Diaporama Evreux - Le Portel
L’ALM Evreux y prend goût
S’ils n’en font pas officiellement un objectif, les Ebroïciens ont remporté leur deuxième match en deux journées de Leaders Cup, avant-hier soir, face au Portel, au terme d’une nouvelle soirée spectacle (93-86).
Pierre-Etienne Drouault et les Ebroïciens ont remporté leur deuxième match de Leaders Cup avant-hier soir
Posé tranquillement en tribunes, tel un observateur ordinaire, Rémy Valin était peut-être venu chercher quelques bonnes ondes, avant-hier soir, à trois jours de son baptême du feu en Pro A (vendredi à Gravelines). Le coach du Rouen Métropole Basket a pu en tout cas vérifier que même peu rempli (mardi soir + intérêt modéré pour la compétition, non incluse dans les abonnements), ce chaudron qu’il eut pendant neuf années comme deuxième maison était toujours aussi chaud bouillant. Surtout lorsque celui-ci voit ses protégés triompher au terme d'une jolie bataille, comme ce fut le cas avant-hier soir (93-86).
Cette fois, ce n'était pourtant pas Boulogne-sur-Mer en face, cette équipe que l'ALM a pris un malin plaisir à désosser à chaque fois qu'elle l'a croisée depuis la reprise (3 victoires, la dernière samedi à l'occasion de la journée d'ouverture de cette Leaders Cup). Mais une équipe du Portel devenue au fil du temps une référence en Pro B, dont elle a vu le tableau final ces cinq dernières années. Un nouveau test, en somme, pour l'équipe de Laurent Pluvy, après celui passé – et manqué (66-71) – la semaine dernière en Coupe de France devant Saint-Quentin. Si le coach eurois dit voir en cette compétition un bon moyen de poursuivre la « prépa », ce genre de victoire ne fait pas de mal, tant pour la confiance que dans l'optique d'une qualification pour les quarts de finale.
D'entrée de jeu hier, les Ebroiciens ont réussi à faire ce qu'ils n'avaient pas parvenus à réaliser face à Saint-Quentin, à savoir trouver du jeu rapide, à l'image de Joe Burton, qui venait conclure à toute blinde une contre-attaque pour obtenir le « and one » (11-9, 4e). A trouver du jeu tout court, pourrait-on même dire, étant donné qu'aucune des possessions euroises sur demi-terrain ne dépassait les 10 secondes. La tactique était simple: une passe, voire deux, avant d'envoyer la balle sous le cercle à destination d'un partenaire démarqué. L'autre bonne nouvelle, c'est que comme lors des deux derniers matchs, ça défendait plutôt bien côté ébroicien (25-15, 8e).
Valin et le public en avaient donc pour leur argent (tarif unique de 5€). Surtout lorsque ceux-ci voyaient Drouault claquer un énorme contre sur la tête de Chathuant, persuadé de pouvoir poser tranquillement son lay-up (13e). Un peu moins lorsqu'il fallut évacuer le Portelois Donaldson, l'épaule en vrac, sortie de sa cavité (16e). La coupure aura au moins eu le mérite de refroidir les Portelois, auteurs d'un 6-0 éclair avant cela (de +15 à +9 pour Evreux). Néanmoins, l'impression d'ensemble laissant à penser que l'ALM commençait à rendre trop de ballons (13 pertes à la pause, dont 5 pour le seul Burton) et que sa domination outrageuse au rebond s'effritait (22-10, tout de même) se confirmait in extremis au tableau lumineux (47-42, MT).
Keita et Reed en patrons
Comme l'écart se stabilisait (59-55, 25e), Pluvy tentait bien une défense de zone, mais celle-ci, malgré l'adresse loin d'être diabolique des Nordistes (3/10), avait plutôt l'effet inverse à celui escompté (62-63, 29e). Car en face, l'ESSM avait clairement resserré sa défense, puisqu'il fallait un panier improbable de Walker pour ramener les siens à l'aube du dernier acte (64-65, 30e), que Beye, déjà sifflé cinq fois, ne pourrait vivre que du banc.
Puisqu'il est bien connu que les quatrièmes quart-temps sont généralement ceux des grands, des tauliers, Reed et... Keita (épatant d'assurance !) prenaient sérieusement les choses en main, inscrivant à eux deux 15 points de suite (23 en tout dans le 4e acte), pour replacer l'ALM à +10 (83-73, 37e) pour un money-time négocié sans souci. Vendredi, Costentin et les siens pourront ainsi suivre tranquillement le résultat du match entre Le Portel et Boulogne. Ainsi que les débuts en Pro A de Valin, sachant que sept des dix Ebroiciens alignés avant-hier sont un jour passés sous ses ordres.
Paris Normandie






