[ALM EVREUX] 2015-2016: Cruelle fin de saison...

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Alexdu27
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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par Alexdu27 »

J'ai bien aimé le dunk de Drouault et le trash talking qui a suivi entre lui et Marquis :mrgreen: George Eddy aurait été comme un fou en voyant ça :lol:

Diaporama Evreux - Le Portel
L’ALM Evreux y prend goût

S’ils n’en font pas officiellement un objectif, les Ebroïciens ont remporté leur deuxième match en deux journées de Leaders Cup, avant-hier soir, face au Portel, au terme d’une nouvelle soirée spectacle (93-86).

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Pierre-Etienne Drouault et les Ebroïciens ont remporté leur deuxième match de Leaders Cup avant-hier soir

Posé tranquillement en tribunes, tel un observateur ordinaire, Rémy Valin était peut-être venu chercher quelques bonnes ondes, avant-hier soir, à trois jours de son baptême du feu en Pro A (vendredi à Gravelines). Le coach du Rouen Métropole Basket a pu en tout cas vérifier que même peu rempli (mardi soir + intérêt modéré pour la compétition, non incluse dans les abonnements), ce chaudron qu’il eut pendant neuf années comme deuxième maison était toujours aussi chaud bouillant. Surtout lorsque celui-ci voit ses protégés triompher au terme d'une jolie bataille, comme ce fut le cas avant-hier soir (93-86).
Cette fois, ce n'était pourtant pas Boulogne-sur-Mer en face, cette équipe que l'ALM a pris un malin plaisir à désosser à chaque fois qu'elle l'a croisée depuis la reprise (3 victoires, la dernière samedi à l'occasion de la journée d'ouverture de cette Leaders Cup). Mais une équipe du Portel devenue au fil du temps une référence en Pro B, dont elle a vu le tableau final ces cinq dernières années. Un nouveau test, en somme, pour l'équipe de Laurent Pluvy, après celui passé – et manqué (66-71) – la semaine dernière en Coupe de France devant Saint-Quentin. Si le coach eurois dit voir en cette compétition un bon moyen de poursuivre la « prépa », ce genre de victoire ne fait pas de mal, tant pour la confiance que dans l'optique d'une qualification pour les quarts de finale.
D'entrée de jeu hier, les Ebroiciens ont réussi à faire ce qu'ils n'avaient pas parvenus à réaliser face à Saint-Quentin, à savoir trouver du jeu rapide, à l'image de Joe Burton, qui venait conclure à toute blinde une contre-attaque pour obtenir le « and one » (11-9, 4e). A trouver du jeu tout court, pourrait-on même dire, étant donné qu'aucune des possessions euroises sur demi-terrain ne dépassait les 10 secondes. La tactique était simple: une passe, voire deux, avant d'envoyer la balle sous le cercle à destination d'un partenaire démarqué. L'autre bonne nouvelle, c'est que comme lors des deux derniers matchs, ça défendait plutôt bien côté ébroicien (25-15, 8e).
Valin et le public en avaient donc pour leur argent (tarif unique de 5€). Surtout lorsque ceux-ci voyaient Drouault claquer un énorme contre sur la tête de Chathuant, persuadé de pouvoir poser tranquillement son lay-up (13e). Un peu moins lorsqu'il fallut évacuer le Portelois Donaldson, l'épaule en vrac, sortie de sa cavité (16e). La coupure aura au moins eu le mérite de refroidir les Portelois, auteurs d'un 6-0 éclair avant cela (de +15 à +9 pour Evreux). Néanmoins, l'impression d'ensemble laissant à penser que l'ALM commençait à rendre trop de ballons (13 pertes à la pause, dont 5 pour le seul Burton) et que sa domination outrageuse au rebond s'effritait (22-10, tout de même) se confirmait in extremis au tableau lumineux (47-42, MT).

Keita et Reed en patrons

Comme l'écart se stabilisait (59-55, 25e), Pluvy tentait bien une défense de zone, mais celle-ci, malgré l'adresse loin d'être diabolique des Nordistes (3/10), avait plutôt l'effet inverse à celui escompté (62-63, 29e). Car en face, l'ESSM avait clairement resserré sa défense, puisqu'il fallait un panier improbable de Walker pour ramener les siens à l'aube du dernier acte (64-65, 30e), que Beye, déjà sifflé cinq fois, ne pourrait vivre que du banc.
Puisqu'il est bien connu que les quatrièmes quart-temps sont généralement ceux des grands, des tauliers, Reed et... Keita (épatant d'assurance !) prenaient sérieusement les choses en main, inscrivant à eux deux 15 points de suite (23 en tout dans le 4e acte), pour replacer l'ALM à +10 (83-73, 37e) pour un money-time négocié sans souci. Vendredi, Costentin et les siens pourront ainsi suivre tranquillement le résultat du match entre Le Portel et Boulogne. Ainsi que les débuts en Pro A de Valin, sachant que sept des dix Ebroiciens alignés avant-hier sont un jour passés sous ses ordres.

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Alexdu27
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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par Alexdu27 »

Nouveaux panneaux à Jean Fourré

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Les joueurs de l’ALM basket ont toute la semaine pour s’habituer aux nouveaux paniers avant la rencontre de vendredi contre Boulogne-sur-Mer (62). Les équipements historiques de la salle omnisports, les paniers suspendus, n’étant plus aux normes, il a fallu en installer de nouveaux. La Fédération française de basket-ball (FFBB) et la Ligue nationale de basket (LNB) ont en effet imposé à tous les clubs évoluant en Pro B d’avoir des panneaux de basket ancrés au sol. À Évreux, ils sont en place depuis vendredi. La manœuvre a nécessité trois jours d’intervention. La fin des panneaux suspendus n’est pas sans conséquence pour le portefeuille de la Ville, qui s’est fendu d’un gros chèque de 40 000 €. Cette somme inclut les deux panneaux mais également la mise en place de gradins. Les nouveaux paniers ont en effet nécessité la suppression de près de 750 places. Mais de nouvelles tribunes ont été positionnées. Au total, il devrait y avoir près de 300 sièges en moins dans cette salle qui en comptait 3 000. Les panneaux sont réglables en hauteur afin de passer de 3,05 m pour les adultes à 2,60 m pour les enfants.

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poirijer
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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par poirijer »

Nous sommes quand même bien loin des 700 places en moins qui avaient été annoncé au départ ouf!
adiou
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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par adiou »

Will Sheehey, le poste 2/3 du SOMB Boulogne sera absent vendredi soir pour le match. Il est mis au repos pour 8 à 10 jours. Et pourtant, il nous avait fait très mal avec Lance Goulbourne au match aller à Boulogne-sur-Mer. Pour nous, en cas de victoire vendredi soir, on sera en bonne position pour les quarts de finale de Leaders Cup !
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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par JAVFOREVER »

Pronostics de la Pro B sur basket-hebdo
1 Bourg -en- Bresse
2-le -portel
3-boulazac
4-orchies
5-saint-quentin
6-fos-provence
7-poitiers
8-denain
9-nantes
10-evreux
11-vichy-clermont
12-roanne
13-boulogne-sur- mer
14- hyeres_toulon
15-lille
16-saint-chamond
17-charleville-meziere
18-souffelweyersheim
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Alexdu27
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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par Alexdu27 »

Pinault, décollage imminent avec l’ALM Evreux ?

La Leaders Cup n’est pas une aussi franche partie de plaisir pour le petit gars du Sud-Ouest qu’elle ne l’est pour son équipe de l’ALM, victorieuse de ses deux premiers matches avant d’affronter Boulogne ce soir. Mais tout devrait rapidement rentrer dans l’ordre, si l’on en croit l’intéressé et son entraîneur.

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En difficulté jusqu’alors, Bastien Pinault espère trouver le déclic ce soir face à Boulogne

Un vrai régal cette Leaders Cup ? Ça dépend pour qui... Autant l’ALM Evreux a pris son pied au cours des deux premières journées (victoires 84-75 à Boulogne et 93-86 contre Le Portel), autant son jeune ailier Bastien Pinault a, lui, plutôt été obligé de prendre son mal en patience, scotché au banc tant à Damrémont (4 mn de temps de jeu) qu’à Jean-Fourré (5 mn). Et ce n’est pas comme si l’ancien Palois et Rochelais (22 ans le 18 octobre) avait pu se « gaver » précédemment en Coupe de France... Sans adresse à Vitré (0/4, -2 d’éval en 14 mn), Pinault avait réussi la « performance » de commettre quatre fautes en autant de minutes au tour suivant face à Saint-Quentin. « Le genre de chose qui ne m’était encore jamais arrivé », souffle-t-il.

« Je crois que le fait de ne pas répondre présent à Vitré, sur le premier match officiel de la saison, l’a vraiment affecté, avance son entraîneur Laurent Pluvy. Humainement, on sent un garçon gentil, sensible. Et je pense qu’il a tendance à vite douter de lui. Pendant quinze jours, j’ai bien senti qu’il avait la tête en vrac. Cela se voyait sur son visage. Il avait perdu confiance. Mais depuis la semaine dernière, j’ai l’impression que son shoot est revenu. Il a fait une entrée correcte face au Portel (1 rbd, aucun tir) et s’est montré moins timide depuis à l’entraînement. »

De son côté, le natif de Tarbes, auteur de plusieurs sorties prometteuses en présaison (9 pts de moyenne en 14 mn !), assure ne pas « se faire une montagne » de ce retard à l’allumage, conforté par son expérience à La Rochelle (N1) la saison passée. « Je sortais du centre de formation de Pau. Il fallait que je me familiarise avec un nouvel environnement, que je prenne mes marques dans un nouveau championnat et une nouvelle équipe, rapporte-t-il de son accent béarnais. Là-bas aussi, j’avais débuté sur le banc, et cela ne m’avait pas empêché de réaliser une bonne saison. » Agrémentée de 11 pts, 2,4 rbds et 1,7 passe en 25 minutes de moyenne (9,7 d’évaluation).

« Pau, Evreux, pas mal pour démarrer une carrière »

Suffisant pour convaincre Laurent Pluvy de lui donner sa chance en Pro B. « Nous avions un accord, mais il fallait attendre qu’Isaïa Cordinier (parti à Denain) active ou non sa clause de départ, raconte le joueur. J’avais des touches avec d’autres clubs de Pro B, mais je voulais Evreux, une ville de basket. Alors j’ai attendu deux, trois semaines. Pau, Evreux, c’est plutôt pas mal pour démarrer une carrière de basketteur », glisse-t-il dans un sourire.

Arrivé à l’Elan Béarnais à l’âge de 15 ans, Bastien Pinault y passa au total cinq saisons, les deux dernières à profiter de quelques soirées de Pro B puis de Pro A depuis le bout du banc. « Drake (Reed) n’a d’ailleurs pas manqué de me rappeler qu’on les avait un peu volés à l’époque... » Référence au match aller de l’exercice 2012-13 entre l’EBPLO et l’ALM, dont le verdict s’était décidé sur quelques coups de sifflet (79-78) et eut un impact considérable sur le classement final, Pau devançant Evreux d’une victoire.

Très peu utilisé la saison suivante dans l’élite, la jeune gâchette (1,95 m) n’eut alors d’autre choix que de couper le cordon. « Sur le moment, tu as tellement envie de réussir dans ton club formateur que tu es persuadé que c’est à cause du coach (Claude Bergeaud alors), qu’il ne veut pas te donner ta chance. Mais avec le recul, je me suis rendu compte que je n’étais tout simplement pas prêt à évoluer en Pro A. »

Plutôt que de descendre d’un étage, Pinault préféra carrément pousser le bouton « -2 », direction la N1. Avec, à l’instar d’un Pierre-Etienne Drouault (Le Mans, Angers, Evreux), l’espoir de revoir un jour le grand monde, une fois sa carcasse et son bagage étoffés. « L’objectif désormais, c’est de devenir un joueur référencé de Pro B. Cela mettra le temps qu’il faut. Un an, deux, ou trois, peu importe. » « Aujourd’hui, il n’a pas les qualités athlétiques pour jouer au-dessus, rappelle logiquement Pluvy. On verra dans quelques mois pour l’aider à développer son physique, mais pour le moment, qu’il se contente d’assumer le rôle de shooteur sur lequel on l’attend. Qu’il prenne ses responsabilités, ce qu’il a refusé lors des derniers matches. Il n’a pas de pression à se mettre, il découvre la Pro B, il a le droit de faire des erreurs. Je veux qu’il retrouve son insouciance. » Afin de pouvoir, lui aussi, croquer dans cette Leaders Cup à pleines dents.

Sous les paniers

Nouveaux cercles

Depuis le début de la semaine, les basketteurs de l’ALM ont pu prendre leurs repères avec les nouveaux paniers de la salle Jean-Fourré, désormais ancrés au sol, comme l’oblige la réglementation, contrairement aux précédents qui descendaient du plafond. « C’est légèrement différent, indique Mathis Keita. La planche est un peu plus dure, vu que le plexiglas est tout neuf. Le rebond n’est pas tout à fait le même. » « Le cercle se plie plus facilement, ajoute Guillaume Costentin. Enfin, je dis ça pour ceux qui ont de la détente et qui dunkent, se marre le capitaine. Il faut aussi s’adapter à l’effet visuel, avec le pied dans notre champ de vision. Mais bon, une semaine suffit largement pour s’y faire, d’autant que nous sommes habitués à jouer avec de tels paniers à l’extérieur. » Finalement, la question est presque de savoir si les précédents panneaux, devenus au fil des ans uniques en leur genre sur les parquets de Pro A et Pro B, ne conféraient pas un très léger avantage aux Ebroïciens les soirs de match à Jean-Fourré.

Vue sur les quarts de finale

Ils se connaissent déjà par cœur. Ce soir à la salle omnisports, Ebroïciens et Boulonnais se rencontreront en effet pour la quatrième fois depuis la reprise. Avec, jusqu’à présent, un avantage assez net en faveur des Normands, vainqueurs des trois premiers actes (2 amicaux, 1 en Leaders Cup). Privés d’un de leur ailier américain Sheehey (15,5 pts/7 rbds sur les deux premiers matches) et quasi éliminés (2 défaites), les Nordistes ne débarquent pas sur les bords de l’Iton dans les meilleures dispositions.

« Mais justement, avertit Pluvy en coach prévoyant. Il s’agit selon moi du match le plus dangereux des quatre. J’ai vu leur prestation face au Portel samedi (89-93). Les Boulonnais ont livré un très gros match. On sent qu’ils montent en régime. Leur jeu de passes est mieux huilé que lors de notre dernier affrontement. Ils ont des petits gabarits qui prennent les intervalles. Ça alterne bien, même s’ils continuent à shooter pas mal de loin. Ça ne va pas être simple, d’autant qu’ils vont sans doute récupérer Prénom (ex-Dijon). »

Avec une victoire ce soir, Costentin et ses partenaires se rapprocheraient un peu plus d’une qualification pour les quarts de finale, qui pourrait être validée dès mardi en cas de succès de Boulogne sur Le Portel. Sinon, tout se jouera sur le parquet de l’ESSM vendredi prochain.

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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par walt »

[quote="adiou"]Will Sheehey, le poste 2/3 du SOMB Boulogne sera absent vendredi soir pour le match. Il est mis au repos pour 8 à 10 jours. Et pourtant, il nous avait fait très mal avec Lance Goulbourne au match aller à Boulogne-sur-Mer. Pour nous, en cas de victoire vendredi soir, on sera en bonne position pour les quarts de finale de Leaders cup

Garrett Sim , le meneur us , annoncé incertain également.
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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par JAVFOREVER »

Alexdu27 a écrit :
Pinault, décollage imminent avec l’ALM Evreux ?

La Leaders Cup n’est pas une aussi franche partie de plaisir pour le petit gars du Sud-Ouest qu’elle ne l’est pour son équipe de l’ALM, victorieuse de ses deux premiers matches avant d’affronter Boulogne ce soir. Mais tout devrait rapidement rentrer dans l’ordre, si l’on en croit l’intéressé et son entraîneur.

Image
En difficulté jusqu’alors, Bastien Pinault espère trouver le déclic ce soir face à Boulogne

Un vrai régal cette Leaders Cup ? Ça dépend pour qui... Autant l’ALM Evreux a pris son pied au cours des deux premières journées (victoires 84-75 à Boulogne et 93-86 contre Le Portel), autant son jeune ailier Bastien Pinault a, lui, plutôt été obligé de prendre son mal en patience, scotché au banc tant à Damrémont (4 mn de temps de jeu) qu’à Jean-Fourré (5 mn). Et ce n’est pas comme si l’ancien Palois et Rochelais (22 ans le 18 octobre) avait pu se « gaver » précédemment en Coupe de France... Sans adresse à Vitré (0/4, -2 d’éval en 14 mn), Pinault avait réussi la « performance » de commettre quatre fautes en autant de minutes au tour suivant face à Saint-Quentin. « Le genre de chose qui ne m’était encore jamais arrivé », souffle-t-il.

« Je crois que le fait de ne pas répondre présent à Vitré, sur le premier match officiel de la saison, l’a vraiment affecté, avance son entraîneur Laurent Pluvy. Humainement, on sent un garçon gentil, sensible. Et je pense qu’il a tendance à vite douter de lui. Pendant quinze jours, j’ai bien senti qu’il avait la tête en vrac. Cela se voyait sur son visage. Il avait perdu confiance. Mais depuis la semaine dernière, j’ai l’impression que son shoot est revenu. Il a fait une entrée correcte face au Portel (1 rbd, aucun tir) et s’est montré moins timide depuis à l’entraînement. »

De son côté, le natif de Tarbes, auteur de plusieurs sorties prometteuses en présaison (9 pts de moyenne en 14 mn !), assure ne pas « se faire une montagne » de ce retard à l’allumage, conforté par son expérience à La Rochelle (N1) la saison passée. « Je sortais du centre de formation de Pau. Il fallait que je me familiarise avec un nouvel environnement, que je prenne mes marques dans un nouveau championnat et une nouvelle équipe, rapporte-t-il de son accent béarnais. Là-bas aussi, j’avais débuté sur le banc, et cela ne m’avait pas empêché de réaliser une bonne saison. » Agrémentée de 11 pts, 2,4 rbds et 1,7 passe en 25 minutes de moyenne (9,7 d’évaluation).

« Pau, Evreux, pas mal pour démarrer une carrière »

Suffisant pour convaincre Laurent Pluvy de lui donner sa chance en Pro B. « Nous avions un accord, mais il fallait attendre qu’Isaïa Cordinier (parti à Denain) active ou non sa clause de départ, raconte le joueur. J’avais des touches avec d’autres clubs de Pro B, mais je voulais Evreux, une ville de basket. Alors j’ai attendu deux, trois semaines. Pau, Evreux, c’est plutôt pas mal pour démarrer une carrière de basketteur », glisse-t-il dans un sourire.

Arrivé à l’Elan Béarnais à l’âge de 15 ans, Bastien Pinault y passa au total cinq saisons, les deux dernières à profiter de quelques soirées de Pro B puis de Pro A depuis le bout du banc. « Drake (Reed) n’a d’ailleurs pas manqué de me rappeler qu’on les avait un peu volés à l’époque... » Référence au match aller de l’exercice 2012-13 entre l’EBPLO et l’ALM, dont le verdict s’était décidé sur quelques coups de sifflet (79-78) et eut un impact considérable sur le classement final, Pau devançant Evreux d’une victoire.

Très peu utilisé la saison suivante dans l’élite, la jeune gâchette (1,95 m) n’eut alors d’autre choix que de couper le cordon. « Sur le moment, tu as tellement envie de réussir dans ton club formateur que tu es persuadé que c’est à cause du coach (Claude Bergeaud alors), qu’il ne veut pas te donner ta chance. Mais avec le recul, je me suis rendu compte que je n’étais tout simplement pas prêt à évoluer en Pro A. »

Plutôt que de descendre d’un étage, Pinault préféra carrément pousser le bouton « -2 », direction la N1. Avec, à l’instar d’un Pierre-Etienne Drouault (Le Mans, Angers, Evreux), l’espoir de revoir un jour le grand monde, une fois sa carcasse et son bagage étoffés. « L’objectif désormais, c’est de devenir un joueur référencé de Pro B. Cela mettra le temps qu’il faut. Un an, deux, ou trois, peu importe. » « Aujourd’hui, il n’a pas les qualités athlétiques pour jouer au-dessus, rappelle logiquement Pluvy. On verra dans quelques mois pour l’aider à développer son physique, mais pour le moment, qu’il se contente d’assumer le rôle de shooteur sur lequel on l’attend. Qu’il prenne ses responsabilités, ce qu’il a refusé lors des derniers matches. Il n’a pas de pression à se mettre, il découvre la Pro B, il a le droit de faire des erreurs. Je veux qu’il retrouve son insouciance. » Afin de pouvoir, lui aussi, croquer dans cette Leaders Cup à pleines dents.

Sous les paniers

Nouveaux cercles

Depuis le début de la semaine, les basketteurs de l’ALM ont pu prendre leurs repères avec les nouveaux paniers de la salle Jean-Fourré, désormais ancrés au sol, comme l’oblige la réglementation, contrairement aux précédents qui descendaient du plafond. « C’est légèrement différent, indique Mathis Keita. La planche est un peu plus dure, vu que le plexiglas est tout neuf. Le rebond n’est pas tout à fait le même. » « Le cercle se plie plus facilement, ajoute Guillaume Costentin. Enfin, je dis ça pour ceux qui ont de la détente et qui dunkent, se marre le capitaine. Il faut aussi s’adapter à l’effet visuel, avec le pied dans notre champ de vision. Mais bon, une semaine suffit largement pour s’y faire, d’autant que nous sommes habitués à jouer avec de tels paniers à l’extérieur. » Finalement, la question est presque de savoir si les précédents panneaux, devenus au fil des ans uniques en leur genre sur les parquets de Pro A et Pro B, ne conféraient pas un très léger avantage aux Ebroïciens les soirs de match à Jean-Fourré.

Vue sur les quarts de finale

Ils se connaissent déjà par cœur. Ce soir à la salle omnisports, Ebroïciens et Boulonnais se rencontreront en effet pour la quatrième fois depuis la reprise. Avec, jusqu’à présent, un avantage assez net en faveur des Normands, vainqueurs des trois premiers actes (2 amicaux, 1 en Leaders Cup). Privés d’un de leur ailier américain Sheehey (15,5 pts/7 rbds sur les deux premiers matches) et quasi éliminés (2 défaites), les Nordistes ne débarquent pas sur les bords de l’Iton dans les meilleures dispositions.

« Mais justement, avertit Pluvy en coach prévoyant. Il s’agit selon moi du match le plus dangereux des quatre. J’ai vu leur prestation face au Portel samedi (89-93). Les Boulonnais ont livré un très gros match. On sent qu’ils montent en régime. Leur jeu de passes est mieux huilé que lors de notre dernier affrontement. Ils ont des petits gabarits qui prennent les intervalles. Ça alterne bien, même s’ils continuent à shooter pas mal de loin. Ça ne va pas être simple, d’autant qu’ils vont sans doute récupérer Prénom (ex-Dijon). »

Avec une victoire ce soir, Costentin et ses partenaires se rapprocheraient un peu plus d’une qualification pour les quarts de finale, qui pourrait être validée dès mardi en cas de succès de Boulogne sur Le Portel. Sinon, tout se jouera sur le parquet de l’ESSM vendredi prochain.

Paris Normandie

Bravo pour ton commentaire =D> =D> =D>
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Alexdu27
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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par Alexdu27 »

Pour un match de Leaders Cup, la salle était bien remplie et c'est plaisant à voir =D>
Nous étions habitués aux paniers suspendus au plafond, ce qui donnait un côté unique en France (voire peut être en Europe) et le visuel rend bien avec les panneaux fixés au sol. En tout cas, les joueurs n'ont pas eu de mal à trouver le chemin des filets !
Le collectif commence à se mettre en place, on a pu voir de belles séquences offensives, de l'adresse, etc... Il faut relativiser tout de même.
Le SOMB était privé de deux américains et Prénom faisait son retour après 7 mois de convalescence. Et surtout, rien ne vaut le championnat !
Boulogne s'est accroché aux basques de l'ALM pendant une MT, mais on se doutait qu'ils allaient craquer physiquement au cours de la seconde période.
Les statistiques collectives sont impressionnantes, 131 d'évaluation (c'était limite All Star Game), 48% à 3 points, 5 BP, 23 assistes, bref beaucoup de spectacle ! Un régal =D>
Ce qui porte le bilan à 4-0 depuis le début de la pré-saison face à Boulogne....
J'attends de voir cette équipe au complet, car elle risque de causer pas mal de soucis à ses adversaires.
L’ALM Evreux touche au but

Troisième match et troisième victoire de l’ALM en Leaders Cup hier soir. Victorieuse d’une formation de Boulogne-sur-Mer amoindrie qui n’aura tenu qu’une mi-temps (103-74), Evreux a fait un pas de plus vers les quarts de finale.

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Drake Reed (ici face à Boulogne-sur-Mer en amical) et les Ebroïciens n’ont pas fait de détails hier soir à domicile

Sortie sans gloire de la compétition l’an dernier, après une défaite sur le parquet d’une équipe d’Angers déjà éliminée, l’ALM Evreux est bien partie pour en voir les quarts de finale les 17 et 24 novembre prochains. Sa qualification pourrait même être entérinée dès mardi si Boulogne-sur-Mer venait à faire preuve d’un sursaut d’orgueil face à son voisin du Portel. Sinon, tout se jouera vendredi prochain à Damrémont, où évoluera l’ESSM jusqu’en décembre et la livraison de sa nouvelle salle, baptisée le Chaudron. Tout en sachant qu’avec déjà trois victoires au compteur, Evreux pourrait aussi, si besoin, postuler à l’un des deux tickets attribués aux meilleurs deuxièmes de poule.

Pas mal pour une équipe qui ne faisait pas de cette Leaders Cup un objectif (comme beaucoup d’autres du reste). Tentée par le challenge au fil des victoires, elle en a ainsi accroché une troisième de suite face à sa victime préférée, battue pour la quatrième fois en un mois et demi hier soir (103-74). Diminué par les absences des Américains Sheehey (mollet) et Sim (psoas), ainsi que le manque de rythme de Prénom (de retour après sept mois de convalescence), le SOMB n’avait tout simplement pas les armes pour rivaliser et défendre convenablement ce qui constituait sa dernière chance dans l’espoir d’une qualification.

Huit paniers à trois points d’affilée pour l’ALM !

A tel point que l’on a très vite cru hier qu’il n’y aurait même pas de match (11-2, 3e), dans un début de soirée où la raquette boulonnaise était un lieu de passage grand ouvert aux Ebroïciens. Sauf que, d’abord maintenus à flot par leur adresse extérieure (3/5), les visiteurs ont ensuite profité d’un relâchement de leurs hôtes pour leur infliger eux aussi un 9-0 (13-14, 5e). Les compteurs étaient ainsi remis à zéro et cela allait grosso modo rester tel quel jusqu’à la pause (49-44). L’ALM passa quand même un sale moment en début de deuxième quart-temps, sans rythme ni adresse face à la défense de zone proposée par les Nordistes (30-37, 15e). Il fallut le retour du percutant Drouault pour voir les hommes de Pluvy trouver la parade et glisser un cinglant 11-0 (41-37, 17e). Outre Drouault, qui semble retrouver son niveau des play-offs 2014, on put également apprécier la bonne rentrée du jeune Pinault, enfin dans ce rôle du sniper que l’on attend (2/3 de loin) et le toujours aussi complet Burton (8 pts, 4 rbds, 2 interceptions, 3 passes au repos).

En face, l’hyper-athlétique Goulbourne réalisait dans la peinture un véritable chantier (14 pts), tandis que l’ancien Nanterrien Corosine (3/6 à 6,75 m) rappelait pourquoi il avait remporté le concours à 3 points du All Star Game trois années de suite (2011, 2012 et 2013).

Avec seulement sept joueurs, dont quatre à avoir disputé l’intégralité de la première période, on se demandait combien de temps allaient bien pouvoir tenir les Boulonnais. On en eut la réponse rapidement (58-44, 23e, après un nouveau 9-0 passé par les Ebroïciens). A partir de cet instant, les joueurs de Pluvy ne sont plus repassés sous la barre des +10, franchissant même celle des +20 dès la fin du troisième quart-temps (77-54, 30e).

Le sort de la rencontre ainsi scellé, les bras ébroïciens pouvaient artiller sans la moindre retenue. Allait alors se dérouler une séquence comme on en voit rarement : où quand l’ALM parvient à rentrer la bagatelle de huit shoots longue distance à la suite ! Quatre pour le même Reed, deux pour Pinault et un pour Walker et Beye. Insensé ! Les statistiques ébroïciennes gonflaient à vue d’œil, excepté pour le « malheureux » Niang, chacun se régalait (encore 2 primés pour Costentin, dont un à 9 m), les 100 points étaient atteints à 3’30 de la fin (102-65). Les quarts de finale ne sont plus très loin.

Sous les paniers

Et maintenant, les tribunes !

Si la salle omnisports s’est vue équiper de nouveaux panneaux, elle attend encore deux des quatre petites tribunes amovibles installées derrière ceux-ci. Les tribunes en question n’étant pas vraiment de dernière génération, elles nécessitaient quelques aménagements (installation d’une barrière de sécurité) et devraient être livrées début novembre. La salle Jean-Fourré restera dans cette configuration tout au long de cette saison, puis se posera la question de tailler, ou non, à l’intérieur des traditionnels gradins rétractables. Toute cette histoire oblige quand même l’ALM à se priver de 500 places, même si certaines, à la visibilité réduite (tribunes FGH), pourraient être proposées à un tarif lui aussi réduit en cas de forte demande.

Paris Normandie
Les échos venus d'ailleurs:
Leaders Cup: trop diminué, Boulogne éliminé à Évreux

En d’autres circonstances, cette nouvelle défaite boulonnaise serait inquiétante. Mais privé de Sim et de Sheehey, avec un Ferdinand Prénom de retour d’une longue convalescence, le SOMB d’hier soir n’avait pas les armes pour lutter efficacement contre des Ébroiciens déjà prêts, eux, pour le championnat.

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Et puis Germain Castano n’a jamais fait mystère de la façon dont il appréhendait la Leaders Cup : un moyen de préparer en conditions réelles le championnat, ce championnat qui reste la vraie priorité du club.
Face à Évreux, les choses avaient pourtant commencé de façon normale : Wallez et Corosine avaient déjà réglé la mire à distance, tandis que Mendy trouvait les failles en dessous (13-12, 5e). Un Mendy qui en rajoutait une couche, au-delà de l’arc cette fois. Dans le même temps, Goulbourne commençait à faire le ménage dans la raquette adverse (18-21, 8e). Évreux réagissait enfin par Beye et Walker, si bien que les deux équipes se retrouvaient au coude à coude à la première pause (24-23, 10e).

Débuts de Prénom

À la reprise, Prénom faisait enfin ses premiers pas officiels dans l’équipe. Une faute provoquée, deux premiers points, un rebond, d’entrée de jeu… On a connu pire comme reprise ! Encourageant, même si le gaillard, court physiquement, levait logiquement le pied par la suite. Les Boulonnais faisaient mieux que se défendre (28-32, 15e).
Le sniper Corosine se mettait en évidence (30-37, 16e), mais le duo Pinault/Drouault ramenait les choses à de plus justes proportions (37-37, 17e). Et aux vestiaires, les locaux avaient commencé à prendre l’ascendant (49-44, 20e).

Boulogne explose en deuxième période

Un ascendant qui devait rapidement se confirmer à la reprise. Le coach ébrocien, ne se privait pas de faire tourner un banc bien plus riche que celui de son homologue, et la supériorité numérique se traduisait rapidement au tableau (77-54, 30e). Le SOMB venait de se prendre un 28-10 en 10 minutes.
La suite sera du même tonneau. En panne d’adresse, manquant de jus, les Boulonnais voyaient l’adversaire s’éloigner inexorablement. Au final, 29 points séparaient les deux formations.

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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par Alexdu27 »

Costaud je ne sais pas. Les raisons qui font que les résultats sont positifs depuis le début sont d'abord, la très bonne ambiance qui règne dans le groupe, et ensuite le fait qu'il n'y ait pas eu de blessures. L'équipe avance tranquillement.
Boulogne ne sait pas entraîné au complet depuis le début de saison et par conséquent, n'a jamais joué au complet. Difficile pour G. Castano d'avancer comme il le voudrait. Une fois qu'il disposera de tous ses joueurs, le SOMB ne sera pas facile à manœuvrer.
Drouault reprend son envol avec l’ALM Evreux

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Pierre-Etienne Drouault (ici face au Portel de Mickaël Var) est l’un des hommes forts du début de saison de l’ALM Evreux

Comme tous ses petits camarades de l’ALM Évreux, Pierre-Etienne Drouault s’est bien éclaté vendredi soir lors de l’écrasante victoire sur Boulogne-sur-Mer (103-74), succès rapprochant un peu plus l’équipe normande des quarts de finale de la Leaders Cup. Mais, contrairement à d’autres, le jeune arrière-ailier (24 ans) n’a pas profité des douze dernières minutes, une fois les dés de la rencontre jetés (71-54, 28e), pour faire enfler ses statistiques personnelles. L’ancien Manceau et Angevin aurait eu du mal, en même temps, puisque c’est depuis la touche qu’il a suivi l’essentiel de la fin de match. Tel un joueur majeur dont le coach n’a plus besoin à cet instant, laissant à d’autres la possibilité d’emmagasiner de la confiance, Drouault ayant déjà largement accompli sa part du boulot.

Grand artisan du départ canon de l’ALM (5 des 9 premiers points, 9-2, 3e), le sémillant extérieur avait surtout été d’un grand secours en milieu de deuxième quart-temps, lorsqu’il fallut faire exploser la défense de zone mise en place par les Boulonnais (de 30-37, 15e, à 41-37, avec 6 points de « PED »). « Il a été magnifique, dira son entraîneur Laurent Pluvy après la rencontre. Il attaque les intervalles, il est insaisissable. Voilà, c’est le mot, insaisissable ! On ne sait par quelle brèche il va bien pouvoir se faufiler. »

Après quatre sorties officielles de son titulaire au poste 2 (13,8 pts, 4,5 rbds, 2,8 passes, 14 d’éval en 27 mn de moyenne), le successeur de Rémy Valin ne se trouve qu’un peu plus conforté dans la conviction qui est la sienne depuis sa nomination fin mai : même après sa saison quasi blanche (blessures au poignet puis au pied), il lui fallait coûte que coûte conserver le jeune Drouault. Approché par d’autres écuries de Pro B, le natif du Mans avait alors été séduit par le discours de l’ancien meneur international. « Il m’avait expliqué le profil de l’équipe qu’il souhaitait mettre en place, ce qu’il pensait et ce qu’il comptait faire de moi. »

Pluvy le voit aller très haut

Des propos que Pluvy a explicités vendredi. Dithyrambique : « Pour moi, à partir du moment où il est en pleine possession de ses moyens physiques, c’est un top joueur de Pro B. Je le vois tous les jours à l’entraînement et c’est... monstrueux ! » Et l’entraîneur ébroïcien d’aller encore plus loin : « Il a un potentiel incroyable. Pour moi, ça peut devenir un top joueur français. Même pro A, attention ! Je lui en parlais hier (jeudi), à part Charles Kahudi, il n’existe pas un poste 2-3 français athlétique comme lui en Pro A et Pro B. »

Pluvy expliquait ensuite avoir passé une sorte de « deal » avec son poulain. « Ce qu’il fait actuellement, il faut qu’il le valide jusqu’à Noël. Ensuite, on basculera sur sa progression individuelle. » Qui passera par « tout ce qui concerne le jeu pour les autres », développe le coach. « Parce qu’aujourd’hui, tout ce qu’il fait, il le fait pour lui. Mais il y a aussi tout ce qui est renversement de balle, qu’il ne maîtrise pas, le jeu derrière les écrans, qu’il ne maîtrise pas. Imaginez le jour où il commencera à jouer pour les autres... »

Conscient de n’avoir encore « rien fait » – « La vraie saison ne démarre que dans deux semaines », rappelle-t-il – Pierre-Etienne Drouault se dit simplement « épanoui », ravi par une « philosophie de jeu parfaite pour s’éclater », mais également complémentaire à celle, plus défensive, dispensée précédemment par Rémy Valin. Un coach aujourd’hui membre de l’élite, tout comme son ancien partenaire Lahaou Konaté, qu’il a bien entendu l’intention d’aller saluer lors de son prochain passage au Mans. « C’est super ce qu’il lui arrive. Il a du temps de jeu, fait une bonne saison. Forcément, ça donne des idées. Tu te dis : pourquoi pas moi ? »

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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par poirijer »

Oh alex je te sent sur la réserve, un peu d'enthousiasme que diable !! :D
Après tout, nous avons un trio américain d'un très bon niveau, avec Burton vraiment dominant jusque la, Reed meilleur que jamais et Walker suppléé par Mathis c'est costaud au poste 1. Enfin, avec Drouault qui revient à son niveau des PO 2014 c'est pas mal. Reste le problème du poste 4, j'y verrai bien Beye qui montre de belles choses dernièrement car jusque la Niang à du mal à s'imposer.

C'est en tout cas plus fort que l'an dernier ou tout le jeu offensif reposé sur Cosey.

Croisons les doigts pour qu'il n'y ait pas de blessure et l'ALM pourrait être une bonne surprise.
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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par Alexdu27 »

Je passe un petit coup de gueule. Je commence à en avoir un peu marre des contre-attaques systématiquement stoppées au milieu de terrain sans qu'une antisportive ne soit sifflée... Vendredi dernier, c'est arrivé 5-6 fois ! Et cela gâche le spectacle. Va falloir que cela change, ça devient pénible.
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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par Alexdu27 »

Moins de joueurs français sur les parquets de Pro A et Pro B ? Les coaches normands réagissent

A compter de la saison prochaine, les clubs de Pro A et Pro B pourront aligner un étranger de plus par équipe. Au détriment des joueurs locaux ? Nous avons demandé leur avis aux trois coaches concernés dans la région.

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L’Ebroïcien Babacar Niang (24 ans) fait partie de ces jeunes joueurs français pour lesquels le statut de JFL a été instauré il y a cinq ans

«Abusé !! » s’est aussitôt indigné l’Ebroïcien Babacar Niang sur son compte Twitter, avant de « retweeter » son coéquipier Bastien Pinault, tout aussi dépité: « Un Français de moins l’année prochaine sur les parquets... Super ! » Comme ceux de l’ALM, ils ont été des dizaines de basketteurs français à s’insurger suite à l’annonce faite par la Ligue nationale de basket de réduire d’une unité, à compter de la saison prochaine, le quota de joueurs formés localement (JFL) en Pro A et Pro B. Celui-ci passera de cinq à quatre dans l’élite et de sept à six au niveau inférieur, augmentant mécaniquement le total de joueurs étrangers autorisés. Ainsi, à partir de l’été prochain, les clubs de Pro A auront droit d’aligner jusqu’à six étrangers (contre cinq aujourd’hui, toutes nationalités confondues), dont quatre Américains maximum et deux Européens ou Cotonou (Afrique essentiellement). En Pro B, quatre « non-Français » (contre trois aujourd’hui) pourront être utilisés, dont deux US et deux Européens/Cotonou.

Avec cette réforme, la LNB revient peu ou prou à la réglementation en vigueur avant 2010 (six étrangers autorisés en Pro A), année où l’instance avait instauré le critère de joueur formé localement (*) afin de favoriser l’émergence des basketteurs hexagonaux. Pourquoi un tel revirement ? Celui-ci fait en réalité suite à une injonction de la commission européenne jugeant la règle des JFL « discriminante » vis-à-vis des joueurs étrangers.

La Fédération ayant déjà décidé, l’an dernier, d’élargir de deux à trois le nombre d’étrangers autorisés en N1, ce sont en tout une cinquantaine de places « réservées » aux Français qui sont sur le point de disparaître en deux ans. Voici ce qu’en pensent nos trois entraîneurs normands de Pro A et Pro B.

(*) Un joueur est considéré comme formé localement à condition de présenter au moins quatre années de licence en France entre 12 et 21 ans.

Laurent Pluvy (entraîneur d’Evreux en Pro B): « Je trouve que c’est dommage. Trois étrangers en Pro B, je pense que c’était le bon nombre. Déjà que les gens ont du mal à s’identifier à leur équipe... Les effectifs s’en trouveront un peu plus renouvelés à chaque intersaison. Mais bon, on fera avec.

(Concernant les tarifs exorbitants des JFL évoqué par Thomas Drouot) Je suis entièrement d’accord avec lui. Je m’en suis rendu compte cet été lorsqu’il me fut impossible de choper un poste 4 français. Les mecs demandent des tarifs qui ne correspondent pas à leur niveau. A la limite, que certains soient un peu surpayés par des clubs qui ont les moyens, pourquoi pas, mais là, il y a de vrais abus ! Certains doublent, voire triplent leur salaire par rapport à leur valeur réelle. Ça fausse le marché, ça fausse le championnat.

Est-ce que cette nouvelle donne améliorera les choses ? Je ne pense pas. Les Français « installés », que l’on croit extraordinaires, continueront à être convoités et à gagner beaucoup d’argent. Ce sont les étrangers qui gagneront moins. Les joueurs de l’Est notamment, qui viendront pour pas grand-chose. Les mêmes continueront à se partager la plus grosse part du gâteau. Tant mieux pour eux. »


« Le prix des JFL a explosé »

Thomas Drouot (entraîneur du Havre en Pro A): « C’est toujours pareil... Si cette réforme avait eu lieu il y a deux ans, lorsque j’étais coach des Espoirs du Paris/Levallois, je l’aurais sans doute trouvé regrettable. Mais aujourd’hui, après avoir passé trois mois à construire une équipe de Pro A et à vraiment galérer pour trouver des JFL à un tarif raisonnable, je vois les choses différemment. Le prix des JFL a complètement explosé !

Le problème, c’est qu’ils sont en position de monopole sur certains postes. On le voit dans la liste des joueurs français au chômage : autant il y a beaucoup d’ailiers, autant il n’y a pas énormément de meneurs et d’intérieurs. Du coup, des joueurs qui n’ont pas encore fait grand-chose en Pro A réclament des salaires pas cohérents. Et tu te retrouves à payer des Français qui ne jouent que 10 minutes par match plus cher que des Américains qui en jouent 30...

Nous, à la base, on voulait prendre 5 JFL et 4 non-JFL. Mais c’était juste impossible ! Si on a réussi à faire signer JBAM, c’est simplement parce qu’on a eu la chance incroyable qu’il soit toujours sur le marché à une période où nous étions sans doute le seul club de Pro A à ne pas avoir encore notre contingent JFL. Quant aux autres
(Mutuale, Edi, Lebrun puis Barry), sans leur faire injure, si on a pu les prendre, c’est parce qu’aucun autre club de Pro A ne les voulait. C’est d’ailleurs tout à leur honneur d’avoir choisi de relever le challenge du Havre alors qu’ils auraient pu toucher davantage d’argent en Pro B. Derrière, on a dû faire signer un contrat pro au jeune Lobela pour avoir notre quota de JFL. Un contrat pro qu’il ne mérite pas, du moins pas encore, même si c’est un bon joueur qui nous rend service à l’entraînement. Si la nouvelle règle avait été en vigueur dès cette année, je serais sans doute allé voir ce qui se fait en Pologne, en Lituanie. En ce sens, elle peut être profitable au basket français en l’encourageant à s’ouvrir à d’autres philosophies de jeu, qu’elles viennent de l’Est ou de Scandinavie. On a vu notamment lors du dernier Euro qu’un pays comme la Finlande pouvait former de bons joueurs.

En tout cas, je ne sais pas si cet ajustement réglera tous les problèmes, mais il pourrait aider à réguler le marché. Car, croyez-moi, j’adorerais faire jouer un maximum de joueurs français, mais cela est totalement en décalage avec la réalité économique. A part peut-être pour les clubs plus fortunés. »


« Une réforme Indispensable »

Rémy Valin (entraîneur de Rouen en Pro A): « Je pense que cette réforme était indispensable pour la compétitivité des gros clubs français sur la scène européenne. Afin qu’ils puissent disposer d’une plus grande profondeur de banc et d’un peu plus de latitude dans la gestion des contrats.

Après, il ne faut pas non plus tomber dans le piège : ce n’est pas parce qu’on a le droit de prendre six étrangers qu’il faut obligatoirement en prendre six. Parce que c’est sûr que si tous les clubs le font, il n’y aura plus beaucoup de place pour les Français... Et je ne pense pas que ce soit bon, ni pour notre équipe nationale, ni pour notre championnat. Au contraire, je crois que nous, coaches de Pro A et Pro B, avons tout intérêt à continuer à former des jeunes Français et à les mettre sur le terrain. En ce qui nous concerne à Rouen, si nous sommes encore en Pro A, je sais que je ne prendrai pas six étrangers puisque j’ai déjà trois Français signés pour trois saisons
(Koffi, Mipoka, Yabusele) et des jeunes que nous pourrons lancer.

Plus globalement, il est certain que l’un des effets pervers de cette réforme concerne essentiellement les clubs à petit budget. Quand tu as le choix entre sortir un gamin et prendre un US qui fera le taf pour deux fois moins cher... Avec la pression du résultat... L’autre dérive potentielle, c’est qu’il y aura peut-être de plus en plus d’Américains naturalisés
(afin d’être recrutés sous le statut Européen). »

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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par candimax »

je crois que c'est officiel, vu les resultats d'hier, l'alm est qualifié pour les quarts de la coupe mickey
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Re: [ALM EVREUX] 2015-2016: Coupe Mickey...

Message par poirijer »

Alexdu27 a écrit :Je passe un petit coup de gueule. Je commence à en avoir un peu marre des contre-attaques systématiquement stoppées au milieu de terrain sans qu'une antisportive ne soit sifflée... Vendredi dernier, c'est arrivé 5-6 fois ! Et cela gâche le spectacle. Va falloir que cela change, ça devient pénible.
C'est clairement de l'anti-jeu, cela devrait être sifflé comme une faute antisportive. L'arbitrage est bien trop laxiste sur ce genre de faute et pourtant il n'y a aucun effort de fait pour jouer le ballon
Verrouillé