reims, se déplace à Calais avant de finir la saison contre Saint-Amand. Surtout qu’avec ce pronostic, Arras terminerait certainement à la onzième place, devançant Aix au final. « On est sur une bonne dynamique et j’aurais aimé en profiter avant. Je pense surtout que l’équipe a mûri au fur et à mesure de la saison. » Les Arrageoises devraient se présenter au complet. La seule petite incertitude concerne Sheana Mosch. La marqueuse arrageoise a passé la nuit de mercredi à jeudi à l’hôpital, mais devait retrouver ses partenaires à l’entraînement hier soir. « Rien de grave, un peu de fièvre, une fringale et une déshydratation. Elle devrait être sur le parquet ce soir. » •
C. H.- La Voix du Nord -
Arras pays d’Artois (12e) - Reims (9e), ce soir, à 20 heures, à la halle des sports Tételin.
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L’ESBVA-LM va de nouveau devoir puiser dans ses ressources
Après avoir manqué le break contre Arras mercredi, les Villeneuvoises ont pris hier la direction de Montpellier avec la ferme intention d’essayer de consolider leur place dans le Top 4. Un déplacement qui s’annonce toutefois à hauts risques compte tenu des absences conjuguées de Dantas et Sacko.
A trois journées de la fin de la saison régulière, tout est à refaire ou presque. De retour au forceps dans un Top 4 encore convoité par Mondeville, Challes et éventuellement Clermont, les joueuses de l’ESBVA-LM évoluent désormais sans filet, faute d’avoir su s’adjuger le gain du derby face à Arras. « Rien ne s’est passé comme prévu, il y a des soirs comme ça , souligne un Abdou N’Diaye encore frustré par la triste issue de cet avant-dernier match de la saison régulière au Palacium. Nous avons cruellement manqué de réussite aux lancers et avons commis trop d’erreurs d’inattention en défense. » Ajouté à cela la blessure à la cheville de Sacko dès l’entame du deuxième quart-temps et la coupe était pleine. « Si nous avions pu compter sur Fati, les choses auraient été différentes. C’est vraiment dommage de devoir se passer d’une joueuse au sommet de son art dans pareilles circonstances.»
Déjà privée de Mama Dantas qui se remet doucement d’une opération à la cheville, l’ESBVA-LM risque donc de devoir se passer des services d’une deuxième intérieure pour ce périlleux déplacement dans l’Hérault. « Pour le moment, sa cheville est encore gonflée , précise le coach villeneuvois. Nous prendrons la décision à la dernière minute dans l’intérêt de l’équipe et s’il le faut, Drljaca assurera l’intérim. »
Risquer de faire jouer Sacko pour se donner de meilleures chances à Montpellier, ou la préserver en vue des deux derniers matchs qui, quoiqu’il arrive dans le Sud, seront capitaux, tel est l’actuel dilemme des dirigeants villeneuvois.
Face aux filles de José Ruiz, les protégées de Yannick Le Borgne devront donner le maximum pour pouvoir garder la maîtrise de leur destin, même si une défaite à Montpellier n’aurait rien d’irrémédiable. « C’est vrai que c’est l’une des très grosses écuries du championnat , reconnaît Abdou N’Diaye. Avec cette équipe qui dispose d’excellentes intérieures comme Dijon, Bonnan et Bertal, mais aussi de très bonnes shooteuses avec Daley et Basko, le danger peu venir de partout. Même si nous ne partons pas favoris, j’ai confiance en la capacité de réaction du groupe. Il nous reste trois matchs à disputer, à nous d’en remporter au moins deux. » Quand on sait que les Villeneuvoises sont souvent plus à l’aise en position d’outsider et que l’échec est un mot qui n’existe pas à l’ESBVA sous l’ère N’Diaye, tout est permis. Les retrouvailles avec des Montpelliéraines, qui auront à coeur de prouver que leur défaite en Coupe de France le mois dernier n’était qu’un accident, risquent donc d’être chaudes. •
JÉRÔME PERCHERON - La Voix du Nord -
MONTPELLIER (3e) - ESBVA-LM (4e), ce soir 20 h. Aller : 70-75.
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BLMA (3e) - Villeneuve pour la der à Lattes en saison, ce soir
Le ticket pour le Tournoi de la Fédération à Angers et, pour les demi-finales du championnat étant désormais une réalité sur le plan mathématique, le B. Lattes-Montpellier Agglomération a encore un ultime objectif à atteindre.
Troisième du championnat depuis de nombreuses semaines, les Héraultaises apprécieraient de conserver un rang... leur permettant d'éviter l'ogre berruyer en demi-finale.
Et pour cela, un succès au cours des trois dernières journées sera suffisant. Alors, dès ce soir, face à leur bourreau de la coupe de France, Villeneuve-d'Ascq? Il serait évidemment le bienvenu ! Mais la dernière journée l'a encore prouvé - victoire d'Arras à Villeneuve, défaite de Valenciennes à Aix, le BLMA qui entame les débats par un 0-21 à Challes-les-Eaux (73)... -, ce championnat est totalement fou. « Je ne me l'explique pas vraiment... sinon qu'avec le départ de nos meilleures joueuses à l'étranger, le championnat s'est resserré, en l'occurrence, c'est un nivellement par le bas. Des ex-joueuses de N1 évoluent aujourd'hui en Ligue, ce qui n'était pas possible il y a 2 ou 3 ans » , avance Valéry Demory. Le boss technique du BLMA attribue les résultats bizarroïdes « à cette fin de championnat où les clubs peuvent avoir des objectifs très différents selon leur classement, ainsi Arras qui joue pour sa survie. Certains clubs ont déjà l'esprit à la saison prochaine et, dans cette période de contacts, les joueuses peuvent être quelque peu déstabilisées également» .
Autre donnée dans ce championnat décoiffant, ce 36,64 % de victoires à l'extérieur, certaines surprenantes. Lors de ce duel entre battus de la 23e journée, le dernier dans la saison régulière pour le BLMA dans son palais des sports lattois, peut-on en imaginer une de plus ? Aveu de notre interlocuteur : « On manque de stabilité sur 40 minutes, tant sur le plan physique, émotionnel que tactique. La 3e place sera en jeu et avec les prochaines échéances, il va nous falloir monter en régime, savoir faire front. Les filles en sont capables. » Face à la formation incontestablement la plus physique de ce championnat, le public nombreux attendu pour cette affiche, peut s'apprêter à passer une très chaude et excitante soirée. Une défaite contraindrait à patienter, un succès... et le bonheur, mérité, serait total. À vous de jouer... Calendrier : SJS Reims - BLMA, Villeneuve - Tarbes GB, le 9 avril ; Cob Calais - BLMA, US Valenciennes - Villeneuve, le 16 avril.
Dans le cadre du dispositif "Marraines de Coeur", initié par la Ligue féminine et soutenu par la Fondation du Sport, le BLMA va s'associer, ce soir, au Lion's Club dans la lutte pour la survie lors d'arrêts cardiaques ainsi que pour les oeuvres sociales. À cette l'occasion, un maillot de l'équipe et un ballon dédicacé feront l'objet d'une vente aux enchères dont la recette complétera les fonds récoltés par le Lion's Club afin de financer l'achat de deux défibrillateurs qui seront remis à l'association Adage et à l'un des complexes sportifs de Lattes.
La rencontre entre Lattes et Villeneuve-d'Ascq sera retransmise en direct et en intégralité sur le site www.basketlfb.com (ce sera la huitième webdiffusion d'une rencontre, cette saison).
Pierre DUPERRON - www.midilibre.com
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LES FICHES
A trois journées de la fin, rien n’est encore fait pour Valenciennes et Saint-Amand, qui auront à coeur, devant leur public, de renouer avec le succèqs après les défaites enregistrées mercredi.
VALENCIENNES - MOURENX
Coup d’envoi ce soir, à 20 h, à la salle du Hainaut (24e journée de Ligue féminine). Aller : 48-75.
Valenciennes (2e, 40 points, 17 victoires, 6 défaites) : 4. Aubert ; 5. Koehn (E-U) ; 7. Zara (It) ; 8. Michel ; 9. Tahane ; 10. Pochet ; 11. Gomis ; 12. Badé ; 13. Reghaissia ; 14. Ohlde (E-U) ; 15. Cserny (Hon). Entraîneur : Hervé Coudray.
Mourenx (14e, 26 points, 3 victoires, 20 défaites) : 4. Spina ; 5. Kevorkian ; 6. Arrondo ; 7. Devaux ; 8. Degorces ; 9. Agbatan ; 11. Lelas (Cro) ; 12. Castets ; 13. Pujos ; 14. Chones (E-U). Entraîneur : Aurélie Lopez.
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SAINT-AMAND - CALAIS
Coup d’envoi ce soir, à 20 h, à la salle Maurice-Hugot (24e journée de Ligue féminine). Aller : 75-84.
Saint-Amand (7e, 34 points, 11 victoires, 12 défaites) : 4. Stansbury (E-U) ; 5. Fouteret ; 7. Costaz ; 8. Padabed ; 9. Dubuis ; 10. Ploegærts ; 11. Moore (E-U) ; 12. Kamba ; 13. Ajanovic (Ser) ; 15. Washington. Entraîneur : Fabrice Courcier.
Calais (13e, 28 points, 5 victoires, 18 défaites) : 4. Csaszar (Hon) ; 5. Hardy (E-U) ; 6. Bouthors ; 7. Candelier ; 8. Dia ; 9. Cibert ; 10. Le Leuch ; 11. Brazdeikyte (Lit) ; 12. Machu ; 13. Neaves (E-U). Entraîneur : Cyril Sicsic.
La Voix du Nord -
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L’USVO est dans le dur mais pas encore dans le mur
Trois défaites consécutives, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ça du côté du Hainaut. Si à l’extérieur, on s’emballe, à l’intérieur du club, on fait le dos rond en croyant à des jours meilleurs. Quelques signes sont là, mais il ne faudra pas trébucher sur Mourenx, sous peine d’être vraiment dans le mur.
Treize ans que les supporteurs de l’USVO n’avaient pas vu leur équipe en aussi mauvaise posture. Trois défaites de suite, c’était devenu impensable depuis la saison 1994-95. A cette époque, les Valenciennoises avaient même chuté quatre fois de suite au cours d’un délicat mois de novembre, face à Tarbes, Aix, Challes et encore Tarbes. Et l’équipe avait terminé cinquième du championnat… On n’en est pas là, d’autant que l’avance est encore confortable sur Villeneuve et Mondeville avant de tomber aussi bas. Mais le terrible enchaînement que vient d’exécuter l’USVO (défaites contre Challes, Bourges et Aix) et qui porte à six son nombre de défaites en saison régulière (plus mauvais total depuis 1997), pose question. Hervé Coudray estime cependant que le plus dur semble passé. « Il y a eu une prise de conscience chez les filles. Maintenant, il manque un déclic. Contre Aix, c’était mieux que la première mi-temps contre Bourges, mais on a manqué de réussite faute de confiance . » Le coup de gueule est passé, place aux actes, désormais. « On ne va pas se remettre complètement la tête à l’envers. On a les solutions, il faut juste avancer. Quand on revoit la vidéo d’Aix, il y a de très bonnes choses. Il faut que les joueuses soient récompensées de leur comportement.»
Appliquées aux entraînements, encore un peu tendues, elles doivent se libérer, notamment en attaque. Et pour parler des problèmes des Valenciennoises, l’avis de son principal bourreau est bon à entendre. Éric Lehmann, qui les a battues deux fois avec Aix, confirme que cette crise ne peut être que passagère, en dépit de quelques lacunes. «Sportivement, elles sont à leur place, même si elles ont peut-être un effectif moins fort que Montpellier. Cette équipe a une grosse potentialité défensive, mais elle est limite dans le jeu d’attaque. Dans le fonds de jeu, VO joue très bien. J’aime bien le basket qu’elles produisent, mais on ne peut pas mettre les paniers à trois points à leur place. » Le coach aixois voit même « une finale Bourges - VO si elles sont sérieuses contre Villeneuve et Montpellier ».
S’il fallait une piqûre de confiance, la seringue de Lehmann arrive à point nommé. Même du côté présidentiel, on joue l’apaisement. « On vit une période difficile et c’est maintenant qu’il faut qu’on soit tous soudés » , indique Christian Lecoq, conscient aussi que si la solidarité n’est pas suivie d’effets, celle-ci ne pourra durer qu’un temps… •
PHILIPPE GUILBAUD - La Voix du Nord -
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le COB va s’efforcer de quitter l’élite avec les honneurs
Le Côte d’Opale Basket, la saison prochaine, évoluera en Nationale 1. À moins d’un miracle. Cyril Sicsic, l’entraîneur calaisien, ne se berce d’aucune illusion.
En s’inclinant, mercredi, à Reims alors qu’Arras, au même moment, créait la sensation en disposant de Villeneuve-d’Ascq, le club calaisien a fait une croix sur la Ligue féminine.
À moins que le COB, lors des trois dernières journées de la phase initiale, remporte tous ses matches, consécutivement face à Saint-Amand, Arras, et Montpellier, et qu’Arras, son dernier adversaire direct dans la course au maintien, s’effondre et ne gagne pas le moindre duel.
Si en sport rien n’est jamais écrit à l’avance et que tout est possible, que tout est réalisable, Cyril Sicsic, pour le coup, a déjà abdiqué : « Il ne faut pas rêver. C’est mort. Maintenant, nous allons tenter de sortir dignement. Finir sur une bonne note pour démontrer que nous aurions pu garder notre place au sein de l’élite nationale. » Pour l’entraîneur calaisien, l’heure est donc déjà à un premier bilan pour expliquer la faillite calaisienne : « Déjà, Hardy, ces dernières semaines, en raison d’une blessure au pied, n’a pu donner le meilleur d’elle-même et on connaît le rendement de l’Américaine. Le calendrier, ensuite, ne nous a pas été favorable dans cette seconde partie de la phase initiale avec nombre de déplacements chez des adversaires directs. Mais, je crois que le véritable tournant de la saison, c’est notre défaite le 8 mars à Mondeville. Alors qu’on a la balle de la victoire à un peu moins de deux secondes de la fin du match, on la gâche. La déception a été énorme. Après on perd à Challes au terme de deux prolongations. On ne s’en remettra pas. »
L’entraîneur de ne pas se retrancher derrière le manque d’effectif : « Pour des raisons budgétaires, on est confronté à ce problème depuis trois ans. La saison passée, on s’est tiré d’affaire avec un scénario identique. Prétexter un manque de rotations ne peut donc constituer une excuse… »
En dépit de la relégation, Cyril Sicsic, qui ne compte pas quitter le navire calaisien durant l’intersaison, garde du positif de l’exercice qui s’achèvera, pour son équipe, le mercredi 16 avril : « Il y avait deux objectifs cette saison 2007/2008 : rembourser la dette et le maintien. C’est loupé pour le maintien, mais pour la dette c’est gagné. C’est certainement le plus important. Maintenant, le COB, au lieu de survivre, va grandir. En Nationale 1, nous allons donc pouvoir construire avec sérénité et bâtir un club solide. » La chronique d’un retour annoncé, en quelque sorte.
En attendant, les Calaisiennes, à Saint-Amand, vont donc s’efforcer de donner une bonne réplique. Pour l’honneur d’un club… en devenir. •
Y.-M. C.- La Voix du Nord -
SAINT-AMAND - CALAIS, 20 h.
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Costaz et Saint-Amand n’ont pas le droit de se louper
Fabrice Courcier considère Clarisse Costaz comme la meilleure joueuse de sa génération à son poste. Les destins de la meneuse et de l’USAPH peuvent être liés en cas de qualification européenne au bout de cette saison. Le changement de statut passe ce soir par une victoire contre Calais.
Saint-Amand ne pouvait pas gagner mercredi soir sur le parquet de Mondeville. « Pour une fois, les chiffres parlent d’eux-mêmes » , soupire Clarisse Costaz : 15/57 aux tirs, dont 1/9 à trois points, 19/34 (!) aux lancers francs… « Il ne faut pas aller chercher plus loin les raisons de la défaite. Même si on était plutôt bien entré dans le match, et que défensivement, on a été au point». En cela, c’est vrai, les consignes de Fabrice Courcier, qui avait demandé à ses filles de « construire un match défensif » , ont été parfaitement respectées. Mais le basket est un tout, et sans adresse, il devient délicat d’en maîtriser l’ensemble des paramètres.
L’USAPH a trois matchs devant elle pour ne pas tout gâcher. Dilapider le capital qu’elle a patiemment amassé, en réalisant quelques jolis coups au passage comme de battre Montpellier (72-62) et Mondeville (90-67) à domicile, ou d’aller gagner à Reims (48-61) et Clermont (66-71). « Sur les trois matchs qui viennent, on se doit d’en gagner deux pour être européens » , martèle Fabrice Courcier. Clarisse Costaz n’avait pas attendu que le coach galvanise les troupes, réunies en cercle avant l’entraînement de jeudi soir, pour prendre conscience de l’enjeu. « On vit une fin de saison serrée, j’espère qu’on n’aura pas à regretter d’avoir perdu à Mondeville. Les matchs qui arrivent sont super importants, on essaie de les prendre les uns après les autres. »
Challenge excitant
Celui contre Calais, ce soir, se présente sur le dessus de la pile. Calais où Clarisse Costaz fit ses premières armes en Ligue féminine. « J’y ai passé deux saisons, dont une avec Cyril Sicsic. Là-bas, j’ai beaucoup appris et progressé. » La dimension émotionnelle de ces retrouvailles, la meneuse internationale, que Fabrice Courcier considère comme la plus douée de sa génération à son poste, l’a évacuée au match aller, à la Calypso. La Berjalienne sera cette fois toute entière tournée vers le jeu. Et ce challenge excitant qui tend les bras à l’USAPH : la coupe d’Europe. On sent Clarisse Costaz séduite par le projet en train de se bâtir. Elle avait tenu à rester en avril dernier après avoir manqué les trois-quarts de la saison (rupture des ligaments croisés antérieurs du genou droit). Elle n’exclut pas l’idée de poursuivre l’aventure. Fabrice Courcier non plus du reste qui, à terme, la voit bien « tenir un rôle important dans les grosses compétitions de clubs » comme l’Euroligue. En attendant, l’USAPH aimerait bien en profiter encore un peu. •
SÉBASTIEN CHÉDOZEAU - La Voix du Nord -
Clarisse Costaz.- Née le 28 février 1986, à Bourgoin-Jallieu (Isère). Meneuse de jeu, 1,70 m. Internationale française espoir.
Clubs précédents : 2001-2002, Voiron (N2) ; 2002-2004 : Centre fédéral (N1) ; 2004-2006 : Calais (LF) ; depuis 2006 : Saint-Amand (LF)********************************************** ***************
Une chaude réception en perspective
D'un côté des Tango sans pression et pour qui l'essentiel sera de ne connaître aucun pépin ; de l'autre des Savoyardes qui ont retrouvé l'ambition et qui voudront mettre le feu dans leur chaudron?
Avoir le cul entre deux chaises? L'expression sied parfaitement au Bourges Basket, au moment de défier Challes-les-Eaux, dans son antre. Où seules, cette saison, les Aixoises sont parvenues à s'imposer. D'un côté, le Bourges Basket n'a cure de cette antépénultième rencontre de phase régulière. Les Tango n'y ont rien à gagner, elles qui ont déjà en poche la première place finale et le ticket pour l'Euroligue qui l'accompagne.
Les filles de Pierre Vincent ont bien, dans un coin de leur tête, ce petit challenge de préserver leur invincibilité jusqu'au terme de cette phase initiale. Mais elles ont surtout l'esprit presque entièrement tourné vers le Final Four d'Euroligue de la semaine prochaine et cette demi-finale contre l'équipe organisatrice, la formation tchèque de Brno.
« Bien sûr qu'elles y pensent, à ce match » , acquiesce Pierre Vincent. « Et ce d'autant plus que je leur en parle moi-même depuis la fin du match contre Tarbes. Parce que justement, face au changement tactique béarnais de la deuxième mi-temps, on a mis du temps à réagir. Et qu'on ne pourra pas se le permettre face aux Tchèques. » Tout comme Bourges ne pourra pas se permettre ce soir, face à une formation chalésienne forcément remontée, d'y aller à l'économie. « Bien au contraire, il faut qu'on mette sur cette rencontre de l'intensité. Il ne faut pas chercher à se protéger ; s'engager à moitié, c'est le meilleur moyen d'avoir des pépins » , assure le technicien berruyer.
La difficulté ? Gérer les rotations
« Il faut être à notre travail. La difficulté, c'est de gérer l'effectif au travers des rotations, et dans le même temps ne pas perdre le rythme du jeu. Il faut trouver là un juste milieu. » Ce que les Berruyères peuvent prévoir, c'est de trouver une opposition musclée. Bien plus qu'il y a deux semaines à Poissy, où elles avaient facilement disposé des Savoyardes, en demi-finale de Coupe de France (77-50). « Bien sûr que ça va être chaud » , prévient Pierre Vincent.
« En Coupe, elles étaient fatiguées. Mais on sait l'intensité qu'elles peuvent mettre en défense, surtout si ce n'est pas sifflé. » Valenciennes, puis Montpellier, viennent d'en faire les frais, en chutant au pied des Alpes. Signe que Challes est en pleine bourre, actuellement. « C'est vrai que ça va bien. On est sur une bonne dynamique » , peut se réjouir Corinne Bénintendi dont l'équipe, en revenant vers les hauteurs, a retrouvé de l'ambition. Après tout, les Savoyardes ne sont qu'à un point de la quatrième place, celle qui envoie au Tournoi de la Fédération.
S'interdire d'y penser
Bien sûr, la coache savoyarde dit s'interdire de penser ainsi, se contentant d'espérer le meilleur classement final possible. « On ne mérite pas la quatrième place ; on est les seules à avoir perdu à Mourenx? » Elle affirme ne se faire aucune illusion, sur le match de ce soir. « C'est bien simple, Bourges est injouable. Surtout pas avec la configuration d'équipe qui est la nôtre. » Il se dit que l'Américaine Chandi Jones, absente contre Montpellier pour cause de douleur au genou, est incertaine.
« On est trop diminué pour prétendre à quelque chose. Ou alors il faudrait vraiment que Bourges ait la tête au Final Four. Jouer Bourges, ça reste un réel plaisir. Bon, on ne va pas leur donner le match, mais on reste lucide. C'est Bourges, et je trouve cette équipe encore plus forte que les années précédentes. D'ailleurs, si elles y croient, elles peuvent faire mieux au Final Four que l'an dernier. »
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
24ème journée
20:00 STADE CLERMONTOIS AB 63 / PAYS D'AIX BASKET 13
20:00 VALENCIENNES U S V O / MOURENX BASKET CLUB
20:00 TARBES GESPE BIGORRE / USO MONDEVILLE
20:00 BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION / ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM
20:00 ASPTT ARRAS / SAINT JACQUES SPORT REIMS
20:00 UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU / COTE D'OPALE BASKET CALAIS
20:00 CHALLES LES EAUX B / BOURGES BASKET
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Pour Arras, c’est balle de match et maintien assuré en cas de succès sur Reims
Après leur victoire à Villeneuve-d’Ascq, les Arrageoises n’ont plus qu’un dernier coup de collier à donner, sous forme de victoire contre Reims, pour assurer une troisième saison en Ligue.
Il y a des victoires qui donnent le sourire. Celle obtenue à Villeneuve-d’Ascq en fait partie. Pour Bruno Blier, « c’est le meilleur match de la saison et notre première victoire contre Villeneuve-d’Ascq» , tout en précisant que les Nordistes restaient sur neuf succès consécutifs.
Maintenant, cette victoire, même si elle revêt une importante capitale, n’est toujours pas suffisante pour assurer le maintien. Si Arras venait à perdre ses trois derniers matches et que dans le même temps Calais faisait carton plein, Arras se trouverait en position de reléguable. « Il faut donc battre Reims pour ne devoir rien à personne. Cela reste important à mes yeux. » Au match aller, les équipières d’Anaïs Déas s’étaient inclinées. « On n’avait pas bien joué. Fischer avait mis sous l’éteignoir Mosch, et cela avait perturbé le rendement de l’équipe. Maintenant, il faudra aussi surveiller Parau, et le duo d’intérieures Klimesova - Sy.»
Les deux anciennes Arrageoises sont attendues sur le parquet de la halle des sports Tételin par une équipe qui veut finir en trombe. « J’avais pronostiqué un quatre sur neuf et nous en sommes déjà à un quatre sur six. Lors de l’entraînement de jeudi, on a fixé deux victoires sur les trois derniers matches. » Raisonnable quand on sait qu’Arras affronte Reims, se déplace à Calais avant de finir la saison contre Saint-Amand. Surtout qu’avec ce pronostic, Arras terminerait certainement à la onzième place, devançant Aix au final. « On est sur une bonne dynamique et j’aurais aimé en profiter avant. Je pense surtout que l’équipe a mûri au fur et à mesure de la saison. » Les Arrageoises devraient se présenter au complet. La seule petite incertitude concerne Sheana Mosch. La marqueuse arrageoise a passé la nuit de mercredi à jeudi à l’hôpital, mais devait retrouver ses partenaires à l’entraînement hier soir. « Rien de grave, un peu de fièvre, une fringale et une déshydratation. Elle devrait être sur le parquet ce soir. » •
C. H.- La Voix du Nord -
Arras pays d’Artois (12e) - Reims (9e), ce soir, à 20 heures, à la halle des sports Tételin.
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L’ESBVA-LM va de nouveau devoir puiser dans ses ressources
Après avoir manqué le break contre Arras mercredi, les Villeneuvoises ont pris hier la direction de Montpellier avec la ferme intention d’essayer de consolider leur place dans le Top 4. Un déplacement qui s’annonce toutefois à hauts risques compte tenu des absences conjuguées de Dantas et Sacko.
A trois journées de la fin de la saison régulière, tout est à refaire ou presque. De retour au forceps dans un Top 4 encore convoité par Mondeville, Challes et éventuellement Clermont, les joueuses de l’ESBVA-LM évoluent désormais sans filet, faute d’avoir su s’adjuger le gain du derby face à Arras. « Rien ne s’est passé comme prévu, il y a des soirs comme ça , souligne un Abdou N’Diaye encore frustré par la triste issue de cet avant-dernier match de la saison régulière au Palacium. Nous avons cruellement manqué de réussite aux lancers et avons commis trop d’erreurs d’inattention en défense. » Ajouté à cela la blessure à la cheville de Sacko dès l’entame du deuxième quart-temps et la coupe était pleine. « Si nous avions pu compter sur Fati, les choses auraient été différentes. C’est vraiment dommage de devoir se passer d’une joueuse au sommet de son art dans pareilles circonstances.»
Déjà privée de Mama Dantas qui se remet doucement d’une opération à la cheville, l’ESBVA-LM risque donc de devoir se passer des services d’une deuxième intérieure pour ce périlleux déplacement dans l’Hérault. « Pour le moment, sa cheville est encore gonflée , précise le coach villeneuvois. Nous prendrons la décision à la dernière minute dans l’intérêt de l’équipe et s’il le faut, Drljaca assurera l’intérim. »
Risquer de faire jouer Sacko pour se donner de meilleures chances à Montpellier, ou la préserver en vue des deux derniers matchs qui, quoiqu’il arrive dans le Sud, seront capitaux, tel est l’actuel dilemme des dirigeants villeneuvois.
Face aux filles de José Ruiz, les protégées de Yannick Le Borgne devront donner le maximum pour pouvoir garder la maîtrise de leur destin, même si une défaite à Montpellier n’aurait rien d’irrémédiable. « C’est vrai que c’est l’une des très grosses écuries du championnat , reconnaît Abdou N’Diaye. Avec cette équipe qui dispose d’excellentes intérieures comme Dijon, Bonnan et Bertal, mais aussi de très bonnes shooteuses avec Daley et Basko, le danger peu venir de partout. Même si nous ne partons pas favoris, j’ai confiance en la capacité de réaction du groupe. Il nous reste trois matchs à disputer, à nous d’en remporter au moins deux. » Quand on sait que les Villeneuvoises sont souvent plus à l’aise en position d’outsider et que l’échec est un mot qui n’existe pas à l’ESBVA sous l’ère N’Diaye, tout est permis. Les retrouvailles avec des Montpelliéraines, qui auront à coeur de prouver que leur défaite en Coupe de France le mois dernier n’était qu’un accident, risquent donc d’être chaudes. •
JÉRÔME PERCHERON - La Voix du Nord -
MONTPELLIER (3e) - ESBVA-LM (4e), ce soir 20 h. Aller : 70-75.
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BLMA (3e) - Villeneuve pour la der à Lattes en saison, ce soir
Le ticket pour le Tournoi de la Fédération à Angers et, pour les demi-finales du championnat étant désormais une réalité sur le plan mathématique, le B. Lattes-Montpellier Agglomération a encore un ultime objectif à atteindre.
Troisième du championnat depuis de nombreuses semaines, les Héraultaises apprécieraient de conserver un rang... leur permettant d'éviter l'ogre berruyer en demi-finale.
Et pour cela, un succès au cours des trois dernières journées sera suffisant. Alors, dès ce soir, face à leur bourreau de la coupe de France, Villeneuve-d'Ascq? Il serait évidemment le bienvenu ! Mais la dernière journée l'a encore prouvé - victoire d'Arras à Villeneuve, défaite de Valenciennes à Aix, le BLMA qui entame les débats par un 0-21 à Challes-les-Eaux (73)... -, ce championnat est totalement fou. « Je ne me l'explique pas vraiment... sinon qu'avec le départ de nos meilleures joueuses à l'étranger, le championnat s'est resserré, en l'occurrence, c'est un nivellement par le bas. Des ex-joueuses de N1 évoluent aujourd'hui en Ligue, ce qui n'était pas possible il y a 2 ou 3 ans » , avance Valéry Demory. Le boss technique du BLMA attribue les résultats bizarroïdes « à cette fin de championnat où les clubs peuvent avoir des objectifs très différents selon leur classement, ainsi Arras qui joue pour sa survie. Certains clubs ont déjà l'esprit à la saison prochaine et, dans cette période de contacts, les joueuses peuvent être quelque peu déstabilisées également» .
Autre donnée dans ce championnat décoiffant, ce 36,64 % de victoires à l'extérieur, certaines surprenantes. Lors de ce duel entre battus de la 23e journée, le dernier dans la saison régulière pour le BLMA dans son palais des sports lattois, peut-on en imaginer une de plus ? Aveu de notre interlocuteur : « On manque de stabilité sur 40 minutes, tant sur le plan physique, émotionnel que tactique. La 3e place sera en jeu et avec les prochaines échéances, il va nous falloir monter en régime, savoir faire front. Les filles en sont capables. » Face à la formation incontestablement la plus physique de ce championnat, le public nombreux attendu pour cette affiche, peut s'apprêter à passer une très chaude et excitante soirée. Une défaite contraindrait à patienter, un succès... et le bonheur, mérité, serait total. À vous de jouer... Calendrier : SJS Reims - BLMA, Villeneuve - Tarbes GB, le 9 avril ; Cob Calais - BLMA, US Valenciennes - Villeneuve, le 16 avril.
Dans le cadre du dispositif "Marraines de Coeur", initié par la Ligue féminine et soutenu par la Fondation du Sport, le BLMA va s'associer, ce soir, au Lion's Club dans la lutte pour la survie lors d'arrêts cardiaques ainsi que pour les oeuvres sociales. À cette l'occasion, un maillot de l'équipe et un ballon dédicacé feront l'objet d'une vente aux enchères dont la recette complétera les fonds récoltés par le Lion's Club afin de financer l'achat de deux défibrillateurs qui seront remis à l'association Adage et à l'un des complexes sportifs de Lattes.
La rencontre entre Lattes et Villeneuve-d'Ascq sera retransmise en direct et en intégralité sur le site www.basketlfb.com (ce sera la huitième webdiffusion d'une rencontre, cette saison).
Pierre DUPERRON - www.midilibre.com
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LES FICHES
A trois journées de la fin, rien n’est encore fait pour Valenciennes et Saint-Amand, qui auront à coeur, devant leur public, de renouer avec le succèqs après les défaites enregistrées mercredi.
VALENCIENNES - MOURENX
Coup d’envoi ce soir, à 20 h, à la salle du Hainaut (24e journée de Ligue féminine). Aller : 48-75.
Valenciennes (2e, 40 points, 17 victoires, 6 défaites) : 4. Aubert ; 5. Koehn (E-U) ; 7. Zara (It) ; 8. Michel ; 9. Tahane ; 10. Pochet ; 11. Gomis ; 12. Badé ; 13. Reghaissia ; 14. Ohlde (E-U) ; 15. Cserny (Hon). Entraîneur : Hervé Coudray.
Mourenx (14e, 26 points, 3 victoires, 20 défaites) : 4. Spina ; 5. Kevorkian ; 6. Arrondo ; 7. Devaux ; 8. Degorces ; 9. Agbatan ; 11. Lelas (Cro) ; 12. Castets ; 13. Pujos ; 14. Chones (E-U). Entraîneur : Aurélie Lopez.
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SAINT-AMAND - CALAIS
Coup d’envoi ce soir, à 20 h, à la salle Maurice-Hugot (24e journée de Ligue féminine). Aller : 75-84.
Saint-Amand (7e, 34 points, 11 victoires, 12 défaites) : 4. Stansbury (E-U) ; 5. Fouteret ; 7. Costaz ; 8. Padabed ; 9. Dubuis ; 10. Ploegærts ; 11. Moore (E-U) ; 12. Kamba ; 13. Ajanovic (Ser) ; 15. Washington. Entraîneur : Fabrice Courcier.
Calais (13e, 28 points, 5 victoires, 18 défaites) : 4. Csaszar (Hon) ; 5. Hardy (E-U) ; 6. Bouthors ; 7. Candelier ; 8. Dia ; 9. Cibert ; 10. Le Leuch ; 11. Brazdeikyte (Lit) ; 12. Machu ; 13. Neaves (E-U). Entraîneur : Cyril Sicsic.
La Voix du Nord -
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L’USVO est dans le dur mais pas encore dans le mur
Trois défaites consécutives, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ça du côté du Hainaut. Si à l’extérieur, on s’emballe, à l’intérieur du club, on fait le dos rond en croyant à des jours meilleurs. Quelques signes sont là, mais il ne faudra pas trébucher sur Mourenx, sous peine d’être vraiment dans le mur.
Treize ans que les supporteurs de l’USVO n’avaient pas vu leur équipe en aussi mauvaise posture. Trois défaites de suite, c’était devenu impensable depuis la saison 1994-95. A cette époque, les Valenciennoises avaient même chuté quatre fois de suite au cours d’un délicat mois de novembre, face à Tarbes, Aix, Challes et encore Tarbes. Et l’équipe avait terminé cinquième du championnat… On n’en est pas là, d’autant que l’avance est encore confortable sur Villeneuve et Mondeville avant de tomber aussi bas. Mais le terrible enchaînement que vient d’exécuter l’USVO (défaites contre Challes, Bourges et Aix) et qui porte à six son nombre de défaites en saison régulière (plus mauvais total depuis 1997), pose question. Hervé Coudray estime cependant que le plus dur semble passé. « Il y a eu une prise de conscience chez les filles. Maintenant, il manque un déclic. Contre Aix, c’était mieux que la première mi-temps contre Bourges, mais on a manqué de réussite faute de confiance . » Le coup de gueule est passé, place aux actes, désormais. « On ne va pas se remettre complètement la tête à l’envers. On a les solutions, il faut juste avancer. Quand on revoit la vidéo d’Aix, il y a de très bonnes choses. Il faut que les joueuses soient récompensées de leur comportement.»
Appliquées aux entraînements, encore un peu tendues, elles doivent se libérer, notamment en attaque. Et pour parler des problèmes des Valenciennoises, l’avis de son principal bourreau est bon à entendre. Éric Lehmann, qui les a battues deux fois avec Aix, confirme que cette crise ne peut être que passagère, en dépit de quelques lacunes. «Sportivement, elles sont à leur place, même si elles ont peut-être un effectif moins fort que Montpellier. Cette équipe a une grosse potentialité défensive, mais elle est limite dans le jeu d’attaque. Dans le fonds de jeu, VO joue très bien. J’aime bien le basket qu’elles produisent, mais on ne peut pas mettre les paniers à trois points à leur place. » Le coach aixois voit même « une finale Bourges - VO si elles sont sérieuses contre Villeneuve et Montpellier ».
S’il fallait une piqûre de confiance, la seringue de Lehmann arrive à point nommé. Même du côté présidentiel, on joue l’apaisement. « On vit une période difficile et c’est maintenant qu’il faut qu’on soit tous soudés » , indique Christian Lecoq, conscient aussi que si la solidarité n’est pas suivie d’effets, celle-ci ne pourra durer qu’un temps… •
PHILIPPE GUILBAUD - La Voix du Nord -
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le COB va s’efforcer de quitter l’élite avec les honneurs
Le Côte d’Opale Basket, la saison prochaine, évoluera en Nationale 1. À moins d’un miracle. Cyril Sicsic, l’entraîneur calaisien, ne se berce d’aucune illusion.
En s’inclinant, mercredi, à Reims alors qu’Arras, au même moment, créait la sensation en disposant de Villeneuve-d’Ascq, le club calaisien a fait une croix sur la Ligue féminine.
À moins que le COB, lors des trois dernières journées de la phase initiale, remporte tous ses matches, consécutivement face à Saint-Amand, Arras, et Montpellier, et qu’Arras, son dernier adversaire direct dans la course au maintien, s’effondre et ne gagne pas le moindre duel.
Si en sport rien n’est jamais écrit à l’avance et que tout est possible, que tout est réalisable, Cyril Sicsic, pour le coup, a déjà abdiqué : « Il ne faut pas rêver. C’est mort. Maintenant, nous allons tenter de sortir dignement. Finir sur une bonne note pour démontrer que nous aurions pu garder notre place au sein de l’élite nationale. » Pour l’entraîneur calaisien, l’heure est donc déjà à un premier bilan pour expliquer la faillite calaisienne : « Déjà, Hardy, ces dernières semaines, en raison d’une blessure au pied, n’a pu donner le meilleur d’elle-même et on connaît le rendement de l’Américaine. Le calendrier, ensuite, ne nous a pas été favorable dans cette seconde partie de la phase initiale avec nombre de déplacements chez des adversaires directs. Mais, je crois que le véritable tournant de la saison, c’est notre défaite le 8 mars à Mondeville. Alors qu’on a la balle de la victoire à un peu moins de deux secondes de la fin du match, on la gâche. La déception a été énorme. Après on perd à Challes au terme de deux prolongations. On ne s’en remettra pas. »
L’entraîneur de ne pas se retrancher derrière le manque d’effectif : « Pour des raisons budgétaires, on est confronté à ce problème depuis trois ans. La saison passée, on s’est tiré d’affaire avec un scénario identique. Prétexter un manque de rotations ne peut donc constituer une excuse… »
En dépit de la relégation, Cyril Sicsic, qui ne compte pas quitter le navire calaisien durant l’intersaison, garde du positif de l’exercice qui s’achèvera, pour son équipe, le mercredi 16 avril : « Il y avait deux objectifs cette saison 2007/2008 : rembourser la dette et le maintien. C’est loupé pour le maintien, mais pour la dette c’est gagné. C’est certainement le plus important. Maintenant, le COB, au lieu de survivre, va grandir. En Nationale 1, nous allons donc pouvoir construire avec sérénité et bâtir un club solide. » La chronique d’un retour annoncé, en quelque sorte.
En attendant, les Calaisiennes, à Saint-Amand, vont donc s’efforcer de donner une bonne réplique. Pour l’honneur d’un club… en devenir. •
Y.-M. C.- La Voix du Nord -
SAINT-AMAND - CALAIS, 20 h.
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Costaz et Saint-Amand n’ont pas le droit de se louper
Fabrice Courcier considère Clarisse Costaz comme la meilleure joueuse de sa génération à son poste. Les destins de la meneuse et de l’USAPH peuvent être liés en cas de qualification européenne au bout de cette saison. Le changement de statut passe ce soir par une victoire contre Calais.
Saint-Amand ne pouvait pas gagner mercredi soir sur le parquet de Mondeville. « Pour une fois, les chiffres parlent d’eux-mêmes » , soupire Clarisse Costaz : 15/57 aux tirs, dont 1/9 à trois points, 19/34 (!) aux lancers francs… « Il ne faut pas aller chercher plus loin les raisons de la défaite. Même si on était plutôt bien entré dans le match, et que défensivement, on a été au point». En cela, c’est vrai, les consignes de Fabrice Courcier, qui avait demandé à ses filles de « construire un match défensif » , ont été parfaitement respectées. Mais le basket est un tout, et sans adresse, il devient délicat d’en maîtriser l’ensemble des paramètres.
L’USAPH a trois matchs devant elle pour ne pas tout gâcher. Dilapider le capital qu’elle a patiemment amassé, en réalisant quelques jolis coups au passage comme de battre Montpellier (72-62) et Mondeville (90-67) à domicile, ou d’aller gagner à Reims (48-61) et Clermont (66-71). « Sur les trois matchs qui viennent, on se doit d’en gagner deux pour être européens » , martèle Fabrice Courcier. Clarisse Costaz n’avait pas attendu que le coach galvanise les troupes, réunies en cercle avant l’entraînement de jeudi soir, pour prendre conscience de l’enjeu. « On vit une fin de saison serrée, j’espère qu’on n’aura pas à regretter d’avoir perdu à Mondeville. Les matchs qui arrivent sont super importants, on essaie de les prendre les uns après les autres. »
Challenge excitant
Celui contre Calais, ce soir, se présente sur le dessus de la pile. Calais où Clarisse Costaz fit ses premières armes en Ligue féminine. « J’y ai passé deux saisons, dont une avec Cyril Sicsic. Là-bas, j’ai beaucoup appris et progressé. » La dimension émotionnelle de ces retrouvailles, la meneuse internationale, que Fabrice Courcier considère comme la plus douée de sa génération à son poste, l’a évacuée au match aller, à la Calypso. La Berjalienne sera cette fois toute entière tournée vers le jeu. Et ce challenge excitant qui tend les bras à l’USAPH : la coupe d’Europe. On sent Clarisse Costaz séduite par le projet en train de se bâtir. Elle avait tenu à rester en avril dernier après avoir manqué les trois-quarts de la saison (rupture des ligaments croisés antérieurs du genou droit). Elle n’exclut pas l’idée de poursuivre l’aventure. Fabrice Courcier non plus du reste qui, à terme, la voit bien « tenir un rôle important dans les grosses compétitions de clubs » comme l’Euroligue. En attendant, l’USAPH aimerait bien en profiter encore un peu. •
SÉBASTIEN CHÉDOZEAU - La Voix du Nord -
Clarisse Costaz.- Née le 28 février 1986, à Bourgoin-Jallieu (Isère). Meneuse de jeu, 1,70 m. Internationale française espoir.
Clubs précédents : 2001-2002, Voiron (N2) ; 2002-2004 : Centre fédéral (N1) ; 2004-2006 : Calais (LF) ; depuis 2006 : Saint-Amand (LF)********************************************** ***************
Une chaude réception en perspective
D'un côté des Tango sans pression et pour qui l'essentiel sera de ne connaître aucun pépin ; de l'autre des Savoyardes qui ont retrouvé l'ambition et qui voudront mettre le feu dans leur chaudron?
Avoir le cul entre deux chaises? L'expression sied parfaitement au Bourges Basket, au moment de défier Challes-les-Eaux, dans son antre. Où seules, cette saison, les Aixoises sont parvenues à s'imposer. D'un côté, le Bourges Basket n'a cure de cette antépénultième rencontre de phase régulière. Les Tango n'y ont rien à gagner, elles qui ont déjà en poche la première place finale et le ticket pour l'Euroligue qui l'accompagne.
Les filles de Pierre Vincent ont bien, dans un coin de leur tête, ce petit challenge de préserver leur invincibilité jusqu'au terme de cette phase initiale. Mais elles ont surtout l'esprit presque entièrement tourné vers le Final Four d'Euroligue de la semaine prochaine et cette demi-finale contre l'équipe organisatrice, la formation tchèque de Brno.
« Bien sûr qu'elles y pensent, à ce match » , acquiesce Pierre Vincent. « Et ce d'autant plus que je leur en parle moi-même depuis la fin du match contre Tarbes. Parce que justement, face au changement tactique béarnais de la deuxième mi-temps, on a mis du temps à réagir. Et qu'on ne pourra pas se le permettre face aux Tchèques. » Tout comme Bourges ne pourra pas se permettre ce soir, face à une formation chalésienne forcément remontée, d'y aller à l'économie. « Bien au contraire, il faut qu'on mette sur cette rencontre de l'intensité. Il ne faut pas chercher à se protéger ; s'engager à moitié, c'est le meilleur moyen d'avoir des pépins » , assure le technicien berruyer.
La difficulté ? Gérer les rotations
« Il faut être à notre travail. La difficulté, c'est de gérer l'effectif au travers des rotations, et dans le même temps ne pas perdre le rythme du jeu. Il faut trouver là un juste milieu. » Ce que les Berruyères peuvent prévoir, c'est de trouver une opposition musclée. Bien plus qu'il y a deux semaines à Poissy, où elles avaient facilement disposé des Savoyardes, en demi-finale de Coupe de France (77-50). « Bien sûr que ça va être chaud » , prévient Pierre Vincent.
« En Coupe, elles étaient fatiguées. Mais on sait l'intensité qu'elles peuvent mettre en défense, surtout si ce n'est pas sifflé. » Valenciennes, puis Montpellier, viennent d'en faire les frais, en chutant au pied des Alpes. Signe que Challes est en pleine bourre, actuellement. « C'est vrai que ça va bien. On est sur une bonne dynamique » , peut se réjouir Corinne Bénintendi dont l'équipe, en revenant vers les hauteurs, a retrouvé de l'ambition. Après tout, les Savoyardes ne sont qu'à un point de la quatrième place, celle qui envoie au Tournoi de la Fédération.
S'interdire d'y penser
Bien sûr, la coache savoyarde dit s'interdire de penser ainsi, se contentant d'espérer le meilleur classement final possible. « On ne mérite pas la quatrième place ; on est les seules à avoir perdu à Mourenx? » Elle affirme ne se faire aucune illusion, sur le match de ce soir. « C'est bien simple, Bourges est injouable. Surtout pas avec la configuration d'équipe qui est la nôtre. » Il se dit que l'Américaine Chandi Jones, absente contre Montpellier pour cause de douleur au genou, est incertaine.
« On est trop diminué pour prétendre à quelque chose. Ou alors il faudrait vraiment que Bourges ait la tête au Final Four. Jouer Bourges, ça reste un réel plaisir. Bon, on ne va pas leur donner le match, mais on reste lucide. C'est Bourges, et je trouve cette équipe encore plus forte que les années précédentes. D'ailleurs, si elles y croient, elles peuvent faire mieux au Final Four que l'an dernier. »
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
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Les résultats du 05/04/2008 - 24ème journée
STADE CLERMONTOIS AB 63 / PAYS D'AIX BASKET 13 : 92 - 86
VALENCIENNES U S V O / MOURENX BASKET CLUB :75 - 51
TARBES GESPE BIGORRE / USO MONDEVILLE : 60 - 50
BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION / ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM : 69 - 54
ASPTT ARRAS / SAINT JACQUES SPORT REIMS : 70 - 80
UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU / COTE D'OPALE BASKET CALAIS : 72 - 68
CHALLES LES EAUX B / BOURGES BASKET : 61 - 60
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Les Berruyères ne sont plus invaincues
Les Tango ont subi leur première défaite en championnat. Sans conséquence au classement, bien sûr, mais subie pour cause de trop grande nervosité. Et un grand bravo à Challes...
Un Bourges Basket qui n'avait rien à gagner, et juste à perdre son invincibilité honorifique en Ligue féminine. Face à une formation savoyarde ragaillardie par ses récents succès sur Valenciennes et Montpellier, et revenue en position de viser le top 4 du championnat. À l'évidence, les motivations n'étaient pas les mêmes, samedi soir, au pied des Alpes. Le souci, pour Challes, c'était l'état des troupes. Comme annoncé, l'Américaine Jones ne pouvait être de la partie. Tout comme l'intérieure hollandaise Nieuwvenn, souffrant du dos et que Challes préféra ménager en vue du match de mercredi face à Aix. « Le plus important pour nous » , dixit Corinne Bénintendi, la coache savoyarde. Avec Luptakova et Marie Bacquet pas au mieux de leur forme, cela faisait beaucoup. Mais on connaît la fougue chalésienne, surtout devant sa salle pleine comme un oeuf.
D'entrée, et sur deux trois points, Belinda Snell tenta d'étouffer les ardeurs locales. Mais Challes, par Badiane et Duvivier, ne se laissa pas marcher dessus (8-8, 5e). La défense de zone de Challes gênait Bourges aux entournures et les filles de Corinne Bénintendi cherchaient à mettre du rythme, à écarter l'arrière-garde tango, dès que possible. Certes, sur un trois points de Sonja Petrovic, Bourges s'offrit un avantage appréciable, après dix minutes (10-18 ). Et eut le bon goût de poursuivre en ce sens, et de prendre dix longueurs d'avance, sur un shoot extérieur de Sonja Kireta (10-20, 11è). Mais même diminuées en nombre, même sans adresse (34 % à la pause), Challes n'abdiqua pas. Revint une première fois, par Mehmedic (21-26, 18è). Puis par Badiane.
Bourges n'allait pas avoir la partie belle. On en eut confirmation dès la reprise, sur un panier de l'ancienne espoir berruyère Marie Bacquet (31-33, 23è). Bourges ne trouvait pas la clé, ni par l'extérieur pour cause de jeu trop statique, ni par l'intérieur. Luptakova égalisa, puis donna pour la première fois l'avantage à ses couleurs, dans l'ambiance de feu qu'on imagine (38-36, 26è). Heureusement que Bourges trouva alors en Cathy Melain et Belinda Snell, à trois points, le moyen de respirer. Et en Sonja Petrovic le moyen de signer un 8-0 (41-48, 29è). Mais il était dit que Bourges allait devoir batailler jusqu'au bout. Martina Luptakova, toujours elle, se chargea de le souligner en allant au cercle. Imitée par Marie Bacquet, au rebond en or (55-55, 38è). Et quand la susnommée remit les siennes devant (58-55, 38è), ce fut carrément du délire. Bourges venait de prendre un 11-0 ! Émilie Duvivier y alla de son trois points, Cathy Melain... d'une reprise de dribble de débutante. Céline Dumerc planta bien à trois points, Bourges eut bien la balle de la gagne. Mais la négocia tellement mal, par excès de nervosité ! Alors voilà, première défaite. En espérant que ce sera un mal pour un bien, en vue de Brno.
Hervé Le Fellic - /www.lejdc.fr
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MONTPELLIER 69
VILLENEUVE-D'ASCQ 54
Arbitres : MM Jeanneau et Cluzel.
Spectateurs : environ 900.
Quart-temps : 16-16 20-16 20-12 13-10.
B. LATTES/MONTPELLIER AGGLO : 28 paniers sur 60 dont 9/24 à 3 points, 4 LF/11, 22 passes décisives (Bonnan 6), 44 rebonds (Basko 14), 18 balles perdues, 12 fautes -
Manic (12), Daley (6), Basko (19), Bonnan (8 ), Dijon (6), puis E. Bertal (12), Skrela (3), Servage (3), Vierne, Ferguson, ent : Valéry Demory.
VILLENEUVE-D'ASCQ : 21 paniers sur 62 dont 4/15 à 3 points, 8 LF/13, 10 passes décisives (Wambe 3), 33 rebonds (Crawford 10), 13 balles perdues, 12 fautes -
Fombonne (5), Drljaca (4), Robert (10), Wambe (17), Crawford (9) puis Dieme, Dantas (3), Ilic (3), Albicy (3), ent : Abdou N'Diaye.
Tous les espoirs leur sont permis-
Oui, le BLMA l'a fait, l'élimination en 1/4 de finale de Coupe de France n'est pas oubliée... mais, elle a été effacée au terme d'une rencontre très intense, remportée au talent, à l'abnégation, par Sandra Dijon et ses copines. D'ici quinze jours à Angers, c'est en digne dauphin de Bourges et de Valenciennes que se présentera donc ce fier BLMA. La 3e place à valider définitivement, la "revanche" de la défaite à Metz, prenez-le par le côté que vous souhaitez, il y avait toutes les raisons pour que, même assurées du voyage à Angers, les Héraultaises aient l'envie de gagner la "belle". L'autre raison, c'était de rendre hommage à ces merveilleux Jumpers, jamais avares de kilomètres et juste devant lesquels les filles, ivres de bonheur, sont venues faire le balancier au son de Paquito sous une pluie de confettis.
Ce pur moment de folie, elles ne l'avaient pas volé. Mais dans un début de rencontre disputé à 100 à l'heure, ce sont les "rouges", avec leurs attaques en à peine quinze secondes, qui tiraient les marrons du feu (3-8, 5e). Et si le deuxième panier primé de Basko ramenait les locales à - 1 (13-14), un panier refusé à Bonnan à l'ultime seconde (logique ceci dit) avait empêché le BLMA d'effectuer le moindre passage en tête au tableau d'affichage (16-16)
Après un échange serbe au delà des 6,25 m (Manic répondant à Ilic), le cinq de Valéry Demory s'offrait une première échappée au prix d'un 11-0 sur les ailes de Bertal (27-19, 14e), peu après le temps-mort réclamé par N'Diaye. Mais la redoutable Robert stoppait la série et, dans la foulée, guidée par leur meneuse belge, Wambe (7 points), Villeneuve signait un 9-0 avant de prendre même les devants (29-32). Mais dans ce combat de boxe, Lattes-Montpellier et une Manic absolument géniale (12 points au total) repassaient devant aux points (36- 32) au retour aux vestiaires.
Le 3e quart-temps allait faire la différence. Et Bertal n'y était pas étrangère, son 2/2 initial suivi de la troisième réussite primée de Basko permettant aux "blanches et bleues" de s'envoler (45-35). Le "rapproché" nordiste (47-44, 27e) sera sans suite. Car les Héraultaises désiraient cette rencontre plus que tout. A 56-44 à l'orée du quart final, il ne restait plus qu'à conclure. Mais, la débauche d'énergie en défense se payait au prix fort à l'autre bout du terrain. Silencieuses pendant 6'34 (!!!), les locales finissaient en roue libre. Elles avaient remporté le duel sur le plan physique et la bataille du rebond (Basko et Bonnan, 24), ce n'était pas le moindre de leurs mérites.
Pierre DUPERRON - www.midilibre.com
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MONTPELLIER - VILLENEUVE-D’ASCQ : 69-54
Villeneuve-d’Ascq devra patienter pour rêver de play offs
Les rêves de gros coup ont filé. Villeneuve-d’Ascq n’est pas parvenu à rééditer son coup fumant de la Coupe de France. Sous les caméras de la ligue féminine, les finalistes du trophée Joe-Jaunay n’ont jamais été en mesure de prendre une option sur les play-offs. Dans sa salle, Montpellier s’est montré aussi solide qu’il l’avait été à l’aller, usant d’une défense de fer.
Dans ce match qui sentait la revanche à plein nez, les filles de Valery Demory ont très vite mis les choses aux points, autour d’une Manic qui avait revêtu son habit des grands soirs. Dans le duel des fines gâchettes avec Wambe, elle n’eut pas à rougir de la comparaison. Et pourtant, la petite Belge était à son niveau habituel. Il lui manqua simplement de relais pour essayer de mettre à mal cette formation montpelliéraine sûre de sa force.
Ô, ce ne fut pas spectaculaire, mais Montpellier tint fermement son match et ne laissa quasiment jamais son adversaire souffler. Privé de solution à l’extérieur où elle était encore réduite à un minuscule 1 sur 9 à trois points après 26 minutes de jeu, Villeneuve dut trouver des solutions à l’intérieur pour tenter d’inscrire ces points qui lui auraient permis de contester la domination montpelliéraine.
Mais même Robert, d’habitude à l’aise lors de ses passages dans l’Hérault, ne put apporter le bol d’air sous la raquette qui aurait permis aux Nordistes de pousser le suspense. Au lieu de cela, l’équipe qui était encore à moins cinq après 26 minutes de jeu sur un shoot de Fombonne, fut inexorablement repoussée.
Et la fin de ce troisième quart-temps ne fut qu’un cavalier seul de la bande à Bertal, dans l’aspiration d’une Basko déchaînée.
La Lettonne que l’on n’avait vue que par intermittences fut le bras armé de la victoire montpelliéraine au moment où le destin était en bascule. Alors que Bonnan jouait en relayeuse au poste d’arrière forte et moissonnait aux rebonds, elle permit à Montpellier de prendre un avantage conséquent à l’entame de la dernière ligne droite (56-44).
L’écart était d’autant plus important, que la fin de rencontre fut verrouillée comme jamais. Sauf pour Basko bien sûr, qui s’offrit un récital pour finir cette rencontre en beauté. Et mettre un voile définitif sur les ambitions nordistes. Villeneuve d’Ascq devra lutter jusqu’au bout pour rêver de play offs.
• La Voix du Nord -
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L’USVO avec la tête et avec les jambes
Les Valenciennoises ont réalisé un match sérieux, tout en solidarité, hier face à Mourenx. La victoire était attendue mais, décrochée avec la manière, elle n’en a que plus d’importance pour les prochaines rencontres.
Pas de temps mort : les Valenciennoises entrèrent dans le match avec puissance et détermination (11-0, 3e), sans déchet. Elles ne laissèrent que quelques miettes à une équipe de Mourenx trop imprécise en attaque pour pouvoir espérer mieux que huit points après dix minutes de jeu.
VO se montrait à son avantage dans différents registres. Reka Cserny fut, comme lors des trois derniers matchs, l’un des moteurs d’un premier quart-temps au cours duquel Hervé Coudray fit beaucoup tourner son effectif. Et ce n’était pas terminé. Si Camille Aubert signa les trois derniers points du premier chapitre, Sarah Michel allait en effet marquer le suivant. Après cinq minutes de jeu, alors que les Valenciennoises avaient pris le large (36-16), elle fit son entrée. Une interception et une passe décisive dans la foulée pour une Camille Aubert qui décrocha un deuxième panier à trois points : l’arrière valenciennoise avait envie de bien faire.
Avec une avance confortable (40-22) et la maîtrise du match, VO attaqua pourtant le troisième quart-temps avec fébrilité. Mourenx était en effet fermement décidée à ne rien lâcher. « Cette équipe ne se laisse pas marcher dessus, elle a du coeur » , commentait d’ailleurs Hervé Coudray au regard de ce petit passage à vide (+6) de VO. Mais les Valenciennoises trouvèrent les solutions (49-35, 28e). « Nous avions préparé ce match comme un match important, avec une volonté de jouer ensemble, juste, de mettre du rythme dans les attaques » , ajoutait le coach. Les Valenciennoises ne laissèrent pas Mourenx respirer dans le quatrième quart-temps. Nicole Ohlde enchaîna onze points (66-41, 35e), la vivacité de ses équipières ne faiblissant pas. VO avait un objectif : relancer la confiance. C’est chose faite. •
MARTINE KACZMAREK - La Voix du Nord -
– VALENCIENNES - MOURENX : 75-51 (26-11, 14-11, 13-17, 22-12).
Arbitres : MM. Hosselet et Neige.
• USVO : 29 paniers sur 62 tirs (47 %) dont 5/10 à 3 points (50 %) ; lancers francs, 12/15 ; 33 rebonds (Cserny 10) ; 16 fautes.
Zara 8, Gomis 10, Bade 5 ; Ohlde 19, Cserny 15 puis Aubert 6, Koehn 0, Pochet 1, Reghaissia 6, Michel 8.
Entraîneur : Hervé Coudray.
• MOURENX : 21 paniers sur 47 tirs (45 %) dont 3/10 à 3 points (30 %) ; lancers francs 6/6 ; 24 rebonds (Chones, 11) ; 11 fautes.
Kevorkian 2, Agbatan 13, Lelas 2, Castets 6, Chones 26 puis Arrondo 2, Devaux 0, Pujos 0.
Entraîneur : Aurélie Lopez.
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Saint-Amand condamne Calais mais se rapproche de son objectif
Les Amandinoises ne vont pas pleurer outre mesure la relégation effective, depuis hier soir, du COB en Nationale 1 à l’issue d’un match âpre qui s’est joué dans les derniers instants. Pour elles, l’Europe est toujours d’actualité !
Avec cet objectif de terminer sixième ou septième, l’USAPH est donc restée dans les clous. Mais que ce fut dur et c’est un véritable « ouf » de soulagement que Fabrice Courcier a poussé après match. Il est vrai qu’après quelques minutes de jeu, on se demandait où étaient ses protégées… Pour certaines, sur le banc en tenue de ville, comme Moore, suspendue pour trois fautes techniques reçus à Mondeville mercredi dernier. Un pion d’importance dont Courcier souligna l’absence. Le reste de la troupe eut ainsi beaucoup de mal à rentrer dans le match et le COB, défensivement aux aguets, s’était octroyé de la marge (2-9, 4e, puis 15-24, 10e).
Hardy faisait très mal à la défense amandinoise mais Padabed sonna la révolte en concrétisant ses trois lancers francs (18-24, 11e). Une révolution tant l’USAPH avait été médiocre dans ce domaine lors des dix premières minutes. C’est ensuite Kamba qui claironna (24-24, 13e) et le mano à mano pouvait s’engager… jusqu’à la fin !
Aucune équipe ne réussit en effet à prendre le dessus sur l’autre (37-37, 20e puis 51-53, 30e). Si Brazdeikyte trouvait ses marques dans la défense amandinoise, de l’autre côté Stansbury, impressionnante au rebond, était la pourvoyeuse de ses camarades. Padabed en profita allégrement en fin de partie. Proche de la rupture, le COB s’effaça dans le money-time et Saint-Amand, plus consistant, cueilli un succès qui ne pouvait tomber que dans son escarcelle. Mais aux temps morts à 68-66 (à -30’’) et 10-68 (- 17’’), il n’y avait pas de quoi faire le fier à bras.
« Nous savions que cette fin de championnat allait être difficile, surtout pour un effectif (l’USAPH a tourné quasiment à six durant toute la rencontre) qui a été fortement utilisé et où trois joueuses manquaient (Moore, Lopez et Plust), déclara Fabrice Courcier. « Ça a été dur de décrocher Calais qui a montré de grosses vertus de combativité. Le match aurait pu basculer dans un camp comme dans l’autre ». •
ALEXIS BEUSCART ( CLP) La Voix du Nord -
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Calais a brûlé ses toutes dernières illusions à Saint-Amand
Défait au bout du match et de ses forces, le COB n’aura pas réussi l’exploit de l’emporter à l’USAPH et est désormais condamné à la relégation.
Calais connut pourtant un départ en fanfare, avec notamment une défense de haut standing. Brazdeikyte s’engouffrait dans la zone amandinoise comme dans du beurre (1-7, 3e). Seule Costaz, à l’USAPH, trouvait moyen de tenter sa chance et Stansbury était bien esseulée. Hardy, côté calaisien, menait les opérations avec grand succès (2-9, 4e). Fouteret et Padabed sonnèrent la révolte (9-14, 6e) mais la « press » tout terrain calaisienne redonna du fil à retordre à l’USAPH (15-24, 10e). Avec un 9/17 au tir à la fin de cette première période, et 100 % aux lancers francs, le COB ne pouvait pas faire beaucoup mieux.
La tendance ne se poursuivit pas. Kamba remit les deux équipes à égalité assez rapidement (24-24, 13e) et Cyril Sicsic dut se résoudre à réinjecter Hardy sur le parquet. C’est elle qui redonna un peu d’avance à ses couleurs (33-37, 19e). Une barque que Calais continua à mener durant toute la troisième période (51-53, 30e), finalement seulement marquée par la blessure de Le Leuc’h qui donnait, encore, une rotation en moins pour Sicsic… La fatigue allait-elle rattraper les Calaisiennes ?
C’est malheureusement ce qui arriva. Les phases offensives n’étaient plus aussi percutantes. Loin d’être géniale, l’USAPH, emmenée par Stansbury aux rebonds et Padabed étincelante dans le dernier quart-temps, alla logiquement chercher une victoire qui tombait comme un fruit mûr. Mais à 70-68 à moins 17 secondes de la fin, Saint-Amand était loin de faire le fier à bras. Le dernier coup de rein nécessaire aux Calaisiennes n’arriva cependant jamais. •
ALEXIS BEUSCART - La Voix du Nord -
SAINT-AMAND - COB CALAIS : 72-68 (15-24, 22-13, 14-16, 21-15).
Arbitres : MM. Rabehi et Difallah.
- 800 spectateurs environ.
- SAINT-AMAND : 24 paniers sur 59 tirs dont 5/20 à trois points, 19/29 LF ; 46 rebonds (Stansbury 24), 23 balles perdues, 9 passes décisives (Costaz 4).
Stansbury 16, Fouteret 10, Costaz 10, Kamba 11, Ajanovic 4, puis Padabed 21, Ploegærts.
- CALAIS : 29 paniers sur 65 tirs dont 2/11 à trois points, 8/9 LF ; 27 rebonds (Neaves, 7), 14 balles perdues, 12 passes décisives (Hardy, Cibert, Brazdeikyte 3).
Csaszar 6, Hardy 12, Cibert 2, Brazdeikyte 25, Neaves 12, puis Bouthors 3, Dia 6, Le Leuc’h 2.
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Malgré sa défaite contre Reims, Arras peut sabrer le champagne
Avec la défaite de Calais à Saint-Amand (72-68 ), Arras pays d’Artois jouera une troisième saison de suite en Ligue féminine. C’est l’info de la soirée. La défaite concédée contre Reims (70-80) est anecdotique. Les Demoiselles peuvent sabrer le champagne !
Hier soir, halle des sports, le suspens a plus tourné autour de l’ordinateur des statisticiens, à l’issue du match, que sur le parquet. Après une défaite logique contre un Reims plus fort collectivement, les Demoiselles et leurs supporteurs étaient suspendus au résultat de Calais à Saint-Amand. Quand Jean-Louis Monneret a annoncé la défaite du voisin et rival calaisien dans la course au maintien, le public a pu laisser éclater sa joie. « Nous jouerons une troisième saison en Ligue , déclare le président arrageois. C’est un soulagement et un grand bonheur. Surtout après notre mauvaise passe de janvier-février avec cette série de défaites. Avec Bruno, nous avons continué à oeuvrer tous les deux. C’était la solution pour s’en sortir. » De son côté, l’entraîneur arrageois avait vite oublié la défaite contre Reims, « où nous avons trop mal défendu. Le collectif et le jeu champenois nous étaient supérieurs ce soir » , pour savourer le bonheur du maintien. « Le malheur des uns ce soir fait le bonheur des autres ! Cette saison, à tout point de vue, a été nettement plus difficile que notre première année. Notre place assurée en Ligue, nous allons pouvoir jouer le challenge round sans pression, prendre que du plaisir et penser déjà à la saison prochaine ! » •
JULIEN LECHEVESTRIER - La Voix du Nord -
ARRAS - REIMS : 70-80 (16-25, 22-23, 16-18, 16-14) Environ 1 000 spectateurs.
ARRAS.- 25/61 aux tirs ; 10/21 à trois points (Ivancevic 3/3) ; 10/11 aux LF ; 25 rebonds (Mosch, Miedzik 7) ; 18 ballons perdus (Thomas 4) ; 17 passes décisives (Miedzik 6).
Bertin, Thomas 16, Lysyuk, Mosch 20, Ivancevic 13, Gruszczynski 2, Arnaud, Miedzik 14, Amant, Déas 5.
- REIMS.- 31/56 aux tirs ; 2/11 à trois points ; 16/17 aux LF ; 34 rebonds (Klimesova 9) ; 14 ballons perdus ; 13 passes décisives (Parau 8 ).
Klimesova 11, Sy 19, Parau 12, Ayissi 2, Sinico 4, Fisher 23, Kindoki-Fleury 9.
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« Un match plein »
« Un de nos meilleurs matches de la saison ».
Philippe Sauret sentait depuis quelques matches que son groupe avait digéré sa mauvaise série contre des équipes de haut de tableau. La victoire acquise à Arras (70-80), en terre hostile, a confirmé le sentiment du coach rémois. « Nous avons réalisé un match plein. C'est une sorte d'aboutissement ».
Philippe, les chiffres montrent que vous avez dominé au rebond (34 prises à 25)…?
« En fait, nous avons dominé dans tous les secteurs. A Arras, nous avons réalisé un de nos meilleurs matches de la saison. Et pourtant, cela n'était pas évident puisque les Nordistes luttent pour leur maintien. Elles sont (étaient) sur une bonne dynamique comme le prouvait leur victoire à Villeneuve d'Ascq. Elles nous ont posé de gros problèmes, notamment avec leur adresse à trois points (10 / 21) ».
80 points inscrits, votre équipe ne nous a pas habitués à cela ?
« Notre première mi-temps, avec 48 points inscrits, a été très convaincante. Une fille comme Mia Fisher (23 points à 60 %) a su alterner jump shoots et pénétrations. Toute l'équipe a haussé son niveau. Nous avons été plus présents dans les duels, cela explique certainement notre victoire ».
La défense, votre fonds de jeu, a également apporté sa pierre à l'édifice ?
« Même si Mosch a inscrit 20 points, même si Thomas a effectué une bonne première mi-temps, globalement, nous avons bien défendu. Il y a eu un gros investissement de toute l'équipe. Frédérique Ayissi a ainsi contrarié Miedzik ».
Il vous reste deux matches de saison régulière dont un, mercredi, à domicile contre le 3e Montpellier. Quels objectifs allez-vous fixer à votre équipe ?
« Nous sommes à une victoire de l'équilibre sur la saison (actuellement, Saint-Jacques a remporté 12 matches pour 12 défaites). Ce serait bien de remporter un de nos deux derniers matches (Montpellier et à Tarbes). Cela pourrait nous conduire à la 6e ou 7e place. C'est dans le domaine du possible car nous avons déjà accroché de grosses équipes à René-Tys.
Une nouvelle fois, nous nous appuierons sur un groupe de neuf joueuses. C'est aussi l'une de nos forces ».
Recueilli par Yves Dogué - www.lunion.presse.fr
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L’USAPH et le COB suivent la flèche directionnelle
L’un fonce délibérément vers la coupe d’Europe, l’autre vers la relégation. À vrai dire, le derby n’a pas modifié le sens respectif de leur marche mais n’a fait que renforcer les choix aperçus depuis belle lurette.
Bien malin celui qui aurait pu dire, à la fin de la rencontre, laquelle des deux équipes était cependant en position de force par rapport à l’autre. Le final a fait pencher la balance du côté des joueuses gorgées d’espoir. L’Europe, quel Graal ! Cela fait-il sauter plus haut Stansbury, la grande prêtresse du rebond ? Cela donne-t-il un surcroît d’adresse à Padabed, le joker médical qui apporta le surplus roboratif à ses partenaires dans le money-time ? Certainement, cela a joué en défaveur des Calaisiennes qui perdirent, dans les derniers instants, leur combativité si joliment exprimée jusqu’alors.
Leur défense avait en effet cisaillé les offensives amandinoises en première période (2-9, 4e ; 15-24, 10e), tout en capitalisant devant (9/17 après 10 minutes) grâce à l’intensité de Hardy à la mène qui donnait libre activité à Brazdeikyte dans la raquette.
L’USAPH se reprit immédiatement. Stansbury débuta son récital au rebond et Kamba puis Padabed vinrent à la rescousse (24-24, 13e puis 37-37, 20e). Le mano a mano allait durer jusqu’à la toute fin.
L’USAPH prenait résolument l’avantage dans le dernier quart mais n’arrivait pas à le concrétiser (56-56, 33e). Les fautes engendrées par des Calaisiennes épuisées donnèrent le coup fatal et Padabed, aux lancers francs, s’en fit le bourreau. Mais diable que les temps morts pris à 68-66 (-30’’) et 70-68 (-17’’) firent frissonner la salle Maurice-Hugot jusqu’au bout.
Les miracles calaisiens n’auront pas eu lieu, celui d’une victoire à Saint-Amand et donc, par ricochet, celui d’un maintien qui ne tenait plus qu’à un fil.
Les neuf doigts de pied étaient en N1 avant la rencontre, cette fois même la tête y est.
Dans le sens inverse, l’USAPH louvoie vers les places supposées être qualificatives pour la coupe FIBA. « Actuellement, il y a sûr six clubs qualifiés pour l’Europe, voire sept et peut-être huit , avance sans filet Fabrice Courcier. Terminer entre la sixième et la septième place serait donc très bien et cela nous impose de l’emporter à Mourenx. Nous nous étions mis en tête de jouer chaque match comme une finale et ainsi d’être maîtres de notre destin. » Un luxe que Calais n’aurait pas refusé.
Alexis BEUSCART - www.lavoixdessports.com
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« La pression était sur nous »
Fabrice COURCIER (entraîneur de Saint-Amand) : « Nous savions que la fin de championnat serait très difficile, notamment pour un effectif qui a été fortement utilisé et qui comptait, ce soir, trois absentes. Ça nous pénalise et nous avons eu du mal à trouver l’équilibre au début avec l’absence de Tamara Moore. Calais a montré de grosses vertus de combativité et le match aurait très bien pu basculer d’un côté comme de l’autre.
Nous avons réussi à ne pas plier quand nous étions derrière et à maintenir l’écart quand nous étions devant. L’agressivité de Padabed, provoquée sur les lancers francs, plus un ou deux rebonds qui nous donnent la possession, ce sont de petits détails et l’envie d’aller chercher les ballons qui nous donnent la victoire. Mais ce fut difficile car nous étions dans l’obligation de gagner ce match. La pression était sur nous, pas sur Calais. »
Cyril SICSIC (entraîneur de Calais) : « C’est sûr que pour gagner contre Saint-Amand, il fallait gérer notre débauche d’énergie et nous n’avons pas été capables de le faire tout le temps. Il y a un secteur du jeu où nous avons été dominés, c’est le rebond, et ça a influencé grandement le résultat du match. Je suis tout de même heureux car nous avons montré un bon visage, celui d’une équipe qui n’était pas là pour faire de la figuration en Ligue. »
www.lavoixdessports.com
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Malgré la défaite, Arras reste en Ligue
Samedi, loin de leurs solides prestations victorieuses contre Mondeville et Villeneuve-d’Ascq, les Arrageoises ont concédé une défaite logique contre des Rémoises affûtées et concentrées.
Les partenaires de Sheana Mosch ne se sont jamais remises d’un 17-4 concédé à la fin du premier quart-temps. « Nous rendons une mauvaise copie. Nous n’avons jamais bien défendu et avons fait preuve d’une trop grande maladresse » , estime Bruno Blier, l’entraîneur. À l’image d’une Marielle Amant, peut-être mal remise de sa récente blessure à la cheville, qui a raté, samedi soir, tout ce qu’elle tentait (0/8 ).
Ses équipières ont toujours couru derrière le score face à des Rémoises qui ont su gérer (entre sept et quinze points) leur confortable matelas d’avance. « Leur jeu collectif nous était supérieur. Nous n’avons jamais été en position de gagner. » À l’issue du match, malgré cette défaite à domicile, le staff arrageois avait le sourire. En apprenant la défaite de Calais à Saint-Amand, Arras était assuré de son maintien. « Nous arrivons au bout de cette saison difficile. Nous jouerons une troisième année en Ligue féminine. C’est un soulagement et un grand bonheur » , estime Bruno Blier.
La rencontre à Calais, mercredi, sera donc sans enjeu pour les deux équipes. Mais les Demoiselles et leur entraîneur voudront certainement prendre leur revanche du match aller, perdu 84-92 après une fin très houleuse, qui leur reste encore en travers de la gorge. « Bien sûr, il existe des petites rancoeurs, mais il faut passer dessus. L’important est de bien finir cette saison pour atteindre les dix victoires. Après, place au Challenge Round où nous jouerons sans pression pour nous faire plaisir avant tout. »
Julien LECHEVESTRIER - www.lavoixdessports.com
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Les Villeneuvoises ont été asphyxiées
Jusqu’au bout, Villeneuve-d’Ascq devra lutter. Jusqu’au bout, la troupe d’Abdou N’Diaye sera sous pression, sans aucune certitude dans la course aux play-offs. Et sans avoir non plus totalement son destin en main.
Des six équipes encore en lice pour la quatrième place à deux journées de la fin, les Ch’tis ne sont pas les mieux placées sur la ligne de départ. Si Tarbes leur a donné un gros coup de pouce en s’imposant face à Mondeville, la victoire surprise de Challes sur Bourges est venue plomber l’ambiance. Ce sont bien les Savoyardes, grâce à un meilleur point-average particulier sur Villeneuve et un calendrier plus favorable, qui partent avec les meilleures probabilités.
A Montpellier l’ESBVA-LM n’a pas pu forcer son destin. La faute à un secteur intérieur défaillant, handicapé par les absences (Sacko blessée, retour de Dantas convalescente) étouffé par la maîtrise montpelliéraine. Asphyxié par l’agressivité défensive du duo Bonnan - Dijon auquel vint souvent s’ajouter l’arrière Basko, meilleure rebondeuse de la soirée. 14 ballons cueillis au-dessus des têtes villeneuvoises, celle de Robert notamment, et 19 points au total pour la Lettone, arme fatale des Héraultaises. C’était beaucoup trop pour la troupe d’Abdou N’Diaye dont les difficultés tiennent en un rapport de force : 44 rebonds à 33.
L’impression d’un premier quart de feu où Wambe fit penser que les Nordistes pourraient forcer le destin des (3-8, 5e puis 29-32, 16e ) fut bientôt effacée par Manic qui relaya ses intérieures à chaque changement de défense pour mitrailler à tout-va au-delà des 6,25 m. Le troisième quart-temps se chargea de remettre les Nordistes définitivement à leur place samedi : très loin du compte. Sortie du banc, Bertal vint un peu plus plomber la soirée (56-44, 30e). L’horizon s’obscurcit…
J. D.- www.lavoixdessports.com
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Mobilisation et solidarité à l’USVO
Trois défaites consécutives : cela faisait bien longtemps que VO n’avait pas connu cela. Mais si les clignotants étaient à l’orange, ce sont des Valenciennoises motivées, sérieuses et concentrées qui se sont présentées samedi face à Mourenx.
Une équipe pyrénéenne contre laquelle VO ne devait pas connaître de difficultés – et ce fut le cas – mais dans la situation actuelle, Hervé Coudray attendait plus qu’une victoire. « Nous avons préparé ce match comme un match important avec la volonté de jouer juste, de mettre du rythme et de l’agressivité », expliqua le coach.
Les Valenciennoises entrèrent dans le match avec beaucoup d’aisance, commettant peu de fautes. En réussite en attaque, solidaires en défense, elles ne laissèrent que quelques espaces (11-0, 4e, 26-11, 10e). A la pause, Hervé Coudray avait déjà fait entrer ses dix joueuses, les benjamines Camille Aubert et Sarah Michel ayant en peu de temps (6’30 pour la première, 5’50 pour la seconde) assuré.
Petit passage à vide en début de troisième quart : Mourenx infligea un +6 étonnant à des Valenciennoises qui allaient toutefois réagir généreusement.
Emilie Gomis relança la machine rapidement (42-32, 26e ; 49-35, 28e). Le groupe suivit. Côté pyrénéen, Kaayla Chones tenait la maison mais elle était bien seule. VO, en revanche, s’appliquait et, dans le quatrième quart-temps, Nicole Ohlde enfonça le clou en inscrivant 11 des 22 points valenciennois.
Faire fi de la pression, cultiver la confiance collective en traquant les doutes individuels éventuels : les quelques jours qui avaient séparé la défaite de mercredi et le match de samedi ont été plus délicats à gérer qu’à l’habitude. Mais l’essentiel, pour le coach est d’avoir vu son groupe sous un jour positif. Reste à confirmer mercredi… à Mondeville.
M. K.- www.lavoixdessports.com
STADE CLERMONTOIS AB 63 / PAYS D'AIX BASKET 13 : 92 - 86
VALENCIENNES U S V O / MOURENX BASKET CLUB :75 - 51
TARBES GESPE BIGORRE / USO MONDEVILLE : 60 - 50
BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION / ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM : 69 - 54
ASPTT ARRAS / SAINT JACQUES SPORT REIMS : 70 - 80
UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU / COTE D'OPALE BASKET CALAIS : 72 - 68
CHALLES LES EAUX B / BOURGES BASKET : 61 - 60
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Les Berruyères ne sont plus invaincues
Les Tango ont subi leur première défaite en championnat. Sans conséquence au classement, bien sûr, mais subie pour cause de trop grande nervosité. Et un grand bravo à Challes...
Un Bourges Basket qui n'avait rien à gagner, et juste à perdre son invincibilité honorifique en Ligue féminine. Face à une formation savoyarde ragaillardie par ses récents succès sur Valenciennes et Montpellier, et revenue en position de viser le top 4 du championnat. À l'évidence, les motivations n'étaient pas les mêmes, samedi soir, au pied des Alpes. Le souci, pour Challes, c'était l'état des troupes. Comme annoncé, l'Américaine Jones ne pouvait être de la partie. Tout comme l'intérieure hollandaise Nieuwvenn, souffrant du dos et que Challes préféra ménager en vue du match de mercredi face à Aix. « Le plus important pour nous » , dixit Corinne Bénintendi, la coache savoyarde. Avec Luptakova et Marie Bacquet pas au mieux de leur forme, cela faisait beaucoup. Mais on connaît la fougue chalésienne, surtout devant sa salle pleine comme un oeuf.
D'entrée, et sur deux trois points, Belinda Snell tenta d'étouffer les ardeurs locales. Mais Challes, par Badiane et Duvivier, ne se laissa pas marcher dessus (8-8, 5e). La défense de zone de Challes gênait Bourges aux entournures et les filles de Corinne Bénintendi cherchaient à mettre du rythme, à écarter l'arrière-garde tango, dès que possible. Certes, sur un trois points de Sonja Petrovic, Bourges s'offrit un avantage appréciable, après dix minutes (10-18 ). Et eut le bon goût de poursuivre en ce sens, et de prendre dix longueurs d'avance, sur un shoot extérieur de Sonja Kireta (10-20, 11è). Mais même diminuées en nombre, même sans adresse (34 % à la pause), Challes n'abdiqua pas. Revint une première fois, par Mehmedic (21-26, 18è). Puis par Badiane.
Bourges n'allait pas avoir la partie belle. On en eut confirmation dès la reprise, sur un panier de l'ancienne espoir berruyère Marie Bacquet (31-33, 23è). Bourges ne trouvait pas la clé, ni par l'extérieur pour cause de jeu trop statique, ni par l'intérieur. Luptakova égalisa, puis donna pour la première fois l'avantage à ses couleurs, dans l'ambiance de feu qu'on imagine (38-36, 26è). Heureusement que Bourges trouva alors en Cathy Melain et Belinda Snell, à trois points, le moyen de respirer. Et en Sonja Petrovic le moyen de signer un 8-0 (41-48, 29è). Mais il était dit que Bourges allait devoir batailler jusqu'au bout. Martina Luptakova, toujours elle, se chargea de le souligner en allant au cercle. Imitée par Marie Bacquet, au rebond en or (55-55, 38è). Et quand la susnommée remit les siennes devant (58-55, 38è), ce fut carrément du délire. Bourges venait de prendre un 11-0 ! Émilie Duvivier y alla de son trois points, Cathy Melain... d'une reprise de dribble de débutante. Céline Dumerc planta bien à trois points, Bourges eut bien la balle de la gagne. Mais la négocia tellement mal, par excès de nervosité ! Alors voilà, première défaite. En espérant que ce sera un mal pour un bien, en vue de Brno.
Hervé Le Fellic - /www.lejdc.fr
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MONTPELLIER 69
VILLENEUVE-D'ASCQ 54
Arbitres : MM Jeanneau et Cluzel.
Spectateurs : environ 900.
Quart-temps : 16-16 20-16 20-12 13-10.
B. LATTES/MONTPELLIER AGGLO : 28 paniers sur 60 dont 9/24 à 3 points, 4 LF/11, 22 passes décisives (Bonnan 6), 44 rebonds (Basko 14), 18 balles perdues, 12 fautes -
Manic (12), Daley (6), Basko (19), Bonnan (8 ), Dijon (6), puis E. Bertal (12), Skrela (3), Servage (3), Vierne, Ferguson, ent : Valéry Demory.
VILLENEUVE-D'ASCQ : 21 paniers sur 62 dont 4/15 à 3 points, 8 LF/13, 10 passes décisives (Wambe 3), 33 rebonds (Crawford 10), 13 balles perdues, 12 fautes -
Fombonne (5), Drljaca (4), Robert (10), Wambe (17), Crawford (9) puis Dieme, Dantas (3), Ilic (3), Albicy (3), ent : Abdou N'Diaye.
Tous les espoirs leur sont permis-
Oui, le BLMA l'a fait, l'élimination en 1/4 de finale de Coupe de France n'est pas oubliée... mais, elle a été effacée au terme d'une rencontre très intense, remportée au talent, à l'abnégation, par Sandra Dijon et ses copines. D'ici quinze jours à Angers, c'est en digne dauphin de Bourges et de Valenciennes que se présentera donc ce fier BLMA. La 3e place à valider définitivement, la "revanche" de la défaite à Metz, prenez-le par le côté que vous souhaitez, il y avait toutes les raisons pour que, même assurées du voyage à Angers, les Héraultaises aient l'envie de gagner la "belle". L'autre raison, c'était de rendre hommage à ces merveilleux Jumpers, jamais avares de kilomètres et juste devant lesquels les filles, ivres de bonheur, sont venues faire le balancier au son de Paquito sous une pluie de confettis.
Ce pur moment de folie, elles ne l'avaient pas volé. Mais dans un début de rencontre disputé à 100 à l'heure, ce sont les "rouges", avec leurs attaques en à peine quinze secondes, qui tiraient les marrons du feu (3-8, 5e). Et si le deuxième panier primé de Basko ramenait les locales à - 1 (13-14), un panier refusé à Bonnan à l'ultime seconde (logique ceci dit) avait empêché le BLMA d'effectuer le moindre passage en tête au tableau d'affichage (16-16)
Après un échange serbe au delà des 6,25 m (Manic répondant à Ilic), le cinq de Valéry Demory s'offrait une première échappée au prix d'un 11-0 sur les ailes de Bertal (27-19, 14e), peu après le temps-mort réclamé par N'Diaye. Mais la redoutable Robert stoppait la série et, dans la foulée, guidée par leur meneuse belge, Wambe (7 points), Villeneuve signait un 9-0 avant de prendre même les devants (29-32). Mais dans ce combat de boxe, Lattes-Montpellier et une Manic absolument géniale (12 points au total) repassaient devant aux points (36- 32) au retour aux vestiaires.
Le 3e quart-temps allait faire la différence. Et Bertal n'y était pas étrangère, son 2/2 initial suivi de la troisième réussite primée de Basko permettant aux "blanches et bleues" de s'envoler (45-35). Le "rapproché" nordiste (47-44, 27e) sera sans suite. Car les Héraultaises désiraient cette rencontre plus que tout. A 56-44 à l'orée du quart final, il ne restait plus qu'à conclure. Mais, la débauche d'énergie en défense se payait au prix fort à l'autre bout du terrain. Silencieuses pendant 6'34 (!!!), les locales finissaient en roue libre. Elles avaient remporté le duel sur le plan physique et la bataille du rebond (Basko et Bonnan, 24), ce n'était pas le moindre de leurs mérites.
Pierre DUPERRON - www.midilibre.com
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MONTPELLIER - VILLENEUVE-D’ASCQ : 69-54
Villeneuve-d’Ascq devra patienter pour rêver de play offs
Les rêves de gros coup ont filé. Villeneuve-d’Ascq n’est pas parvenu à rééditer son coup fumant de la Coupe de France. Sous les caméras de la ligue féminine, les finalistes du trophée Joe-Jaunay n’ont jamais été en mesure de prendre une option sur les play-offs. Dans sa salle, Montpellier s’est montré aussi solide qu’il l’avait été à l’aller, usant d’une défense de fer.
Dans ce match qui sentait la revanche à plein nez, les filles de Valery Demory ont très vite mis les choses aux points, autour d’une Manic qui avait revêtu son habit des grands soirs. Dans le duel des fines gâchettes avec Wambe, elle n’eut pas à rougir de la comparaison. Et pourtant, la petite Belge était à son niveau habituel. Il lui manqua simplement de relais pour essayer de mettre à mal cette formation montpelliéraine sûre de sa force.
Ô, ce ne fut pas spectaculaire, mais Montpellier tint fermement son match et ne laissa quasiment jamais son adversaire souffler. Privé de solution à l’extérieur où elle était encore réduite à un minuscule 1 sur 9 à trois points après 26 minutes de jeu, Villeneuve dut trouver des solutions à l’intérieur pour tenter d’inscrire ces points qui lui auraient permis de contester la domination montpelliéraine.
Mais même Robert, d’habitude à l’aise lors de ses passages dans l’Hérault, ne put apporter le bol d’air sous la raquette qui aurait permis aux Nordistes de pousser le suspense. Au lieu de cela, l’équipe qui était encore à moins cinq après 26 minutes de jeu sur un shoot de Fombonne, fut inexorablement repoussée.
Et la fin de ce troisième quart-temps ne fut qu’un cavalier seul de la bande à Bertal, dans l’aspiration d’une Basko déchaînée.
La Lettonne que l’on n’avait vue que par intermittences fut le bras armé de la victoire montpelliéraine au moment où le destin était en bascule. Alors que Bonnan jouait en relayeuse au poste d’arrière forte et moissonnait aux rebonds, elle permit à Montpellier de prendre un avantage conséquent à l’entame de la dernière ligne droite (56-44).
L’écart était d’autant plus important, que la fin de rencontre fut verrouillée comme jamais. Sauf pour Basko bien sûr, qui s’offrit un récital pour finir cette rencontre en beauté. Et mettre un voile définitif sur les ambitions nordistes. Villeneuve d’Ascq devra lutter jusqu’au bout pour rêver de play offs.
• La Voix du Nord -
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L’USVO avec la tête et avec les jambes
Les Valenciennoises ont réalisé un match sérieux, tout en solidarité, hier face à Mourenx. La victoire était attendue mais, décrochée avec la manière, elle n’en a que plus d’importance pour les prochaines rencontres.
Pas de temps mort : les Valenciennoises entrèrent dans le match avec puissance et détermination (11-0, 3e), sans déchet. Elles ne laissèrent que quelques miettes à une équipe de Mourenx trop imprécise en attaque pour pouvoir espérer mieux que huit points après dix minutes de jeu.
VO se montrait à son avantage dans différents registres. Reka Cserny fut, comme lors des trois derniers matchs, l’un des moteurs d’un premier quart-temps au cours duquel Hervé Coudray fit beaucoup tourner son effectif. Et ce n’était pas terminé. Si Camille Aubert signa les trois derniers points du premier chapitre, Sarah Michel allait en effet marquer le suivant. Après cinq minutes de jeu, alors que les Valenciennoises avaient pris le large (36-16), elle fit son entrée. Une interception et une passe décisive dans la foulée pour une Camille Aubert qui décrocha un deuxième panier à trois points : l’arrière valenciennoise avait envie de bien faire.
Avec une avance confortable (40-22) et la maîtrise du match, VO attaqua pourtant le troisième quart-temps avec fébrilité. Mourenx était en effet fermement décidée à ne rien lâcher. « Cette équipe ne se laisse pas marcher dessus, elle a du coeur » , commentait d’ailleurs Hervé Coudray au regard de ce petit passage à vide (+6) de VO. Mais les Valenciennoises trouvèrent les solutions (49-35, 28e). « Nous avions préparé ce match comme un match important, avec une volonté de jouer ensemble, juste, de mettre du rythme dans les attaques » , ajoutait le coach. Les Valenciennoises ne laissèrent pas Mourenx respirer dans le quatrième quart-temps. Nicole Ohlde enchaîna onze points (66-41, 35e), la vivacité de ses équipières ne faiblissant pas. VO avait un objectif : relancer la confiance. C’est chose faite. •
MARTINE KACZMAREK - La Voix du Nord -
– VALENCIENNES - MOURENX : 75-51 (26-11, 14-11, 13-17, 22-12).
Arbitres : MM. Hosselet et Neige.
• USVO : 29 paniers sur 62 tirs (47 %) dont 5/10 à 3 points (50 %) ; lancers francs, 12/15 ; 33 rebonds (Cserny 10) ; 16 fautes.
Zara 8, Gomis 10, Bade 5 ; Ohlde 19, Cserny 15 puis Aubert 6, Koehn 0, Pochet 1, Reghaissia 6, Michel 8.
Entraîneur : Hervé Coudray.
• MOURENX : 21 paniers sur 47 tirs (45 %) dont 3/10 à 3 points (30 %) ; lancers francs 6/6 ; 24 rebonds (Chones, 11) ; 11 fautes.
Kevorkian 2, Agbatan 13, Lelas 2, Castets 6, Chones 26 puis Arrondo 2, Devaux 0, Pujos 0.
Entraîneur : Aurélie Lopez.
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Saint-Amand condamne Calais mais se rapproche de son objectif
Les Amandinoises ne vont pas pleurer outre mesure la relégation effective, depuis hier soir, du COB en Nationale 1 à l’issue d’un match âpre qui s’est joué dans les derniers instants. Pour elles, l’Europe est toujours d’actualité !
Avec cet objectif de terminer sixième ou septième, l’USAPH est donc restée dans les clous. Mais que ce fut dur et c’est un véritable « ouf » de soulagement que Fabrice Courcier a poussé après match. Il est vrai qu’après quelques minutes de jeu, on se demandait où étaient ses protégées… Pour certaines, sur le banc en tenue de ville, comme Moore, suspendue pour trois fautes techniques reçus à Mondeville mercredi dernier. Un pion d’importance dont Courcier souligna l’absence. Le reste de la troupe eut ainsi beaucoup de mal à rentrer dans le match et le COB, défensivement aux aguets, s’était octroyé de la marge (2-9, 4e, puis 15-24, 10e).
Hardy faisait très mal à la défense amandinoise mais Padabed sonna la révolte en concrétisant ses trois lancers francs (18-24, 11e). Une révolution tant l’USAPH avait été médiocre dans ce domaine lors des dix premières minutes. C’est ensuite Kamba qui claironna (24-24, 13e) et le mano à mano pouvait s’engager… jusqu’à la fin !
Aucune équipe ne réussit en effet à prendre le dessus sur l’autre (37-37, 20e puis 51-53, 30e). Si Brazdeikyte trouvait ses marques dans la défense amandinoise, de l’autre côté Stansbury, impressionnante au rebond, était la pourvoyeuse de ses camarades. Padabed en profita allégrement en fin de partie. Proche de la rupture, le COB s’effaça dans le money-time et Saint-Amand, plus consistant, cueilli un succès qui ne pouvait tomber que dans son escarcelle. Mais aux temps morts à 68-66 (à -30’’) et 10-68 (- 17’’), il n’y avait pas de quoi faire le fier à bras.
« Nous savions que cette fin de championnat allait être difficile, surtout pour un effectif (l’USAPH a tourné quasiment à six durant toute la rencontre) qui a été fortement utilisé et où trois joueuses manquaient (Moore, Lopez et Plust), déclara Fabrice Courcier. « Ça a été dur de décrocher Calais qui a montré de grosses vertus de combativité. Le match aurait pu basculer dans un camp comme dans l’autre ». •
ALEXIS BEUSCART ( CLP) La Voix du Nord -
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Calais a brûlé ses toutes dernières illusions à Saint-Amand
Défait au bout du match et de ses forces, le COB n’aura pas réussi l’exploit de l’emporter à l’USAPH et est désormais condamné à la relégation.
Calais connut pourtant un départ en fanfare, avec notamment une défense de haut standing. Brazdeikyte s’engouffrait dans la zone amandinoise comme dans du beurre (1-7, 3e). Seule Costaz, à l’USAPH, trouvait moyen de tenter sa chance et Stansbury était bien esseulée. Hardy, côté calaisien, menait les opérations avec grand succès (2-9, 4e). Fouteret et Padabed sonnèrent la révolte (9-14, 6e) mais la « press » tout terrain calaisienne redonna du fil à retordre à l’USAPH (15-24, 10e). Avec un 9/17 au tir à la fin de cette première période, et 100 % aux lancers francs, le COB ne pouvait pas faire beaucoup mieux.
La tendance ne se poursuivit pas. Kamba remit les deux équipes à égalité assez rapidement (24-24, 13e) et Cyril Sicsic dut se résoudre à réinjecter Hardy sur le parquet. C’est elle qui redonna un peu d’avance à ses couleurs (33-37, 19e). Une barque que Calais continua à mener durant toute la troisième période (51-53, 30e), finalement seulement marquée par la blessure de Le Leuc’h qui donnait, encore, une rotation en moins pour Sicsic… La fatigue allait-elle rattraper les Calaisiennes ?
C’est malheureusement ce qui arriva. Les phases offensives n’étaient plus aussi percutantes. Loin d’être géniale, l’USAPH, emmenée par Stansbury aux rebonds et Padabed étincelante dans le dernier quart-temps, alla logiquement chercher une victoire qui tombait comme un fruit mûr. Mais à 70-68 à moins 17 secondes de la fin, Saint-Amand était loin de faire le fier à bras. Le dernier coup de rein nécessaire aux Calaisiennes n’arriva cependant jamais. •
ALEXIS BEUSCART - La Voix du Nord -
SAINT-AMAND - COB CALAIS : 72-68 (15-24, 22-13, 14-16, 21-15).
Arbitres : MM. Rabehi et Difallah.
- 800 spectateurs environ.
- SAINT-AMAND : 24 paniers sur 59 tirs dont 5/20 à trois points, 19/29 LF ; 46 rebonds (Stansbury 24), 23 balles perdues, 9 passes décisives (Costaz 4).
Stansbury 16, Fouteret 10, Costaz 10, Kamba 11, Ajanovic 4, puis Padabed 21, Ploegærts.
- CALAIS : 29 paniers sur 65 tirs dont 2/11 à trois points, 8/9 LF ; 27 rebonds (Neaves, 7), 14 balles perdues, 12 passes décisives (Hardy, Cibert, Brazdeikyte 3).
Csaszar 6, Hardy 12, Cibert 2, Brazdeikyte 25, Neaves 12, puis Bouthors 3, Dia 6, Le Leuc’h 2.
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Malgré sa défaite contre Reims, Arras peut sabrer le champagne
Avec la défaite de Calais à Saint-Amand (72-68 ), Arras pays d’Artois jouera une troisième saison de suite en Ligue féminine. C’est l’info de la soirée. La défaite concédée contre Reims (70-80) est anecdotique. Les Demoiselles peuvent sabrer le champagne !
Hier soir, halle des sports, le suspens a plus tourné autour de l’ordinateur des statisticiens, à l’issue du match, que sur le parquet. Après une défaite logique contre un Reims plus fort collectivement, les Demoiselles et leurs supporteurs étaient suspendus au résultat de Calais à Saint-Amand. Quand Jean-Louis Monneret a annoncé la défaite du voisin et rival calaisien dans la course au maintien, le public a pu laisser éclater sa joie. « Nous jouerons une troisième saison en Ligue , déclare le président arrageois. C’est un soulagement et un grand bonheur. Surtout après notre mauvaise passe de janvier-février avec cette série de défaites. Avec Bruno, nous avons continué à oeuvrer tous les deux. C’était la solution pour s’en sortir. » De son côté, l’entraîneur arrageois avait vite oublié la défaite contre Reims, « où nous avons trop mal défendu. Le collectif et le jeu champenois nous étaient supérieurs ce soir » , pour savourer le bonheur du maintien. « Le malheur des uns ce soir fait le bonheur des autres ! Cette saison, à tout point de vue, a été nettement plus difficile que notre première année. Notre place assurée en Ligue, nous allons pouvoir jouer le challenge round sans pression, prendre que du plaisir et penser déjà à la saison prochaine ! » •
JULIEN LECHEVESTRIER - La Voix du Nord -
ARRAS - REIMS : 70-80 (16-25, 22-23, 16-18, 16-14) Environ 1 000 spectateurs.
ARRAS.- 25/61 aux tirs ; 10/21 à trois points (Ivancevic 3/3) ; 10/11 aux LF ; 25 rebonds (Mosch, Miedzik 7) ; 18 ballons perdus (Thomas 4) ; 17 passes décisives (Miedzik 6).
Bertin, Thomas 16, Lysyuk, Mosch 20, Ivancevic 13, Gruszczynski 2, Arnaud, Miedzik 14, Amant, Déas 5.
- REIMS.- 31/56 aux tirs ; 2/11 à trois points ; 16/17 aux LF ; 34 rebonds (Klimesova 9) ; 14 ballons perdus ; 13 passes décisives (Parau 8 ).
Klimesova 11, Sy 19, Parau 12, Ayissi 2, Sinico 4, Fisher 23, Kindoki-Fleury 9.
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« Un match plein »
« Un de nos meilleurs matches de la saison ».
Philippe Sauret sentait depuis quelques matches que son groupe avait digéré sa mauvaise série contre des équipes de haut de tableau. La victoire acquise à Arras (70-80), en terre hostile, a confirmé le sentiment du coach rémois. « Nous avons réalisé un match plein. C'est une sorte d'aboutissement ».
Philippe, les chiffres montrent que vous avez dominé au rebond (34 prises à 25)…?
« En fait, nous avons dominé dans tous les secteurs. A Arras, nous avons réalisé un de nos meilleurs matches de la saison. Et pourtant, cela n'était pas évident puisque les Nordistes luttent pour leur maintien. Elles sont (étaient) sur une bonne dynamique comme le prouvait leur victoire à Villeneuve d'Ascq. Elles nous ont posé de gros problèmes, notamment avec leur adresse à trois points (10 / 21) ».
80 points inscrits, votre équipe ne nous a pas habitués à cela ?
« Notre première mi-temps, avec 48 points inscrits, a été très convaincante. Une fille comme Mia Fisher (23 points à 60 %) a su alterner jump shoots et pénétrations. Toute l'équipe a haussé son niveau. Nous avons été plus présents dans les duels, cela explique certainement notre victoire ».
La défense, votre fonds de jeu, a également apporté sa pierre à l'édifice ?
« Même si Mosch a inscrit 20 points, même si Thomas a effectué une bonne première mi-temps, globalement, nous avons bien défendu. Il y a eu un gros investissement de toute l'équipe. Frédérique Ayissi a ainsi contrarié Miedzik ».
Il vous reste deux matches de saison régulière dont un, mercredi, à domicile contre le 3e Montpellier. Quels objectifs allez-vous fixer à votre équipe ?
« Nous sommes à une victoire de l'équilibre sur la saison (actuellement, Saint-Jacques a remporté 12 matches pour 12 défaites). Ce serait bien de remporter un de nos deux derniers matches (Montpellier et à Tarbes). Cela pourrait nous conduire à la 6e ou 7e place. C'est dans le domaine du possible car nous avons déjà accroché de grosses équipes à René-Tys.
Une nouvelle fois, nous nous appuierons sur un groupe de neuf joueuses. C'est aussi l'une de nos forces ».
Recueilli par Yves Dogué - www.lunion.presse.fr
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L’USAPH et le COB suivent la flèche directionnelle
L’un fonce délibérément vers la coupe d’Europe, l’autre vers la relégation. À vrai dire, le derby n’a pas modifié le sens respectif de leur marche mais n’a fait que renforcer les choix aperçus depuis belle lurette.
Bien malin celui qui aurait pu dire, à la fin de la rencontre, laquelle des deux équipes était cependant en position de force par rapport à l’autre. Le final a fait pencher la balance du côté des joueuses gorgées d’espoir. L’Europe, quel Graal ! Cela fait-il sauter plus haut Stansbury, la grande prêtresse du rebond ? Cela donne-t-il un surcroît d’adresse à Padabed, le joker médical qui apporta le surplus roboratif à ses partenaires dans le money-time ? Certainement, cela a joué en défaveur des Calaisiennes qui perdirent, dans les derniers instants, leur combativité si joliment exprimée jusqu’alors.
Leur défense avait en effet cisaillé les offensives amandinoises en première période (2-9, 4e ; 15-24, 10e), tout en capitalisant devant (9/17 après 10 minutes) grâce à l’intensité de Hardy à la mène qui donnait libre activité à Brazdeikyte dans la raquette.
L’USAPH se reprit immédiatement. Stansbury débuta son récital au rebond et Kamba puis Padabed vinrent à la rescousse (24-24, 13e puis 37-37, 20e). Le mano a mano allait durer jusqu’à la toute fin.
L’USAPH prenait résolument l’avantage dans le dernier quart mais n’arrivait pas à le concrétiser (56-56, 33e). Les fautes engendrées par des Calaisiennes épuisées donnèrent le coup fatal et Padabed, aux lancers francs, s’en fit le bourreau. Mais diable que les temps morts pris à 68-66 (-30’’) et 70-68 (-17’’) firent frissonner la salle Maurice-Hugot jusqu’au bout.
Les miracles calaisiens n’auront pas eu lieu, celui d’une victoire à Saint-Amand et donc, par ricochet, celui d’un maintien qui ne tenait plus qu’à un fil.
Les neuf doigts de pied étaient en N1 avant la rencontre, cette fois même la tête y est.
Dans le sens inverse, l’USAPH louvoie vers les places supposées être qualificatives pour la coupe FIBA. « Actuellement, il y a sûr six clubs qualifiés pour l’Europe, voire sept et peut-être huit , avance sans filet Fabrice Courcier. Terminer entre la sixième et la septième place serait donc très bien et cela nous impose de l’emporter à Mourenx. Nous nous étions mis en tête de jouer chaque match comme une finale et ainsi d’être maîtres de notre destin. » Un luxe que Calais n’aurait pas refusé.
Alexis BEUSCART - www.lavoixdessports.com
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« La pression était sur nous »
Fabrice COURCIER (entraîneur de Saint-Amand) : « Nous savions que la fin de championnat serait très difficile, notamment pour un effectif qui a été fortement utilisé et qui comptait, ce soir, trois absentes. Ça nous pénalise et nous avons eu du mal à trouver l’équilibre au début avec l’absence de Tamara Moore. Calais a montré de grosses vertus de combativité et le match aurait très bien pu basculer d’un côté comme de l’autre.
Nous avons réussi à ne pas plier quand nous étions derrière et à maintenir l’écart quand nous étions devant. L’agressivité de Padabed, provoquée sur les lancers francs, plus un ou deux rebonds qui nous donnent la possession, ce sont de petits détails et l’envie d’aller chercher les ballons qui nous donnent la victoire. Mais ce fut difficile car nous étions dans l’obligation de gagner ce match. La pression était sur nous, pas sur Calais. »
Cyril SICSIC (entraîneur de Calais) : « C’est sûr que pour gagner contre Saint-Amand, il fallait gérer notre débauche d’énergie et nous n’avons pas été capables de le faire tout le temps. Il y a un secteur du jeu où nous avons été dominés, c’est le rebond, et ça a influencé grandement le résultat du match. Je suis tout de même heureux car nous avons montré un bon visage, celui d’une équipe qui n’était pas là pour faire de la figuration en Ligue. »
www.lavoixdessports.com
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Malgré la défaite, Arras reste en Ligue
Samedi, loin de leurs solides prestations victorieuses contre Mondeville et Villeneuve-d’Ascq, les Arrageoises ont concédé une défaite logique contre des Rémoises affûtées et concentrées.
Les partenaires de Sheana Mosch ne se sont jamais remises d’un 17-4 concédé à la fin du premier quart-temps. « Nous rendons une mauvaise copie. Nous n’avons jamais bien défendu et avons fait preuve d’une trop grande maladresse » , estime Bruno Blier, l’entraîneur. À l’image d’une Marielle Amant, peut-être mal remise de sa récente blessure à la cheville, qui a raté, samedi soir, tout ce qu’elle tentait (0/8 ).
Ses équipières ont toujours couru derrière le score face à des Rémoises qui ont su gérer (entre sept et quinze points) leur confortable matelas d’avance. « Leur jeu collectif nous était supérieur. Nous n’avons jamais été en position de gagner. » À l’issue du match, malgré cette défaite à domicile, le staff arrageois avait le sourire. En apprenant la défaite de Calais à Saint-Amand, Arras était assuré de son maintien. « Nous arrivons au bout de cette saison difficile. Nous jouerons une troisième année en Ligue féminine. C’est un soulagement et un grand bonheur » , estime Bruno Blier.
La rencontre à Calais, mercredi, sera donc sans enjeu pour les deux équipes. Mais les Demoiselles et leur entraîneur voudront certainement prendre leur revanche du match aller, perdu 84-92 après une fin très houleuse, qui leur reste encore en travers de la gorge. « Bien sûr, il existe des petites rancoeurs, mais il faut passer dessus. L’important est de bien finir cette saison pour atteindre les dix victoires. Après, place au Challenge Round où nous jouerons sans pression pour nous faire plaisir avant tout. »
Julien LECHEVESTRIER - www.lavoixdessports.com
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Les Villeneuvoises ont été asphyxiées
Jusqu’au bout, Villeneuve-d’Ascq devra lutter. Jusqu’au bout, la troupe d’Abdou N’Diaye sera sous pression, sans aucune certitude dans la course aux play-offs. Et sans avoir non plus totalement son destin en main.
Des six équipes encore en lice pour la quatrième place à deux journées de la fin, les Ch’tis ne sont pas les mieux placées sur la ligne de départ. Si Tarbes leur a donné un gros coup de pouce en s’imposant face à Mondeville, la victoire surprise de Challes sur Bourges est venue plomber l’ambiance. Ce sont bien les Savoyardes, grâce à un meilleur point-average particulier sur Villeneuve et un calendrier plus favorable, qui partent avec les meilleures probabilités.
A Montpellier l’ESBVA-LM n’a pas pu forcer son destin. La faute à un secteur intérieur défaillant, handicapé par les absences (Sacko blessée, retour de Dantas convalescente) étouffé par la maîtrise montpelliéraine. Asphyxié par l’agressivité défensive du duo Bonnan - Dijon auquel vint souvent s’ajouter l’arrière Basko, meilleure rebondeuse de la soirée. 14 ballons cueillis au-dessus des têtes villeneuvoises, celle de Robert notamment, et 19 points au total pour la Lettone, arme fatale des Héraultaises. C’était beaucoup trop pour la troupe d’Abdou N’Diaye dont les difficultés tiennent en un rapport de force : 44 rebonds à 33.
L’impression d’un premier quart de feu où Wambe fit penser que les Nordistes pourraient forcer le destin des (3-8, 5e puis 29-32, 16e ) fut bientôt effacée par Manic qui relaya ses intérieures à chaque changement de défense pour mitrailler à tout-va au-delà des 6,25 m. Le troisième quart-temps se chargea de remettre les Nordistes définitivement à leur place samedi : très loin du compte. Sortie du banc, Bertal vint un peu plus plomber la soirée (56-44, 30e). L’horizon s’obscurcit…
J. D.- www.lavoixdessports.com
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Mobilisation et solidarité à l’USVO
Trois défaites consécutives : cela faisait bien longtemps que VO n’avait pas connu cela. Mais si les clignotants étaient à l’orange, ce sont des Valenciennoises motivées, sérieuses et concentrées qui se sont présentées samedi face à Mourenx.
Une équipe pyrénéenne contre laquelle VO ne devait pas connaître de difficultés – et ce fut le cas – mais dans la situation actuelle, Hervé Coudray attendait plus qu’une victoire. « Nous avons préparé ce match comme un match important avec la volonté de jouer juste, de mettre du rythme et de l’agressivité », expliqua le coach.
Les Valenciennoises entrèrent dans le match avec beaucoup d’aisance, commettant peu de fautes. En réussite en attaque, solidaires en défense, elles ne laissèrent que quelques espaces (11-0, 4e, 26-11, 10e). A la pause, Hervé Coudray avait déjà fait entrer ses dix joueuses, les benjamines Camille Aubert et Sarah Michel ayant en peu de temps (6’30 pour la première, 5’50 pour la seconde) assuré.
Petit passage à vide en début de troisième quart : Mourenx infligea un +6 étonnant à des Valenciennoises qui allaient toutefois réagir généreusement.
Emilie Gomis relança la machine rapidement (42-32, 26e ; 49-35, 28e). Le groupe suivit. Côté pyrénéen, Kaayla Chones tenait la maison mais elle était bien seule. VO, en revanche, s’appliquait et, dans le quatrième quart-temps, Nicole Ohlde enfonça le clou en inscrivant 11 des 22 points valenciennois.
Faire fi de la pression, cultiver la confiance collective en traquant les doutes individuels éventuels : les quelques jours qui avaient séparé la défaite de mercredi et le match de samedi ont été plus délicats à gérer qu’à l’habitude. Mais l’essentiel, pour le coach est d’avoir vu son groupe sous un jour positif. Reste à confirmer mercredi… à Mondeville.
M. K.- www.lavoixdessports.com
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Les rencontres du 09/04/2008 - 25ème journée
20:00 COTE D'OPALE BASKET CALAIS / ASPTT ARRAS
20:00 SAINT JACQUES SPORT REIMS / BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION
20:00 ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM / TARBES GESPE BIGORRE
20:00 USO MONDEVILLE / VALENCIENNES U S V O
20:00 BOURGES BASKET / STADE CLERMONTOIS AB 63
Rencontre se déroulant le 08/04/2008
20:00 PAYS D'AIX BASKET 13 / CHALLES LES EAUX B
20:00 MOURENX BASKET CLUB / UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU
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Retrouver de la justesse avant Brno
Battues pour la première fois cette saison par une équipe française, samedi à Challes, les Tango ont ce soir un dernier match sans enjeu pour elles. Avant de passer au Final Four de cette fin de semaine, à Brno.
Il n’est certainement pas facile, pour les Berruyères, de trouver de la motivation, pour le match de ce soir, contre les Clermontoises. Les joueuses de Pierre Vincent se savent assurées de la première place finale de la phase régulière.
Jusqu’à samedi, elles avaient encore comme challenge de la terminer invaincues. Mais Challes est passé par là, privant les Tango d’un trentième succès de rang, toutes compétitions confondues.
Souvenir d’un match aller particulier
À la veille de prendre la direction de Brno et de ce Final Four européen qui occupe tous les esprits, Pierre Vincent n’en fait pas mystère. « Ce match ne sert pas à grand-chose. » En ce sens où il est dénué pour les Berruyères de tout enjeu.
On ne peut même pas dire qu’il peut servir à préparer Brno, dans la mesure où la formation auvergnate, tout comme Challes d’ailleurs, n’a rien à voir, ni question style de jeu, ni question profil, avec le champion de République tchèque.
Reste que le Bourges Basket serait bien inspiré de réagir, après la déception ramenée des Alpes. Et de tirer toutes les leçons de ce revers. « On a manqué d’engagement, notamment au rebond, en première mi-temps » , put regretter Pierre Vincent. « Challes marque, dans le dernier quart, trois paniers à trois points sur des fins de possession, et pourtant on revient bien. On a le match en mains, on a la balle de la gagne, mais on ne score pas… »
Ce que le coach berruyer a le moins apprécié, c’est la gestion de son équipe. « On perd cette rencontre par excès de nervosité. On lâche des ballons sur des relances, sur des choses faciles. Considérer qu’on est plus fort, c’est toujours se mettre en danger et ne pas répondre aux bonnes questions. »C’est bien l’attitude qu’il faudra proscrire ce soir, face à une formation auvergnate qui a tout pour gêner la progression tango.
De la vivacité, de la mobilité ; des joueuses adroites à l’image de l’ex Tango Pauline Krawczyk, qui tourne à près de quinze points par match ; des intérieures qui n’hésitent pas à s’écarter.
Le souvenir du match aller incite à la prudence. Pendant vingt minutes, les Clermontoises avaient tout fait, tout réussi, avaient mené de 22 points dès la 13e minute… pour finalement perdre le match de dix-huit points (56-47, score final).
« Sûr que ça avait été un match particulier » , en sourit encore Pierre Vincent. Qui attend que sa troupe fasse preuve de lucidité dans ses choix. « On doit se concentrer sur notre capacité à bien réagir et à s’ajuster le plus vite possible à ce que va proposer l’adversaire. »
Clermont veut donner le maximum
Emmanuel Coeuret, le coach auvergnat, n’a pas non plus oublié ce fameux match aller. « Qui nous avait laissé pas mal de regrets. »
Il ne sait pas trop à quoi s’attendre, pour cette venue au Prado. « Avoir le Final Four en tête, ce n’est pas simple, c’est sûr. Elles doivent y penser beaucoup, c’est humain. Maintenant, il va y avoir aussi de leur part une réaction, après Challes. Une chose est sûre : je ne m’attends pas à des cadeaux. »
Le coach clermontois estime que « le début du match va être important ». Clermont va faire le court déplacement en Berry « pour faire le maximum. On sait bien que Bourges est au-dessus du lot, mais… » Mais si les Clermontoises peuvent imiter les Chalésiennes, elles ne vont pas se gêner.
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
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Le périple continue pour VO et Saint-Amand.
À deux journées de la fin, les basketteuses de VO et Saint-Amand sont toujours en salle d’embarquement.
VO.-
Pas de temps mort en cette fin de saison régulière. Les Valenciennoises, qui ont mis fin à une série de trois défaites en battant Mourenx (75-51) samedi, enchaînent à Mondeville mercredi soir (coup d’envoi à 20 h). Une victoire leur permettrait d’assurer définitivement la deuxième place qui, dans la perspective des demi-finales du championnat, garantirait de jouer la belle à domicile. Pas de match amical en vue ce week-end : il faudra recharger les batteries en vue de la dernière journée programmée mercredi 16 et surtout du Tournoi de la Fédé les 19 et 20 à Angers.
Saint-Amand.-
Les trois fautes techniques qu’elle avait concédées à Mondeville en milieu de semaine ont coûté cher (un match de suspension) à Tamara Moore, qui a regardé impuissante, depuis le banc de touche, ses coéquipières batailler face à Calais. L’essentiel ayant été préservé (la victoire, 72-68 ), les Amandinoises peuvent espérer, avec elle cette fois, toucher les dividendes demain soir à Mourenx. Il faudra ensuite finir le travail à Arras mercredi 16, avant d’aborder le Challenge Round réservé aux équipes classées de 5 à 12 dès le mardi 22.
www.lavoixdessports.com
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Mondeville face au mystère Milica Dabovic
Remplaçante désignée d'Aubert, Milica Dabovic déçoit. La Serbe le sait et doit inverser la tendance dès demain face à Valenciennes.
Dans l'univers souvent policé du basket féminin, Milica Dabovic était arrivée en Normandie pleine de bonnes intentions. Avec une réputation un peu sulfureuse, née d'un look qu'elle se plaît à entretenir, de photos où elle n'hésitait pas à se découvrir d'un fil, voire de plusieurs, et dont elle n'a jamais fait mystère. Ou encore de déclarations un tantinet tapageuses sur ce qu'elle pensait apporter à sa nouvelle équipe. « Je serai la meilleure ici. Quand je suis bonne, on gagne... » , déclarait-elle fin janvier dans nos colonnes.
Aujourd'hui, la meneuse de l'Uso Mondeville est à l'image du temps. Aux antipodes des canons attendus. Le club normand, 4e à son arrivée, est 6e à la veille de la venue de Valenciennes. Mal en point quant à une qualification européenne. Dabovic, elle, plafonne à 5,9 points de moyenne et 4,2 d'évaluation sur ses dix sorties, quant Aubert surfait sur 13 points, 8 passes décisives, et une note moyenne de... 18,9. Ce n'est pas de son seul fait, loin de là, mais la Serbe en est fort marrie : « La façon dont je joue ne me convient pas du tout. Je suis loin de ce que je peux faire, je le sais. J'étais venue pour aider l'équipe, je n'y parviens pas. Je suis très déçue. »
« Je manque de confiance »
Au club, le constat est le même. La globe-trotteuse laissait entrevoir, sinon monts et merveilles, au moins une rente appréciable. Mais celle qui contribua grandement à infliger leur seule défaite aux Russes à l'Euro n'a trouvé ni son rythme, ni ses marques. Côté terrain, elle n'a pas l'accélération qu'on lui prêtait. Olivier Hirsch n'hésite pas à lui préférer Ingrid Tanqueray. « Pourtant, on bosse bien ici , clame l'ancienne scoreuse de Vojvodina. Le coach me laisse beaucoup de liberté, mais je ne sais pas comment l'utiliser. C'est comme si quelque chose me stoppait. Je manque de confiance. Quand je shoote, j'ai l'impression que je vais louper, et être remplacée derrière. Quand je joue, je sens tous ces yeux qui me regardent, et attendent beaucoup de moi. Et je ne peux pas donner ce que j'aimerais. »
Côté coulisses, le moral semble atteint. « Je suis contente d'être en France , lâche l'ancienne Moscovite. C'est un bon championnat, où tout le monde à sa chance. Mais la vie est dure pour moi ici. Je ne connais personne, chacun vit un peu de son côté. Ce n'est pas ma façon d'être.» Dabovic vit seule. Sa mère, dont elle est très proche, n'a pu venir la voir, faute de visa. Son copain est resté en Russie. Au club, on n'a pas débordé d'attentions pour l'épauler : « Je n'attends jamais quoi que ce soit. Mais ils pouvaient faire mieux. »
Sous contrat pour un peu plus d'un mois encore, sans grand espoir ni envie de revenir en Basse-Normandie la saison prochaine, Dabovic veut au moins réussir sa sortie. Gagner un des deux matches à venir pour qualifier Mondeville en coupe Fiba. « J'en mourrai sinon... Je veux au moins laisser ça au club, je mettrai tout mon coeur pour y arriver. Sinon, plus personne ne voudra de moi en France. » Miss Dabovic a besoin d'être aimée, désirée, reconnue. Elle a 80 minutes devant elle pour enfin charmer Mondeville.
Dominique FAURIE.- Ouest-France
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L’ESBVA-LM n’a plus les cartes en mains pour lire son avenir
Ce soir, la défaite sera forcément interdite face à Tarbes. Mais l’ESBVA-LM n’est désormais plus maîtresse de son destin dans la course effrénée aux play-off de Ligue féminine.
Dans le basket féminin de haut niveau, tout va très vite. La semaine dernière encore, l’ESBVA-LM avait posé ses deux pieds dans le Top 4 de la Ligue à quatre journées de la fin de la saison régulière, reléguant Mondeville à un point et Challes à deux. Une avance qui a fondu comme neige au soleil, le temps d’une défaite surprise au Palacium face à Arras et une autre, plus prévisible, à Montpellier, chez le troisième du championnat.
Alors voilà la situation à deux journées du terme : désormais, Challes, Mondeville et l’ESBVA-LM sont à égalité avec 37 points. Si la situation ne bouge pas, c’est Villeneuve-d’Ascq qui gagnerait ce mini-championnat à trois (trois victoires, une défaite ; contre 2-2 pour Challes et 1-3 pour Mondeville) comme le prévoit le règlement de la Ligue… et qui serait donc le dernier invité du Tournoi de la Fédération et des play-off.
Alors forcément, si ce soir Mondeville perdait face à VO, Challes craquait à Aix-en-Provence et l’ESBVA-LM matait Tarbes, son hôte d’un jour, le billet pour le Top 4 se rapprocherait de la poche villeneuvoise. Mais avec des si… Car là encore, tout ceci n’est valable que dans un mini-championnat à trois. Mais si Mondeville décroche et que Challes (qui remporte le point-average dans sa double confrontation avec l’ESBVA-LM : +10, -8 ) gagne ses deux dernières rencontres, eh bien l’ESBVA-LM, même avec un succès sur Tarbes et un exploit à Valenciennes (le 16), ne pourrait pas espérer mieux que la cinquième place du championnat. « L’important pour nous est d’abord de finir la saison régulière à domicile par un succès , avance Abdou N’Diaye, malheureux d’avoir perdu Fatimatou Sacko (cheville) et Jucimara Dantas (cheville).
On va se montrer solidaires jusqu’au bout pour se donner un maximum de chances d’obtenir cette place dans le Top 4. » Des paroles qui résonnaient tristement hier dans la voix d’Abdou N’Diaye, conscient de la phase délicate dans laquelle l’ESBVA-LM s’est dernièrement plongée. « Avec la blessure de Fati, on a perdu l’une de nos meilleures rebondeuses et surtout une joueuse majeure dans notre secteur offensif.
Mais je ne vais pas m’épancher plus longtemps sur ce qui nous fait mal en ce moment. On va s’opposer à la densité physique de Yacoubou et Vega à l’intérieur et se montrer très agressif sur les extérieures Savasta et Beikes. » •
SÉBASTIEN DARNAUX La Voix du Nord -
ESBVA-LM (4e) - TARBES (10e). 20 heures, au Palacium de Villeneuve-d’Ascq.
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Saint-Amand aux portes de son paradis
Le match de ce soir à Mourenx pourrait suffire au bonheur de l’USAPH, pour peu qu’il se conclut par un succès. Mais les positions sont à ce point resserrées en fin de parcours qu’il faudra probablement pousser l’effort jusqu’au bout, à Arras dans une semaine.
Moore.-
L’absence de l’Américaine, samedi contre Calais, a failli peser d’un poids considérable dans la balance. « En première période, Clarisse Costaz et Marie Fouteret se sont mis une pression considérable » , qui les a en partie fait déjouer, déplore Fabrice Courcier. « Un cran au-dessus » après la pause, les deux joueuses ont reçu le renfort précieux de la Biélorusse Volha Padabed, dont l’expérience a parlé (21 points). Sur le forfait de Tamara Moore (trois fautes techniques accumulées en autant de rencontres, contre Arras, Bourges et Challes en Coupe de France, lui ont valu, avec un temps de retard, un match de suspension automatique), l’entraîneur amandinois était volontairement resté discret pour ne pas étaler au grand jour ses faiblesses de l’instant. Autant dire que le retour de l’Américaine ce soir à Mourenx est accueilli avec soulagement.
Mourenx.-
Les Béarnaises, qui se savent condamnées depuis longtemps, roulent sur la jante en fin de parcours : privées de longue date de Penda Sy, elles ne peuvent plus compter sur Polina Tzekova dont le contrat s’achevait le 30 mars. Sont-elles capables d’un sursaut d’orgueil pour leur dernier match à domicile en Ligue féminine ? Fabrice Courcier se méfie de la bête blessée : « Ce ne sera pas un match facile. Il faudra l’aborder avec le même sérieux qu’à Clermont » (où l’USAPH était allée s’imposer 66-71 le 26 mars).
Enjeu.-
Il ne varie pas depuis que le sprint final est lancé. Saint-Amand attend le coup susceptible de lui donner un avantage décisif. Pour continuer de s’accrocher au rêve européen, il faudra absolument gagner. Condition nécessaire ou suffisante ? Ni l’une ni l’autre, vu l’infime écart (un point) qui sépare le quatrième (Villeneuve-d’Ascq) du neuvième (Clermont). Dans le deuxième paquet, l’USAPH a l’avantage sur Reims et Clermont et la journée qui arrive pourrait lui permettre de rattraper Mondeville. Avant de le déposer dans la dernière ligne droite à la faveur d’une victoire à Arras ?
• S. C. - La Voix du Nord -
MOURENX - SAINT-AMAND : coup d’envoi ce soir, à 20 h, gymnase municipal de Mourenx (25e journée de Ligue féminine).
– Mourenx (14e, 27 points, 3 victoires, 21 défaites) : 4. Spina ; 5. Kevorkian ; 6. Arrondo ; 7. Devaux ; 9. Agbatan ; 11. Lelas (Cro) ; 12. Castets ; 13. Pujos ; 14. Chones (E-U). Entraîneur : Aurélie Lopez.
– Saint-Amand (7e, 36 points, 12 victoires, 12 défaites) : 4. Stansbury (E-U) ; 5. Fouteret ; 7. Costaz ; 8. Padabed (Bié) ; 10.
Ploegærts ; 11. Moore (E-U) ; 12. Kamba ; 13. Ajanovic (Ser) ; 15. Washington. Entraîneur : Fabrice Courcier
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MONDEVILLE - USVO
Coup d’envoi ce soir, à 20 h, halle des sports Pierre-Bérégovoy, à Mondeville (25e journée de Ligue féminine).
Mondeville (6e, 37 points, 13 victoires, 11 défaites) : 4. Salagnac ; 5. Dabovic (Ser) ; 6. Corre ; 7.
Tanqueray ; 8. Trottin ; 9. Digbeu ; 10. Williams (E-U) ; 11. Alexis (E-U) ; 13. El Gargati ; 15. Jannault. Entraîneur : Olivier Hirsch.
USVO (2e, 42 points, 18 victoires, 6 défaites) : 4. Aubert ; 5. Koehn (E-U) ; 7. Zara (Ita) ; 8. Michel ; 10. Pochet ; 11. Gomis ; 12. Badé ; 13. Reghaïssia ; 14. Ohlde (E-U) ; 15. Cserny (Hon). Entraîneur : Hervé Coudray.
Avant même de se projeter vers la saison prochaine ou, plus près de nous, les play-off de Ligue féminine, l’USVO a un boulot à finir. À deux journées du terme de la phase régulière, elle a besoin d’une victoire pour assurer définitivement sa deuxième place et empêcher le retour de Montpellier. Hervé Coudray ne se laisse pas attendrir à l’idée de revoir ce soir la halle Bérégovoy. Il préfère se recentrer sur le jeu, ce qui le conduit à la plus grande méfiance vis-à-vis des Mondevillaises : « On les disait mortes et elles ont battu Saint-Amand. Il faut rester vigilant. » Handicapée par un trait de fracture de fatigue au pied, l’Américaine Williams est incertaine. En ce moment, elle serre les dents : parfois, ça passe, comme contre l’USAPH ; parfois, ça casse, comme samedi à Tarbes.
La Voix du Nord -
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Amélie Pochet a éclos à Mondeville, elle y revient ce soir l’orgueil blessé
En cette période où bruissent les rumeurs, le nom d’Amélie Pochet s’éloigne de VO. La joueuse, à qui il reste une année de contrat, dit elle-même ne pas savoir de quoi demain sera fait. À l’heure de retrouver la halle Bérégovoy, l’ex-Mondevillaise porte sur ses épaules le poids d’une saison « très décevante ».
Elle aurait pu se faire une joie de ces retrouvailles, à l’idée de croiser, dans la salle de sa récente éclosion, des visages familiers. Chez Amélie Pochet, la déception l’emporte sur tout le reste. « Vu ma saison, ce match n’aura pas de saveur particulière » , tranche-t-elle.
Ce retour à la halle Bérégovoy, où en trois ans elle s’est bâti un vrai profil de joueuse de haut niveau, elle le rêvait plus étincelant. « Quand on joue contre une ancienne équipe, on n’a qu’une envie, c’est de gagner. » Le match aller, qui s’était soldé début janvier par une surprenante défaite valenciennoise (67-70), avait déjà réfréné ses ardeurs. Le marasme dans lequel VO s’est engluée depuis n’aide pas l’arrière à redresser la tête. « On pensait toutes que le match gagné contre Valence (le 8 février, en huitième de finale retour d’Euroligue) nous servirait de déclic. Il n’en a rien été. C’est sûr qu’avec l’équipe qu’on a, on pouvait s’attendre à mieux. Croyez bien que si on avait des solutions, on les appliquerait tout de suite. »
Cet aveu d’impuissance, Amélie Pochet l’applique à ses propres performances. Elle ne prend pas de gants pour juger sa saison « très décevante » (1). Elle était venue à VO dans les bagages d’Hervé Coudray, son entraîneur à Mondeville. Ce qui était une manière de chercher le changement dans la continuité. Elle acquiesce : « Hervé m’avait fait monter en puissance, je le connaissais bien. C’était une adaptation en moins dans ce nouvel environnement. » Simplement, les choses n’ont pas tourné comme elle l’espérait. « Ce sont les aléas de la vie » , philosophe-t-elle, sans cerner précisément les causes de ce recul. « Peut-être une question de confiance… » Hervé Coudray mesure le décalage : « Elle était à un tout autre niveau la saison dernière à Mondeville. Amélie est une joueuse qui intériorise beaucoup, elle a du mal à surpasser l’échec.»
À peine revenue dans ce Nord qui l’a vue grandir, elle l’enfant du Portel, va-t-elle devoir s’en éloigner pour mieux rebondir ? Encore sous contrat pour un an, la joueuse ignore de quoi sera fait son avenir. Elle préfère se concentrer sur les échéances immédiates, le Tournoi de la Fédé et la fin du championnat. Et se prend à parler de finales. « On les jouera pour les gagner » , promet-elle. •
SÉBASTIEN CHÉDOZEAU La Voix du Nord -
1. – Ses statistiques qui la portaient la saison dernière, sous le maillot de Mondeville, à 10,5 points, 4,3 rebonds et 2,2 passes en 28 minutes de jeu sont tombées aujourd’hui à 3,8 points, 2,1 rebonds et 0,8 passe en 14 minutes.
Amélie Pochet.-
Née le 22 février 1984, à Sarcelles. Arrière, 1,80 m. Internationale A française (présélectionnée). Parcours : 2001-2002, Centre fédéral ; 2002-2003, Villeneuve-d’Ascq ; 2003-2004, Tarbes ; 2004-2007, Mondeville ; depuis 2007, USVO.
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Mondeville a 80 minutes pour sauver sa saison
Mondeville - Valenciennes.
Les Normandes jouent une partie de leur avenir ce soir face au club de leur ancien coach, Hervé Coudray.
C'est sans doute un des clins d'oeil du destin... Mondeville, face à Valenciennes ce soir, puis à Clermont dans une semaine, jouera son avenir européen contre son ancien coach, Hervé Coudray, et contre son ancien assistant, Emmanuel Coeuret. Mais le parfum des retrouvailles sera gâché par la chape de pression pesant sur ces deux dernières journées. L'Usom y jouera rien moins que son avenir européen. Les Nordistes leur 2e place, et les Auvergnates une place en coupe Fiba. A conquérir probablement au détriment des Calvadosiennes.
Ainsi va la Ligue féminine. A défaut d'être pertinent dans les coulisses du recrutement, dans la gestion des blessures, Mondeville s'est placé au bord du gouffre. L'Euroligue n'existe plus que mathématiquement. La coupe Fiba ressemble davantage à un souhait qu'à à une réalité tangible. Elle passe par une victoire devant Valenciennes, 2e, ou à Clermont. Pas forcément des sinécures. « Oui, nous jouons notre saison sur ce match , clame Olivier Hirsch, l'entraîneur normand. Si nous gagnons, nous nous qualifions. Je sens une grosse envie chez celles qui seront là l'an prochain, notamment Jennifer Digbeu. » L'ancienne Valenciennoise aimerait surfer sur la vague de l'aller, signer un nouveau pied de nez à son ancienne écurie. Mondeville aura besoin d'elle, quand les doutes planant sur la présence de Lenae Williams rappellent que l'Américaine ne sera pas à 100 %. « On ne sait pas sur quel pied danser , soupire Hirsch. Cela perturbe le groupe, la façon d'aborder la rencontre. »
La parole est à la défense
A fortiori quand celle-ci risque de se présenter sous un jour défensif. En migrant vers le Nord, Hervé Coudray n'a pas égaré ses valeurs. Valenciennes, 8e attaque de la Ligue, serre son arrière-garde comme on serre les bières au pays des terrils. Avec rigueur, et générosité. « Ce sera sans doute un match en 60 points , avance Olivier Hirsch, premier entraîneur calvadosien à ramener deux points du Hainault. Nous devrons imposer l'intensité affichée contre Saint-Amand, afficher notre envie, contrôler le tempo. Tenir. Résister. »
L'issue des 40 minutes ne se dessinera pas seulement sur les variations défensives, les schémas prévus avant-coup. Il sera beaucoup question de mental. De volonté. Les championnes de France en titre ont les moyens d'imposer une lutte féroce près du panneau, où l'Américaine Ohlde focalise les défenses, et marque invariablement, ou assume son lot de rebonds. De quoi faire oublier des difficultés dans le jeu extérieur, où Pochet (3,8 points de moyenne !) n'est que l'ombre d'elle-même. Où la Hongroise Cserny, en s'écartant du cercle, s'efforce d'amener un peu de variété au fil des journées. « Nous manquons de stabilité , reconnaît Coudray. Même s'il y a eu du mieux contre Mourenx. Mais l'adversaire sera cette fois d'un calibre différent, et jouera son avenir sur ce match. Mondeville rencontre des soucis, mais ce n'est jamais facile de changer d'entraîneur, de tout remettre en branle. Je le vois aussi à Valenciennes... »
Les retrouvailles, parfois, sont décevantes. Celles-ci, au moins, ne manqueront ni de piquant, ni d'enjeu.
Dominique FAURIE. Ouest-France
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CALAIS - ARRAS
Le COB ne bradera pas sa fin en Ligue féminine
Alors que le sort de Calais est déjà scellé, l’équipe à Cyril Sicsic reçoit Arras pour prouver qu’elle avait bien sa place dans l’élite féminine. Un match où l’objectif sera donc de donner du plaisir aux supporters qui n’ont pas lâché le club… Déjà à Saint-Amand, les Maritimes se sont montrées à leur avantage en tenant la dragée haute à Stanburry et consorts. Malheureusement, pour quatre petits points, les Calaisiennes ont entériné leur relégation en Nationale 1.
« C’est sûr que pour gagner contre Saint-Amand, il fallait gérer notre débauche d’énergie et nous n’avons pas été capables de le faire tout le temps. Il y a un secteur du jeu où nous avons été dominés, c’est le rebond, et ça a influencé grandement le résultat du match. Je suis tout de même heureux car nous avons montré un bon visage, celui d’une équipe qui n’était pas en Ligue pour faire de la figuration » , résume Cyril Sicsic. Ce dernier, maintenant, attend Arras de pied ferme. Non pas parce qu’il y avait eu des échauffourées au match aller, mais parce que l’entraîneur calaisien entend prouver encore que son équipe est capable de bonnes choses : « Il faut montrer qu’on a failli réussir notre pari, à savoir se maintenir malgré un effectif restreint. Je veux aussi que les filles donnent du plaisir aux spectateurs pour l’un des derniers matches de Ligue avant un retour que j’espère très rapide. » Pour cela, on pourra compter sur sa capitaine, Brazdeikyté, impériale à Saint-Amand.
Ce derby promet donc d’être disputé et nul doute que le basket en sortira vainqueur. Sortie sur blessure ce week-end, Leleuch a pu s’entraîner normalement hier. Cette dernière sera donc présente sur le parquet. Trop souvent, cette saison, le club de la Côte d’Opale a perdu sur le fil. Ce soir, il s’agira de vaincre le signe indien. Pour l’honneur. •
J. B. - La Voix du Nord -
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À Calais, Arras aimerait bien prendre sa revanche du match aller
Avec le maintien en poche, Arras pays d’Artois se déplace sans pression à Calais. Mais les Demoiselles aimeraient bien revenir de ce derby avec une victoire en poche. Et prendre ainsi une petite revanche par rapport au match aller.
Tous les supporteurs arrageois (qui déplaceront un bus) se souviennent de la tension et des échauffourées du match aller. Après la victoire de son équipe, Cyril Sicsic, l’entraîneur calaisien, avait un peu pété les plombs. Mais depuis ce 5 janvier, sa formation n’a plus remporté le moindre match. Dans le même temps, après une mauvaise passe, Arras a su redresser la barre. Samedi, la défaite du voisin a même permis à nos Demoiselles de se maintenir en Ligue malgré leur contre-performance, à domicile, contre Reims. « J’aimerai bien finir la saison avec dix victoires. Il nous en faut donc encore deux et on pourrait peut-être devancer Aix au classement , explique Bruno Blier. Et puis, ce serait bien de prendre notre revanche par rapport au match aller. Mais attention, avant de quitter la Ligue, les Calaisiennes voudront certainement offrir un dernier succès à leurs supporteurs. »
Lors de cette fameuse rencontre de janvier perdue 84 à 92, on se souvient de l’engagement physique des Cibert et consorts que n’avaient pas pu suivre les Arrageoises. « Il faut s’attendre à la même chose ce soir. Calais est une équipe truqueuse qui joue dur. » Après la mauvaise prestation contre Reims, les Demoiselles devront remontrer la même qualité de jeu que face à Mondeville et Villeneuve-d’Ascq. « Il ne faut pas se relâcher. Il y a le challenge round à préparer. » Mercredi 16, avant ces play-offs entre les équipes de la 5e à la 12e place, Arras pays d’Artois conclura la saison régulière, halle des sports, face à Saint-Amand. « S’il y a un match que je préfère remporter cela reste quand même celui de Calais, ce soir ! » Les rancoeurs du match aller seraient-elles toujours présentes ? •
J.L. - La Voix du Nord -
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SJS Reims - B. Lattes- Montpellier Agglomération
Si cette saison restera incontestablement marquée par les bons résultats, on pourrait y ajouter... par les blessures.
De retour depuis le 22 février après une entorse grave à la cheville face à... Reims, Grace Daley a été contrainte d'abandonner de nouveau ses coéquipières à cause d'une déchirure de 2 cm au droit antérieur contractée au cours du match face à Villeneuve.
Un contre-temps dont Valéry Demory se serait très largement passé à quinze jours du Tournoi de la Fédération. Désireux de réviser systèmes défensifs et offensifs « au cours des deux matches amicaux à Reims et Calais pour conclure la phase régulière» (sic), l'entraîneur du BLMA va surtout s'efforcer en Champagne « d'éviter la casse.» Réduit à six "pros", le groupe sera complété par Servage et Vierne.
P. D.- www.midilibre.com
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Aix veut finir sur une bonne note
La 25e journée de Ligue féminine ne sera pas un cadeau pour le Pays d'Aix Basket 13. Les Provençales (11es) accueillent Challes-les-Eaux (4e) à La Pioline. Les Savoyardes ont les dents longues. Malgré l'absence de leur joueuse phare Tiffany Jackson, blessée, les Challésiennes ont fait chuter samedi le leader Bourges (61-60), invaincu jusqu'alors, et se verraient bien décrocher une qualification pour l'Eurocoupe.
En face les filles d'Erik Lehmann qui n'ont plus grand chose à espérer cette saison tenteront de finir sur une bonne note pour leur ultime match à domicile. Les Aixoises pourront compter sur leur meneuse KB Sharp, élue MVP de la dernière journée malgré la défaite du PAB 13 à Clermont (92-86 a.p.).
S. D. - www.20minutes.fr
20:00 COTE D'OPALE BASKET CALAIS / ASPTT ARRAS
20:00 SAINT JACQUES SPORT REIMS / BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION
20:00 ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM / TARBES GESPE BIGORRE
20:00 USO MONDEVILLE / VALENCIENNES U S V O
20:00 BOURGES BASKET / STADE CLERMONTOIS AB 63
Rencontre se déroulant le 08/04/2008
20:00 PAYS D'AIX BASKET 13 / CHALLES LES EAUX B
20:00 MOURENX BASKET CLUB / UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU
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Retrouver de la justesse avant Brno
Battues pour la première fois cette saison par une équipe française, samedi à Challes, les Tango ont ce soir un dernier match sans enjeu pour elles. Avant de passer au Final Four de cette fin de semaine, à Brno.
Il n’est certainement pas facile, pour les Berruyères, de trouver de la motivation, pour le match de ce soir, contre les Clermontoises. Les joueuses de Pierre Vincent se savent assurées de la première place finale de la phase régulière.
Jusqu’à samedi, elles avaient encore comme challenge de la terminer invaincues. Mais Challes est passé par là, privant les Tango d’un trentième succès de rang, toutes compétitions confondues.
Souvenir d’un match aller particulier
À la veille de prendre la direction de Brno et de ce Final Four européen qui occupe tous les esprits, Pierre Vincent n’en fait pas mystère. « Ce match ne sert pas à grand-chose. » En ce sens où il est dénué pour les Berruyères de tout enjeu.
On ne peut même pas dire qu’il peut servir à préparer Brno, dans la mesure où la formation auvergnate, tout comme Challes d’ailleurs, n’a rien à voir, ni question style de jeu, ni question profil, avec le champion de République tchèque.
Reste que le Bourges Basket serait bien inspiré de réagir, après la déception ramenée des Alpes. Et de tirer toutes les leçons de ce revers. « On a manqué d’engagement, notamment au rebond, en première mi-temps » , put regretter Pierre Vincent. « Challes marque, dans le dernier quart, trois paniers à trois points sur des fins de possession, et pourtant on revient bien. On a le match en mains, on a la balle de la gagne, mais on ne score pas… »
Ce que le coach berruyer a le moins apprécié, c’est la gestion de son équipe. « On perd cette rencontre par excès de nervosité. On lâche des ballons sur des relances, sur des choses faciles. Considérer qu’on est plus fort, c’est toujours se mettre en danger et ne pas répondre aux bonnes questions. »C’est bien l’attitude qu’il faudra proscrire ce soir, face à une formation auvergnate qui a tout pour gêner la progression tango.
De la vivacité, de la mobilité ; des joueuses adroites à l’image de l’ex Tango Pauline Krawczyk, qui tourne à près de quinze points par match ; des intérieures qui n’hésitent pas à s’écarter.
Le souvenir du match aller incite à la prudence. Pendant vingt minutes, les Clermontoises avaient tout fait, tout réussi, avaient mené de 22 points dès la 13e minute… pour finalement perdre le match de dix-huit points (56-47, score final).
« Sûr que ça avait été un match particulier » , en sourit encore Pierre Vincent. Qui attend que sa troupe fasse preuve de lucidité dans ses choix. « On doit se concentrer sur notre capacité à bien réagir et à s’ajuster le plus vite possible à ce que va proposer l’adversaire. »
Clermont veut donner le maximum
Emmanuel Coeuret, le coach auvergnat, n’a pas non plus oublié ce fameux match aller. « Qui nous avait laissé pas mal de regrets. »
Il ne sait pas trop à quoi s’attendre, pour cette venue au Prado. « Avoir le Final Four en tête, ce n’est pas simple, c’est sûr. Elles doivent y penser beaucoup, c’est humain. Maintenant, il va y avoir aussi de leur part une réaction, après Challes. Une chose est sûre : je ne m’attends pas à des cadeaux. »
Le coach clermontois estime que « le début du match va être important ». Clermont va faire le court déplacement en Berry « pour faire le maximum. On sait bien que Bourges est au-dessus du lot, mais… » Mais si les Clermontoises peuvent imiter les Chalésiennes, elles ne vont pas se gêner.
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
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Le périple continue pour VO et Saint-Amand.
À deux journées de la fin, les basketteuses de VO et Saint-Amand sont toujours en salle d’embarquement.
VO.-
Pas de temps mort en cette fin de saison régulière. Les Valenciennoises, qui ont mis fin à une série de trois défaites en battant Mourenx (75-51) samedi, enchaînent à Mondeville mercredi soir (coup d’envoi à 20 h). Une victoire leur permettrait d’assurer définitivement la deuxième place qui, dans la perspective des demi-finales du championnat, garantirait de jouer la belle à domicile. Pas de match amical en vue ce week-end : il faudra recharger les batteries en vue de la dernière journée programmée mercredi 16 et surtout du Tournoi de la Fédé les 19 et 20 à Angers.
Saint-Amand.-
Les trois fautes techniques qu’elle avait concédées à Mondeville en milieu de semaine ont coûté cher (un match de suspension) à Tamara Moore, qui a regardé impuissante, depuis le banc de touche, ses coéquipières batailler face à Calais. L’essentiel ayant été préservé (la victoire, 72-68 ), les Amandinoises peuvent espérer, avec elle cette fois, toucher les dividendes demain soir à Mourenx. Il faudra ensuite finir le travail à Arras mercredi 16, avant d’aborder le Challenge Round réservé aux équipes classées de 5 à 12 dès le mardi 22.
www.lavoixdessports.com
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Mondeville face au mystère Milica Dabovic
Remplaçante désignée d'Aubert, Milica Dabovic déçoit. La Serbe le sait et doit inverser la tendance dès demain face à Valenciennes.
Dans l'univers souvent policé du basket féminin, Milica Dabovic était arrivée en Normandie pleine de bonnes intentions. Avec une réputation un peu sulfureuse, née d'un look qu'elle se plaît à entretenir, de photos où elle n'hésitait pas à se découvrir d'un fil, voire de plusieurs, et dont elle n'a jamais fait mystère. Ou encore de déclarations un tantinet tapageuses sur ce qu'elle pensait apporter à sa nouvelle équipe. « Je serai la meilleure ici. Quand je suis bonne, on gagne... » , déclarait-elle fin janvier dans nos colonnes.
Aujourd'hui, la meneuse de l'Uso Mondeville est à l'image du temps. Aux antipodes des canons attendus. Le club normand, 4e à son arrivée, est 6e à la veille de la venue de Valenciennes. Mal en point quant à une qualification européenne. Dabovic, elle, plafonne à 5,9 points de moyenne et 4,2 d'évaluation sur ses dix sorties, quant Aubert surfait sur 13 points, 8 passes décisives, et une note moyenne de... 18,9. Ce n'est pas de son seul fait, loin de là, mais la Serbe en est fort marrie : « La façon dont je joue ne me convient pas du tout. Je suis loin de ce que je peux faire, je le sais. J'étais venue pour aider l'équipe, je n'y parviens pas. Je suis très déçue. »
« Je manque de confiance »
Au club, le constat est le même. La globe-trotteuse laissait entrevoir, sinon monts et merveilles, au moins une rente appréciable. Mais celle qui contribua grandement à infliger leur seule défaite aux Russes à l'Euro n'a trouvé ni son rythme, ni ses marques. Côté terrain, elle n'a pas l'accélération qu'on lui prêtait. Olivier Hirsch n'hésite pas à lui préférer Ingrid Tanqueray. « Pourtant, on bosse bien ici , clame l'ancienne scoreuse de Vojvodina. Le coach me laisse beaucoup de liberté, mais je ne sais pas comment l'utiliser. C'est comme si quelque chose me stoppait. Je manque de confiance. Quand je shoote, j'ai l'impression que je vais louper, et être remplacée derrière. Quand je joue, je sens tous ces yeux qui me regardent, et attendent beaucoup de moi. Et je ne peux pas donner ce que j'aimerais. »
Côté coulisses, le moral semble atteint. « Je suis contente d'être en France , lâche l'ancienne Moscovite. C'est un bon championnat, où tout le monde à sa chance. Mais la vie est dure pour moi ici. Je ne connais personne, chacun vit un peu de son côté. Ce n'est pas ma façon d'être.» Dabovic vit seule. Sa mère, dont elle est très proche, n'a pu venir la voir, faute de visa. Son copain est resté en Russie. Au club, on n'a pas débordé d'attentions pour l'épauler : « Je n'attends jamais quoi que ce soit. Mais ils pouvaient faire mieux. »
Sous contrat pour un peu plus d'un mois encore, sans grand espoir ni envie de revenir en Basse-Normandie la saison prochaine, Dabovic veut au moins réussir sa sortie. Gagner un des deux matches à venir pour qualifier Mondeville en coupe Fiba. « J'en mourrai sinon... Je veux au moins laisser ça au club, je mettrai tout mon coeur pour y arriver. Sinon, plus personne ne voudra de moi en France. » Miss Dabovic a besoin d'être aimée, désirée, reconnue. Elle a 80 minutes devant elle pour enfin charmer Mondeville.
Dominique FAURIE.- Ouest-France
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L’ESBVA-LM n’a plus les cartes en mains pour lire son avenir
Ce soir, la défaite sera forcément interdite face à Tarbes. Mais l’ESBVA-LM n’est désormais plus maîtresse de son destin dans la course effrénée aux play-off de Ligue féminine.
Dans le basket féminin de haut niveau, tout va très vite. La semaine dernière encore, l’ESBVA-LM avait posé ses deux pieds dans le Top 4 de la Ligue à quatre journées de la fin de la saison régulière, reléguant Mondeville à un point et Challes à deux. Une avance qui a fondu comme neige au soleil, le temps d’une défaite surprise au Palacium face à Arras et une autre, plus prévisible, à Montpellier, chez le troisième du championnat.
Alors voilà la situation à deux journées du terme : désormais, Challes, Mondeville et l’ESBVA-LM sont à égalité avec 37 points. Si la situation ne bouge pas, c’est Villeneuve-d’Ascq qui gagnerait ce mini-championnat à trois (trois victoires, une défaite ; contre 2-2 pour Challes et 1-3 pour Mondeville) comme le prévoit le règlement de la Ligue… et qui serait donc le dernier invité du Tournoi de la Fédération et des play-off.
Alors forcément, si ce soir Mondeville perdait face à VO, Challes craquait à Aix-en-Provence et l’ESBVA-LM matait Tarbes, son hôte d’un jour, le billet pour le Top 4 se rapprocherait de la poche villeneuvoise. Mais avec des si… Car là encore, tout ceci n’est valable que dans un mini-championnat à trois. Mais si Mondeville décroche et que Challes (qui remporte le point-average dans sa double confrontation avec l’ESBVA-LM : +10, -8 ) gagne ses deux dernières rencontres, eh bien l’ESBVA-LM, même avec un succès sur Tarbes et un exploit à Valenciennes (le 16), ne pourrait pas espérer mieux que la cinquième place du championnat. « L’important pour nous est d’abord de finir la saison régulière à domicile par un succès , avance Abdou N’Diaye, malheureux d’avoir perdu Fatimatou Sacko (cheville) et Jucimara Dantas (cheville).
On va se montrer solidaires jusqu’au bout pour se donner un maximum de chances d’obtenir cette place dans le Top 4. » Des paroles qui résonnaient tristement hier dans la voix d’Abdou N’Diaye, conscient de la phase délicate dans laquelle l’ESBVA-LM s’est dernièrement plongée. « Avec la blessure de Fati, on a perdu l’une de nos meilleures rebondeuses et surtout une joueuse majeure dans notre secteur offensif.
Mais je ne vais pas m’épancher plus longtemps sur ce qui nous fait mal en ce moment. On va s’opposer à la densité physique de Yacoubou et Vega à l’intérieur et se montrer très agressif sur les extérieures Savasta et Beikes. » •
SÉBASTIEN DARNAUX La Voix du Nord -
ESBVA-LM (4e) - TARBES (10e). 20 heures, au Palacium de Villeneuve-d’Ascq.
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Saint-Amand aux portes de son paradis
Le match de ce soir à Mourenx pourrait suffire au bonheur de l’USAPH, pour peu qu’il se conclut par un succès. Mais les positions sont à ce point resserrées en fin de parcours qu’il faudra probablement pousser l’effort jusqu’au bout, à Arras dans une semaine.
Moore.-
L’absence de l’Américaine, samedi contre Calais, a failli peser d’un poids considérable dans la balance. « En première période, Clarisse Costaz et Marie Fouteret se sont mis une pression considérable » , qui les a en partie fait déjouer, déplore Fabrice Courcier. « Un cran au-dessus » après la pause, les deux joueuses ont reçu le renfort précieux de la Biélorusse Volha Padabed, dont l’expérience a parlé (21 points). Sur le forfait de Tamara Moore (trois fautes techniques accumulées en autant de rencontres, contre Arras, Bourges et Challes en Coupe de France, lui ont valu, avec un temps de retard, un match de suspension automatique), l’entraîneur amandinois était volontairement resté discret pour ne pas étaler au grand jour ses faiblesses de l’instant. Autant dire que le retour de l’Américaine ce soir à Mourenx est accueilli avec soulagement.
Mourenx.-
Les Béarnaises, qui se savent condamnées depuis longtemps, roulent sur la jante en fin de parcours : privées de longue date de Penda Sy, elles ne peuvent plus compter sur Polina Tzekova dont le contrat s’achevait le 30 mars. Sont-elles capables d’un sursaut d’orgueil pour leur dernier match à domicile en Ligue féminine ? Fabrice Courcier se méfie de la bête blessée : « Ce ne sera pas un match facile. Il faudra l’aborder avec le même sérieux qu’à Clermont » (où l’USAPH était allée s’imposer 66-71 le 26 mars).
Enjeu.-
Il ne varie pas depuis que le sprint final est lancé. Saint-Amand attend le coup susceptible de lui donner un avantage décisif. Pour continuer de s’accrocher au rêve européen, il faudra absolument gagner. Condition nécessaire ou suffisante ? Ni l’une ni l’autre, vu l’infime écart (un point) qui sépare le quatrième (Villeneuve-d’Ascq) du neuvième (Clermont). Dans le deuxième paquet, l’USAPH a l’avantage sur Reims et Clermont et la journée qui arrive pourrait lui permettre de rattraper Mondeville. Avant de le déposer dans la dernière ligne droite à la faveur d’une victoire à Arras ?
• S. C. - La Voix du Nord -
MOURENX - SAINT-AMAND : coup d’envoi ce soir, à 20 h, gymnase municipal de Mourenx (25e journée de Ligue féminine).
– Mourenx (14e, 27 points, 3 victoires, 21 défaites) : 4. Spina ; 5. Kevorkian ; 6. Arrondo ; 7. Devaux ; 9. Agbatan ; 11. Lelas (Cro) ; 12. Castets ; 13. Pujos ; 14. Chones (E-U). Entraîneur : Aurélie Lopez.
– Saint-Amand (7e, 36 points, 12 victoires, 12 défaites) : 4. Stansbury (E-U) ; 5. Fouteret ; 7. Costaz ; 8. Padabed (Bié) ; 10.
Ploegærts ; 11. Moore (E-U) ; 12. Kamba ; 13. Ajanovic (Ser) ; 15. Washington. Entraîneur : Fabrice Courcier
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MONDEVILLE - USVO
Coup d’envoi ce soir, à 20 h, halle des sports Pierre-Bérégovoy, à Mondeville (25e journée de Ligue féminine).
Mondeville (6e, 37 points, 13 victoires, 11 défaites) : 4. Salagnac ; 5. Dabovic (Ser) ; 6. Corre ; 7.
Tanqueray ; 8. Trottin ; 9. Digbeu ; 10. Williams (E-U) ; 11. Alexis (E-U) ; 13. El Gargati ; 15. Jannault. Entraîneur : Olivier Hirsch.
USVO (2e, 42 points, 18 victoires, 6 défaites) : 4. Aubert ; 5. Koehn (E-U) ; 7. Zara (Ita) ; 8. Michel ; 10. Pochet ; 11. Gomis ; 12. Badé ; 13. Reghaïssia ; 14. Ohlde (E-U) ; 15. Cserny (Hon). Entraîneur : Hervé Coudray.
Avant même de se projeter vers la saison prochaine ou, plus près de nous, les play-off de Ligue féminine, l’USVO a un boulot à finir. À deux journées du terme de la phase régulière, elle a besoin d’une victoire pour assurer définitivement sa deuxième place et empêcher le retour de Montpellier. Hervé Coudray ne se laisse pas attendrir à l’idée de revoir ce soir la halle Bérégovoy. Il préfère se recentrer sur le jeu, ce qui le conduit à la plus grande méfiance vis-à-vis des Mondevillaises : « On les disait mortes et elles ont battu Saint-Amand. Il faut rester vigilant. » Handicapée par un trait de fracture de fatigue au pied, l’Américaine Williams est incertaine. En ce moment, elle serre les dents : parfois, ça passe, comme contre l’USAPH ; parfois, ça casse, comme samedi à Tarbes.
La Voix du Nord -
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Amélie Pochet a éclos à Mondeville, elle y revient ce soir l’orgueil blessé
En cette période où bruissent les rumeurs, le nom d’Amélie Pochet s’éloigne de VO. La joueuse, à qui il reste une année de contrat, dit elle-même ne pas savoir de quoi demain sera fait. À l’heure de retrouver la halle Bérégovoy, l’ex-Mondevillaise porte sur ses épaules le poids d’une saison « très décevante ».
Elle aurait pu se faire une joie de ces retrouvailles, à l’idée de croiser, dans la salle de sa récente éclosion, des visages familiers. Chez Amélie Pochet, la déception l’emporte sur tout le reste. « Vu ma saison, ce match n’aura pas de saveur particulière » , tranche-t-elle.
Ce retour à la halle Bérégovoy, où en trois ans elle s’est bâti un vrai profil de joueuse de haut niveau, elle le rêvait plus étincelant. « Quand on joue contre une ancienne équipe, on n’a qu’une envie, c’est de gagner. » Le match aller, qui s’était soldé début janvier par une surprenante défaite valenciennoise (67-70), avait déjà réfréné ses ardeurs. Le marasme dans lequel VO s’est engluée depuis n’aide pas l’arrière à redresser la tête. « On pensait toutes que le match gagné contre Valence (le 8 février, en huitième de finale retour d’Euroligue) nous servirait de déclic. Il n’en a rien été. C’est sûr qu’avec l’équipe qu’on a, on pouvait s’attendre à mieux. Croyez bien que si on avait des solutions, on les appliquerait tout de suite. »
Cet aveu d’impuissance, Amélie Pochet l’applique à ses propres performances. Elle ne prend pas de gants pour juger sa saison « très décevante » (1). Elle était venue à VO dans les bagages d’Hervé Coudray, son entraîneur à Mondeville. Ce qui était une manière de chercher le changement dans la continuité. Elle acquiesce : « Hervé m’avait fait monter en puissance, je le connaissais bien. C’était une adaptation en moins dans ce nouvel environnement. » Simplement, les choses n’ont pas tourné comme elle l’espérait. « Ce sont les aléas de la vie » , philosophe-t-elle, sans cerner précisément les causes de ce recul. « Peut-être une question de confiance… » Hervé Coudray mesure le décalage : « Elle était à un tout autre niveau la saison dernière à Mondeville. Amélie est une joueuse qui intériorise beaucoup, elle a du mal à surpasser l’échec.»
À peine revenue dans ce Nord qui l’a vue grandir, elle l’enfant du Portel, va-t-elle devoir s’en éloigner pour mieux rebondir ? Encore sous contrat pour un an, la joueuse ignore de quoi sera fait son avenir. Elle préfère se concentrer sur les échéances immédiates, le Tournoi de la Fédé et la fin du championnat. Et se prend à parler de finales. « On les jouera pour les gagner » , promet-elle. •
SÉBASTIEN CHÉDOZEAU La Voix du Nord -
1. – Ses statistiques qui la portaient la saison dernière, sous le maillot de Mondeville, à 10,5 points, 4,3 rebonds et 2,2 passes en 28 minutes de jeu sont tombées aujourd’hui à 3,8 points, 2,1 rebonds et 0,8 passe en 14 minutes.
Amélie Pochet.-
Née le 22 février 1984, à Sarcelles. Arrière, 1,80 m. Internationale A française (présélectionnée). Parcours : 2001-2002, Centre fédéral ; 2002-2003, Villeneuve-d’Ascq ; 2003-2004, Tarbes ; 2004-2007, Mondeville ; depuis 2007, USVO.
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Mondeville a 80 minutes pour sauver sa saison
Mondeville - Valenciennes.
Les Normandes jouent une partie de leur avenir ce soir face au club de leur ancien coach, Hervé Coudray.
C'est sans doute un des clins d'oeil du destin... Mondeville, face à Valenciennes ce soir, puis à Clermont dans une semaine, jouera son avenir européen contre son ancien coach, Hervé Coudray, et contre son ancien assistant, Emmanuel Coeuret. Mais le parfum des retrouvailles sera gâché par la chape de pression pesant sur ces deux dernières journées. L'Usom y jouera rien moins que son avenir européen. Les Nordistes leur 2e place, et les Auvergnates une place en coupe Fiba. A conquérir probablement au détriment des Calvadosiennes.
Ainsi va la Ligue féminine. A défaut d'être pertinent dans les coulisses du recrutement, dans la gestion des blessures, Mondeville s'est placé au bord du gouffre. L'Euroligue n'existe plus que mathématiquement. La coupe Fiba ressemble davantage à un souhait qu'à à une réalité tangible. Elle passe par une victoire devant Valenciennes, 2e, ou à Clermont. Pas forcément des sinécures. « Oui, nous jouons notre saison sur ce match , clame Olivier Hirsch, l'entraîneur normand. Si nous gagnons, nous nous qualifions. Je sens une grosse envie chez celles qui seront là l'an prochain, notamment Jennifer Digbeu. » L'ancienne Valenciennoise aimerait surfer sur la vague de l'aller, signer un nouveau pied de nez à son ancienne écurie. Mondeville aura besoin d'elle, quand les doutes planant sur la présence de Lenae Williams rappellent que l'Américaine ne sera pas à 100 %. « On ne sait pas sur quel pied danser , soupire Hirsch. Cela perturbe le groupe, la façon d'aborder la rencontre. »
La parole est à la défense
A fortiori quand celle-ci risque de se présenter sous un jour défensif. En migrant vers le Nord, Hervé Coudray n'a pas égaré ses valeurs. Valenciennes, 8e attaque de la Ligue, serre son arrière-garde comme on serre les bières au pays des terrils. Avec rigueur, et générosité. « Ce sera sans doute un match en 60 points , avance Olivier Hirsch, premier entraîneur calvadosien à ramener deux points du Hainault. Nous devrons imposer l'intensité affichée contre Saint-Amand, afficher notre envie, contrôler le tempo. Tenir. Résister. »
L'issue des 40 minutes ne se dessinera pas seulement sur les variations défensives, les schémas prévus avant-coup. Il sera beaucoup question de mental. De volonté. Les championnes de France en titre ont les moyens d'imposer une lutte féroce près du panneau, où l'Américaine Ohlde focalise les défenses, et marque invariablement, ou assume son lot de rebonds. De quoi faire oublier des difficultés dans le jeu extérieur, où Pochet (3,8 points de moyenne !) n'est que l'ombre d'elle-même. Où la Hongroise Cserny, en s'écartant du cercle, s'efforce d'amener un peu de variété au fil des journées. « Nous manquons de stabilité , reconnaît Coudray. Même s'il y a eu du mieux contre Mourenx. Mais l'adversaire sera cette fois d'un calibre différent, et jouera son avenir sur ce match. Mondeville rencontre des soucis, mais ce n'est jamais facile de changer d'entraîneur, de tout remettre en branle. Je le vois aussi à Valenciennes... »
Les retrouvailles, parfois, sont décevantes. Celles-ci, au moins, ne manqueront ni de piquant, ni d'enjeu.
Dominique FAURIE. Ouest-France
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CALAIS - ARRAS
Le COB ne bradera pas sa fin en Ligue féminine
Alors que le sort de Calais est déjà scellé, l’équipe à Cyril Sicsic reçoit Arras pour prouver qu’elle avait bien sa place dans l’élite féminine. Un match où l’objectif sera donc de donner du plaisir aux supporters qui n’ont pas lâché le club… Déjà à Saint-Amand, les Maritimes se sont montrées à leur avantage en tenant la dragée haute à Stanburry et consorts. Malheureusement, pour quatre petits points, les Calaisiennes ont entériné leur relégation en Nationale 1.
« C’est sûr que pour gagner contre Saint-Amand, il fallait gérer notre débauche d’énergie et nous n’avons pas été capables de le faire tout le temps. Il y a un secteur du jeu où nous avons été dominés, c’est le rebond, et ça a influencé grandement le résultat du match. Je suis tout de même heureux car nous avons montré un bon visage, celui d’une équipe qui n’était pas en Ligue pour faire de la figuration » , résume Cyril Sicsic. Ce dernier, maintenant, attend Arras de pied ferme. Non pas parce qu’il y avait eu des échauffourées au match aller, mais parce que l’entraîneur calaisien entend prouver encore que son équipe est capable de bonnes choses : « Il faut montrer qu’on a failli réussir notre pari, à savoir se maintenir malgré un effectif restreint. Je veux aussi que les filles donnent du plaisir aux spectateurs pour l’un des derniers matches de Ligue avant un retour que j’espère très rapide. » Pour cela, on pourra compter sur sa capitaine, Brazdeikyté, impériale à Saint-Amand.
Ce derby promet donc d’être disputé et nul doute que le basket en sortira vainqueur. Sortie sur blessure ce week-end, Leleuch a pu s’entraîner normalement hier. Cette dernière sera donc présente sur le parquet. Trop souvent, cette saison, le club de la Côte d’Opale a perdu sur le fil. Ce soir, il s’agira de vaincre le signe indien. Pour l’honneur. •
J. B. - La Voix du Nord -
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À Calais, Arras aimerait bien prendre sa revanche du match aller
Avec le maintien en poche, Arras pays d’Artois se déplace sans pression à Calais. Mais les Demoiselles aimeraient bien revenir de ce derby avec une victoire en poche. Et prendre ainsi une petite revanche par rapport au match aller.
Tous les supporteurs arrageois (qui déplaceront un bus) se souviennent de la tension et des échauffourées du match aller. Après la victoire de son équipe, Cyril Sicsic, l’entraîneur calaisien, avait un peu pété les plombs. Mais depuis ce 5 janvier, sa formation n’a plus remporté le moindre match. Dans le même temps, après une mauvaise passe, Arras a su redresser la barre. Samedi, la défaite du voisin a même permis à nos Demoiselles de se maintenir en Ligue malgré leur contre-performance, à domicile, contre Reims. « J’aimerai bien finir la saison avec dix victoires. Il nous en faut donc encore deux et on pourrait peut-être devancer Aix au classement , explique Bruno Blier. Et puis, ce serait bien de prendre notre revanche par rapport au match aller. Mais attention, avant de quitter la Ligue, les Calaisiennes voudront certainement offrir un dernier succès à leurs supporteurs. »
Lors de cette fameuse rencontre de janvier perdue 84 à 92, on se souvient de l’engagement physique des Cibert et consorts que n’avaient pas pu suivre les Arrageoises. « Il faut s’attendre à la même chose ce soir. Calais est une équipe truqueuse qui joue dur. » Après la mauvaise prestation contre Reims, les Demoiselles devront remontrer la même qualité de jeu que face à Mondeville et Villeneuve-d’Ascq. « Il ne faut pas se relâcher. Il y a le challenge round à préparer. » Mercredi 16, avant ces play-offs entre les équipes de la 5e à la 12e place, Arras pays d’Artois conclura la saison régulière, halle des sports, face à Saint-Amand. « S’il y a un match que je préfère remporter cela reste quand même celui de Calais, ce soir ! » Les rancoeurs du match aller seraient-elles toujours présentes ? •
J.L. - La Voix du Nord -
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SJS Reims - B. Lattes- Montpellier Agglomération
Si cette saison restera incontestablement marquée par les bons résultats, on pourrait y ajouter... par les blessures.
De retour depuis le 22 février après une entorse grave à la cheville face à... Reims, Grace Daley a été contrainte d'abandonner de nouveau ses coéquipières à cause d'une déchirure de 2 cm au droit antérieur contractée au cours du match face à Villeneuve.
Un contre-temps dont Valéry Demory se serait très largement passé à quinze jours du Tournoi de la Fédération. Désireux de réviser systèmes défensifs et offensifs « au cours des deux matches amicaux à Reims et Calais pour conclure la phase régulière» (sic), l'entraîneur du BLMA va surtout s'efforcer en Champagne « d'éviter la casse.» Réduit à six "pros", le groupe sera complété par Servage et Vierne.
P. D.- www.midilibre.com
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Aix veut finir sur une bonne note
La 25e journée de Ligue féminine ne sera pas un cadeau pour le Pays d'Aix Basket 13. Les Provençales (11es) accueillent Challes-les-Eaux (4e) à La Pioline. Les Savoyardes ont les dents longues. Malgré l'absence de leur joueuse phare Tiffany Jackson, blessée, les Challésiennes ont fait chuter samedi le leader Bourges (61-60), invaincu jusqu'alors, et se verraient bien décrocher une qualification pour l'Eurocoupe.
En face les filles d'Erik Lehmann qui n'ont plus grand chose à espérer cette saison tenteront de finir sur une bonne note pour leur ultime match à domicile. Les Aixoises pourront compter sur leur meneuse KB Sharp, élue MVP de la dernière journée malgré la défaite du PAB 13 à Clermont (92-86 a.p.).
S. D. - www.20minutes.fr
Modifié en dernier par la zone le jeu. 10 avr. 2008 9:18, modifié 3 fois.
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la zone
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Les résultats de la 25ème journée - 08 et 09/04/2008
BOURGES BASKET - STADE CLERMONTOIS AB 63 85 - 71
COTE D'OPALE BASKET CALAIS - ASPTT ARRAS : 80 - 69
SAINT JACQUES SPORT REIMS - BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION : 66 - 95
ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM - TARBES GESPE BIGORRE : 71 - 56
USO MONDEVILLE - VALENCIENNES U S V O : 76 - 71
PAYS D'AIX BASKET 13 - CHALLES LES EAUX B: 72 - 59
MOURENX BASKET CLUB - UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU : 42 - 53
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Et maintenant, place au Final Four !
Les Tango se sont rassurées avant de prendre, ce matin la direction de Brno. Un match sérieux pour une victoire convaincante, 85-71.
Idéal, vraiment !
Il n’a fallu que deux minutes aux Tango pour trouver, non pas la mais des solutions face à la défense de zone proposée par les Auvergnates. Certes, les Clermontoises avaient eu le temps de faire un petit break (2-7) grâce notamment à un panier primé de Tomaszewski, la joueuse en forme du moment (27 points samedi dernier). Mais après, le Bourges Basket a joué à sa main. Intelligemment, avec juste ce qu’il faut d’agressivité sans toutefois se mettre en danger.
Il ne fallut que trois minutes aux Berruyères pour passer devant (13-12 à la 5e) sur deux lancers de Belinda Snell (qui est toujours à 100 % dans cet exercice en Ligue féminine !). Les chevaux étaient lâchés. Quand la zone clermontoise ne cédait pas sur les pénétrations de Snell ou Melain, c’était Kireta qui trouvait la solution en dessous. Ou Snell qui allumait à trois points. Le SCAB concédait un 12-1 qui le renvoyait dans les cordes : 20-13 (7e). Depuis un bon moment déjà, Pierre Vincent, pensant à la grande échéance de vendredi à Brno, avait commencé le ballet des rotations. L’occasion pour Nora Bujdoso et Flo Lepron de faire une bonne rentrée et les Tango bouclaient le premier quart-temps avec 8 points d’avance : 25-17.
Oubliée la défaite (la première de la saison en Ligue) de samedi à Challes. Pierre Vincent avait demandé plus de rigueur, plus d’engagement afin que son équipe ne se mette pas en danger toute seule comme en Savoie et il était entendu. Pendant tout le deuxième quart-temps, les Tango déroulaient un bon basket, faisant enfler l’écart : + 10 sur un panier primé de Flo Lepron : 30-20 (12e) ; + 14 (41-27) sur un caviar de Cathy Melain à Nora Bujdoso (18e) ; + 18 au repos (47-29) sur deux lancers de Melain.
Gérer l’effectif…
À la reprise, les objectifs berruyers étaient les mêmes : mettre suffisamment de rythme et d’intensité, trouver les bonnes réponses aux propositions de l’adversaire tout en s’économisant. En passant à une défense fille à fille, les Scabistes, plus agressives, obligeaient les Tango à se battre sur tous les ballons. Mais grâce à une bonne gestion des temps de jeu et aux nombreuses possibilités de rotations, elles ne lâchaient le troisième quart-temps que de deux points (13-15) tout en en gardant sous la semelle : 60-44 (30e).
Pierre Vincent préservait ainsi au maximum ses joueuses cadres comme Cathy Melain, Emmeline Ndongue, Belinda Snell ou Céline Dumerc. Ce qui n’empêchait pas le collectif berruyer de rester dans le match. En marquant cinq points à la file (3 + 2), Carine Paul signait même le plus gros écart du match : + 22 (76-54 à la 34e) alors que dans les rangs visiteurs, Claudia Des Neves (14 points dans le dernier quart) permettait eu SCAB de remporter le dernier quart (25-27), pour l’honneur. Un petit instant de panique s’empara toutefois du Prado quand Flo Lepron puis Nora Bujdoso (cheville droite) se retrouvèrent à terre, obligeant le coach à relancer Dumerc et Kireta. Rien de grave mais il était temps que ça se termine… Sur une belle victoire tango : 85-71. De quoi partir à Brno l’esprit libre et le coeur léger. Et avec de réelles ambitions.
Christian Ragot - www.leberry.fr
LA FICHE
Bourges (Palais des sports du Prado).
Bourges Basket - Stade Clermontois AB : 85-71 (25-17, 22-12, 13-15, 25-27).
Arbitres : Johann Jeanneau et Eric Lepercq. 2.400 spectateurs.
BOURGES BASKET. 31 tirs réussis sur 63 tentés dont 10 sur 24 à trois points, 13 sur 16 aux lancers. 42 rebonds, 4 contres, 7 interceptions, 21 passes décisives, 13 fautes, 18 balles perdues
Marqueuses et temps de jeu. Petrovic 7 (27’19), Snell 15 (22’55), Melain 4 (8’18 ), Miyem 8 (24’44), Dumerc 9 (23’16), Paul 5 (13’53), Kireta 16 (27’56), Lepron 8 (16’44), Ndongue 6 (15’34), Bujdoso 7 (19’21).
STADE CLERMONTOIS. 26 tirs réussis sur 70 tentés dont 9 sur 21 à trois points, 10 sur 12 aux lancers. 28 rebonds, 4 contres, 12 interceptions, 11 passes décisives, 16 fautes, 11 balles perdues.
Marqueuses et temps de jeu. Lardy 6 (25’12), Tomaszewski 6 (24’23), Salagnac 0 (1’01), Mendy 2 (13’05), Butler 2 (31’07), Krawczyk 12 (29’55), Das Neves 23 (27’28 ), Kuktiene 10 (20’43), Lemaire 0 (1’56), Nikipolskaia 10 (25’10).
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L’ESBVA-LM a de nouveau son destin entre les mains
Face à une équipe de Tarbes confortablement installée dans le ventre mou du championnat, les Villeneuvoises ont fait le match que l’on attendait d’elles. Challes ayant été battu dans le même temps à Aix-en-Provence, les protégées d’Abdou N’Diaye ont donc repris la main et joueront leur qualification pour les play-offs mercredi face à l’USVO.
Condamnées à l’emporter devant Tarbes pour pouvoir espérer s’adjuger une place dans le Top 4 sur le fil, les joueuses de l’ESBVA-LM ont finalement fait coup double. Grâce à une solidité défensive retrouvée et une solidarité de tous les instants, les Villeneuvoises n’auront finalement pas tremblé longtemps face à une équipe tarbaise rarement en mesure de contester leur suprématie dans la plupart des secteurs de jeu. « Nous avons encore des ressources, se félicite Géraldine Robert. Nous nous sommes parlées avant la rencontre, car après notre belle série de neuf victoires consécutives, nous étions passées un peu à travers, notamment à Montpellier. Désormais, il faudra compter avec nous jusqu’au bout. » Un sentiment partagé par Abdou N’Diaye, forcément ravi de la réaction de ses troupes dont le collectif a fait merveille. « Malgré la fatigue due à un effectif réduit, nous sommes parvenus à maintenir Tarbes à au moins dix points durant tout le match. Nous allons nous battre pour conserver cette quatrième place, l’équipe le mérite vraiment. » Seul petit bémol, la victoire de Mondeville face à Valenciennes qui condamne les joueuses d’Hervé Coudray à s’imposer face à l’ESBVA-LM pour récupérer leur deuxième place. La bataille s’annonce donc rude, mais à l’image de l’Euroligue où elles étaient dos au mur lors des matchs retours, les Villeneuvoises sont capables de renverser bien des situations. •
JÉRÔME PERCHERON - La Voix du Nord -
ESBVA-LM - TARBES : 71-56 (21-10, 14-15, 18-12, 18-19).
– Arbitres : MM. Pierre et Milliot.
– 1 200 spectateurs environ.
• ESBVA-LM : 29 paniers sur 61 tentés, dont 8/17 à trois points. Lancers francs : 5/10. 23 rebonds, 20 passes décisives, 10 interceptions, 12 balles perdues, 20 fautes.
Robert 19, Wambe 6, Crawford 10, Dieme 12, puis Drljaca 13, Ilic 9, Albicy, Fombonne 2. Entraîneur : Abdou N’Diaye.
• TARBES : 20 paniers sur 45 tentés, dont 3/13 à trois points. Lancers francs : 13/15. 29 rebonds, 14 passes décisives, 8 interceptions, 17 balles perdues, 15 fautes.
Mann 12, Savasta 2, Beikes 15, Moeggenberg 7, Yacoubou-Dehoui 7, puis Vega 13, Camacho, Leclair, Kusion. Entraîneur : François Gomez.
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Les Valenciennoises battues une deuxième fois par Mondeville
Battu pour la 2e fois de la saison par Mondeville, Valenciennes devra vaincre Villeneuve la semaine prochaine pour finir 2e, et s’assurer une éventuelle demi-finale à la maison contre Montpellier.
En s’imposant magnifiquement contre les championnes de France, Mondeville a frappé un grand coup face à son ancien coach. Les Normandes avaient besoin d’un succès pour se qualifier en coupe d’Europe, elles ont produit du beau basket et mis beaucoup de coeur pour accrocher ce match « sur lequel se jouait la saison ? » , dixit Hirsch. Mondeville n’avait pourtant pu le rendre défensif. En cinq minutes, Valenciennes avait planté 12 points comme à la parade, sollicitant trop facilement Ohlde. Mais Mondeville jouait juste en attaque, trouvant El Gargati ou Williams dans de belles relations intérieures. Cela donnait un joli 20-16 (8e), puis un 24-16 lancé par une bonne Dabovic, que Hirsch sortait pourtant. En face, c’est la jeune Michel qui sauvait les meubles avant le premier pointage (24-20).
À la 12e minute, la prometteuse internationale moins de 20 ans en était à 10 unités (27-27). Les locales existaient heureusement derrière les 6,25, à l’image d’une exemplaire Williams (35-29, 17e). Il fallait donc un nouveau rush signé… Michel pour limiter les dégâts au repos (41-36). Mais Mondeville évoluait en patron, quand Coudray ne croulait pas sous les solutions avec Cserny ou Koehn à zéro, Gomis à deux unités, Badé à trois. Et Pochet à 0 seconde de temps de jeu. L’ancienne Mondevillaise ne rentra d’ailleurs jamais.
Malgré sa fracture de fatigue au pied, Williams était, elle, encore là pour lancer le 2e acte. Avec Salagnac au relais, Mondeville bonifiait son excellente prestation (49-38, 23e). Les Nordistes durcissaient pourtant enfin leur défense, récupérant des ballons. À la conclusion, Michel continuait son show pour emballer un 0-10 (49-48, 27e). Elle qui tournait à 6,5 points de moyenne en comptait alors… 20. Le match avait changé d’âme, et les fautes menaçaient le cinq normand, mené à la 30e minute (54-55).
Face à son futur club, Jannault lançait l’ultime quart. Alexis embrayait (60-55, 33e). Deux décisions arbitrales soulageaient les Nordistes, et remettaient sous pression Mondeville (62-63, 35e). Les championnes de France avaient trouvé un ancrage autour de Zara et Gomis (64-66), mais une nouvelle vague de Williams secouait l’esquif (67-66, à 2’30 de la fin). Son interception était vendangée par Digbeu, et Dabovic perdait une possession à 1’10 de la fin. Cela coûtait un panier (69-68 ). Mais à l’image de Williams, qui se relevait une dernière fois pour shooter et permettre à Alexis de gober un rebond offensif capital, Mondeville voulait ce match : 71-68 à 30 secondes de la fin, puis plus cinq avec deux lancers de Digbeu. Aux lancers, Mondeville tremblait un peu, mais sans perdre le match, ni lâcher un ticket européen.
DOMINIQUE FAURIE - La Voix du Nord -
MONDEVILLE - VALENCIENNES : 76-71, mi-temps : 41-36 (24-20, 17-16, 13-19, 22-16).
MONDEVILLE : 26 tirs sur 57, dont 6 sur 16 à trois pt (Digbeu et Williams 2/5). 18 LF sur 24 (Williams 5/5), 41 rebonds (El Gargati 14), 16 assists (Dabovic 7), 18 balles perdues (Dabovic 7).
22 fautes.
VALENCIENNES : 25 tirs sur 65, dont 3 sur 15 à trois pt (Zara 1/6). 18 LF sur 25 (Michel 4/7), 31 rebonds (quatre joueuses à 5), 14 assists (Gomis 5), 11 balles perdues (Ohlde 4).
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Une victoire de prestige pour Calais face à Arras
Avant la 22e journée, fin mars, le scénario laissait supposer que le match entre Calais et Arras, à la Calypso, constituerait en quelque sorte une finale pour désigner l’équipe qui accompagnerait Mourenx en Nationale 1.
C’était sans compter sur deux exploits consécutifs des Arrageoises face à Mondeville et l’ESBVA. Deux victoires permettant finalement aux joueuses de Bruno Blier de se mettre à l’abri d’un retour calaisien et d’assurer ainsi leur maintien avant le rendez-vous fixé dans la salle maritime. Dès lors, hier soir, dans une rencontre sans enjeu, le COB n’avait pour seul objectif que de remporter une victoire pour l’honneur alors qu’Arras avait l’occasion de gagner un peu plus en confiance avant les play-offs.
Dans ce contexte, le premier quart-temps n’était guère reluisant. On assistait à une succession de ratés aux shoots, d’un côté comme de l’autre. Les Arrageoises n’avaient pour seul mérite que de se montrer moins médiocres (10-13). Dans le deuxième quart-temps, les débats pour ce qu’il s’agit de l’adresse ne s’élevaient guère. On notait, d’ailleurs, au terme de la première période 37 % de réussite pour Calais et 32 % pour Arras. C’est dire si l’on assistait à un duel de bas tableau. Calais, toutefois, mieux inspiré dans ses choix, virait en tête (33-28 ).
Avec deux équipes, et c’est tout à leur honneur, soucieuses d’obtenir un succès de prestige, le match gagnait en intensité après la pause. À un 11-0 arrageois (42-47, 26e), Calais répondait par un 6-0 (50-49, 28e). Si bien qu’avant l’ultime quart-temps, tout était encore à faire (56-55). Quatrième quart-temps où les deux rivales nordistes se répondaient du tac au tac (58-61, 34e). Jusqu’à ce qu’Arras ne cède face à des Calaisiennes remontées par leur public et donc bien décidées à laisser tout de même un bon souvenir à l’image de Neaves impériale au rebond (72-63, 38e). Les Maritimes parvenaient à leurs fins (80-69). Une victoire sans conséquence pour des Arrageoises ayant d’autres chats à fouetter et qui, c’est normal, va aviver les regrets du COB. •
Y.-M. C.- La Voix du Nord -
CALAIS - ARRAS : 80-69 (10-13, 23-15, 23-27, 24-14).
• CALAIS : Csazar 14, Hardy 8, Bouthors, Candelier, Dia 6, Cibert 15, Le Leuch 2, Brazdeikyte 18, Neaves 17.
• ARRAS : Bertin, Thomas 12, Mosch 20, Ivancevic, Gruszcynski 14, Arnaud 2, Amant 7, Deas 8.
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REIMS 66
LAT. / MONTPELLIER 95
Lattes-Montpellier bat Saint-Jacques Reims 95-66
(18-23, 22-14, 27-16, 28-13).
Arbitres : MM. Greva et Rabéhi.
400 spectateurs.
REIMS : 27 paniers sur 57 tirs dont 4 sur 13 à trois points. 8 lancers sur 14. 16 passes décisives (Sy et Fisher 6). 29 rebonds (Sy 9). 16 balles perdues. 18 fautes.
Sy 6, Parau 7, Ayissi 2, Klimesova 16, Fisher 9 puis Fresnais, Pagnier 3, Sinico 11, Kindoki-Fleury 12.
MONTPELLIER : 34 paniers sur 66 tirs dont 6 sur 11 à trois points. 21lancers sur 22. 14 passes décisives (Bonnan 4). 27 rebonds (Bonnan 9). 5 balles perdues. 13 fautes.
Manic 15, Basko 18, Bonnan 9, Skrela 7, Bertal 11 puis Servage 8, Dijon 25, Guerra 2.
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Dépassées par le talent et l'impact physique des Montpelliéraines, les Rémoises ont vite été débordées.
Pas de taille !
Venues sans leur Américaine Grace Daley, touchée à une cuisse et préservée, les Montpelliéraines ont imposé leur physique et leurs talents à René-Tys. Dans ces conditions, les Jacquistes, pas toujours inspirées à l’exception du premier quart, ne pouvaient rien espérer face à une formation languedocienne emmenée par une Sandra Dijon des grands soirs (25 points et 31 d’évaluation).
C’EST BIEN PARTI ! (23-18 )
Volontaire et efficace, Saint-Jacques prend rapidement la mesure de son adversaire. Basko a beau provoquer les fautes sur ses drives (6-4, 2e), les Rémoises contiennent la plupart des offensives montpelliéraines (11-10, 6e). Mieux, les Jacquistes se jouent de plus en plus facilement de la défense languedocienne. Klimesova puis Parau enfilent les bonus et Reims un 8-0 (19-10, 8e). Fleury apporte son écot (23-14), mais quelques oublis défensifs permettent à Montpellier de recoller (23-18 ).
DIJON EN COSTAUDE (37-40)
Moins en réussite face à une défense plus agressive, les filles de Philippe Sauret souffrent sous les impacts de Dijon. L’intérieure internationale, bien servie, prend régulièrement le dessus (27-24, 13e). Montpellier comble son retard et égalise sur un bonus improbable de Bertal (29-29, 16e). A l’image des pénétrations de Sinico, Saint-Jacques résiste (35-35, 19e), pourtant les filles de Valéry Demory virent en tête à la pause grâce à un bonus signé Servage et un drive de Basko (37-40).
DUR, TROP DUR ! (51-67)
Les Rémoises n’ont pas besoin de ça ! Maladroites et brouillonnes, elles se font sévèrement sanctionner. Parau écope d’une faute antisportive alors qu’elle vient de se faire chahuter sous le cercle. La séquence coûte cher puisque Bonnan ajuste à longue distance sur la possession suivante (42-54, 25e). Klimesova tente bien de ramener les siennes (48-56, 26e) mais les Montpelliéraines jouent un ton au dessus dans le sillage de Dijon, intraitable dans la peinture, et Skrela qui plante à trois points (49-65).
IMPUISSANCE (66-95)
Saint-Jacques n’y est plus. Etouffées par l’intensité physique de leurs vis-à- vis, les Rémoises piétinent, incapables de poser leur jeu. Les réactions sont sporadiques et inutiles au tableau d’affichage qui ne change pas vraiment. Les filles de Valéry Demory creusent l’écart sur jeu rapide (53-76, 33e). Dijon apporte sa dernière pierre à l’édifice (55-82, 35e) avant de laisser sa place. La fin du scénario est connue depuis longtemps. Et Montpellier consolide du même coup sa seconde place au classement général.
www.midilibre.com
et
Nicolas Roy - www.lunion.presse.fr
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Saint-Amand confirme son rang
Non sans s’être battues, les Mourenxoises s’inclinent une onzième et dernière fois à domicile, tirant un trait sur une saison délicate. Saint-Amand est sorti indemne d’un match parfois triste à mourir.
« On a été bousculés par cette équipe qui affiche beaucoup de courage alors qu’elle sait depuis longtemps qu’elle va descendre » , convient Fabrice Courcier. En portant le fer d’entrée dans la raquette, Les Amandinoises prennent pourtant le meilleur départ (0-6, 2e). Le ton est donné. Contrairement à ses dernières sorties à domicile, Mourenx est contraint d’effectuer la course depuis l’arrière. En dépit d’un arrosage en règle (5 sur 15 pour le MBC dans le premier quart-temps) et d’une outrageuse domination nordiste au rebond (6 offensifs à 0), les Béarnaises parviennent à résister (6-8, 6e). En visiteur poli, Saint-Amand imite son hôte et sert un tout aussi affreux 5 sur 18 aux tirs. Résultat des courses, ce premier quart frise l’indigence (10-10, 10e).
À défaut de beau jeu, les Mourenxoises affichent une solidarité sans faille. Elle leur permet de prendre sommairement les commandes (15-12, 14e ). Joie de courte durée, Costaz, à mi-distance, remet de l’ordre dans la maison bleue (15-19, 19e). Devant le taux d’adresse toujours aussi catastrophique de Mourenx (2 sur 10 dans le 2e quart), la mi-temps arrive à point nommé (16-21). Aurélie Lopez a de quoi dire à ses filles, notamment comment contrôler Tiffany Stansbury. La fille de Terence, a déjà gobé 14 rebonds (20 au final après les 24 du week-end dernier !). À leur mine réjouie, on devine qu’Antonio Graves, Deji Akindele et Jeff Trepagnier, les trois joueurs de l’Elan Béarnais venus en voisin depuis Pau, apprécient le chantier de l’intérieure américaine.
Les affaires locales se dégradent un peu plus à la reprise. En face, Moore et Ajanovic creusent un écart. (19-30, 26e). Castets, derrière les 6,25m, réveille pourtant ses troupes (24-32, 29e). Le signal est donné. Bien en place en défense, Mourenx ne panique pas et revient Saint-Amand, profitant de l’étrange pauvreté offensive des protégées de Fabrice Courcier illustrée par un surréaliste 7 sur 36 cumulé du quartet Moore-Stansbury-Fouteret-Dubuis (28-35, 30e).
L’entame du dernier quart confirme la tendance. Un 6-2 remet le MBC dans la course (36-37, 34e). À court de rotations, les Mourenxoises cèdent une dernière fois du lest (36-43, 37e). Saint-Amand a obtenu un succès précieux dans l’optique de décrocher un ticket européen. Dernier round prévu la semaine prochaine à Arras. •
JEAN FAURET - La Voix du Nord -
MOURENX - SAINT-AMAND : 42- 53.
• MOURENX : 18 tirs sur 47 dont 4 sur 11 à trois pt ; 2 lancers sur 4 ; 33 rebonds (Agbatan 13) ; 9 passes ; 19 balles perdues ; 16 fautes.
Kévorkian 7 ; Arrondo ; Devaux ; Degorces ; Agbatan 9 ; Lelas 8 ; Castets 9 ; Chones 9
• SAINT-AMAND : 20 tirs sur 64 dont 3 sur 16 à trois points ; 10 lancers sur 23 ; 41 rebonds (Stansbury 20) ; 6 passes ; 9 balles perdues ; 14 fautes
Stansbury 7 ; Fouteret 7 ; Lopez ; Costaz 8 ; Padabed 2 ; Plogaerts ; Moore 12 ; Kamba ; Ajanovic 17 ; Washington.
BOURGES BASKET - STADE CLERMONTOIS AB 63 85 - 71
COTE D'OPALE BASKET CALAIS - ASPTT ARRAS : 80 - 69
SAINT JACQUES SPORT REIMS - BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION : 66 - 95
ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM - TARBES GESPE BIGORRE : 71 - 56
USO MONDEVILLE - VALENCIENNES U S V O : 76 - 71
PAYS D'AIX BASKET 13 - CHALLES LES EAUX B: 72 - 59
MOURENX BASKET CLUB - UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU : 42 - 53
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Et maintenant, place au Final Four !
Les Tango se sont rassurées avant de prendre, ce matin la direction de Brno. Un match sérieux pour une victoire convaincante, 85-71.
Idéal, vraiment !
Il n’a fallu que deux minutes aux Tango pour trouver, non pas la mais des solutions face à la défense de zone proposée par les Auvergnates. Certes, les Clermontoises avaient eu le temps de faire un petit break (2-7) grâce notamment à un panier primé de Tomaszewski, la joueuse en forme du moment (27 points samedi dernier). Mais après, le Bourges Basket a joué à sa main. Intelligemment, avec juste ce qu’il faut d’agressivité sans toutefois se mettre en danger.
Il ne fallut que trois minutes aux Berruyères pour passer devant (13-12 à la 5e) sur deux lancers de Belinda Snell (qui est toujours à 100 % dans cet exercice en Ligue féminine !). Les chevaux étaient lâchés. Quand la zone clermontoise ne cédait pas sur les pénétrations de Snell ou Melain, c’était Kireta qui trouvait la solution en dessous. Ou Snell qui allumait à trois points. Le SCAB concédait un 12-1 qui le renvoyait dans les cordes : 20-13 (7e). Depuis un bon moment déjà, Pierre Vincent, pensant à la grande échéance de vendredi à Brno, avait commencé le ballet des rotations. L’occasion pour Nora Bujdoso et Flo Lepron de faire une bonne rentrée et les Tango bouclaient le premier quart-temps avec 8 points d’avance : 25-17.
Oubliée la défaite (la première de la saison en Ligue) de samedi à Challes. Pierre Vincent avait demandé plus de rigueur, plus d’engagement afin que son équipe ne se mette pas en danger toute seule comme en Savoie et il était entendu. Pendant tout le deuxième quart-temps, les Tango déroulaient un bon basket, faisant enfler l’écart : + 10 sur un panier primé de Flo Lepron : 30-20 (12e) ; + 14 (41-27) sur un caviar de Cathy Melain à Nora Bujdoso (18e) ; + 18 au repos (47-29) sur deux lancers de Melain.
Gérer l’effectif…
À la reprise, les objectifs berruyers étaient les mêmes : mettre suffisamment de rythme et d’intensité, trouver les bonnes réponses aux propositions de l’adversaire tout en s’économisant. En passant à une défense fille à fille, les Scabistes, plus agressives, obligeaient les Tango à se battre sur tous les ballons. Mais grâce à une bonne gestion des temps de jeu et aux nombreuses possibilités de rotations, elles ne lâchaient le troisième quart-temps que de deux points (13-15) tout en en gardant sous la semelle : 60-44 (30e).
Pierre Vincent préservait ainsi au maximum ses joueuses cadres comme Cathy Melain, Emmeline Ndongue, Belinda Snell ou Céline Dumerc. Ce qui n’empêchait pas le collectif berruyer de rester dans le match. En marquant cinq points à la file (3 + 2), Carine Paul signait même le plus gros écart du match : + 22 (76-54 à la 34e) alors que dans les rangs visiteurs, Claudia Des Neves (14 points dans le dernier quart) permettait eu SCAB de remporter le dernier quart (25-27), pour l’honneur. Un petit instant de panique s’empara toutefois du Prado quand Flo Lepron puis Nora Bujdoso (cheville droite) se retrouvèrent à terre, obligeant le coach à relancer Dumerc et Kireta. Rien de grave mais il était temps que ça se termine… Sur une belle victoire tango : 85-71. De quoi partir à Brno l’esprit libre et le coeur léger. Et avec de réelles ambitions.
Christian Ragot - www.leberry.fr
LA FICHE
Bourges (Palais des sports du Prado).
Bourges Basket - Stade Clermontois AB : 85-71 (25-17, 22-12, 13-15, 25-27).
Arbitres : Johann Jeanneau et Eric Lepercq. 2.400 spectateurs.
BOURGES BASKET. 31 tirs réussis sur 63 tentés dont 10 sur 24 à trois points, 13 sur 16 aux lancers. 42 rebonds, 4 contres, 7 interceptions, 21 passes décisives, 13 fautes, 18 balles perdues
Marqueuses et temps de jeu. Petrovic 7 (27’19), Snell 15 (22’55), Melain 4 (8’18 ), Miyem 8 (24’44), Dumerc 9 (23’16), Paul 5 (13’53), Kireta 16 (27’56), Lepron 8 (16’44), Ndongue 6 (15’34), Bujdoso 7 (19’21).
STADE CLERMONTOIS. 26 tirs réussis sur 70 tentés dont 9 sur 21 à trois points, 10 sur 12 aux lancers. 28 rebonds, 4 contres, 12 interceptions, 11 passes décisives, 16 fautes, 11 balles perdues.
Marqueuses et temps de jeu. Lardy 6 (25’12), Tomaszewski 6 (24’23), Salagnac 0 (1’01), Mendy 2 (13’05), Butler 2 (31’07), Krawczyk 12 (29’55), Das Neves 23 (27’28 ), Kuktiene 10 (20’43), Lemaire 0 (1’56), Nikipolskaia 10 (25’10).
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L’ESBVA-LM a de nouveau son destin entre les mains
Face à une équipe de Tarbes confortablement installée dans le ventre mou du championnat, les Villeneuvoises ont fait le match que l’on attendait d’elles. Challes ayant été battu dans le même temps à Aix-en-Provence, les protégées d’Abdou N’Diaye ont donc repris la main et joueront leur qualification pour les play-offs mercredi face à l’USVO.
Condamnées à l’emporter devant Tarbes pour pouvoir espérer s’adjuger une place dans le Top 4 sur le fil, les joueuses de l’ESBVA-LM ont finalement fait coup double. Grâce à une solidité défensive retrouvée et une solidarité de tous les instants, les Villeneuvoises n’auront finalement pas tremblé longtemps face à une équipe tarbaise rarement en mesure de contester leur suprématie dans la plupart des secteurs de jeu. « Nous avons encore des ressources, se félicite Géraldine Robert. Nous nous sommes parlées avant la rencontre, car après notre belle série de neuf victoires consécutives, nous étions passées un peu à travers, notamment à Montpellier. Désormais, il faudra compter avec nous jusqu’au bout. » Un sentiment partagé par Abdou N’Diaye, forcément ravi de la réaction de ses troupes dont le collectif a fait merveille. « Malgré la fatigue due à un effectif réduit, nous sommes parvenus à maintenir Tarbes à au moins dix points durant tout le match. Nous allons nous battre pour conserver cette quatrième place, l’équipe le mérite vraiment. » Seul petit bémol, la victoire de Mondeville face à Valenciennes qui condamne les joueuses d’Hervé Coudray à s’imposer face à l’ESBVA-LM pour récupérer leur deuxième place. La bataille s’annonce donc rude, mais à l’image de l’Euroligue où elles étaient dos au mur lors des matchs retours, les Villeneuvoises sont capables de renverser bien des situations. •
JÉRÔME PERCHERON - La Voix du Nord -
ESBVA-LM - TARBES : 71-56 (21-10, 14-15, 18-12, 18-19).
– Arbitres : MM. Pierre et Milliot.
– 1 200 spectateurs environ.
• ESBVA-LM : 29 paniers sur 61 tentés, dont 8/17 à trois points. Lancers francs : 5/10. 23 rebonds, 20 passes décisives, 10 interceptions, 12 balles perdues, 20 fautes.
Robert 19, Wambe 6, Crawford 10, Dieme 12, puis Drljaca 13, Ilic 9, Albicy, Fombonne 2. Entraîneur : Abdou N’Diaye.
• TARBES : 20 paniers sur 45 tentés, dont 3/13 à trois points. Lancers francs : 13/15. 29 rebonds, 14 passes décisives, 8 interceptions, 17 balles perdues, 15 fautes.
Mann 12, Savasta 2, Beikes 15, Moeggenberg 7, Yacoubou-Dehoui 7, puis Vega 13, Camacho, Leclair, Kusion. Entraîneur : François Gomez.
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Les Valenciennoises battues une deuxième fois par Mondeville
Battu pour la 2e fois de la saison par Mondeville, Valenciennes devra vaincre Villeneuve la semaine prochaine pour finir 2e, et s’assurer une éventuelle demi-finale à la maison contre Montpellier.
En s’imposant magnifiquement contre les championnes de France, Mondeville a frappé un grand coup face à son ancien coach. Les Normandes avaient besoin d’un succès pour se qualifier en coupe d’Europe, elles ont produit du beau basket et mis beaucoup de coeur pour accrocher ce match « sur lequel se jouait la saison ? » , dixit Hirsch. Mondeville n’avait pourtant pu le rendre défensif. En cinq minutes, Valenciennes avait planté 12 points comme à la parade, sollicitant trop facilement Ohlde. Mais Mondeville jouait juste en attaque, trouvant El Gargati ou Williams dans de belles relations intérieures. Cela donnait un joli 20-16 (8e), puis un 24-16 lancé par une bonne Dabovic, que Hirsch sortait pourtant. En face, c’est la jeune Michel qui sauvait les meubles avant le premier pointage (24-20).
À la 12e minute, la prometteuse internationale moins de 20 ans en était à 10 unités (27-27). Les locales existaient heureusement derrière les 6,25, à l’image d’une exemplaire Williams (35-29, 17e). Il fallait donc un nouveau rush signé… Michel pour limiter les dégâts au repos (41-36). Mais Mondeville évoluait en patron, quand Coudray ne croulait pas sous les solutions avec Cserny ou Koehn à zéro, Gomis à deux unités, Badé à trois. Et Pochet à 0 seconde de temps de jeu. L’ancienne Mondevillaise ne rentra d’ailleurs jamais.
Malgré sa fracture de fatigue au pied, Williams était, elle, encore là pour lancer le 2e acte. Avec Salagnac au relais, Mondeville bonifiait son excellente prestation (49-38, 23e). Les Nordistes durcissaient pourtant enfin leur défense, récupérant des ballons. À la conclusion, Michel continuait son show pour emballer un 0-10 (49-48, 27e). Elle qui tournait à 6,5 points de moyenne en comptait alors… 20. Le match avait changé d’âme, et les fautes menaçaient le cinq normand, mené à la 30e minute (54-55).
Face à son futur club, Jannault lançait l’ultime quart. Alexis embrayait (60-55, 33e). Deux décisions arbitrales soulageaient les Nordistes, et remettaient sous pression Mondeville (62-63, 35e). Les championnes de France avaient trouvé un ancrage autour de Zara et Gomis (64-66), mais une nouvelle vague de Williams secouait l’esquif (67-66, à 2’30 de la fin). Son interception était vendangée par Digbeu, et Dabovic perdait une possession à 1’10 de la fin. Cela coûtait un panier (69-68 ). Mais à l’image de Williams, qui se relevait une dernière fois pour shooter et permettre à Alexis de gober un rebond offensif capital, Mondeville voulait ce match : 71-68 à 30 secondes de la fin, puis plus cinq avec deux lancers de Digbeu. Aux lancers, Mondeville tremblait un peu, mais sans perdre le match, ni lâcher un ticket européen.
DOMINIQUE FAURIE - La Voix du Nord -
MONDEVILLE - VALENCIENNES : 76-71, mi-temps : 41-36 (24-20, 17-16, 13-19, 22-16).
MONDEVILLE : 26 tirs sur 57, dont 6 sur 16 à trois pt (Digbeu et Williams 2/5). 18 LF sur 24 (Williams 5/5), 41 rebonds (El Gargati 14), 16 assists (Dabovic 7), 18 balles perdues (Dabovic 7).
22 fautes.
VALENCIENNES : 25 tirs sur 65, dont 3 sur 15 à trois pt (Zara 1/6). 18 LF sur 25 (Michel 4/7), 31 rebonds (quatre joueuses à 5), 14 assists (Gomis 5), 11 balles perdues (Ohlde 4).
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Une victoire de prestige pour Calais face à Arras
Avant la 22e journée, fin mars, le scénario laissait supposer que le match entre Calais et Arras, à la Calypso, constituerait en quelque sorte une finale pour désigner l’équipe qui accompagnerait Mourenx en Nationale 1.
C’était sans compter sur deux exploits consécutifs des Arrageoises face à Mondeville et l’ESBVA. Deux victoires permettant finalement aux joueuses de Bruno Blier de se mettre à l’abri d’un retour calaisien et d’assurer ainsi leur maintien avant le rendez-vous fixé dans la salle maritime. Dès lors, hier soir, dans une rencontre sans enjeu, le COB n’avait pour seul objectif que de remporter une victoire pour l’honneur alors qu’Arras avait l’occasion de gagner un peu plus en confiance avant les play-offs.
Dans ce contexte, le premier quart-temps n’était guère reluisant. On assistait à une succession de ratés aux shoots, d’un côté comme de l’autre. Les Arrageoises n’avaient pour seul mérite que de se montrer moins médiocres (10-13). Dans le deuxième quart-temps, les débats pour ce qu’il s’agit de l’adresse ne s’élevaient guère. On notait, d’ailleurs, au terme de la première période 37 % de réussite pour Calais et 32 % pour Arras. C’est dire si l’on assistait à un duel de bas tableau. Calais, toutefois, mieux inspiré dans ses choix, virait en tête (33-28 ).
Avec deux équipes, et c’est tout à leur honneur, soucieuses d’obtenir un succès de prestige, le match gagnait en intensité après la pause. À un 11-0 arrageois (42-47, 26e), Calais répondait par un 6-0 (50-49, 28e). Si bien qu’avant l’ultime quart-temps, tout était encore à faire (56-55). Quatrième quart-temps où les deux rivales nordistes se répondaient du tac au tac (58-61, 34e). Jusqu’à ce qu’Arras ne cède face à des Calaisiennes remontées par leur public et donc bien décidées à laisser tout de même un bon souvenir à l’image de Neaves impériale au rebond (72-63, 38e). Les Maritimes parvenaient à leurs fins (80-69). Une victoire sans conséquence pour des Arrageoises ayant d’autres chats à fouetter et qui, c’est normal, va aviver les regrets du COB. •
Y.-M. C.- La Voix du Nord -
CALAIS - ARRAS : 80-69 (10-13, 23-15, 23-27, 24-14).
• CALAIS : Csazar 14, Hardy 8, Bouthors, Candelier, Dia 6, Cibert 15, Le Leuch 2, Brazdeikyte 18, Neaves 17.
• ARRAS : Bertin, Thomas 12, Mosch 20, Ivancevic, Gruszcynski 14, Arnaud 2, Amant 7, Deas 8.
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REIMS 66
LAT. / MONTPELLIER 95
Lattes-Montpellier bat Saint-Jacques Reims 95-66
(18-23, 22-14, 27-16, 28-13).
Arbitres : MM. Greva et Rabéhi.
400 spectateurs.
REIMS : 27 paniers sur 57 tirs dont 4 sur 13 à trois points. 8 lancers sur 14. 16 passes décisives (Sy et Fisher 6). 29 rebonds (Sy 9). 16 balles perdues. 18 fautes.
Sy 6, Parau 7, Ayissi 2, Klimesova 16, Fisher 9 puis Fresnais, Pagnier 3, Sinico 11, Kindoki-Fleury 12.
MONTPELLIER : 34 paniers sur 66 tirs dont 6 sur 11 à trois points. 21lancers sur 22. 14 passes décisives (Bonnan 4). 27 rebonds (Bonnan 9). 5 balles perdues. 13 fautes.
Manic 15, Basko 18, Bonnan 9, Skrela 7, Bertal 11 puis Servage 8, Dijon 25, Guerra 2.
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Dépassées par le talent et l'impact physique des Montpelliéraines, les Rémoises ont vite été débordées.
Pas de taille !
Venues sans leur Américaine Grace Daley, touchée à une cuisse et préservée, les Montpelliéraines ont imposé leur physique et leurs talents à René-Tys. Dans ces conditions, les Jacquistes, pas toujours inspirées à l’exception du premier quart, ne pouvaient rien espérer face à une formation languedocienne emmenée par une Sandra Dijon des grands soirs (25 points et 31 d’évaluation).
C’EST BIEN PARTI ! (23-18 )
Volontaire et efficace, Saint-Jacques prend rapidement la mesure de son adversaire. Basko a beau provoquer les fautes sur ses drives (6-4, 2e), les Rémoises contiennent la plupart des offensives montpelliéraines (11-10, 6e). Mieux, les Jacquistes se jouent de plus en plus facilement de la défense languedocienne. Klimesova puis Parau enfilent les bonus et Reims un 8-0 (19-10, 8e). Fleury apporte son écot (23-14), mais quelques oublis défensifs permettent à Montpellier de recoller (23-18 ).
DIJON EN COSTAUDE (37-40)
Moins en réussite face à une défense plus agressive, les filles de Philippe Sauret souffrent sous les impacts de Dijon. L’intérieure internationale, bien servie, prend régulièrement le dessus (27-24, 13e). Montpellier comble son retard et égalise sur un bonus improbable de Bertal (29-29, 16e). A l’image des pénétrations de Sinico, Saint-Jacques résiste (35-35, 19e), pourtant les filles de Valéry Demory virent en tête à la pause grâce à un bonus signé Servage et un drive de Basko (37-40).
DUR, TROP DUR ! (51-67)
Les Rémoises n’ont pas besoin de ça ! Maladroites et brouillonnes, elles se font sévèrement sanctionner. Parau écope d’une faute antisportive alors qu’elle vient de se faire chahuter sous le cercle. La séquence coûte cher puisque Bonnan ajuste à longue distance sur la possession suivante (42-54, 25e). Klimesova tente bien de ramener les siennes (48-56, 26e) mais les Montpelliéraines jouent un ton au dessus dans le sillage de Dijon, intraitable dans la peinture, et Skrela qui plante à trois points (49-65).
IMPUISSANCE (66-95)
Saint-Jacques n’y est plus. Etouffées par l’intensité physique de leurs vis-à- vis, les Rémoises piétinent, incapables de poser leur jeu. Les réactions sont sporadiques et inutiles au tableau d’affichage qui ne change pas vraiment. Les filles de Valéry Demory creusent l’écart sur jeu rapide (53-76, 33e). Dijon apporte sa dernière pierre à l’édifice (55-82, 35e) avant de laisser sa place. La fin du scénario est connue depuis longtemps. Et Montpellier consolide du même coup sa seconde place au classement général.
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et
Nicolas Roy - www.lunion.presse.fr
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Saint-Amand confirme son rang
Non sans s’être battues, les Mourenxoises s’inclinent une onzième et dernière fois à domicile, tirant un trait sur une saison délicate. Saint-Amand est sorti indemne d’un match parfois triste à mourir.
« On a été bousculés par cette équipe qui affiche beaucoup de courage alors qu’elle sait depuis longtemps qu’elle va descendre » , convient Fabrice Courcier. En portant le fer d’entrée dans la raquette, Les Amandinoises prennent pourtant le meilleur départ (0-6, 2e). Le ton est donné. Contrairement à ses dernières sorties à domicile, Mourenx est contraint d’effectuer la course depuis l’arrière. En dépit d’un arrosage en règle (5 sur 15 pour le MBC dans le premier quart-temps) et d’une outrageuse domination nordiste au rebond (6 offensifs à 0), les Béarnaises parviennent à résister (6-8, 6e). En visiteur poli, Saint-Amand imite son hôte et sert un tout aussi affreux 5 sur 18 aux tirs. Résultat des courses, ce premier quart frise l’indigence (10-10, 10e).
À défaut de beau jeu, les Mourenxoises affichent une solidarité sans faille. Elle leur permet de prendre sommairement les commandes (15-12, 14e ). Joie de courte durée, Costaz, à mi-distance, remet de l’ordre dans la maison bleue (15-19, 19e). Devant le taux d’adresse toujours aussi catastrophique de Mourenx (2 sur 10 dans le 2e quart), la mi-temps arrive à point nommé (16-21). Aurélie Lopez a de quoi dire à ses filles, notamment comment contrôler Tiffany Stansbury. La fille de Terence, a déjà gobé 14 rebonds (20 au final après les 24 du week-end dernier !). À leur mine réjouie, on devine qu’Antonio Graves, Deji Akindele et Jeff Trepagnier, les trois joueurs de l’Elan Béarnais venus en voisin depuis Pau, apprécient le chantier de l’intérieure américaine.
Les affaires locales se dégradent un peu plus à la reprise. En face, Moore et Ajanovic creusent un écart. (19-30, 26e). Castets, derrière les 6,25m, réveille pourtant ses troupes (24-32, 29e). Le signal est donné. Bien en place en défense, Mourenx ne panique pas et revient Saint-Amand, profitant de l’étrange pauvreté offensive des protégées de Fabrice Courcier illustrée par un surréaliste 7 sur 36 cumulé du quartet Moore-Stansbury-Fouteret-Dubuis (28-35, 30e).
L’entame du dernier quart confirme la tendance. Un 6-2 remet le MBC dans la course (36-37, 34e). À court de rotations, les Mourenxoises cèdent une dernière fois du lest (36-43, 37e). Saint-Amand a obtenu un succès précieux dans l’optique de décrocher un ticket européen. Dernier round prévu la semaine prochaine à Arras. •
JEAN FAURET - La Voix du Nord -
MOURENX - SAINT-AMAND : 42- 53.
• MOURENX : 18 tirs sur 47 dont 4 sur 11 à trois pt ; 2 lancers sur 4 ; 33 rebonds (Agbatan 13) ; 9 passes ; 19 balles perdues ; 16 fautes.
Kévorkian 7 ; Arrondo ; Devaux ; Degorces ; Agbatan 9 ; Lelas 8 ; Castets 9 ; Chones 9
• SAINT-AMAND : 20 tirs sur 64 dont 3 sur 16 à trois points ; 10 lancers sur 23 ; 41 rebonds (Stansbury 20) ; 6 passes ; 9 balles perdues ; 14 fautes
Stansbury 7 ; Fouteret 7 ; Lopez ; Costaz 8 ; Padabed 2 ; Plogaerts ; Moore 12 ; Kamba ; Ajanovic 17 ; Washington.
Modifié en dernier par la zone le jeu. 10 avr. 2008 21:10, modifié 1 fois.
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La fabuleuse histoire Tango
Le Bourges Basket est le club français le plus titré sur le front européen, tous sports collectifs confondus. Retour sur la fabuleuse histoire des Tango.
Treize participations aux quarts de finale de l’Euroligue en… treize ans, huit qualifications au Final Four ponctuées de trois couronnes européennes à Larissa (1997), Bourges (1998 ) et Messine (2001) ; c’est la fabuleuse histoire écrite par les Tango. L’une des plus belles, des plus prolifiques aussi, du sport français. Tous sports collectifs confondus (football, rugby, handball, volley) tant chez les garçons que chez les filles, aucun club de l’Hexagone ne peut se targuer d’un palmarès aussi élogieux ; d’une telle régularité au plus haut niveau du Vieux continent.
Gros travail au quotidien
Cette constance ne doit rien au hasard. Elle est tout simplement le fruit d’un gros travail au quotidien à tous les niveaux du club. Du plus humble des bénévoles au président. Elle est aussi la conséquence d’une politique sportive mûrement réfléchie qui fait la part belle à la formation et à l’humain. Elle est encore la résultante d’un choix judicieux des hommes chargés de l’encadrement. De Vadim Kapranov à Pierre Vincent en passant par Olivier Hirsch, le club tango n’a connu que trois entraîneurs en treize ans (si l’on excepte l’intermède de quelques semaines exercé par Sébastien Nivet). Cette stabilité permet de travailler en profondeur, sur le moyen et long terme et contribue à donner au club berruyer sa marque de fabrique.
Tout est contrôlé, pensé, budgétisé
Enfin, cette constance au plus haut niveau, le Bourges Basket la doit aussi à la sagesse de ses dirigeants. Jamais de folies financières. Tout est contrôlé, pensé, budgétisé. Il n’est pas question de dépenser l’argent qu’on n’a pas. Ce qui n’empêche pas le club d’attirer sous ses paniers des joueuses reconnues au plan international (Belinda Snell, Vicky Hall, Laia Palau notamment en sont les plus beaux exemples ces dernières années) et de faire l’effort qui s’impose pour conserver ses perles rares (Dumerc) ou de faire revenir au bercail ses joueuses au coeur tango (Melain, Ndongue).
Ce sérieux, cette image de club sans soucis, bien géré, bien coaché et au palmarès inégalé est enfin la meilleure des publicités pour s’attirer les faveurs des jeunes espoirs du basket français qui, à l’image d’Endy Miyem, savent qu’elles y trouveront toutes les conditions nécessaires à leur épanouissement au plus haut niveau.
Maintenant, il ne faut pas se leurrer. Il va être de plus en plus difficile pour le Bourges basket de rester au sommet.
Battre en brèche la puissance de l’argent
La bravoure, le coeur, la générosité, le travail, l’intelligence, l’esprit de groupe ne seront pas toujours suffisants pour battre en brèche la triste logique de l’argent tout puissant.
Face aux richissimes clubs russes aux mains d’oligarques sans scrupule ; aux autres clubs des pays de l’Est (Pologne, République tchèque..) qui montent en puissance financière ; à ceux qui, comme en Espagne (Valence, Salamanque) ou en Italie, bénéficient de régimes fiscaux autrement plus favorables, le combat devient franchement inégal. Heureusement, il reste la glorieuse incertitude du sport… Et dans ce domaine, le Bourges Basket est passé maître dans l’art de bafouer la logique…
Christian Ragot - www.leberry.fr
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Accroître les ressources et recruter malin
Retour sur le passé, le présent et... le futur du club tango avec le président Fosset qui joue la carte de du travail, du sérieux et de la fiabilité face à l'argent tout puissant. Tout en admettant qu'il lui faut générer de nouvelles ressources.
Treize ans à la file au plus haut niveau européen. Sacrée performance en vérité. Qui a tendance à se banaliser tant il appert aujourd’hui que retrouver Bourges au Final Four ne surprend plus personne dans le petit monde de la planète orange. Au travers de la grande considération dont le club tango jouit sur l’échiquier du basket européen, c’est aussi la ville de Bourges dans son entité qui est aujourd’hui reconnue dans l’Europe entière ; au moins autant par ses grandes filles que par son Printemps de la chanson ou sa cathédrale.
Et dire que tout est parti, au tout début des années quatre-vingt-dix, sur un défi qui, à l’époque, semblait utopique : voir Bourges gagner un jour une Coupe d’Europe. Retour sur le passé… et le futur avec le président Pierre Fosset.
Quand vous avez pris la présidence, pensiez-vous qu’en 2008, votre club jouerait son huitième Final Four ?
C’est une longue histoire. Tout est parti de ce désir de gagner la Ronchetti. Le club montait en puissance, nous avions un discours ambitieux tout en offrant une image de sérieux. Du coup, les meilleures joueuses françaises, telles Amy Cissé ou Yannick Souvré, se sont montrées intéressées. La victoire en Ronchetti face à Parme a alors mis le club sur orbite.
Et Bourges a enchaîné les titres nationaux tout en s’installant sur le toit de l’Europe.
À la fin des années quatre-vingt-dix, c’était plus facile qu’aujourd’hui. Certes, les joueuses avaient l’ambition de faire évoluer leur carrière, tant au plan sportif que financier. Mais il n’y avait pas que l’argent. Elles cherchaient aussi les meilleures conditions de travail, le meilleur encadrement. Et à Bourges, dans ce domaine, nous étions à l’avant-garde ; un des rares clubs à bénéficier des services d’un kiné à temps plein, d’une salle de muscu, d’un jacuzzi….
Trop d’argent fausse le marché
C’est après votre deuxième Final four victorieux que c’est devenu plus difficile ?
Au début des années deux mille, en effet. Avec l’arrivée massive de l’argent dans le basket féminin, les mentalités ont évolué. Les joueuses, souvent dans un but lucratif, restaient moins longtemps dans les clubs. Avec la flambée des prix, il était de plus en plus difficile, pour un petit club comme le nôtre, en raison des difficultés à recruter, de résister.
Et c’est encore plus vrai aujourd’hui ?
Qu’on mette de l’argent dans le basket, c’est bien. Mais il faut aussi savoir raison garder. Les clubs russes ont des budgets cinq à six fois supérieurs au nôtre. Franchement, je n’en vois pas vraiment l’intérêt. Sinon, que ça fausse le marché et que des joueuses, parfois moyennes, deviennent inabordables pour un club comme Bourges. Cela dit, le sport repose, et c’est heureux, sur d’autres valeurs. Certains clubs polonais, tchèques ou hongrois ont des budgets deux fois supérieurs à nous et ils ne sont pas au Final Four. Ni même qualifiés pour les quarts… Il y a au moins une morale sportive. Mais c’est sûr qu’il sera de plus en plus difficile de lutter ; de se qualifier pour un Final four…
Qu’est-ce qui, aujourd’hui, pénalise les clubs français par rapport aux autres grands clubs européens ?
Nous avons, en France, deux gros handicaps par rapport au basket des pays du bloc du l’Est. Un : les droits télés qui sont très insuffisants. Si le basket était davantage diffusé, nous pourrions espérer quelques retombées financières. Ce n’est pas le cas. En Hongrie, en République tchèque, en Pologne, les matches d’Euroligue sont souvent diffusés en direct et parfois redonnés en différé… Mais en France, à la télé, on ne croit pas au basket. C’est football et point (660 millions d’euros pour une saison de Ligue 1, NDLR). Le basket masculin est logé à la même enseigne. C’est une question de politique globale qui doit être réglée par la Fédération.
Savoir recruter malin
Le deuxième point, c’est la fiscalité française qui nous pénalise au maximum. Non seulement par rapport aux pays de l’Est mais aussi aux clubs italiens et espagnols. Et vu l’état de l’économie française, je ne vois pas comment les choses pourraient s’arranger… C’est un réel handicap au niveau du recrutement. Quand on dit à une joueuse ce qu’elle va devoir reverser au fisc, elle se sauve…
Comment faire face alors ?
En générant par nous-mêmes de nouvelles ressources. Et en recrutant malin. C’est un fait, il est de plus en plus en plus difficile de faire venir des joueuses de grande notoriété. Il y a eu cette année l’exception Belinda Snell mais c’est parce qu’elle avait besoin, venant d’un club italien peu exposé, de retrouver un club capable de lui garantir une saison pleine en Euroligue et de l’aider ainsi à gagner sa place dans l’équipe d’Australie pour les JO de Pékin. Bourges pouvait lui offrir tout ça. Et comme Belinda est une super-joueuse, très pro, avec un remarquable état d’esprit, tout le monde a été gagnant…
Recruter malin, c’est aussi aller chercher de jeunes joueuses françaises prometteuses comme on l’a fait, depuis l’arrivée de Pierre Vincent, avec Céline Dumerc, Emmeline Ndongue, Élodie Godin ou Endy Miyem, et que le coach leur fasse confiance. Elles progressent avec nous et tirent le club vers le haut. Le problème, à terme, c’est d’avoir des arguments suffisants pour les garder au club…
Améliorer les offres aux partenaires
Ça nous ramène aux nouvelles ressources ?
Tout à fait. Et la seule façon d’augmenter nos recettes, c’est la création d’une nouvelle salle plus grande, plus fonctionnelle. Le but, c’est d’améliorer les propositions que l’on peut faire à nos partenaires, d’augmenter le nombre de spectateurs en réalisant des opérations avec le conseil général et la région tout en permettant d’offrir des
tarifs plus attractifs pour le public. Le principe d’une nouvelle salle multifonctions est acquis. Nous allons reparler de tout ça avec le maire, Serge Lepeltier, lors de notre séjour à Brno.
Christian Ragot - www.leberry.fr
Le Bourges Basket est le club français le plus titré sur le front européen, tous sports collectifs confondus. Retour sur la fabuleuse histoire des Tango.
Treize participations aux quarts de finale de l’Euroligue en… treize ans, huit qualifications au Final Four ponctuées de trois couronnes européennes à Larissa (1997), Bourges (1998 ) et Messine (2001) ; c’est la fabuleuse histoire écrite par les Tango. L’une des plus belles, des plus prolifiques aussi, du sport français. Tous sports collectifs confondus (football, rugby, handball, volley) tant chez les garçons que chez les filles, aucun club de l’Hexagone ne peut se targuer d’un palmarès aussi élogieux ; d’une telle régularité au plus haut niveau du Vieux continent.
Gros travail au quotidien
Cette constance ne doit rien au hasard. Elle est tout simplement le fruit d’un gros travail au quotidien à tous les niveaux du club. Du plus humble des bénévoles au président. Elle est aussi la conséquence d’une politique sportive mûrement réfléchie qui fait la part belle à la formation et à l’humain. Elle est encore la résultante d’un choix judicieux des hommes chargés de l’encadrement. De Vadim Kapranov à Pierre Vincent en passant par Olivier Hirsch, le club tango n’a connu que trois entraîneurs en treize ans (si l’on excepte l’intermède de quelques semaines exercé par Sébastien Nivet). Cette stabilité permet de travailler en profondeur, sur le moyen et long terme et contribue à donner au club berruyer sa marque de fabrique.
Tout est contrôlé, pensé, budgétisé
Enfin, cette constance au plus haut niveau, le Bourges Basket la doit aussi à la sagesse de ses dirigeants. Jamais de folies financières. Tout est contrôlé, pensé, budgétisé. Il n’est pas question de dépenser l’argent qu’on n’a pas. Ce qui n’empêche pas le club d’attirer sous ses paniers des joueuses reconnues au plan international (Belinda Snell, Vicky Hall, Laia Palau notamment en sont les plus beaux exemples ces dernières années) et de faire l’effort qui s’impose pour conserver ses perles rares (Dumerc) ou de faire revenir au bercail ses joueuses au coeur tango (Melain, Ndongue).
Ce sérieux, cette image de club sans soucis, bien géré, bien coaché et au palmarès inégalé est enfin la meilleure des publicités pour s’attirer les faveurs des jeunes espoirs du basket français qui, à l’image d’Endy Miyem, savent qu’elles y trouveront toutes les conditions nécessaires à leur épanouissement au plus haut niveau.
Maintenant, il ne faut pas se leurrer. Il va être de plus en plus difficile pour le Bourges basket de rester au sommet.
Battre en brèche la puissance de l’argent
La bravoure, le coeur, la générosité, le travail, l’intelligence, l’esprit de groupe ne seront pas toujours suffisants pour battre en brèche la triste logique de l’argent tout puissant.
Face aux richissimes clubs russes aux mains d’oligarques sans scrupule ; aux autres clubs des pays de l’Est (Pologne, République tchèque..) qui montent en puissance financière ; à ceux qui, comme en Espagne (Valence, Salamanque) ou en Italie, bénéficient de régimes fiscaux autrement plus favorables, le combat devient franchement inégal. Heureusement, il reste la glorieuse incertitude du sport… Et dans ce domaine, le Bourges Basket est passé maître dans l’art de bafouer la logique…
Christian Ragot - www.leberry.fr
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Accroître les ressources et recruter malin
Retour sur le passé, le présent et... le futur du club tango avec le président Fosset qui joue la carte de du travail, du sérieux et de la fiabilité face à l'argent tout puissant. Tout en admettant qu'il lui faut générer de nouvelles ressources.
Treize ans à la file au plus haut niveau européen. Sacrée performance en vérité. Qui a tendance à se banaliser tant il appert aujourd’hui que retrouver Bourges au Final Four ne surprend plus personne dans le petit monde de la planète orange. Au travers de la grande considération dont le club tango jouit sur l’échiquier du basket européen, c’est aussi la ville de Bourges dans son entité qui est aujourd’hui reconnue dans l’Europe entière ; au moins autant par ses grandes filles que par son Printemps de la chanson ou sa cathédrale.
Et dire que tout est parti, au tout début des années quatre-vingt-dix, sur un défi qui, à l’époque, semblait utopique : voir Bourges gagner un jour une Coupe d’Europe. Retour sur le passé… et le futur avec le président Pierre Fosset.
Quand vous avez pris la présidence, pensiez-vous qu’en 2008, votre club jouerait son huitième Final Four ?
C’est une longue histoire. Tout est parti de ce désir de gagner la Ronchetti. Le club montait en puissance, nous avions un discours ambitieux tout en offrant une image de sérieux. Du coup, les meilleures joueuses françaises, telles Amy Cissé ou Yannick Souvré, se sont montrées intéressées. La victoire en Ronchetti face à Parme a alors mis le club sur orbite.
Et Bourges a enchaîné les titres nationaux tout en s’installant sur le toit de l’Europe.
À la fin des années quatre-vingt-dix, c’était plus facile qu’aujourd’hui. Certes, les joueuses avaient l’ambition de faire évoluer leur carrière, tant au plan sportif que financier. Mais il n’y avait pas que l’argent. Elles cherchaient aussi les meilleures conditions de travail, le meilleur encadrement. Et à Bourges, dans ce domaine, nous étions à l’avant-garde ; un des rares clubs à bénéficier des services d’un kiné à temps plein, d’une salle de muscu, d’un jacuzzi….
Trop d’argent fausse le marché
C’est après votre deuxième Final four victorieux que c’est devenu plus difficile ?
Au début des années deux mille, en effet. Avec l’arrivée massive de l’argent dans le basket féminin, les mentalités ont évolué. Les joueuses, souvent dans un but lucratif, restaient moins longtemps dans les clubs. Avec la flambée des prix, il était de plus en plus difficile, pour un petit club comme le nôtre, en raison des difficultés à recruter, de résister.
Et c’est encore plus vrai aujourd’hui ?
Qu’on mette de l’argent dans le basket, c’est bien. Mais il faut aussi savoir raison garder. Les clubs russes ont des budgets cinq à six fois supérieurs au nôtre. Franchement, je n’en vois pas vraiment l’intérêt. Sinon, que ça fausse le marché et que des joueuses, parfois moyennes, deviennent inabordables pour un club comme Bourges. Cela dit, le sport repose, et c’est heureux, sur d’autres valeurs. Certains clubs polonais, tchèques ou hongrois ont des budgets deux fois supérieurs à nous et ils ne sont pas au Final Four. Ni même qualifiés pour les quarts… Il y a au moins une morale sportive. Mais c’est sûr qu’il sera de plus en plus difficile de lutter ; de se qualifier pour un Final four…
Qu’est-ce qui, aujourd’hui, pénalise les clubs français par rapport aux autres grands clubs européens ?
Nous avons, en France, deux gros handicaps par rapport au basket des pays du bloc du l’Est. Un : les droits télés qui sont très insuffisants. Si le basket était davantage diffusé, nous pourrions espérer quelques retombées financières. Ce n’est pas le cas. En Hongrie, en République tchèque, en Pologne, les matches d’Euroligue sont souvent diffusés en direct et parfois redonnés en différé… Mais en France, à la télé, on ne croit pas au basket. C’est football et point (660 millions d’euros pour une saison de Ligue 1, NDLR). Le basket masculin est logé à la même enseigne. C’est une question de politique globale qui doit être réglée par la Fédération.
Savoir recruter malin
Le deuxième point, c’est la fiscalité française qui nous pénalise au maximum. Non seulement par rapport aux pays de l’Est mais aussi aux clubs italiens et espagnols. Et vu l’état de l’économie française, je ne vois pas comment les choses pourraient s’arranger… C’est un réel handicap au niveau du recrutement. Quand on dit à une joueuse ce qu’elle va devoir reverser au fisc, elle se sauve…
Comment faire face alors ?
En générant par nous-mêmes de nouvelles ressources. Et en recrutant malin. C’est un fait, il est de plus en plus en plus difficile de faire venir des joueuses de grande notoriété. Il y a eu cette année l’exception Belinda Snell mais c’est parce qu’elle avait besoin, venant d’un club italien peu exposé, de retrouver un club capable de lui garantir une saison pleine en Euroligue et de l’aider ainsi à gagner sa place dans l’équipe d’Australie pour les JO de Pékin. Bourges pouvait lui offrir tout ça. Et comme Belinda est une super-joueuse, très pro, avec un remarquable état d’esprit, tout le monde a été gagnant…
Recruter malin, c’est aussi aller chercher de jeunes joueuses françaises prometteuses comme on l’a fait, depuis l’arrivée de Pierre Vincent, avec Céline Dumerc, Emmeline Ndongue, Élodie Godin ou Endy Miyem, et que le coach leur fasse confiance. Elles progressent avec nous et tirent le club vers le haut. Le problème, à terme, c’est d’avoir des arguments suffisants pour les garder au club…
Améliorer les offres aux partenaires
Ça nous ramène aux nouvelles ressources ?
Tout à fait. Et la seule façon d’augmenter nos recettes, c’est la création d’une nouvelle salle plus grande, plus fonctionnelle. Le but, c’est d’améliorer les propositions que l’on peut faire à nos partenaires, d’augmenter le nombre de spectateurs en réalisant des opérations avec le conseil général et la région tout en permettant d’offrir des
tarifs plus attractifs pour le public. Le principe d’une nouvelle salle multifonctions est acquis. Nous allons reparler de tout ça avec le maire, Serge Lepeltier, lors de notre séjour à Brno.
Christian Ragot - www.leberry.fr
Modifié en dernier par la zone le jeu. 10 avr. 2008 21:47, modifié 1 fois.
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Pour ceux qui ne l'ont pas vu un reportage sur les berruyères avant le départ pour le F4.
http://www.bourgesbasket.com/
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la zone
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- Enregistré le : dim. 03 sept. 2006 21:26
USVO
Christian Lecoq : « C’est maintenant qu’on a besoin de tout le monde »
La deuxième place brûle les doigts de l’USVO, qui a perdu pour la quatrième fois en cinq matchs mercredi à Mondeville (76-71). Devant l’urgence, Christian Lecoq, le président, calme le jeu.
Cette nouvelle défaite contre Mondeville vous place dans une situation extrêmement délicate…
« C’est clair, on ne peut pas se satisfaire de cette performance. Sans chercher à ouvrir le parapluie, je tiens à rappeler que nous sommes en pleine année de transition. Le début de saison a été plus simple qu’on ne l’imaginait, et les problèmes que l’on rencontre maintenant n’en sont que plus éclatants. Nous sommes quand même deuxièmes, attention à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ! Contre nous, des équipes comme Mondeville ou Villeneuve jouent des matchs décisifs, à la vie à la mort. À notre niveau, il s’agit d’abord d’un problème de place. On est quasiment assuré d’être la saison prochaine en Euroligue. Maintenant, si on est troisième, je reconnais que ce serait sportivement embêtant. On ne traverse pas pour autant une crise insurmontable. »
– Comment en est-on arrivé là ?
« Il y a, dans ce groupe, de bonnes individualités, des personnalités intéressantes. Mais la mayonnaise n’a pas complètement pris. On sait que certaines joueuses vont partir en fin de saison, je ne dirais pas pour ça qu’elles ont la tête ailleurs. Ce sont des filles professionnelles, et je les respecte en tant que telles. Pendant quatre ans, on a toujours tout changé dans ce club. Avant d’attaquer le championnat, nous étions la seule équipe avec neuf nouvelles joueuses, un nouveau coach et un nouvel assistant. Il faut maintenant qu’on s’attache à retrouver une âme, un groupe plus solidaire dans le temps. »
– Le début de vos soucis remonte à l’élimination en Coupe de France à Aix…
« (Il coupe) Ils sont encore plus lointains. Deux matchs ont montré nos limites : notre première défaite contre Mondeville, puis celui que nous perdons à Reims, en janvier. Un constat cependant : à chaque fois que cette équipe s’est retrouvée dans une position difficile, elle a toujours eu une réaction d’orgueil. Les filles ne vont pas laisser les clés de la maison comme ça, j’ai confiance en elles. Elles veulent mettre un point d’honneur à ne pas quitter VO sans rien avoir gagné. On passe un moment difficile, et c’est maintenant qu’on a besoin de tout le monde, à commencer par notre public. Le match contre Villeneuve est important pour nous : il faut qu’on se rassure avant le Tournoi de la Fédération.
– Même s’il est encore tôt pour tirer un bilan définitif, quelles erreurs estimez-vous avoir commises ?
« L’année dernière, notre priorité c’était de trouver un entraîneur et un assistant après le départ de Laurent (Buffard), qui était resté huit ans dans la maison et dirigeait tout. Ça a pris un peu de temps, et on a commencé à travailler tard sur le recrutement, en avril-mai. La saison prochaine, on va se recentrer sur nos jeunes et s’engager sur la durée avec les joueuses qu’on fait signer. Le préalable désormais, c’est deux ans de contrat sinon on ne poursuit pas la discussion. Si tu veux exister demain, il faut miser sur la formation. À VO, on a prouvé qu’on savait faire en sortant des joueuses comme Laina Badiane, Johanne Gomis, Sylvie Gruszczynski, Sarah Michel aujourd’hui… Le modèle à suivre, c’est Bourges, ou plus près de nous VA qui se construit en modifiant son groupe par petites touches. C’est vers cette direction que l’on s’oriente. » •
PROPOS RECUEILLIS PAR SÉBASTIEN CHÉDOZEAU - www.lavoixdessports.com
Christian Lecoq : « C’est maintenant qu’on a besoin de tout le monde »
La deuxième place brûle les doigts de l’USVO, qui a perdu pour la quatrième fois en cinq matchs mercredi à Mondeville (76-71). Devant l’urgence, Christian Lecoq, le président, calme le jeu.
Cette nouvelle défaite contre Mondeville vous place dans une situation extrêmement délicate…
« C’est clair, on ne peut pas se satisfaire de cette performance. Sans chercher à ouvrir le parapluie, je tiens à rappeler que nous sommes en pleine année de transition. Le début de saison a été plus simple qu’on ne l’imaginait, et les problèmes que l’on rencontre maintenant n’en sont que plus éclatants. Nous sommes quand même deuxièmes, attention à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ! Contre nous, des équipes comme Mondeville ou Villeneuve jouent des matchs décisifs, à la vie à la mort. À notre niveau, il s’agit d’abord d’un problème de place. On est quasiment assuré d’être la saison prochaine en Euroligue. Maintenant, si on est troisième, je reconnais que ce serait sportivement embêtant. On ne traverse pas pour autant une crise insurmontable. »
– Comment en est-on arrivé là ?
« Il y a, dans ce groupe, de bonnes individualités, des personnalités intéressantes. Mais la mayonnaise n’a pas complètement pris. On sait que certaines joueuses vont partir en fin de saison, je ne dirais pas pour ça qu’elles ont la tête ailleurs. Ce sont des filles professionnelles, et je les respecte en tant que telles. Pendant quatre ans, on a toujours tout changé dans ce club. Avant d’attaquer le championnat, nous étions la seule équipe avec neuf nouvelles joueuses, un nouveau coach et un nouvel assistant. Il faut maintenant qu’on s’attache à retrouver une âme, un groupe plus solidaire dans le temps. »
– Le début de vos soucis remonte à l’élimination en Coupe de France à Aix…
« (Il coupe) Ils sont encore plus lointains. Deux matchs ont montré nos limites : notre première défaite contre Mondeville, puis celui que nous perdons à Reims, en janvier. Un constat cependant : à chaque fois que cette équipe s’est retrouvée dans une position difficile, elle a toujours eu une réaction d’orgueil. Les filles ne vont pas laisser les clés de la maison comme ça, j’ai confiance en elles. Elles veulent mettre un point d’honneur à ne pas quitter VO sans rien avoir gagné. On passe un moment difficile, et c’est maintenant qu’on a besoin de tout le monde, à commencer par notre public. Le match contre Villeneuve est important pour nous : il faut qu’on se rassure avant le Tournoi de la Fédération.
– Même s’il est encore tôt pour tirer un bilan définitif, quelles erreurs estimez-vous avoir commises ?
« L’année dernière, notre priorité c’était de trouver un entraîneur et un assistant après le départ de Laurent (Buffard), qui était resté huit ans dans la maison et dirigeait tout. Ça a pris un peu de temps, et on a commencé à travailler tard sur le recrutement, en avril-mai. La saison prochaine, on va se recentrer sur nos jeunes et s’engager sur la durée avec les joueuses qu’on fait signer. Le préalable désormais, c’est deux ans de contrat sinon on ne poursuit pas la discussion. Si tu veux exister demain, il faut miser sur la formation. À VO, on a prouvé qu’on savait faire en sortant des joueuses comme Laina Badiane, Johanne Gomis, Sylvie Gruszczynski, Sarah Michel aujourd’hui… Le modèle à suivre, c’est Bourges, ou plus près de nous VA qui se construit en modifiant son groupe par petites touches. C’est vers cette direction que l’on s’oriente. » •
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Rencontres et résultats du 16/04/2008 - 26ème journée
BOURGES BASKET - PAYS D'AIX BASKET 13 : 73 - 69
CHALLES LES EAUX B - MOURENX BASKET CLUB : 80 - 74
STADE CLERMONTOIS AB 63 - USO MONDEVILLE: 82 - 71
VALENCIENNES U S V O - ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM : 75 - 59
TARBES GESPE BIGORRE - SAINT JACQUES SPORT REIMS : 80 - 63
COTE D'OPALE BASKET CALAIS - BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION : 75 - 87
ASPTT ARRAS - UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU: 84 - 76
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Lattes-Montpellier n'en finit plus d'être amoindri par les absences. A Jouandon arrêtée jusqu'à lundi s'est ajouté le nouveau pépin de Daley, victime d'une déchirure à l'adducteur droit. L'ailière US ne sera pas ce soir sur le parquet calaisien où le BLMA, en renouvelant son succès de l'aller face au 13 e de LFB (69-55), pourrait voler la 2 e place à Valenciennes qui reçoit Villeneuve d'Ascq. Ultime souci, l'absence de Servage qui a été écartée de l'équipe pour comportement inadéquat avec l'exigence du professionnalisme.
www.midilibre.com
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La Voix du Nord - 17/04/2008
Défait devant Montpellier, Calais baisse le rideau
Hier soir, Calypso, un brin nostalgique, accueillait la dernière rencontre de Calais en ligue féminine. En effet, reléguées, les Calaisiennes évolueront en NF1 la saison prochaine. Pour l’occasion, c’est Montpellier qui se déplaçait sur la côte. Une formation sudiste qui avait bien l’intention de troubler les adieux maritimes, une victoire pouvant leur offrir la seconde place devant l’USVO.
Sûres de leur fait, les Héraultaises tentaient de prendre les Maritimes à la gorge d’entrée de jeu (0-4, 1ère mn). Peu impressionnée, la bande à Sicsic serrait la vis en défense et combinait de belle manière à l’attaque (8-8, 4e mn). Mais voilà, ne tient pas le haut du panier français qui veut. En effet, en moins de trois minutes, les visiteurs se distinguaient par un quatre sur quatre à trois points dont trois à la seule Manic (10-22, 8e mn). Calais réagissait par un tir primé de Leleuch au buzzer (15-22, 10e mn). Sur sa lancée, le COB faisait mal à Montpellier qui peinait devant un bon mélange de vivacité et d’envie (25-26, 13e mn). Jean-François Dubreuil recadrait tout ça avec un temps mort pour faire repartir la machine. Les deux formations ne lâchaient rien, l’une jouant avec l’envie de s’offrir des adieux dignes de ce nom, l’autre gardant en ligne de mire la place de dauphin au terme de la saison régulière (31-33, 17e mn). Le duel était donc disputé et à la pause les locales viraient même en tête, pour le grand bonheur des supporters (39-38, 20e mn). Libéré de toute pression, Calais faisait bonne figure dans cette rencontre où le niveau pratiqué sur le parquet valait bien plus que le classement actuel des filles de Sicsic.
Au retour des vestiaires, les Héraultaises, un brin remontées, enquillaient les paniers pour passer un cinglant 10-0 stoppé par le temps mort demandé par le technicien calaisien (41-48, 24e mn). Les choses se compliquaient encore quand Manic, toujours elle, trouvait le cercle au-delà des 6,25 mètres.
Resté aux vestiaires, Calais prenait l’eau et voyait donc tous ses efforts anéantis en l’espace de quelques minutes (43-59, 27e mn). Leleuch tentait bien de répondre aux 10 sur 11 des Sudistes aux shoots mais cela ne suffisait malheureusement pas.
À l’entame du dernier acte, les locales accusaient un passif de treize unités (53-66, 30e mn). Pas une mince affaire, surtout que la bande à Dubreuil ne baissait pas d’intensité. Les Maritimes n’abdiquaient pourtant pas mais le dernier geste manquait trop souvent d’assurance (62-74, 33e mn). Face à une formation comme Montpellier, cela ne pardonnait pas et se faisait même sentir au tableau d’affichage (66-81, 36e mn).
Au final, la défaite était au rendez-vous (75-87), mais ce Calais là avait su se montrer solidaire. Debout, Calypso applaudissait son équipe, donnant en même temps rendez-vous à la LFB. •
JÉRÔME BLOT ( CLP)
CALAIS-MONTPELLIER : 75-87 (15-22, 24-16, 14-28, 22-21).
- CALAIS : Csaszar 10, Hardy 0, Cibert 8, Brazdeikyte 5, Neaves 18, Bouthors 12, Candelier 2, Dia 5, Leleuch 13, Machu 2.
- MONTPELLIER : Manic 11, Basko 14, Bonnan 7, Skrela 27, Dijon 19, Guerra 0, Daley 0, Bertal 9, Vierne 0.
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Abdou N’Diaye : « On savoure notre place »
Les objectifs sont remplis de part et d’autre, et la sérénité était de mise dans les deux vestiaires hier soir. Valenciennes, vainqueur (75-59) reste deuxième, Villeneuve, quatrième, jouera l’Euroligue et chacun a trouvé de la matière pour satisfaire la suite de la saison.
PAR PHILIPPE GUILBAUD
« Quand on voit où on était il y a un mois et demi, on n’aurait pas pu espérer ça. » Géraldine Robert, comme toutes les Villeneuvoises, constatait hier que l’ESBVA revenait de loin. Et cette dernière défaite, face à des Valenciennoises qui cherchent encore leur basket en cette fin de saison, n’a pas ruiné leur fabuleuse remontée au classement. Ce ne sont pas les péripéties qui ont manqué pourtant, comme aimait à le rappeler Abdou N’Diaye. « On savoure notre place. C’est une belle saison, avec cette quatrième place. On joue pour la troisième année consécutive le tournoi de la Fédération, on sera pour la deuxième fois en Euroligue, on joue la finale de la Coupe de France. On fait partie des places fortes du basket français. » Ce ticket pour l’Euroligue, il l’a cependant poinçonné avec méfiance. « Il ne faudra pas faire n’importe quoi, car cette année a été difficile.
On doit apprendre de nos erreurs car on a eu beaucoup de blessées cette saison. Il faudra gérer plus solidement notre effectif, mais tout ça, on le verra avec les dirigeants. » Ce dernier match de la saison régulière aura donc encore été difficile, malgré une bonne entame. « Mais VO nous a fait mal avec sa défense agressive. Ça nous a surpris. En fait, on a montré deux visages. Un premier amorphe en première période puis plus agressif en seconde. » Et voilà le tournoi de la Fédération qui se profile. « Il ne sert rien », avance le coach, mi-sérieux, mi-ironique. « Ça va nous servir à bien préparer les matches contre l’ogre Bourges », indique Géraldine Robert. « On va les jouer souvent et on a bien l’intention de les battre. » •
La Voix du Nord
VALENCIENNES - VILLENEUVE-D’ASCQ : 75-59 (13-15, 23-10, 20-23, 19-11).
– Arbitres : M. Gueu et Mme Delaune.
– 2 400 spectateurs.
• USVO : 27 paniers sur 64 tirs (42 %) dont 6/20 à trois points (30 %) ; lancers francs : 15/20, 44 rebonds (Ohlde 10) dont 13 offensifs ; 16 passes décisives (Zara 5) ; 13 interceptions ; 15 balles perdues ; 19 fautes provoquées (Gomis 10) ; 19 fautes (Cserny 4).
Cinq de départ : Zara 5, Gomis 17, Badé 0, Ohlde 19, Cserny 10 puis Aubert 5, Reghaissia 0, Michel 19, Pochet 0, Koehn 0.
Entr. : H. Coudray.
• ESBVA : 22 paniers sur 61 tirs (36 %) dont 3/14 à trois points (21 %) ; lancers francs : 12/17 ; 36 rebonds (Crawford 11) dont 11 offensifs ; 10 passes décisives (Drljaca 3) ; 15 interceptions (Robert 5) ; 13 balles perdues (Robert 4) ; 18 fautes provoquées (Robert 6) ; 20 fautes (Wambe 5).
Cinq de départ : Wambe 6, Fombonne 3, Drljaca 6, Robert 14, Crawford 14 puis Sacko 8, Dieme 5, Dantas 3, Ilic 0, Albicy 0.
Entr. : A. N’Diaye.
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La Voix du Nord -
Sabrina Reghaissia : « Ça rassure, mais ce n’est pas fini »
Les objectifs sont remplis de part et d’autre, la sérénité était de mise dans les deux vestiaires hier soir. Valenciennes, vainqueur (75-59) reste deuxième, Villeneuve, quatrième, jouera l’Euroligue et chacun a trouvé de la matière pour satisfaire la suite de la saison.
PAR PHILIPPE GUILBAUD
« Ça rassure ». Christian Lecoq, le président de l’USVO a encore eu quelques bouffées de chaleur hier soir, notamment après la « spéciale USVO » : un avantage de 20 points dilapidé en quelques minutes et qui fond jusqu’à -7. Mais ses filles ont tenu le choc, affichant un visage nettement plus conquérant que lors des précédentes sorties, à l’image d’une Émilie Gomis mordante à souhait et qui voulait montrer à son ancien club ce qu’elle avait dans le ventre. À domicile, l’USVO se sent bien de toute façon. « Dans notre mauvaise série, on a surtout perdu à l’extérieur, constate Hervé Coudray. Il faut maintenant qu’on arrive à reproduire notre première période sur les matches à l’extérieur. » Le fait de terminer deuxième et d’avoir le match retour et l’appui éventuel en demi-finale du championnat contre Montpellier était aussi là pour le rassurer.
La mauvaise spirale vient de s’arrêter, « mais ce n’est pas fini, insiste Sabrina Reghaissia. On a rempli un des objectifs qui était de finir deuxième depuis que Bourges est intouchable. Mais il reste encore beaucoup de choses à gagner. Le plus gros arrive. » Et on a le sentiment que ce match peut donner un nouvel élan à l’équipe. « Ce soir, on n’a pas douté, même quand Villeneuve est revenu. On était bien. On a fait ce qu’Hervé nous avait demandé en défense et en attaque. Tout le monde a été là, tout le monde a été présent tout le match. » Abdou N’Diaye, le coach villeneuvois, reconnaissait d’ailleurs que la défense agressive des Valenciennoises avait été l’élément perturbateur dans le jeu de l’ESBVA. « On a montré deux visages. Un premier amorphe en première période et un deuxième plus agressif en seconde période » Le coach de la métropole qui avait appris au coup de sifflet final la défaite de Mondeville à Clermont, pouvait alors souffler. « On savoure notre place. Il y a deux mois, on était encore neuvièmes. La saison a été éprouvante à tout point de vue, mais on vient de montrer, en jouant pour la troisième fois le tournoi de la Fédération et la deuxième fois consécutive l’Euroligue, qu’on faisait partie des places fortes du basket français.»
Le tournoi de la Fédération, c’est justement l’actualité chaude qui se profile, ce week-end. « Des matches amicaux, car ce tournoi ne sert à rien », selon Abdou N’Diaye. « Des matches à gagner, car quand on est à VO, on veut gagner des titres », indiquait Hervé Coudray. Une compétition qui servira en tout cas pour les deux équipes à bien préparer les demi-finales du championnat de France sur lequel elles n’ont pas l’intention de laisser Bourges régner. •
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La Voix du Nord - 17/04/2008
Arras gagne pour du beurre face à Saint-Amand et affrontera Challes dans le challenge round
Lors d’un match sans enjeu sportif réel, Arras et Saint-Amand se sont rodé en vue du challenge round. Victorieuses 84-76, les Arrageoises ont remporté ce derby du Nord qui comptait pour du beurre. Dès mardi, avec un match aller halle des sports, les joueuses de Bruno Blier affronteront l’équipe de Challes.
PAR JULIEN LECHEVESTRIER
Surprise côté arrageois, Carla Thomas ne démarre pas le match. L’intérieure américaine ne le disputera même pas. « C’est une blessure WNBA », glisse, grinçant, Jean-Louis Monneret, le président. L’absence de Thomas explique peut-être le déficit aux rebonds face à aux solides amandinoises Stansbury et Kamba. Grâce à d’adroites Miedzik, Amant et même Arnaud (pour sa meilleure mais trop tardive prestation de la saison), Arras ne décroche jamais au score. Dans ce rendez-vous sans enjeu réel pour les deux formations, la première période est plus qu’équilibrée (35-36).
La seconde période, avec ses dix dernières minutes, offre la vraie tension d’un match de basket. Stansbury est toujours aussi présente au rebond (11 au total pour 15 points). Avec une nouvelle cueillette offensive, au début du 4e quart-temps, elle permet aux Amandinoises de revenir à 64-65.
Mais les Arrageois sont en tête et le resteront jusqu’au bout. Notamment grâce une énorme deuxième période de Sheana Mosch, auteur de 19 points (27 au total). Dans les dernières minutes, un panier primé et une série de lancers francs cruciaux de la star américaine font définitivement pencher la balance du côté du Pas-de-Calais dans ce derby du Nord.
Point de déclaration sur cette victoire du côté arrageois après pourtant ce beau succès qui vient conclure la saison régulière avec un bilan positif halle des sports (sept victoires pour six défaites). Bruno Blier n’a visiblement pas aimé les appréciations de notre jury des Demoiselles (notre édition de mercredi). Un manque de recul et d’acceptation de la critique d’un coach qui nous avait pourtant habitués à beaucoup mieux.
•
ARRAS PAYS D’ARTOIS - UNION SAINT-AMAND PORTE DU HAINAUT : 84-76 (16-16, 21-20, 24-22, 23-18 ). 1 200 spectateurs environ.
• ARRAS.- 33 paniers sur 62 tentés, dont 5/15 à 3 points (Mosch, Miedzik 2) ; 17/18 aux lancers-francs (Mosch 8/8 ) ; 26 rebonds (Mosch 6) ; 14 passes décisives (Gruszczynski 7) ; 10 interceptions ; 15 balles perdues ; 13 fautes.
Lysyuk ; Mosch 26 ; Ivancevic 10 ; Gruszczynski 6 ; Arnaud 14 ; Miedzik 12 ; Amant 14 ; Déas 2.
• SAINT-AMAND.- 29/66 paniers sur tentés, dont 3/19 à 3 points ; 15/18 aux lancers-francs (Moore 7/8 ) ; 32 rebonds (Stansbury 12) ; 10 passes décisives (Moore 3) ; 6 interceptions ; 18 balles perdues ; 16 fautes Stansbury 15 ; Fouterêt 9 ; Costaz ; Padabed 6 ; Dubuis ; Ploegaerts 3 ; Moore 19 ; Kamba 3 ; Ajanovic 14 ; Washington 7.
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Une victoire à l'arrache pour le 500e
Fatiguées, tant physiquement que mentalement après le Final Four, les Tango se sont imposées à l'arrache face à une équipe aixoise toujours aussi accrocheuse. En demi-finale, Bourges devrait affronter Villeneuve-d'Ascq, battu hier soir à Valencienne, 75-54.
Zéro regrets, trois trophées. C’était le message d’encouragement des supporters tango aux joueuses de Pierre Vincent. Sous entendu, “pas de regret après le Final Four… Gagnez les trois titres hexagonaux et tout sera pour le mieux”.
La vraie question, pour ce 500e match du club berruyer en NF1A et Ligue féminine confondues, était de savoir si les Tango avaient récupéré des énormes efforts consentis au Final Four. Tant au plan physique que mental. C’était d’autant plus préoccupant que les Aixoises ont toujours posé de réels problèmes à l’équipe de Pierre Vincent et qu’elles arrivaient fraîches et reposées. Et quand on connaît la générosité et l’intensité que les joueuses de Lehmann savent mettre dans le jeu…
Cette (trop grande) intensité allait d’ailleurs coûter cher aux Provençales, accrocheuses en diables. En effet, alors que, nettement avantagé au niveau des centimètres avec Kireta et Ndongue, Bourges cherchait les solutions en dessous avec une adresse moyenne (5 sur 11 aux tirs lors du premier quart-temps), les Aixoises, fidèles à leur réputation, d’équipe qui défend fort, étaient systématiquement et logiquement pénalisées.
Les fautes aixoises…
Les Berruyères n’en demandaient pas tant qui, grâce à un joli 9 sur 10 aux lancers, arrivaient à la 10e minute avec un handicap minimum : 19-20. Aix, entre deux fautes, avait su trouver des failles dans la défense tango pour mener le plus souvent au score (6-9 puis 13-16 et 17-20 à la 9e). Problème toutefois, Anda Jekabsone avait déjà trois fautes au compteur.
Et sans sa seule grande (1,90), Aix était complètement démuni en dessous. Pour le plus grand plaisir de Emmeline Ndongue, le plus souvent bien alertée par Belinda Snell (6 passes décisives en première mi-temps). Dominatrices au rebond (17 à 8 ), les Tango ne manquaient pas de munitions. Et quand c’était fermé en dessous, eh ! bien, Belinda Snell de loin, ou Cathy Melain en pénétration, creusaient l’écart pour Bourges face à des Aixoises déjà gratifiées de treize fautes au repos.
Les Tango à l’arrache
Après un 6-0 signé Kireta sur une nouvelle passe de Snell, Bourges faisait ainsi un premier break, 37-32 (17e) pour arriver au repos avec huit points d’avance, 43-35 (9 sur 15 aux tirs sur la période). La deuxième période allait être tout aussi à l’arrache. Avec des Tango parfois laborieuses mais dominatrices en dessous qui profitaient des errements défensifs des Provençales pour alimenter le score ; de l’autre des Aixoises plutôt inspirées en attaque et qui restaient finalement menaçantes pour des Berruyères un brin fragilisées.
La quatrième faute de Jekabsone (23e) puis celle à venir de Sène et Suez-Karni obligeait à réduire un peu plus son intensité défensive au profit de Miyem, Ndongue et Snell, les mieux inspirées côté tango.
La barre des +10 (57-47) était franchie à la 27e sur deux lancers d’Emmeline et le plus gros écart du match, +13, était signé Snell (69-56, 36e). Depuis longtemps, Pierre Vincent avait multiplié les rotations en pensant au Tournoi de la Fédération, ce week-end à Angers. Et si, au prix d’un 0-7, Aix revenait à quatre points à 30 secondes du buzzer (71-67), Bourges assurait l’essentiel. A l’arrache.
En demi-finales, Bourges devrait logiquement retrouver Villeneuve-d’Ascq, également son adversaire en finale de Coupe de France.
Christian Ragot - www.leberry.fr
LA FICHE
Bourges bat Aix, 73-69 (19-20, 24-15, 17-16, 13-18).
Arbitres : MM. Bailleul et Seureau. 2.500 spectateurs.
BOURGES BASKET. 26 tirs réussis sur 51 tentés dont 3 sur 8 à trois points ; 18 sur 22 aux lancers. 29 rebonds, 2 contres, 9 interceptions, 15 passes décisives (9 de Snell), 9 fautes, 14 balles perdues.
Marqueuses et temps de jeu. Petrovic 4 (16’37), Snell 12 ‘35’23), Melain 7 (24’56), Miyem 13 (25’), Dumerc 1 (24’47), Paul 0 (3’04), Kireta 10 (18’51), Lepron 2 (15’13), Ndongue 20 (23’01), Bujdoso 4 (13’08 ).
PAYS D’AIX BASKET 13. 30 tirs réussis sur 60 tentés dont 5 sur 16 à trois points ; 4 sur 9 aux lancers. 24 rebonds, 1 contre, 7 interceptions, 12 passes décisives (6 de Sharp), 19 fautes (une joueuse sortie, Suez-Karni, 33e), 16 balles perdues.
Marqueuses et temps de jeu. Sharp 9 (37’54), Cousseins 0 (7’52), Suez-Karni 9 (25’04), Kresovic 2 (20’06), Lacroix 13 (27’37), Sene 14 (34’25), Jekabsone 17 (22’31), Beuzelin 5 (24’31).
BOURGES BASKET - PAYS D'AIX BASKET 13 : 73 - 69
CHALLES LES EAUX B - MOURENX BASKET CLUB : 80 - 74
STADE CLERMONTOIS AB 63 - USO MONDEVILLE: 82 - 71
VALENCIENNES U S V O - ESB VILLENEUVE D'ASCQ LM : 75 - 59
TARBES GESPE BIGORRE - SAINT JACQUES SPORT REIMS : 80 - 63
COTE D'OPALE BASKET CALAIS - BASKET LATTES MONTPELLIER AGGLOMERATION : 75 - 87
ASPTT ARRAS - UNION ST AMAND PTE DU HAINAUT HAUT NIVEAU: 84 - 76
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Lattes-Montpellier n'en finit plus d'être amoindri par les absences. A Jouandon arrêtée jusqu'à lundi s'est ajouté le nouveau pépin de Daley, victime d'une déchirure à l'adducteur droit. L'ailière US ne sera pas ce soir sur le parquet calaisien où le BLMA, en renouvelant son succès de l'aller face au 13 e de LFB (69-55), pourrait voler la 2 e place à Valenciennes qui reçoit Villeneuve d'Ascq. Ultime souci, l'absence de Servage qui a été écartée de l'équipe pour comportement inadéquat avec l'exigence du professionnalisme.
www.midilibre.com
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La Voix du Nord - 17/04/2008
Défait devant Montpellier, Calais baisse le rideau
Hier soir, Calypso, un brin nostalgique, accueillait la dernière rencontre de Calais en ligue féminine. En effet, reléguées, les Calaisiennes évolueront en NF1 la saison prochaine. Pour l’occasion, c’est Montpellier qui se déplaçait sur la côte. Une formation sudiste qui avait bien l’intention de troubler les adieux maritimes, une victoire pouvant leur offrir la seconde place devant l’USVO.
Sûres de leur fait, les Héraultaises tentaient de prendre les Maritimes à la gorge d’entrée de jeu (0-4, 1ère mn). Peu impressionnée, la bande à Sicsic serrait la vis en défense et combinait de belle manière à l’attaque (8-8, 4e mn). Mais voilà, ne tient pas le haut du panier français qui veut. En effet, en moins de trois minutes, les visiteurs se distinguaient par un quatre sur quatre à trois points dont trois à la seule Manic (10-22, 8e mn). Calais réagissait par un tir primé de Leleuch au buzzer (15-22, 10e mn). Sur sa lancée, le COB faisait mal à Montpellier qui peinait devant un bon mélange de vivacité et d’envie (25-26, 13e mn). Jean-François Dubreuil recadrait tout ça avec un temps mort pour faire repartir la machine. Les deux formations ne lâchaient rien, l’une jouant avec l’envie de s’offrir des adieux dignes de ce nom, l’autre gardant en ligne de mire la place de dauphin au terme de la saison régulière (31-33, 17e mn). Le duel était donc disputé et à la pause les locales viraient même en tête, pour le grand bonheur des supporters (39-38, 20e mn). Libéré de toute pression, Calais faisait bonne figure dans cette rencontre où le niveau pratiqué sur le parquet valait bien plus que le classement actuel des filles de Sicsic.
Au retour des vestiaires, les Héraultaises, un brin remontées, enquillaient les paniers pour passer un cinglant 10-0 stoppé par le temps mort demandé par le technicien calaisien (41-48, 24e mn). Les choses se compliquaient encore quand Manic, toujours elle, trouvait le cercle au-delà des 6,25 mètres.
Resté aux vestiaires, Calais prenait l’eau et voyait donc tous ses efforts anéantis en l’espace de quelques minutes (43-59, 27e mn). Leleuch tentait bien de répondre aux 10 sur 11 des Sudistes aux shoots mais cela ne suffisait malheureusement pas.
À l’entame du dernier acte, les locales accusaient un passif de treize unités (53-66, 30e mn). Pas une mince affaire, surtout que la bande à Dubreuil ne baissait pas d’intensité. Les Maritimes n’abdiquaient pourtant pas mais le dernier geste manquait trop souvent d’assurance (62-74, 33e mn). Face à une formation comme Montpellier, cela ne pardonnait pas et se faisait même sentir au tableau d’affichage (66-81, 36e mn).
Au final, la défaite était au rendez-vous (75-87), mais ce Calais là avait su se montrer solidaire. Debout, Calypso applaudissait son équipe, donnant en même temps rendez-vous à la LFB. •
JÉRÔME BLOT ( CLP)
CALAIS-MONTPELLIER : 75-87 (15-22, 24-16, 14-28, 22-21).
- CALAIS : Csaszar 10, Hardy 0, Cibert 8, Brazdeikyte 5, Neaves 18, Bouthors 12, Candelier 2, Dia 5, Leleuch 13, Machu 2.
- MONTPELLIER : Manic 11, Basko 14, Bonnan 7, Skrela 27, Dijon 19, Guerra 0, Daley 0, Bertal 9, Vierne 0.
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Abdou N’Diaye : « On savoure notre place »
Les objectifs sont remplis de part et d’autre, et la sérénité était de mise dans les deux vestiaires hier soir. Valenciennes, vainqueur (75-59) reste deuxième, Villeneuve, quatrième, jouera l’Euroligue et chacun a trouvé de la matière pour satisfaire la suite de la saison.
PAR PHILIPPE GUILBAUD
« Quand on voit où on était il y a un mois et demi, on n’aurait pas pu espérer ça. » Géraldine Robert, comme toutes les Villeneuvoises, constatait hier que l’ESBVA revenait de loin. Et cette dernière défaite, face à des Valenciennoises qui cherchent encore leur basket en cette fin de saison, n’a pas ruiné leur fabuleuse remontée au classement. Ce ne sont pas les péripéties qui ont manqué pourtant, comme aimait à le rappeler Abdou N’Diaye. « On savoure notre place. C’est une belle saison, avec cette quatrième place. On joue pour la troisième année consécutive le tournoi de la Fédération, on sera pour la deuxième fois en Euroligue, on joue la finale de la Coupe de France. On fait partie des places fortes du basket français. » Ce ticket pour l’Euroligue, il l’a cependant poinçonné avec méfiance. « Il ne faudra pas faire n’importe quoi, car cette année a été difficile.
On doit apprendre de nos erreurs car on a eu beaucoup de blessées cette saison. Il faudra gérer plus solidement notre effectif, mais tout ça, on le verra avec les dirigeants. » Ce dernier match de la saison régulière aura donc encore été difficile, malgré une bonne entame. « Mais VO nous a fait mal avec sa défense agressive. Ça nous a surpris. En fait, on a montré deux visages. Un premier amorphe en première période puis plus agressif en seconde. » Et voilà le tournoi de la Fédération qui se profile. « Il ne sert rien », avance le coach, mi-sérieux, mi-ironique. « Ça va nous servir à bien préparer les matches contre l’ogre Bourges », indique Géraldine Robert. « On va les jouer souvent et on a bien l’intention de les battre. » •
La Voix du Nord
VALENCIENNES - VILLENEUVE-D’ASCQ : 75-59 (13-15, 23-10, 20-23, 19-11).
– Arbitres : M. Gueu et Mme Delaune.
– 2 400 spectateurs.
• USVO : 27 paniers sur 64 tirs (42 %) dont 6/20 à trois points (30 %) ; lancers francs : 15/20, 44 rebonds (Ohlde 10) dont 13 offensifs ; 16 passes décisives (Zara 5) ; 13 interceptions ; 15 balles perdues ; 19 fautes provoquées (Gomis 10) ; 19 fautes (Cserny 4).
Cinq de départ : Zara 5, Gomis 17, Badé 0, Ohlde 19, Cserny 10 puis Aubert 5, Reghaissia 0, Michel 19, Pochet 0, Koehn 0.
Entr. : H. Coudray.
• ESBVA : 22 paniers sur 61 tirs (36 %) dont 3/14 à trois points (21 %) ; lancers francs : 12/17 ; 36 rebonds (Crawford 11) dont 11 offensifs ; 10 passes décisives (Drljaca 3) ; 15 interceptions (Robert 5) ; 13 balles perdues (Robert 4) ; 18 fautes provoquées (Robert 6) ; 20 fautes (Wambe 5).
Cinq de départ : Wambe 6, Fombonne 3, Drljaca 6, Robert 14, Crawford 14 puis Sacko 8, Dieme 5, Dantas 3, Ilic 0, Albicy 0.
Entr. : A. N’Diaye.
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La Voix du Nord -
Sabrina Reghaissia : « Ça rassure, mais ce n’est pas fini »
Les objectifs sont remplis de part et d’autre, la sérénité était de mise dans les deux vestiaires hier soir. Valenciennes, vainqueur (75-59) reste deuxième, Villeneuve, quatrième, jouera l’Euroligue et chacun a trouvé de la matière pour satisfaire la suite de la saison.
PAR PHILIPPE GUILBAUD
« Ça rassure ». Christian Lecoq, le président de l’USVO a encore eu quelques bouffées de chaleur hier soir, notamment après la « spéciale USVO » : un avantage de 20 points dilapidé en quelques minutes et qui fond jusqu’à -7. Mais ses filles ont tenu le choc, affichant un visage nettement plus conquérant que lors des précédentes sorties, à l’image d’une Émilie Gomis mordante à souhait et qui voulait montrer à son ancien club ce qu’elle avait dans le ventre. À domicile, l’USVO se sent bien de toute façon. « Dans notre mauvaise série, on a surtout perdu à l’extérieur, constate Hervé Coudray. Il faut maintenant qu’on arrive à reproduire notre première période sur les matches à l’extérieur. » Le fait de terminer deuxième et d’avoir le match retour et l’appui éventuel en demi-finale du championnat contre Montpellier était aussi là pour le rassurer.
La mauvaise spirale vient de s’arrêter, « mais ce n’est pas fini, insiste Sabrina Reghaissia. On a rempli un des objectifs qui était de finir deuxième depuis que Bourges est intouchable. Mais il reste encore beaucoup de choses à gagner. Le plus gros arrive. » Et on a le sentiment que ce match peut donner un nouvel élan à l’équipe. « Ce soir, on n’a pas douté, même quand Villeneuve est revenu. On était bien. On a fait ce qu’Hervé nous avait demandé en défense et en attaque. Tout le monde a été là, tout le monde a été présent tout le match. » Abdou N’Diaye, le coach villeneuvois, reconnaissait d’ailleurs que la défense agressive des Valenciennoises avait été l’élément perturbateur dans le jeu de l’ESBVA. « On a montré deux visages. Un premier amorphe en première période et un deuxième plus agressif en seconde période » Le coach de la métropole qui avait appris au coup de sifflet final la défaite de Mondeville à Clermont, pouvait alors souffler. « On savoure notre place. Il y a deux mois, on était encore neuvièmes. La saison a été éprouvante à tout point de vue, mais on vient de montrer, en jouant pour la troisième fois le tournoi de la Fédération et la deuxième fois consécutive l’Euroligue, qu’on faisait partie des places fortes du basket français.»
Le tournoi de la Fédération, c’est justement l’actualité chaude qui se profile, ce week-end. « Des matches amicaux, car ce tournoi ne sert à rien », selon Abdou N’Diaye. « Des matches à gagner, car quand on est à VO, on veut gagner des titres », indiquait Hervé Coudray. Une compétition qui servira en tout cas pour les deux équipes à bien préparer les demi-finales du championnat de France sur lequel elles n’ont pas l’intention de laisser Bourges régner. •
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La Voix du Nord - 17/04/2008
Arras gagne pour du beurre face à Saint-Amand et affrontera Challes dans le challenge round
Lors d’un match sans enjeu sportif réel, Arras et Saint-Amand se sont rodé en vue du challenge round. Victorieuses 84-76, les Arrageoises ont remporté ce derby du Nord qui comptait pour du beurre. Dès mardi, avec un match aller halle des sports, les joueuses de Bruno Blier affronteront l’équipe de Challes.
PAR JULIEN LECHEVESTRIER
Surprise côté arrageois, Carla Thomas ne démarre pas le match. L’intérieure américaine ne le disputera même pas. « C’est une blessure WNBA », glisse, grinçant, Jean-Louis Monneret, le président. L’absence de Thomas explique peut-être le déficit aux rebonds face à aux solides amandinoises Stansbury et Kamba. Grâce à d’adroites Miedzik, Amant et même Arnaud (pour sa meilleure mais trop tardive prestation de la saison), Arras ne décroche jamais au score. Dans ce rendez-vous sans enjeu réel pour les deux formations, la première période est plus qu’équilibrée (35-36).
La seconde période, avec ses dix dernières minutes, offre la vraie tension d’un match de basket. Stansbury est toujours aussi présente au rebond (11 au total pour 15 points). Avec une nouvelle cueillette offensive, au début du 4e quart-temps, elle permet aux Amandinoises de revenir à 64-65.
Mais les Arrageois sont en tête et le resteront jusqu’au bout. Notamment grâce une énorme deuxième période de Sheana Mosch, auteur de 19 points (27 au total). Dans les dernières minutes, un panier primé et une série de lancers francs cruciaux de la star américaine font définitivement pencher la balance du côté du Pas-de-Calais dans ce derby du Nord.
Point de déclaration sur cette victoire du côté arrageois après pourtant ce beau succès qui vient conclure la saison régulière avec un bilan positif halle des sports (sept victoires pour six défaites). Bruno Blier n’a visiblement pas aimé les appréciations de notre jury des Demoiselles (notre édition de mercredi). Un manque de recul et d’acceptation de la critique d’un coach qui nous avait pourtant habitués à beaucoup mieux.
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ARRAS PAYS D’ARTOIS - UNION SAINT-AMAND PORTE DU HAINAUT : 84-76 (16-16, 21-20, 24-22, 23-18 ). 1 200 spectateurs environ.
• ARRAS.- 33 paniers sur 62 tentés, dont 5/15 à 3 points (Mosch, Miedzik 2) ; 17/18 aux lancers-francs (Mosch 8/8 ) ; 26 rebonds (Mosch 6) ; 14 passes décisives (Gruszczynski 7) ; 10 interceptions ; 15 balles perdues ; 13 fautes.
Lysyuk ; Mosch 26 ; Ivancevic 10 ; Gruszczynski 6 ; Arnaud 14 ; Miedzik 12 ; Amant 14 ; Déas 2.
• SAINT-AMAND.- 29/66 paniers sur tentés, dont 3/19 à 3 points ; 15/18 aux lancers-francs (Moore 7/8 ) ; 32 rebonds (Stansbury 12) ; 10 passes décisives (Moore 3) ; 6 interceptions ; 18 balles perdues ; 16 fautes Stansbury 15 ; Fouterêt 9 ; Costaz ; Padabed 6 ; Dubuis ; Ploegaerts 3 ; Moore 19 ; Kamba 3 ; Ajanovic 14 ; Washington 7.
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Une victoire à l'arrache pour le 500e
Fatiguées, tant physiquement que mentalement après le Final Four, les Tango se sont imposées à l'arrache face à une équipe aixoise toujours aussi accrocheuse. En demi-finale, Bourges devrait affronter Villeneuve-d'Ascq, battu hier soir à Valencienne, 75-54.
Zéro regrets, trois trophées. C’était le message d’encouragement des supporters tango aux joueuses de Pierre Vincent. Sous entendu, “pas de regret après le Final Four… Gagnez les trois titres hexagonaux et tout sera pour le mieux”.
La vraie question, pour ce 500e match du club berruyer en NF1A et Ligue féminine confondues, était de savoir si les Tango avaient récupéré des énormes efforts consentis au Final Four. Tant au plan physique que mental. C’était d’autant plus préoccupant que les Aixoises ont toujours posé de réels problèmes à l’équipe de Pierre Vincent et qu’elles arrivaient fraîches et reposées. Et quand on connaît la générosité et l’intensité que les joueuses de Lehmann savent mettre dans le jeu…
Cette (trop grande) intensité allait d’ailleurs coûter cher aux Provençales, accrocheuses en diables. En effet, alors que, nettement avantagé au niveau des centimètres avec Kireta et Ndongue, Bourges cherchait les solutions en dessous avec une adresse moyenne (5 sur 11 aux tirs lors du premier quart-temps), les Aixoises, fidèles à leur réputation, d’équipe qui défend fort, étaient systématiquement et logiquement pénalisées.
Les fautes aixoises…
Les Berruyères n’en demandaient pas tant qui, grâce à un joli 9 sur 10 aux lancers, arrivaient à la 10e minute avec un handicap minimum : 19-20. Aix, entre deux fautes, avait su trouver des failles dans la défense tango pour mener le plus souvent au score (6-9 puis 13-16 et 17-20 à la 9e). Problème toutefois, Anda Jekabsone avait déjà trois fautes au compteur.
Et sans sa seule grande (1,90), Aix était complètement démuni en dessous. Pour le plus grand plaisir de Emmeline Ndongue, le plus souvent bien alertée par Belinda Snell (6 passes décisives en première mi-temps). Dominatrices au rebond (17 à 8 ), les Tango ne manquaient pas de munitions. Et quand c’était fermé en dessous, eh ! bien, Belinda Snell de loin, ou Cathy Melain en pénétration, creusaient l’écart pour Bourges face à des Aixoises déjà gratifiées de treize fautes au repos.
Les Tango à l’arrache
Après un 6-0 signé Kireta sur une nouvelle passe de Snell, Bourges faisait ainsi un premier break, 37-32 (17e) pour arriver au repos avec huit points d’avance, 43-35 (9 sur 15 aux tirs sur la période). La deuxième période allait être tout aussi à l’arrache. Avec des Tango parfois laborieuses mais dominatrices en dessous qui profitaient des errements défensifs des Provençales pour alimenter le score ; de l’autre des Aixoises plutôt inspirées en attaque et qui restaient finalement menaçantes pour des Berruyères un brin fragilisées.
La quatrième faute de Jekabsone (23e) puis celle à venir de Sène et Suez-Karni obligeait à réduire un peu plus son intensité défensive au profit de Miyem, Ndongue et Snell, les mieux inspirées côté tango.
La barre des +10 (57-47) était franchie à la 27e sur deux lancers d’Emmeline et le plus gros écart du match, +13, était signé Snell (69-56, 36e). Depuis longtemps, Pierre Vincent avait multiplié les rotations en pensant au Tournoi de la Fédération, ce week-end à Angers. Et si, au prix d’un 0-7, Aix revenait à quatre points à 30 secondes du buzzer (71-67), Bourges assurait l’essentiel. A l’arrache.
En demi-finales, Bourges devrait logiquement retrouver Villeneuve-d’Ascq, également son adversaire en finale de Coupe de France.
Christian Ragot - www.leberry.fr
LA FICHE
Bourges bat Aix, 73-69 (19-20, 24-15, 17-16, 13-18).
Arbitres : MM. Bailleul et Seureau. 2.500 spectateurs.
BOURGES BASKET. 26 tirs réussis sur 51 tentés dont 3 sur 8 à trois points ; 18 sur 22 aux lancers. 29 rebonds, 2 contres, 9 interceptions, 15 passes décisives (9 de Snell), 9 fautes, 14 balles perdues.
Marqueuses et temps de jeu. Petrovic 4 (16’37), Snell 12 ‘35’23), Melain 7 (24’56), Miyem 13 (25’), Dumerc 1 (24’47), Paul 0 (3’04), Kireta 10 (18’51), Lepron 2 (15’13), Ndongue 20 (23’01), Bujdoso 4 (13’08 ).
PAYS D’AIX BASKET 13. 30 tirs réussis sur 60 tentés dont 5 sur 16 à trois points ; 4 sur 9 aux lancers. 24 rebonds, 1 contre, 7 interceptions, 12 passes décisives (6 de Sharp), 19 fautes (une joueuse sortie, Suez-Karni, 33e), 16 balles perdues.
Marqueuses et temps de jeu. Sharp 9 (37’54), Cousseins 0 (7’52), Suez-Karni 9 (25’04), Kresovic 2 (20’06), Lacroix 13 (27’37), Sene 14 (34’25), Jekabsone 17 (22’31), Beuzelin 5 (24’31).
Modifié en dernier par la zone le jeu. 17 avr. 2008 17:42, modifié 5 fois.