Premier bon test face à Saint-Quentin, que je vois accomplir une bonne saison (les PO sont à leur portée). Match avec du rebondissement, du suspense, des paniers spectaculaires.
J'ai senti nos joueurs crispés, un peu tendu. La volonté de bien faire pour le premier match de championnat à domicile ? Sûrement... A l'image de ces transmissions parfois mal assurées (Walker, Drouault, Beye...), du mauvais passage de ce dernier dans le 2e QT qui nous a ''gratifié'' de deux air ball à 3 points presque successivement, d'une perte de balle en raison d'un pied en touche, des débuts de QT laborieux de la part de l'ALM qui avait à chaque fois du mal à être d'attaque d'entée...
Par moment, je dirais un manque de combativité. On a laissé quelques rebonds offensif à l'adversaire et quelques fois quand le shoot était manqué, je n'ai pas vu les intérieurs se battre au rebond.
Autres points à rectifier, l'adresse aux LF et à 3 points. L'adresse ça va, ça vient comme on le sait.
Côté positif, une équipe enthousiaste, vaillante, solidaire, qui n'a rien lâché. J'ai beaucoup aimé l'attitude défensive. On craignait que ce soit open bar toute la saison mais force est de constater que notre équipe s'améliore dans ce secteur du jeu. Au cours du 2e QT, elle a étouffé, oui c'est le mot, le SQBB grâce à une zone efficace et un pressing demi-terrain très haut, ce qui a poussé les picards au delà des 24 secondes, deux fois de suite. Dommage que la zone ne fût pas plus utilisée.
Rayon individuel, Burton sera l'une des révélation de la Pro B. C'est un Jeremiah Wood numéro 2 (très bon sens du placement aux rebonds, grosse palette offensive, une vision de jeu que peu de pivots possède, de l'intensité et de l'anticipation en défense). Bref, un joli joueur que ce Burton.
Beye et Niang vont devoir se réveiller. Le jour où les défenses vont prendre à deux, ''Big Joe'', ils vont devoir répondre présent, ce qui n'était pas le cas hier.
Drouault, c'est un dragster !
Par contre, les arbitres ils attendent quoi pour coller un pu*** d'antisportive ? Drouault file au dunk en deuxième MT, et Davis fait une énorme faute par derrière, tout étant le dernier défenseur ! Une simple faute qui a fait hurler Jean Fourré !
Les autres (Keita, Walker, Reed, Costentin) sont dans leur rôle.
Rayon coaching, pourquoi ne pas avoir fait entrer Pinault ? Car justement lui nous apporte de l'adresse extérieure. J'aimerais avoir des explications du coach quand à ce choix de ne pas l'avoir fait entrer en jeu.
Bref, la marge de progression est importante pour l'ALM.
PS: Si quelqu'un à la vidéo du ''In your face baby'' de Drouault sur Odiakosa ?
Diaporama Evreux - Saint-Quentin
Les échos venus d'ailleurs:L’ALM Evreux fidèle à elle-même
Pour son entrée en championnat, l’ALM Evreux s’est imposée devant Saint-Quentin (72-68), hier à la salle Jean-Fourré, dégageant beaucoup d’intensité et de cœur.
Les Ebroïciens ont bien débuté leur championnat
Rien de vaut le championnat pour déchaîner les passions. Guillaume Costentin, le capitaine de l’ALM, le reconnaissait en milieu de semaine, la leaders Cup et la Coupe de France, c’est bien gentil, mais ça n’a pas la saveur d’un bon vieux match de Pro B. Le public de la salle Jean-Fourré semble partager ce point de vue. Hier, il a très généreusement garni les travées. Ici l’ambiance est toujours aussi bouillonnante surtout lorsque l’ALM assure le spectacle (72-68), multiplie les paniers plus spectaculaires les uns que les autres, tout en défendant comme un seul homme tel que ce fut le cas dans le deuxième quart-temps, dans la pure tradition des coups de folies qui peuvent s’emparer de cette salle.
Avec Drouault dans le rôle de pyromane (11 points), allumant des mèches de partout, avec une prédilection pour l’attaque frontale du panier, de préférence lancé comme un obus. Et quand Saint-Quentin a repris le contrôle de la partie dans le 3e quart-temps, le public était derrière son équipe pour qu’elle ne lâche pas. L’ALM en avait gardé sous le pied pour reprendre le leadership dans un dernier quart-temps suffocant qu’elle a géré avec sa tête et son cœur. La saison est bien lancée pour la troupe de Laurent Pluvy. Petit bras en tout début de partie, les Normands avaient pris de l’assurance grâce à Burton qui avait semé un beau bazar dans la défense picarde à laquelle il avait infligé 10 points lors du premier quart-temps, avec un ronflant 5/6 dans la peinture. Son activité n’était cependant pas suffisante, l’ALM était distancée de 9 points (18-27, 12e), au moment ou Beye sombrait dans les imprécisions : air-ball à trois points puis pied en touche.
Le retour sur le parquet de Reed et de Burton, logiquement à bout de souffle en fin de premier quart-temps, conféraient un peps aux Eurois. Walker et surtout Drouault prenaient feu. Ce dernier catapultait un dunk dont l’onde se répercutait jusque sur l’Iton. Keita sur lancer franc et Reed, sur un dribble en toupie, mettaient eux aussi du cœur à l’ouvrage. Le jeu de Saint-Quentin était déstructuré, perturbé par l’intensité instillée par les Normands, notamment par Drouault, totalement survolté après ses coups d’éclats en attaque (31-29, 18e). Et quand il était pris d’une petite faiblesse au lancer franc, Niang arrachait le rebond et surtout la faute. En 8 minutes, l’ALM passait sur le corps des Picards, à l’agonie sur chaque possession, sur la base d’un 20-4 (38-31, 20e). Et encore, ils pouvaient s’estimer heureux que les Eurois soient restés muets à trois points (0/5). Reed remédiait rapidement à cette lacune (41-31, 22e) mais le jeu avait quand même perdu sa fluidité, les passes étaient moins précises, la défense moins mobile. Drouault et Walker (3e faute) étaient coupés par les arbitres dans leur élan. Saint-Quentin se refaisait la cerise, marquait des paniers faciles en contre-attaque (45-41, 26e). Les Picards répondaient exactement de la même manière que l’ALM avait agi avant la mi-temps. Un trois point de Davis portait même Saint-Quentin au commandement (45-48, 27e). Il fallait attendre 7 minutes pour qu’Evreux provoque sa première faute. Discret en attaque, Burton assurait en revanche une grosse part de boulot sous son cercle, ramassant des rebonds utiles. Tapi derrière les 6,75m, Beye croyait égaliser à la fin du 3e quart-temps mais c’était sans compter sur la malice de Davis qui se précipitait sur le cercle de son ancienne équipe (53-56, 30e). L’ALM recouvrait ses esprits, porté par Walker qui rôdait sous le panier, et surtout par Drouault qui s’embrasait une fois de plus (62-58, 34e). La salle hurlait quand les arbitres lui refusaient une faute antisportive. Saint-Quentin avait encore de la moelle mais ne pouvait rien contre Burton, auteur d’un panier à l’aveugle par dessus son épaule avec l’aide la planche (64-61, 36e). Privé de Drouault, touché à l’épaule dans un choc, l’ALM avait la main, profitant des shoots de Walker à mi-distance (69-63, 38e). Malgré l’empressement de Beye et quelques échecs de Burton, l’ALM contenait les Picards, pourtant revenus à 2 points sur un miraculeux 3 points d’Evans (70-68), à 25 secondes du buzzer. Le mot de la fin revenait à Burton qui piquait le ballon de la dernière chance à Evans. Le pivot US est un sacré phénomène (18 points, 15 rebonds, 5 interceptions et... 34 d’évaluation) !
Sous les paniers
Costentin, bien présent
Guillaume Costentin, le capitaine de l’ALM Evreux, était bel et bien présent hier sur le parquet pour se coltiner Saint-Quentin. La semaine passée, après un choc à l’entraînement, il s’était ouvert la lèvre et avait dû recevoir cinq points de suture.
Souvenirs
Recrues de Saint-Quentin, deux anciens ébroïciens ont retrouvé la salle Jean-Fourré hier soir : Daviin Davis et Méridis Houmounou. L’ailier américain avait défendu les couleurs euroises en 2010-2011 (11,6 points, 4,2 rebonds et 12 d’évaluation de moyenne) tandis que l’arrière français était resté trois saisons, entre 2007 et 2010 (4,3 points, 2,3 rebonds et 4,7 d’évaluation sur 100 matches.
Paris Normandie
Entame ratée pour le SQBB
Vendredi soir à Evreux, les Saint-Quentinois ont attaqué le championnat par une courte défaite, à l’issue d’un gros combat (72-68).
Charles et ses coéquipiers sont tombés sur une solide et revancharde équipe d’Évreux
Remis de son entorse de la cheville, l’arrière-ailier Daviin Davis était bien présent vendredi à Evreux pour le premier match de championnat de la saison. C’est donc un SQBB au complet qui s’est présenté en Normandie face à une formation revancharde. Car il y a un mois jour pour jour, Saint-Quentin était venu s’imposer (66-71) ici-même en Coupe de France.
En début de partie (10-8, 6e), on assistait à de gros duels dans la raquette. Le pivot massif d’Evreux, l’Américain Joe Burton (125 kg), s’imposait dans la raquette et inscrivait six points rapidement. Tout comme son compatriote d’en face, l’ailier fort Ryan Evans. En cette période de vacances, on assistait à un chassé-croisé au tableau d’affichage (14-16), après un primé d’Houmounou. Davis l’imitait et le SQBB restait devant (16-19).
Le festival Drouault
Solides et se trouvant bien (7 passes décisives), les Bleu et Blanc étaient toujours devant, à l’issue du premier quart-temps (18-21). Puis, l’écart passait à +5 (18-23, 11e). Les Normands commettaient des maladresses en attaque. Et l’ALM voyait le SQBB faire un petit écart (18-27, 13e).
Il fallait attendre près de trois minutes pour voir les Normands marquer dans ce deuxième quart-temps par Walker. Juste derrière, Drouault claquait un dunk rageur (22-27). Cette action sonnait la révolte des Ebroïciens.
Le SQBB n’arrivait pas à contenir la furia normande et ce diable de Drouault égalisait (29-29). C’était encore lui qui récupérait un ballon, avant de marquer (31-29, 17e). Inarrêtable, l’ailier de l’ALM faisait son festival et enflammait ce deuxième quart, enfilant les paniers comme des perles (11points). Si bien qu’à la pause, Evreux menait de sept points (38-31). Ce deuxième quart (20-10) avait le don de mettre en colère Jean-Manuel Sousa, le coach saint-quentinois. Son équipe, renversée par la vague, allait devoir resserrer les boulons en défense.
L’écart oscillait ensuite entre 10 et 6 points (45-39, 25e), avant que Davis ne ramène l’écart à -4 (45-41). Solidaire et jouant ensemble, le SQBB restait dans le match et égalisait par Evans (45-45, 27e), avant de reprendre l’avantage (45-48). On assistait à un gros combat et Beye, d’un primé, remettait les deux équipes à égalité (53-53, 29e). Mais les Axonais ne lâchaient rien et abordaient le quatrième et dernier quart avec trois points d’avance (53-56).
Coup pour coup
Dans une salle surchauffée, les deux équipes se rendaient coup pour coup (57-58, 32e). Les duels étaient intenses et nouveau chassé-croisé au tableau d’affichage (60-58). On commettait des fautes de part et d’autre (61-61, 35e). Burton s’imposait face à Odiakosa (64-61) dans le duel des poids lourds. Juste derrière, Drouault, dans un choc avec Davis, se faisait mal à l’épaule droite et devait regagner le banc. Mais à coup de lancers francs et avec son meneur US Walker, Evreux se dirigeait vers la victoire (69-63, 37e). Evans, solide au poste, avait beau rentrer un primé (71-68), il se faisait ensuite chiper un ballon par Burton qui clôturait la marque (72-68). Un Burton XXL (18 points, 34 d’évaluation).
« On a vu un combat, un peu dans le désordre pour nous, constatait le coach axonais Jean-Manuel Sousa. On n'a pas lâché, mais on a été trop dans l'approximation, en défense comme en attaque. On leur a laissé trop de points faciles. C'était difficile de contenir cette euphorie. Beaucoup de choses nous plombent. On n'a pas été assez rigoureux, aussi bien en défense qu'en attaque. On n'a pas joué sereinement, alors qu'on avait les armes pour le faire. Burton nous a mangé, il a mangé nos intérieurs. On ne les a pas vus. C'est inquiétant.»
Courrier Picard




