mercredi 27 mai 2009
Armentières - L'année prochaine, il faudra faire sans elles...
Sabrina Megoeuil, Perrine Demets, Caroline Lalart et Rachel Coumba raccrochent les baskets.
Elles sont inflexibles ! Elles l'avaient annoncé il y a déjà quelques semaines et même après le week-end de folie qu'elles ont vécu, elles n'ont pas changé d'avis : la saison 2008-2009 sera leur dernière. Et quelle dernière puisque Sabrina Megoeuil, Perrine Demets, Caroline Lalart et Rachel Coumba sont revenues de Limoges toutes auréolées d'un titre de champion de France, ticket pour la LFB en poche ! On ne pouvait rêver meilleure fin de carrière...
À l'issue de la finale, Stéphane Lalart n'en finissait plus de leur rendre hommage.
« C'est une grande émotion, surtout pour les quatre filles qui vont quitter le groupe et qui méritaient qu'on leur offre le titre. Si Armentières en est là aujourd'hui, c'est parce qu'elles ont construit l'édifice de la maison SOA. » Six ans de fidélité pour Perrine Demets, quatre pour Caroline Lalart, deux pour Sabrina Megoeuil et Rachel Coumba... Les néo-retraitées avaient bien du mal à contenir leurs larmes dimanche soir. Pourtant, elles sont restées droites dans leurs bottes et sûres de leur choix.
« Finir comme ça, on ne pouvait pas rêver mieux ! », sourit Perrine Demets.
Les quatre Armentiéroises affichentdes motivations différentes. Pour Rachel Coumba, l'arrêt est presque un soulagement.
« Malgré ces deux jours, je n'ai pas envie de rempiler, explique-t-elle.
De toute façon, j'ai donné mes dernières forces ce week-end ! C'est sûr, c'est un super bon moment mais ça ne compense pas tous les sacrifices. » Même son de cloche, ou presque, chez Perrine Demets qui veut
« couper complètement avec le basket. Surtout qu'en LFB, ça risque d'être trop physique pour moi ».
Les discours de Sabrina Megoeuil et de Caroline Lalart sont moins radicaux.
« J'ai jamais eu envie d'arrêter mais, avec Stef ( NDLR, son coach de mari),
on a le projet d'avoir des enfants. » Sab Megoeuil, elle, a été motivée par des choix professionnels.
« C'est dur, mais on fait avec, soupire-t-elle.
On me propose un poste en mairie de Ronchin et je vais donc intégrer le club ronchinois qui évolue en N3. » Pour Rachel Coumba, par contre, hors de question de continuer à jouer.
« J'ai vraiment envie de faire autre chose, précise « Rach ».
Me cultiver, aller au ciné, reprendre le piano, m'investir dans le boulot, cuisiner... Je n'ai plus envie de passer mes soirées dans les salles de sport. » Par contre, comme ses copines, l'intérieure armentiéroise a conscience que la transition ne sera pas facile.
« Ce qui va me manquer ? La compet et l'état diffus dans lequel on se trouve avant et après les matchs. Un état de bien être ou de mal être en fonction du résultat mais c'est un truc qu'on ne ressent qu'en compétition. » « Caro » et « Perrin » ne disent pas le contraire.
« Les matchs à enjeu vont manquer... Et faire partie d'un groupe », continue Caroline Lalart.
« C'est vrai qu'on a réussi à créer un sacré groupe avec une sacrée ambiance. À l'image des ch'tis, quoi ! », rajoute Sab. Du coup, et elles ne s'en cachent pas, on devrait les revoir toutes les quatre dans les gradins de Léo-Lagrange.
« Et je veux ma place en VIP et ma coupe de champagne prête à chaque match ! », lance, en guise de conclusion, Rachel Coumba.
FLORENCE PIAZZETA -
www.armentieres.maville.com
Le recrutement a déjà commencé aux SOA. Marie-Frédérique Ayissi et Cora Duval (Limoges) ont signé. Tout comme Valérie Labbe (Clermont) et Céline Girard (Union Hainaut).
Les rédactions de La Voix du Nord
la Voix du Nord
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samedi 30.05.2009
La ville, fière de ses basketteuses, a reçu les SOA dans son salon d'honneur
«Elles sont vraiment phénoménales... Elles méritent bien d'être dans l'journal!»
Une montée en LFB, l'élite du basket féminin français, et un titre de champion de France de NF 1... Cela valait bien une réception officielle en mairie ! Jeudi soir, c'est donc en grande pompe que les basketteuses armentiéroises ont reçu, après celles de leurs pairs, les félicitations de la municipalité.
Elles ont troqué survêt et baskets contre jeans, tee-shirts et ballerines. Mais, de ce week-end de Final Four, elles ont gardé le sourire. On l'a déjà assez dit et écrit mais il faut bien le reconnaître : ce que les basketteuses armentiéroises ont fait à Limoges et tout simplement exceptionnel !
La municipalité ne pouvait donc manquer de s'associer à l'engouement que les performances des SOA ont suscité.
« C'est une mise à l'honneur historique des basketteuses armentiéroises qui ont vécu, ce week-end, un moment historique pour le club et pour la ville », souligne Arnaud Marié, l'adjoint aux sports, tandis que les photos du voyage limougeaud défilent sur un écran. L'adjoint rappelait ensuite le parcours du club et de l'équipe qui, trois ans auparavant, recevait également les honneurs de la ville pour sa montée en NF 1.
« À l'époque, nous nous réjouissions de votre montée et de l'image de toute une cité que vous alliez véhiculer. » Que dire alors, cette année, tandis que les basketteuses des SOA viennent de gagner le droit de rejoindre le firmament du basket féminin, qu'elles s'apprêtent à accueillir des équipes aussi prestigieuses que Bourges, Clermont, Villeneuve-d'Ascq... ?
« C'est un rêve qui est devenu réalité », indique Bruno Tytgat, président de la section, tout en conseillant aux conjoints des bénévoles du club de
« se trouver une activité pour combler les absences de l'autre ».
Car, il ne faut pas s'y tromper, pour espérer faire bonne figure au milieu des 14 meilleures équipes françaises, il faudra que chacun mette la main à la pâte. Joueuses et entraîneurs, certes, mais également dirigeants, bénévoles, staff médical et municipalité.
« Une accession peut être refusée , a rappelé Bernard Haesebroeck, maire.
Mais nous avions négocié auparavant. Nous l'avons fait avec raison et, avec les sponsors, nous nous sommes engagés dans une logique gagnante, une logique de construction. » Dans les faits, l'aide municipale se traduira par la construction d'une nouvelle salle de 1 000 places, avec parquet par un engagement et un soutien apportés aux joueuses et, enfin, par la création d'un centre de formation.
« Nous avons tenu à être à la hauteur des ambitions du club », conclut le maire avant de remettre aux filles la médaille d'argent de la ville personnalisée à leur nom.
Forts de ces engagements, les SOA peuvent donc continuer à préparer la prochaine saison. Le recrutement est déjà bien entamé. Pour le coach, Stéphane Lalart, reste encore à renforcer chaque poste.
FLORENCE PIAZZETA -
www.lavoixdunord.fr