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BOURGES - TARBES : 72-52
SACRÉES TANGO !
18-8, 25-11 (43-19), 19-18, 10-15.
Arbitres : MM. Mateus et Maestre.
Spectateurs : 3.200.
Bourges : Santos 8, Melain 4, Miyem 13, Cata-Chitiga 2, Dumerc 19, Paul 2, Lelas 9, Ndongue 8, Bujdoso 5, Martins 2.
Tarbes : Wright 12, Eldebrink 2, Moeggenberg 3, Rusakova 5, Arrondo 10, Yacoubou 16, Tzekova 4.
Après la démonstration de samedi, les Berruyères ont remis cela hier soir. Elles étaient bien les plus fortes et ont mérité leur neuvième titre de championnes de France.
Dans un Prado surchauffé, Bourges a su imposer son rythme pour conserver son titre et coiffer une 9e couronne nationale !
Les championnes de France 2009 sont… berruyères ! Au terme d'une belle à sens unique, les Tango ont décroché le 9e titre du club, dans un Prado ivre de bonheur. Si Tarbes a été un adversaire valeureux, poussant les filles de Pierre Vincent à un match d'appui, Bourges a, de son côté, réagi en grand champion, retrouvant l'énergie et la qualité de jeu, aux moments clés, pour rester souverain en Ligue féminine. La fête, qui était promise, notamment pour les adieux de Cathy Melain et Céline Dumerc au public berruyer, n'a donc pas été gâchée. Elle fut bien sûr chargée d'émotion lors de la remise des médailles et du trophée à ces deux grandes dames du basket tango.
Le scénario de cette belle capitale ? Comme lors de leur éclatante revanche de samedi, les Tango firent la course en tête dès le premier quart-temps, imprimant une nouvelle fois un rythme endiablé et une intensité défensive redoutable (18-8 ). Tarbes avait beau être prévenu, Dumerc, en bonne capitaine, avait tiré la première, imitée par Miyem (7-0, 2e), déjà sous les hourras du public. Le sang-froid et le talent de Wright permettaient un moment aux Pyrénéennes de stopper l'élan local (9-6), mais les trois fautes et la maladresse de Yacoubou ne présageaient rien de bon pour les filles de François Gomez. En effet, Dumerc, toujours insolente d'adresse, faisait encore mouche à longue distance, puis Miyem et Ndongue, impeccables elles aussi à la finition, faisaient vite grimper l'addition (15-6, puis 23-8 à la 12e). Les quelques coups d'éclat de Tzekova n'y changeaient rien : Bourges, porté comme rarement par ses supporters, ne lâchait rien en défense et récitait son basket à la perfection, avec des « caviars » servis dessous pour Santos. Les Tango étaient partout, Tarbes perdait pied et à là 15e le + 20 était franchi (32-10), avec l'entrée de Cata-Chitiga sur le parquet. A la pause, la punition avait encore pris une autre ampleur (43-19), surtout que Melain, dans tous les bons coups, et Dumerc, 16 points déjà, se sublimaient pour leur dernière, alors que Yacoubou avait rejoint le banc avec quatre fautes.
Une première mi-temps de haut vol
Tarbes, pourtant plus agressif que samedi, n'avait rien pu faire pour freiner la détermination et la réussite tango. Les locales, en championnes, avaient de nouveau sorti le grand jeu.
Il restait aux Berruyères à gérer cette très confortable avance en seconde période, avant de savourer ce 9e titre qui leur tendait les bras.
Ce fut chose faite, avec sérieux et talent, grâce tout d'abord à une Cathy Melain distribuant des offrandes à ses partenaires dans la raquette (51-23, 24e). Il n'y avait que l'arbitre pour mettre en colère Pierre Vincent, après une sévère faute antisportive sifflée à Lelas.
Une anecdote, car dans le jeu, ses filles gardaient le contrôle (57-27, 28e).
Paul et Martins participaient à leur tour à la fête, lors d'un ultime quart-temps où Arrondo permettait à Tarbes de stopper l'hémorragie, profitant d'une baisse de régime locale (65-48, 36e). Trop peu, trop tard surtout, pour priver le Prado de dernières minutes de liesse.
Il reste bien sûr encore la Coupe à aller chercher dimanche à Bercy, mais les Tango ont pris le temps, hier soir, de savourer leur succès.
C'était l'heure en effet de fêter le titre en communion avec le public et de faire durer les adieux de qui vous savez…
Jean-Marc Duret - www.lanouvellerepublique.fr
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REINES POUR TOUJOURS
Elles en rêvaient, Bourges aussi. Cathy Melain et Céline Dumerc ont tiré leur révérence au Prado ensemble, sur un dernier titre. Un triomphe.
Mieux qu'un jubilé. Beaucoup mieux. Cathy Melain voulait terminer au sommet sa carrière. C'est chose faite depuis hier soir. Bien sûr, il reste Bercy et cette Coupe de France à conquérir, dimanche. Mais ses adieux au Prado ont été parfaits. Parfaits et intenses, pour ce qui est du match, comme des émotions.
Des émotions partagées avec sa capitaine, son amie, Céline Dumerc, pour qui ce n'était que – le peuple tango l'espère – des au revoir au Prado.
Tout a commencé par une ovation. Il est 20 h 25, Benoît Roumet, la voix du Prado, appelle comme d'habitude les joueuses une à une. Toutes ont été applaudies mais Cathy et Céline ont droit à une ovation un peu plus forte. Premier hommage. Premiers mercis.
Premiers pincements aussi, sans doute, dans le cœur de ces deux grandes dames. Elles ont beau avoir juré vouloir aborder ce dernier match à la maison « comme d'habitude », cela a dû battre fort, très fort. Mais en championnes qu'elles sont, l'émotion n'a pas sapé leur talent ni leur allant.
Melain dans les bras de Pierre Vincent
Non, hier soir, Cathy Melain et Céline Dumerc ont encore sorti un grand, grand match. Digne d'un soir d'Euroligue. Digne d'un soir de titre. L'aînée s'est chargée, comme samedi, d'allumer la mèche. La cadette a pris le relais pour marquer les cinq premiers points tango du soir, dont un premier panier à trois points. Quelques minutes plus tard, c'est Cathy qui s'arrache pour marquer un panier de nulle part, la tête dans Moeggenberg. Céline, sur le banc, exulte, fait tournoyer sa serviette. Le festival commence. A la fin du premier quart-temps, c'est elle qui plante un long trois points et fait se soulever le Prado. Idem à la reprise. Les bras au ciel, la capitaine savoure. Le public est debout.
Les « Tango ! Tango ! » et autres « Tous ensemble, tous ensemble » montent des travées. Bourges marche vers le sacre. Et quand à la 24e minute François Gomez demande un temps mort pour Tarbes, Dumerc embrasse déjà Melain. Bourges mène alors 49-23, les deux compères peuvent en effet partager, goûter chaque instant qu'il leur reste sur ce parquet du Prado. Dans leur antre à elles. Elles ne sont pourtant pas au bout de leurs émotions. Il y a cette longue et merveilleuse dernière minute trente où Céline saute, cette fois, dans les bras de son mentor. Où Emmeline Ndongue lâche ses premières larmes. Où Cathy tombe dans les bras de Pierre Vincent. Où le Prado scande « Cathy, Cathy ».
Ce n'est plus un tour d'honneur, c'est un triomphe impérial qui est offert à Madame Cathy Melain.
Annaïck Mainguy - www.lanouvellerepublique.fr
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Cathy MELAIN
« Il faut savoir s'arrêter sur quelque chose. Je préfère partir avant de ne plus supporter de jouer au basket. Je vous remercie tous d'avoir été là pour moi et le club. Je souhaite que ce club continue à vivre et à gagner. Il est à vous maintenant. »
Céline DUMERC
« Ce que je retiens avant tout, c'est le dernier match au Prado d'une grande dame du basket et on voulait à tout prix lui offrir le titre. Mission accomplie. Au début du match, il fallait faire abstraction de tout ça et mettre de l'intensité. On a mis l'énergie qu'il fallait. Notre défense a été très efficace et après cela nous motive et on est plus libérées en attaque. »
Katia MANIC
« Je suis très contente d'avoir gagné, car c'est mon premier titre en France. L'an dernier, j'avais perdu en finale avec Montpellier. J'étais venue en France pour ça. Il y avait de l'émotion mais on a su garder la maîtrise. »
Endy MIYEM
« On avait un but à atteindre et on est restées concentrées, ce qui nous a permis de bien entrer dans le match. Notre défense a encore fait la différence et l'adresse bien sûr. Ce 2e titre pour moi a une saveur particulière car je perds des copines… »
Pierre VINCENT
« On a fait une grande grande première mi-temps. On travaille pour des moments comme ça. Les filles étaient sur un nuage. Il y a beaucoup d'émotion car c'est la fin d'une longue et belle histoire avec Céline et Cathy. Les filles vont se lâcher pour fêter ça et on ira à Bercy avec l'énergie qui nous restera pour tenter de faire la même chose. »
Pierre FOSSET
« Terminer sur un match comme ça, on ne pouvait pas rêver mieux pour les adieux de Cathy et Céline. C'est fabuleux de finir sur deux dernières prestations d'un tel niveau ! »
Hervé BOUTY
« C'est encore plus beau que l'an passé : Tarbes nous a poussés dans nos retranchements et il y a pas mal d'émotions, vraiment. »
www.lanouvellerepublique.fr
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Emmeline Ndongue : « Je suis très heureuse d'avoir vécu ça »
Pas facile, de se remettre des superbes émotions vécues mardi soir au Prado. Et pourtant, il faudra remettre le couvert dimanche, Coupe de France en jeu !
Avant même d'aller, dimanche, à Bercy, à la conquête de la Coupe de France, Emmeline Ndongue, l'intérieure berruyère, estime que la saison a été « magnifique ». Comme toutes ses coéquipières, elle a encore les yeux emplis des images du sacre de mardi soir. De cette extraordinaire soirée, chargée d'une inqualifiable émotion.
Témoignage.
Alors, Emmeline, encore sur ton petit nuage ?
Je commence à redescendre, ce n'est pas facile. Mais on doit se reconcentrer, il reste un match, une finale.
Quel énorme moment d'émotion ce fut, mardi soir, avec la conquête du titre national !
Ce fut vraiment génial. À la hauteur de nos espérances, vraiment. Les Tarbaises n'ont pas vu le jour et on a ainsi pu faire une fête magnifique à Cathy. Je suis vraiment très heureuse d'avoir vécu ça. Pierre (Vincent, ndlr) qui sort Cathy avant la fin pour que le public lui rende cet hommage... J'ai joué avec elle pendant tant d'années et de la voir quitter le Prado comme ça, sur une victoire. Ce ne fut que du plaisir !
"Cathy va tellement me manquer"
Et de l'émotion. On a même cru voir une ou deux petites larmes, dans ton regard...
Non, c'était une poussière, je ne suis pas comme ça (rire). L'émotion, elle est venue à sa sortie, quand je l'ai serrée dans mes bras, ma copine. Bon, comme elle vient en équipe de France, je vais encore en profiter un petit mois, mais elle va tellement me manquer. Avec qui je vais blaguer aux entraînements, après ?
Pourquoi, alors, ne pas tenter de la convaincre de poursuivre ?
Ce qui est bien, c'est qu'elle s'arrête au bon moment. Celui qu'elle a choisi. Elle a su se transcender pour l'événement. Montrer quelle joueuse extraordinaire elle a été et elle est. On ne pourra vraiment pas dire qu'elle a fait l'année de trop. Alors, on ne peut pas lui demander de continuer. Elle a tellement apporté que c'est la respecter de lui dire : Chapeau, tu peux stopper là...
Pensais-tu que vous seriez capables d'avoir un tel niveau de jeu, que ce soit sur la finale retour ou sur la belle ?
À Tarbes, on avait eu cinq minutes de déconcentration, ça nous avait coûté le match. Il y a eu comme de la rébellion. On a voulu leur montrer, montrer au public, à nous-mêmes qu'on ne se laisserait pas faire. Et ça a été extraordinaire. Le public, je ne l'ai jamais vu comme ça ! On avait vingt points d'avance et il continuait à pousser, et ça nous reboostait. Ce fut vraiment magique ! Question niveau de jeu, je ne sais pas si on a été exceptionnelles. Sur le match retour, on a été très fortes mentalement, on les a impactées physiquement. On leur en a mis plein la vue et elles ont baissé la tête. Sur la belle, leur réponse fut physique, et même plus. Mais il était hors de question de se faire battre. En France, on est les plus fortes !
Comment vois-tu cette nouvelle confrontation de ce dimanche ?
Elles ont dû rentrer penaudes à Tarbes, mais je pense qu'elles vont se rebeller. Elles en ont pris quarante une fois, vingt ensuite, elles vont vouloir finir à dix, ou à cinq, voire même devant. Ce sera sur terrain neutre, ce sera le dernier match, elles seront remontées. Mais on ne va pas se laisser marcher sur les pieds. On veut gagner cette Coupe de France. Il faudra y mettre de l'impact, de l'intensité, répondre au défi physique.
Mine de rien, la saison prochaine, avec les départs de Cathy et Céline, tu seras la taulière, à Bourges...
Je préfère ne pas y penser, ce n'est pas le rôle qui me va le mieux. Je ne serai pas la plus vieille, mais la plus ancienne. Ça va être rigolo...
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
SACRÉES TANGO !
18-8, 25-11 (43-19), 19-18, 10-15.
Arbitres : MM. Mateus et Maestre.
Spectateurs : 3.200.
Bourges : Santos 8, Melain 4, Miyem 13, Cata-Chitiga 2, Dumerc 19, Paul 2, Lelas 9, Ndongue 8, Bujdoso 5, Martins 2.
Tarbes : Wright 12, Eldebrink 2, Moeggenberg 3, Rusakova 5, Arrondo 10, Yacoubou 16, Tzekova 4.
Après la démonstration de samedi, les Berruyères ont remis cela hier soir. Elles étaient bien les plus fortes et ont mérité leur neuvième titre de championnes de France.
Dans un Prado surchauffé, Bourges a su imposer son rythme pour conserver son titre et coiffer une 9e couronne nationale !
Les championnes de France 2009 sont… berruyères ! Au terme d'une belle à sens unique, les Tango ont décroché le 9e titre du club, dans un Prado ivre de bonheur. Si Tarbes a été un adversaire valeureux, poussant les filles de Pierre Vincent à un match d'appui, Bourges a, de son côté, réagi en grand champion, retrouvant l'énergie et la qualité de jeu, aux moments clés, pour rester souverain en Ligue féminine. La fête, qui était promise, notamment pour les adieux de Cathy Melain et Céline Dumerc au public berruyer, n'a donc pas été gâchée. Elle fut bien sûr chargée d'émotion lors de la remise des médailles et du trophée à ces deux grandes dames du basket tango.
Le scénario de cette belle capitale ? Comme lors de leur éclatante revanche de samedi, les Tango firent la course en tête dès le premier quart-temps, imprimant une nouvelle fois un rythme endiablé et une intensité défensive redoutable (18-8 ). Tarbes avait beau être prévenu, Dumerc, en bonne capitaine, avait tiré la première, imitée par Miyem (7-0, 2e), déjà sous les hourras du public. Le sang-froid et le talent de Wright permettaient un moment aux Pyrénéennes de stopper l'élan local (9-6), mais les trois fautes et la maladresse de Yacoubou ne présageaient rien de bon pour les filles de François Gomez. En effet, Dumerc, toujours insolente d'adresse, faisait encore mouche à longue distance, puis Miyem et Ndongue, impeccables elles aussi à la finition, faisaient vite grimper l'addition (15-6, puis 23-8 à la 12e). Les quelques coups d'éclat de Tzekova n'y changeaient rien : Bourges, porté comme rarement par ses supporters, ne lâchait rien en défense et récitait son basket à la perfection, avec des « caviars » servis dessous pour Santos. Les Tango étaient partout, Tarbes perdait pied et à là 15e le + 20 était franchi (32-10), avec l'entrée de Cata-Chitiga sur le parquet. A la pause, la punition avait encore pris une autre ampleur (43-19), surtout que Melain, dans tous les bons coups, et Dumerc, 16 points déjà, se sublimaient pour leur dernière, alors que Yacoubou avait rejoint le banc avec quatre fautes.
Une première mi-temps de haut vol
Tarbes, pourtant plus agressif que samedi, n'avait rien pu faire pour freiner la détermination et la réussite tango. Les locales, en championnes, avaient de nouveau sorti le grand jeu.
Il restait aux Berruyères à gérer cette très confortable avance en seconde période, avant de savourer ce 9e titre qui leur tendait les bras.
Ce fut chose faite, avec sérieux et talent, grâce tout d'abord à une Cathy Melain distribuant des offrandes à ses partenaires dans la raquette (51-23, 24e). Il n'y avait que l'arbitre pour mettre en colère Pierre Vincent, après une sévère faute antisportive sifflée à Lelas.
Une anecdote, car dans le jeu, ses filles gardaient le contrôle (57-27, 28e).
Paul et Martins participaient à leur tour à la fête, lors d'un ultime quart-temps où Arrondo permettait à Tarbes de stopper l'hémorragie, profitant d'une baisse de régime locale (65-48, 36e). Trop peu, trop tard surtout, pour priver le Prado de dernières minutes de liesse.
Il reste bien sûr encore la Coupe à aller chercher dimanche à Bercy, mais les Tango ont pris le temps, hier soir, de savourer leur succès.
C'était l'heure en effet de fêter le titre en communion avec le public et de faire durer les adieux de qui vous savez…
Jean-Marc Duret - www.lanouvellerepublique.fr
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REINES POUR TOUJOURS
Elles en rêvaient, Bourges aussi. Cathy Melain et Céline Dumerc ont tiré leur révérence au Prado ensemble, sur un dernier titre. Un triomphe.
Mieux qu'un jubilé. Beaucoup mieux. Cathy Melain voulait terminer au sommet sa carrière. C'est chose faite depuis hier soir. Bien sûr, il reste Bercy et cette Coupe de France à conquérir, dimanche. Mais ses adieux au Prado ont été parfaits. Parfaits et intenses, pour ce qui est du match, comme des émotions.
Des émotions partagées avec sa capitaine, son amie, Céline Dumerc, pour qui ce n'était que – le peuple tango l'espère – des au revoir au Prado.
Tout a commencé par une ovation. Il est 20 h 25, Benoît Roumet, la voix du Prado, appelle comme d'habitude les joueuses une à une. Toutes ont été applaudies mais Cathy et Céline ont droit à une ovation un peu plus forte. Premier hommage. Premiers mercis.
Premiers pincements aussi, sans doute, dans le cœur de ces deux grandes dames. Elles ont beau avoir juré vouloir aborder ce dernier match à la maison « comme d'habitude », cela a dû battre fort, très fort. Mais en championnes qu'elles sont, l'émotion n'a pas sapé leur talent ni leur allant.
Melain dans les bras de Pierre Vincent
Non, hier soir, Cathy Melain et Céline Dumerc ont encore sorti un grand, grand match. Digne d'un soir d'Euroligue. Digne d'un soir de titre. L'aînée s'est chargée, comme samedi, d'allumer la mèche. La cadette a pris le relais pour marquer les cinq premiers points tango du soir, dont un premier panier à trois points. Quelques minutes plus tard, c'est Cathy qui s'arrache pour marquer un panier de nulle part, la tête dans Moeggenberg. Céline, sur le banc, exulte, fait tournoyer sa serviette. Le festival commence. A la fin du premier quart-temps, c'est elle qui plante un long trois points et fait se soulever le Prado. Idem à la reprise. Les bras au ciel, la capitaine savoure. Le public est debout.
Les « Tango ! Tango ! » et autres « Tous ensemble, tous ensemble » montent des travées. Bourges marche vers le sacre. Et quand à la 24e minute François Gomez demande un temps mort pour Tarbes, Dumerc embrasse déjà Melain. Bourges mène alors 49-23, les deux compères peuvent en effet partager, goûter chaque instant qu'il leur reste sur ce parquet du Prado. Dans leur antre à elles. Elles ne sont pourtant pas au bout de leurs émotions. Il y a cette longue et merveilleuse dernière minute trente où Céline saute, cette fois, dans les bras de son mentor. Où Emmeline Ndongue lâche ses premières larmes. Où Cathy tombe dans les bras de Pierre Vincent. Où le Prado scande « Cathy, Cathy ».
Ce n'est plus un tour d'honneur, c'est un triomphe impérial qui est offert à Madame Cathy Melain.
Annaïck Mainguy - www.lanouvellerepublique.fr
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Cathy MELAIN
« Il faut savoir s'arrêter sur quelque chose. Je préfère partir avant de ne plus supporter de jouer au basket. Je vous remercie tous d'avoir été là pour moi et le club. Je souhaite que ce club continue à vivre et à gagner. Il est à vous maintenant. »
Céline DUMERC
« Ce que je retiens avant tout, c'est le dernier match au Prado d'une grande dame du basket et on voulait à tout prix lui offrir le titre. Mission accomplie. Au début du match, il fallait faire abstraction de tout ça et mettre de l'intensité. On a mis l'énergie qu'il fallait. Notre défense a été très efficace et après cela nous motive et on est plus libérées en attaque. »
Katia MANIC
« Je suis très contente d'avoir gagné, car c'est mon premier titre en France. L'an dernier, j'avais perdu en finale avec Montpellier. J'étais venue en France pour ça. Il y avait de l'émotion mais on a su garder la maîtrise. »
Endy MIYEM
« On avait un but à atteindre et on est restées concentrées, ce qui nous a permis de bien entrer dans le match. Notre défense a encore fait la différence et l'adresse bien sûr. Ce 2e titre pour moi a une saveur particulière car je perds des copines… »
Pierre VINCENT
« On a fait une grande grande première mi-temps. On travaille pour des moments comme ça. Les filles étaient sur un nuage. Il y a beaucoup d'émotion car c'est la fin d'une longue et belle histoire avec Céline et Cathy. Les filles vont se lâcher pour fêter ça et on ira à Bercy avec l'énergie qui nous restera pour tenter de faire la même chose. »
Pierre FOSSET
« Terminer sur un match comme ça, on ne pouvait pas rêver mieux pour les adieux de Cathy et Céline. C'est fabuleux de finir sur deux dernières prestations d'un tel niveau ! »
Hervé BOUTY
« C'est encore plus beau que l'an passé : Tarbes nous a poussés dans nos retranchements et il y a pas mal d'émotions, vraiment. »
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Emmeline Ndongue : « Je suis très heureuse d'avoir vécu ça »
Pas facile, de se remettre des superbes émotions vécues mardi soir au Prado. Et pourtant, il faudra remettre le couvert dimanche, Coupe de France en jeu !
Avant même d'aller, dimanche, à Bercy, à la conquête de la Coupe de France, Emmeline Ndongue, l'intérieure berruyère, estime que la saison a été « magnifique ». Comme toutes ses coéquipières, elle a encore les yeux emplis des images du sacre de mardi soir. De cette extraordinaire soirée, chargée d'une inqualifiable émotion.
Témoignage.
Alors, Emmeline, encore sur ton petit nuage ?
Je commence à redescendre, ce n'est pas facile. Mais on doit se reconcentrer, il reste un match, une finale.
Quel énorme moment d'émotion ce fut, mardi soir, avec la conquête du titre national !
Ce fut vraiment génial. À la hauteur de nos espérances, vraiment. Les Tarbaises n'ont pas vu le jour et on a ainsi pu faire une fête magnifique à Cathy. Je suis vraiment très heureuse d'avoir vécu ça. Pierre (Vincent, ndlr) qui sort Cathy avant la fin pour que le public lui rende cet hommage... J'ai joué avec elle pendant tant d'années et de la voir quitter le Prado comme ça, sur une victoire. Ce ne fut que du plaisir !
"Cathy va tellement me manquer"
Et de l'émotion. On a même cru voir une ou deux petites larmes, dans ton regard...
Non, c'était une poussière, je ne suis pas comme ça (rire). L'émotion, elle est venue à sa sortie, quand je l'ai serrée dans mes bras, ma copine. Bon, comme elle vient en équipe de France, je vais encore en profiter un petit mois, mais elle va tellement me manquer. Avec qui je vais blaguer aux entraînements, après ?
Pourquoi, alors, ne pas tenter de la convaincre de poursuivre ?
Ce qui est bien, c'est qu'elle s'arrête au bon moment. Celui qu'elle a choisi. Elle a su se transcender pour l'événement. Montrer quelle joueuse extraordinaire elle a été et elle est. On ne pourra vraiment pas dire qu'elle a fait l'année de trop. Alors, on ne peut pas lui demander de continuer. Elle a tellement apporté que c'est la respecter de lui dire : Chapeau, tu peux stopper là...
Pensais-tu que vous seriez capables d'avoir un tel niveau de jeu, que ce soit sur la finale retour ou sur la belle ?
À Tarbes, on avait eu cinq minutes de déconcentration, ça nous avait coûté le match. Il y a eu comme de la rébellion. On a voulu leur montrer, montrer au public, à nous-mêmes qu'on ne se laisserait pas faire. Et ça a été extraordinaire. Le public, je ne l'ai jamais vu comme ça ! On avait vingt points d'avance et il continuait à pousser, et ça nous reboostait. Ce fut vraiment magique ! Question niveau de jeu, je ne sais pas si on a été exceptionnelles. Sur le match retour, on a été très fortes mentalement, on les a impactées physiquement. On leur en a mis plein la vue et elles ont baissé la tête. Sur la belle, leur réponse fut physique, et même plus. Mais il était hors de question de se faire battre. En France, on est les plus fortes !
Comment vois-tu cette nouvelle confrontation de ce dimanche ?
Elles ont dû rentrer penaudes à Tarbes, mais je pense qu'elles vont se rebeller. Elles en ont pris quarante une fois, vingt ensuite, elles vont vouloir finir à dix, ou à cinq, voire même devant. Ce sera sur terrain neutre, ce sera le dernier match, elles seront remontées. Mais on ne va pas se laisser marcher sur les pieds. On veut gagner cette Coupe de France. Il faudra y mettre de l'impact, de l'intensité, répondre au défi physique.
Mine de rien, la saison prochaine, avec les départs de Cathy et Céline, tu seras la taulière, à Bourges...
Je préfère ne pas y penser, ce n'est pas le rôle qui me va le mieux. Je ne serai pas la plus vieille, mais la plus ancienne. Ça va être rigolo...
Hervé Le Fellic - www.leberry.fr
Modifié en dernier par la zone le sam. 16 mai 2009 21:28, modifié 1 fois.
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PAR LA GRANDE PORTE
Cathy Melain a effectué son dernier match dans « sa » salle du Prado. A la clé, un 9e titre de champion de France pour Bourges.
Pour la neuvième fois, Bourges a été sacré champion de France, mardi. Mais ce titre restera à part parce qu'il est aussi celui des adieux de Cathy Melain.
Cathy Melain, c'est un palmarès : un titre de championne d'Europe avec la France, une médaille d'argent dans cette même compétition, trois Euroligue, huit titres de championnes de France, deux Coupes de France (avant la finale de ce dimanche), sept trophées de la Fédération. C'est aussi un talent qui ne s'est pas tari. C'est enfin une fidélité au club tango de Bourges, où elle a passé douze de ses seize années professionnelles.
Mardi soir, Cathy Melain a donc tiré sa révérence. Certes, il lui reste la finale de la Coupe de France, dimanche à Bercy, puis une dernière campagne en Bleue, puisqu'elle a accepté de rempiler à la demande de Pierre Vincent, l'entraîneur berruyer et sélectionneur national, pour un dernier Euro. Mais Cathy Melain au Prado, c'est bel et bien fini.
Larmes et champagne
Alors, forcément, la soirée de mardi était chargée d'émotions. D'autant plus qu'elle marquait aussi le départ de Céline Dumerc, la capitaine non moins emblématique du club qui évoluera l'an prochain à Ekaterinbourg.
Et comme Bourges a terrassé Tarbes, la fête n'en a été que plus belle. Les 3.200 spectateurs ont acclamé leur Cathy, portée en triomphe par ses coéquipières. Les larmes ont coulé, y compris pour Pierre Vincent, tout autant que le champagne.
Cathy Melain a tout simplement fait ses adieux par la grande porte. Et même la très grande en confirmant une fois encore qu'elle reste l'une des toutes meilleures joueuses de l'Hexagone. Dans son sillage, le Bourges Basket a décroché un neuvième titre en venant à bout d'un adversaire redoutable, Tarbes, vainqueur de la finale aller chez lui. En donnant surtout deux leçons de basket, samedi (78-37) puis il y a deux jours (72-52).
Oui, le Prado n'est pas prêt d'oublier ce neuvième titre.
Annaïck Mainguy - www.lanouvellerepublique.fr
Le match. On craignait une réaction tarbaise, les Tango ont fait en sorte qu'elle n'arrive jamais. Les Berruyères ont sorti une superbe partition d'ensemble. On ressortira néanmoins du lot une Céline Dumerc, intenable et adroite en diable, et une Cathy Melain, impressionnante de maîtrise à la passe, en défense, dans la combativité aux quatre coins du terrain.
Joie. Bien sûr, après un titre de champion de France, une équipe ne peut qu'exulter. Les Berruyères, celles qui restent au club comme celles qui vont le quitter, ont exprimé une liesse spontanée en communion avec le public. Le tout faisait vraiment plaisir à voir.
Le public. Dans un Prado bondé à bloc et surchauffé, les spectateurs ont poussé comme rarement derrière leur équipe. Les olas ont fait tourner les têtes, les ovations pour leur Cathy et leur Céline ont donné des frissons.
Banc. Entraîné par une Céline Dumerc survoltée quand elle s'y trouvait, le banc de touche berruyer a aussi eu son importance.
Les larmes du coach. Pierre Vincent n'aime pas du tout se mettre en avant et encore moins montrer ses sentiments. Il n'a pu refréner des larmes d'émotion quand Céline Dumerc lui est tombée dans les bras.
La cérémonie. Simple, joyeuse. On aurait pu tomber dans l'hommage dithyrambique, on est resté dans une sobriété de bon aloi. Sympathique à l'image de l'équipe et du club.
Jean-Marc Le Ruyet - www.lanouvellerepublique.fr
à visionner, une vidéo, au son malheureusement imparfait:
http://www.lejdc.fr/sports/basket/cathy ... FBB8-.html
www.lejdc.fr
Cathy Melain a effectué son dernier match dans « sa » salle du Prado. A la clé, un 9e titre de champion de France pour Bourges.
Pour la neuvième fois, Bourges a été sacré champion de France, mardi. Mais ce titre restera à part parce qu'il est aussi celui des adieux de Cathy Melain.
Cathy Melain, c'est un palmarès : un titre de championne d'Europe avec la France, une médaille d'argent dans cette même compétition, trois Euroligue, huit titres de championnes de France, deux Coupes de France (avant la finale de ce dimanche), sept trophées de la Fédération. C'est aussi un talent qui ne s'est pas tari. C'est enfin une fidélité au club tango de Bourges, où elle a passé douze de ses seize années professionnelles.
Mardi soir, Cathy Melain a donc tiré sa révérence. Certes, il lui reste la finale de la Coupe de France, dimanche à Bercy, puis une dernière campagne en Bleue, puisqu'elle a accepté de rempiler à la demande de Pierre Vincent, l'entraîneur berruyer et sélectionneur national, pour un dernier Euro. Mais Cathy Melain au Prado, c'est bel et bien fini.
Larmes et champagne
Alors, forcément, la soirée de mardi était chargée d'émotions. D'autant plus qu'elle marquait aussi le départ de Céline Dumerc, la capitaine non moins emblématique du club qui évoluera l'an prochain à Ekaterinbourg.
Et comme Bourges a terrassé Tarbes, la fête n'en a été que plus belle. Les 3.200 spectateurs ont acclamé leur Cathy, portée en triomphe par ses coéquipières. Les larmes ont coulé, y compris pour Pierre Vincent, tout autant que le champagne.
Cathy Melain a tout simplement fait ses adieux par la grande porte. Et même la très grande en confirmant une fois encore qu'elle reste l'une des toutes meilleures joueuses de l'Hexagone. Dans son sillage, le Bourges Basket a décroché un neuvième titre en venant à bout d'un adversaire redoutable, Tarbes, vainqueur de la finale aller chez lui. En donnant surtout deux leçons de basket, samedi (78-37) puis il y a deux jours (72-52).
Oui, le Prado n'est pas prêt d'oublier ce neuvième titre.
Annaïck Mainguy - www.lanouvellerepublique.fr
Le match. On craignait une réaction tarbaise, les Tango ont fait en sorte qu'elle n'arrive jamais. Les Berruyères ont sorti une superbe partition d'ensemble. On ressortira néanmoins du lot une Céline Dumerc, intenable et adroite en diable, et une Cathy Melain, impressionnante de maîtrise à la passe, en défense, dans la combativité aux quatre coins du terrain.
Joie. Bien sûr, après un titre de champion de France, une équipe ne peut qu'exulter. Les Berruyères, celles qui restent au club comme celles qui vont le quitter, ont exprimé une liesse spontanée en communion avec le public. Le tout faisait vraiment plaisir à voir.
Le public. Dans un Prado bondé à bloc et surchauffé, les spectateurs ont poussé comme rarement derrière leur équipe. Les olas ont fait tourner les têtes, les ovations pour leur Cathy et leur Céline ont donné des frissons.
Banc. Entraîné par une Céline Dumerc survoltée quand elle s'y trouvait, le banc de touche berruyer a aussi eu son importance.
Les larmes du coach. Pierre Vincent n'aime pas du tout se mettre en avant et encore moins montrer ses sentiments. Il n'a pu refréner des larmes d'émotion quand Céline Dumerc lui est tombée dans les bras.
La cérémonie. Simple, joyeuse. On aurait pu tomber dans l'hommage dithyrambique, on est resté dans une sobriété de bon aloi. Sympathique à l'image de l'équipe et du club.
Jean-Marc Le Ruyet - www.lanouvellerepublique.fr
à visionner, une vidéo, au son malheureusement imparfait:
http://www.lejdc.fr/sports/basket/cathy ... FBB8-.html
www.lejdc.fr
Modifié en dernier par la zone le jeu. 14 mai 2009 9:24, modifié 1 fois.
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«On était condamné à l'exploit»
Le petit comité bigourdan présent, hier soir à Bourges a encouragé les Tarbaises…
Michel Uriarte (président du TGB): « Je savais que ça serait difficile, voire impossible. Je pense que le traumatisme de samedi dernier, était trop profond. Mais voyez, on a pris 40 points lors du second match, on en prend 20 ce soir, à ce train on pourrait avoir une bonne surprise pour la Coupe de France (sourire). On a joué devant un public formidable, Céline, la Tarbaise, a été monumentale. Tout club doit faire son apprentissage. Je pense que l'an prochain, on doit passer un palier supplémentaire. Il faut rappeler qu'au début de la saison, nous pensions à l'Euroligue. Alors disputer deux finales, c'était inattendu, c'est peut-être arrivé un peu tôt. C'est un moment merveilleux que l'on vit. »
François Gomez (entraîneur du TGB): « L'adversaire était plus fort, c'est comme ça. C'est la loi du sport. Ce qu'on a fait en seconde période me plaît bien, il est dommage que nous n'ayons pas été sereins au début de la rencontre. On était condamné à l'exploit, car on ne partait pas à 50/50. Je n'oublie pas d'où vient le TGB. Là, puisque nous y étions, nous nous sommes dits pourquoi pas et en même temps, on avait un peu peur. Ce soir, l'équipe a montré deux visages différents. Mais on apprend. La Coupe de France ? Si je dois parier, même en étant entraîneur de Tarbes, je parie sur Bourges qui sera grand, grand favori. On essaiera de faire un peu mieux. Mais j'ai quand même envie de dire que le TGB a tenu son rang. Et puis, j'espère que la prochaine fois, on pourra dire qu'on avait rien à perdre et certainement pas tout à gagner. »
Céline Dumerc (Meneuse de Bourges):« C'est le titre ce soir qui est décroché. Quand on s'est battue toute une saison, il y a forcément des incertitudes. Il y a tout un travail qui s'est mis en place. On a souffert 80 minutes vraiment pleines, ce qui fait que le titre est à nous. Une grande dame (Cathy Melain) du basket français tire sa révérence ce soir et rien que pour elle, on avait envie de faire une belle fête, de remporter ce dernier titre pour Cathy. C'est mission accomplie, un grand moment d'émotion. Je dis au revoir à une grande coéquipière, mais avant cela, il reste une coupe de France à aller chercher.
Il n'y a pas d'état d'âme dans le sport. Bien sûr que j'ai un petit pincement au cœur, pour les filles, à l'image de Polina. Une vraie battante, une vraie guerrière, une fille qui mérite, qui n'a jamais eu le titre de championne de France avec la grande carrière qu'elle a eu. Forcément, c'est triste pour elles, mais je ne voulais pas partir sans donner le titre à Cathy, ce n'était pas possible. »
Ana Lelas : « Il ne faut pas oublier, il reste la Coupe à gagner. L'objectif, c'est le championnat, mais aussi la coupe. Céline (Dumerc) s'en va, Cathy (Melain) arrête, c'est dommage mais je crois que même l'an prochain, on va jouer pour le titre. Pour moi, c'est spécial, c'est mon premier titre. C'est très bien et génial. On joue dimanche, il faut rester concentré malgré cette victoire en championnat, malgré le titre. On veut aussi gagner à Bercy. Ce sera une autre folie, avec tout ce monde là-bas, mais on est mentalement préparée pour cela. »
Recueilli par G. Gauthier et J.-P. Lapeyrade. - www.ladepeche.fr
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Le président, Michel Uriarte, a encouragé « ses » filles .
Un léger engouement à Tarbes.
Michel Uriarte, le président du TGB, n'a pu s'empêcher de lorgner vers le trophée avant d'appuyer les Tarbaises dans leur tentative de conquête. Malheureusement, tout ne s'est pas passé de la meilleure des façons pour « ses » filles, la coupe est restée au Prado. Mais le président a trouvé les mots justes pour remobiliser ses troupes dans l'optique de la coupe de France, dimanche prochain.
Retransmis en direct sur Sport + avec les commentaires de Laure Savasta et relayé par quelques cafés du centre ville, le duel final entre Bourges et Tarbes n'a pas attiré la grande foule. C'est dommage tant l'événement méritait beaucoup plus d'engouement mais aussi, peut-être, de mise en scène de la part des institutions et partenaires. Dommage… même si les quelques supporters passionnés ont vibré avant de voir leurs rêves de titre s'évaporer au fil des minutes.
www.ladepeche.fr
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Les Tarbaises seules au monde...
Le petit comité bigourdan présent, hier soir à Bourges a encouragé les Tarbaises…
Sur le côté gauche de la tribune, les oriflammes préfigurent le prochain championnat d'Europe. Le Français le dispute au Croate, le Russe au Hongrois. C'est par-là que les joueuses de Bourges ont fait leur entrée, sous l'acclamation que l'on devine. À l'applaudimètre, Céline Dumerc fait un malheur. Faut dire qu'au-delà de l'événement, Céline et Cathy Melain disputaient leur dernière rencontre sous les couleurs tango. Encore que. La Tarbaise n'a pas caché qu'elle aimerait revenir à Bourges, un peu plus tard. On l'avait dit, on le redoutait un peu. La salle est entièrement acquise à la cause berruyère. De l'orange partout : du sol au plafond. De l'engagement verbal aussi, surtout quand Isabelle Yacoubou-Dehoui envoie Alessandra Santos de Oliveïra aux fraises.
Le public de Bourges pas fair-play…
La Brésilienne durement touchée, doit sortir (elle reviendra). « Isa », elle, va le payer. Systématiquement huée dès qu'elle touche le ballon, ce qui va obliger François Gomez à sortir son pivot un peu plus tôt que d'habitude. « Isa » est mal dans ses baskets, à côté de ses « pompes », au point qu'elle va écoper de sa quatrième faute peu avant la mi-temps !
Dans un coin de la salle, tout là-haut perché, ils sont six venus de Bigorre. Impuissants. Totalement.
Dans la tribune d'honneur, les places retenues par les élus tarbais, trois jours auparavant, sont désespérément vides. Le TGB est seul au monde. Tout juste, retrouve t-il un peu de chaleur, quand la fanfare « orange » entonne la Pitxuri et le Vino Griego. Si, si !
Sur le parquet, Céline Dumerc enfile les paniers à trois points tels un métronome.
…mais du respect entre les joueuses
La leçon n'est pas aussi sévère que samedi dernier mais l'expérience et la maîtrise des Berruyères, font la différence. Le basket, ce n'est pas la guerre, ainsi cette petite tape amicale de Dumerc (encore elle) à l'adresse de Yacoubou-Dehoui qui vient de rater un lancer franc.Comme une marque de respect, bien davantage que de la compassion. Voilà, c'est fini. Pour la neuvième fois, Bourges remporte le titre, quand le TGB perd sa cinquième finale en autant de participations.
Mais si les Bigourdanes avaient su inverser la tendance, il aurait alors fallu parler de véritable exploit. L'arène du Prado n'y était pas disposée.
Recueilli par G. Gauthier et J.-P. Lapeyrade. - www.ladepeche.fr
Le petit comité bigourdan présent, hier soir à Bourges a encouragé les Tarbaises…
Michel Uriarte (président du TGB): « Je savais que ça serait difficile, voire impossible. Je pense que le traumatisme de samedi dernier, était trop profond. Mais voyez, on a pris 40 points lors du second match, on en prend 20 ce soir, à ce train on pourrait avoir une bonne surprise pour la Coupe de France (sourire). On a joué devant un public formidable, Céline, la Tarbaise, a été monumentale. Tout club doit faire son apprentissage. Je pense que l'an prochain, on doit passer un palier supplémentaire. Il faut rappeler qu'au début de la saison, nous pensions à l'Euroligue. Alors disputer deux finales, c'était inattendu, c'est peut-être arrivé un peu tôt. C'est un moment merveilleux que l'on vit. »
François Gomez (entraîneur du TGB): « L'adversaire était plus fort, c'est comme ça. C'est la loi du sport. Ce qu'on a fait en seconde période me plaît bien, il est dommage que nous n'ayons pas été sereins au début de la rencontre. On était condamné à l'exploit, car on ne partait pas à 50/50. Je n'oublie pas d'où vient le TGB. Là, puisque nous y étions, nous nous sommes dits pourquoi pas et en même temps, on avait un peu peur. Ce soir, l'équipe a montré deux visages différents. Mais on apprend. La Coupe de France ? Si je dois parier, même en étant entraîneur de Tarbes, je parie sur Bourges qui sera grand, grand favori. On essaiera de faire un peu mieux. Mais j'ai quand même envie de dire que le TGB a tenu son rang. Et puis, j'espère que la prochaine fois, on pourra dire qu'on avait rien à perdre et certainement pas tout à gagner. »
Céline Dumerc (Meneuse de Bourges):« C'est le titre ce soir qui est décroché. Quand on s'est battue toute une saison, il y a forcément des incertitudes. Il y a tout un travail qui s'est mis en place. On a souffert 80 minutes vraiment pleines, ce qui fait que le titre est à nous. Une grande dame (Cathy Melain) du basket français tire sa révérence ce soir et rien que pour elle, on avait envie de faire une belle fête, de remporter ce dernier titre pour Cathy. C'est mission accomplie, un grand moment d'émotion. Je dis au revoir à une grande coéquipière, mais avant cela, il reste une coupe de France à aller chercher.
Il n'y a pas d'état d'âme dans le sport. Bien sûr que j'ai un petit pincement au cœur, pour les filles, à l'image de Polina. Une vraie battante, une vraie guerrière, une fille qui mérite, qui n'a jamais eu le titre de championne de France avec la grande carrière qu'elle a eu. Forcément, c'est triste pour elles, mais je ne voulais pas partir sans donner le titre à Cathy, ce n'était pas possible. »
Ana Lelas : « Il ne faut pas oublier, il reste la Coupe à gagner. L'objectif, c'est le championnat, mais aussi la coupe. Céline (Dumerc) s'en va, Cathy (Melain) arrête, c'est dommage mais je crois que même l'an prochain, on va jouer pour le titre. Pour moi, c'est spécial, c'est mon premier titre. C'est très bien et génial. On joue dimanche, il faut rester concentré malgré cette victoire en championnat, malgré le titre. On veut aussi gagner à Bercy. Ce sera une autre folie, avec tout ce monde là-bas, mais on est mentalement préparée pour cela. »
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Le président, Michel Uriarte, a encouragé « ses » filles .
Un léger engouement à Tarbes.
Michel Uriarte, le président du TGB, n'a pu s'empêcher de lorgner vers le trophée avant d'appuyer les Tarbaises dans leur tentative de conquête. Malheureusement, tout ne s'est pas passé de la meilleure des façons pour « ses » filles, la coupe est restée au Prado. Mais le président a trouvé les mots justes pour remobiliser ses troupes dans l'optique de la coupe de France, dimanche prochain.
Retransmis en direct sur Sport + avec les commentaires de Laure Savasta et relayé par quelques cafés du centre ville, le duel final entre Bourges et Tarbes n'a pas attiré la grande foule. C'est dommage tant l'événement méritait beaucoup plus d'engouement mais aussi, peut-être, de mise en scène de la part des institutions et partenaires. Dommage… même si les quelques supporters passionnés ont vibré avant de voir leurs rêves de titre s'évaporer au fil des minutes.
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Les Tarbaises seules au monde...
Le petit comité bigourdan présent, hier soir à Bourges a encouragé les Tarbaises…
Sur le côté gauche de la tribune, les oriflammes préfigurent le prochain championnat d'Europe. Le Français le dispute au Croate, le Russe au Hongrois. C'est par-là que les joueuses de Bourges ont fait leur entrée, sous l'acclamation que l'on devine. À l'applaudimètre, Céline Dumerc fait un malheur. Faut dire qu'au-delà de l'événement, Céline et Cathy Melain disputaient leur dernière rencontre sous les couleurs tango. Encore que. La Tarbaise n'a pas caché qu'elle aimerait revenir à Bourges, un peu plus tard. On l'avait dit, on le redoutait un peu. La salle est entièrement acquise à la cause berruyère. De l'orange partout : du sol au plafond. De l'engagement verbal aussi, surtout quand Isabelle Yacoubou-Dehoui envoie Alessandra Santos de Oliveïra aux fraises.
Le public de Bourges pas fair-play…
La Brésilienne durement touchée, doit sortir (elle reviendra). « Isa », elle, va le payer. Systématiquement huée dès qu'elle touche le ballon, ce qui va obliger François Gomez à sortir son pivot un peu plus tôt que d'habitude. « Isa » est mal dans ses baskets, à côté de ses « pompes », au point qu'elle va écoper de sa quatrième faute peu avant la mi-temps !
Dans un coin de la salle, tout là-haut perché, ils sont six venus de Bigorre. Impuissants. Totalement.
Dans la tribune d'honneur, les places retenues par les élus tarbais, trois jours auparavant, sont désespérément vides. Le TGB est seul au monde. Tout juste, retrouve t-il un peu de chaleur, quand la fanfare « orange » entonne la Pitxuri et le Vino Griego. Si, si !
Sur le parquet, Céline Dumerc enfile les paniers à trois points tels un métronome.
…mais du respect entre les joueuses
La leçon n'est pas aussi sévère que samedi dernier mais l'expérience et la maîtrise des Berruyères, font la différence. Le basket, ce n'est pas la guerre, ainsi cette petite tape amicale de Dumerc (encore elle) à l'adresse de Yacoubou-Dehoui qui vient de rater un lancer franc.Comme une marque de respect, bien davantage que de la compassion. Voilà, c'est fini. Pour la neuvième fois, Bourges remporte le titre, quand le TGB perd sa cinquième finale en autant de participations.
Mais si les Bigourdanes avaient su inverser la tendance, il aurait alors fallu parler de véritable exploit. L'arène du Prado n'y était pas disposée.
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et la suite:la zone a écrit :Posté le : Lun 04 Mai 2009
Saint-Jacques Reims
Relooking et économies
L'histoire retiendra que Saint-Jacques s'est éteint un 1er mai contre Mondeville. L'avenir s'écrit dès aujourd'hui en trois lettres : R, B, F.
Au bout du rouleau, usées par les blessures et les absences à répétition, les Rémoises ont posé un point final à la saison 2008-2009, sorties sans ménagement par Mondeville en demi-finale du Challenge Round.
Condamnées dès le match aller mardi en Normandie (88-62) puis dominées vendredi à Reims (73-81), les protégées de Philippe Sauret ont bouclé l'aventure avec un arrière-goût amer. « On ne termine pas très bien, mais ce n'est pas reflet de la saison », confiait Bernard Lavergne, président de Saint-Jacques ou plutôt du Reims Basket Féminin, la nouvelle identité du club rémois. 10es de la saison régulière, demi-finalistes du Challenge Round, Marie-Laure-Fleury-Kindoki et ses coéquipières ont parfaitement rempli leur mission.
A Bernard Lavergne, Philippe Sauret et leur équipe d'assurer la préparation du prochain exercice entre relooking et économies.
SAINT-JACQUES EST MORT, VIVE LE RBF !
L'acte de naissance sera officiellement signé le 11 mai lors de l'assemblée générale. Dès lors Saint-Jacques s'effacera pour faire place au Reims Basket Féminin, l'appellation choisie dans le cadre de la nouvelle campagne de com' et la séance relooking du club rémois.
Avec Saint-Jacques disparaît le jaune et vert pour le magenta et noir des nouveaux maillots du RBF.
PRIORITÉ AUX ÉCONOMIES
Déficitaire cette saison en raison notamment du désengagement du conseil général de Marne, le club rémois est contraint de se serrer la ceinture et de dégager un solde positif l'année prochaine. Le président Lavergne a été invité à revoir la première mouture du budget 2009-2010 déposée à la FFBB. « On doit réaliser quelques modifications et apporter des garanties », précise-t-il. Le budget global devrait afficher 960.000 euros de recettes et 850.000 de dépenses.
A HUIT OU NEUF ?
Quel sera le visage du Reims Basket Féminin la saison prochaine. Evidemment, le staff est reconduit. Philippe Sauret et Fabrice Lefrançois conservent leur place à la tête du banc. Chez les joueuses, voici les certitudes : Valeriya Berezhynska et Orsolya Englert ne porteront plus les couleurs rémoises. Manon Sinico a rempilé pour un an et Pauline Jannault (ex-Mondeville) a confirmé son arrivée dans la cité des Sacres. Pour le reste, Philippe Sauret a souvent répété qu'il souhaitait conserver une certaine ossature. Seules Lucie Bouthors et Mame-Marie Sy-Diop ont encore une année de contrat à honorer.
Le coach voudrait repartir à 9 (5 Françaises, 4 étrangères) mais au regard des finances, un groupe de 8 (5 Françaises, 3 étrangères) serait plus probable.
Nicolas ROY - www.lunion.presse.fr
Ça se précise au RBF
Le Reims Basket Féminin confirme les départs de Marie-Laure Fleury-Kindoki et Sarra Ouerghi. Amélie Pochet, elle, prolonge d'un an.
On distingue de mieux en mieux le visage du Reims Basket Féminin (ex-Saint-Jacques), version 2009-2010. On savait déjà qu'Orsolya Englert et Valeriya Berezhynska quittaient la cité des Sacres, que Lucie Bouthors et Manon Sinico prolongeaient l'aventure, que Pauline Jannault (Mondeville) et la meneuse américaine Leah Metcalf (Message Posté le : Ven 08 Mai 2009 Reims: Meneuse « made in USA ») étaient les premières recrues.
On connaît désormais en partie l'avenir d'Amélie Pochet, Marie-Laure-Fleury-Kindoki et Sarra Ouerghi. Seule, la première portera encore les couleurs rémoises.
Arrivée à Reims l'an passé après « une saison blanche à Valenciennes » (*), pour reprendre ses propos, Amélie Pochet venait retrouver du temps de jeu et de la confiance en elle. Objectif atteint. « La confiance n'est pas chose innée chez moi. Je dois encore progresser, mais c'est vrai j'ai retrouvé du plaisir et des sensations », confie-t-elle.
Avec une moyenne de 11 points et 9,9 d'évaluation, elle fut évidemment un rouage essentiel dans le dispositif rémois cette saison. « Ses qualités physiques et son adresse sont très intéressantes pour nous, même si elle n'a pas encore atteint son meilleur niveau. Elle peut encore franchir un nouveau cap », souligne Philippe Sauret.
L'arrière a accepté le challenge malgré quelques sollicitations. « Ça s'est bien passé cette saison, je n'avais pas de raisons de partir, ajoute-t-elle. Je me sens bien, j'ai envie de me stabiliser et continuer à évoluer ici ».
Peinture en chantier
Après quatre saisons en jaune et vert, dont deux en N1 et un intermède à Mondeville, Marie-Laure Fleury-Kindoki ne signera pas un nouveau contrat. Le staff rémois aurait souhaité la conserver, mais la capitaine n'a pas accepté la proposition et a préféré s'envoler vers de nouveaux horizons. Quant à Sarra Ouerghi, auteur d'une prestation très convaincante pour sa première expérience en LFB (5,3 pts - 6,2 d'éval.), elle ne rentre plus dans les plans du RBF.
Philippe Sauret le regrette. « C'est un choix dicté par les limites du budget. Elle serait restée dans un effectif de neuf joueuses mais pas à huit », souligne le coach rémois qui n'a pas encore complètement défini sa raquette avec ou sans Mame-Marie Sy-Diop. L'intérieure sénégalaise restera-t-elle ? L'incertitude demeure.
Nicolas ROY - www.lunion.presse.fr
(*) A l'USVO, Amélie Pochet ne tournait qu'à 3,5 points et 3,4 d'évaluation et n'avait plus la confiance de son entraîneur Hervé Coudray avec lequel pourtant elle avait fait les beaux jours de Mondeville la saison précédente (10,5 pts - 10,7 d'éval.).
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Géraldine Robert : « Mon coeur sera toujours à Villeneuve-d'Ascq »
Géraldine Robert n'aura laissé que de bons souvenirs aux supporters villeneuvois.
Le Palacium va devoir se trouver une nouvelle coqueluche. Après trois saisons bien remplies à l'ESBVA-LM, Géraldine Robert a décidé d'exporter son talent en Italie. Direction Faenza, où elle a signé pour une saison. Un choix de carrière qu'elle assume totalement, en dépit de son attachement presque viscéral au club villeneuvois.
- Géraldine, pourquoi quittez-vous Villeneuve-d'Ascq ?
« J'ai commencé le basket très tard et je n'ai déjà plus beaucoup d'années devant moi (elle aura 29 ans le 26 juin) . Je veux donc en profiter au maximum. Dès le début de la saison, j'avais en tête de tenter une expérience à l'étranger. Des gens ne comprendront peut-être pas mon choix car j'avais tout ce que je voulais ici, j'étais comme une reine, mais je voulais relever un autre challenge. Je voulais aussi pouvoir dire à mes enfants que même si j'ai eu une petite carrière, j'ai tout de même réussi à jouer à l'étranger. »
- Pourquoi le choix de Faenza ?
« J'ai eu de nombreuses propositions, mais à Faenza, le coach me voulait à tout prix. Et puis, le club, qui a terminé quatrième du championnat et remporté la Coupe d'Italie cette saison, a aussi des objectifs élevés... »
- L'aspect financier a-t-il aussi compté ?
« Bien sûr. On est déjà très bien traité en France, mais on ne va pas se mentir, c'est une petite motivation supplémentaire. Pas la prioritaire. Pour moi, avoir un aéroport à quarante minutes était également important pour ne pas être trop éloigné de ma famille. »
- La décision de partir a-t-elle été facile à prendre ?
« Oui et non. D'un côté, je pars avec un sentiment d'énorme tristesse, car mon coeur sera toujours à Villeneuve-d'Ascq. C'est ma maison, ici. De l'autre, cela a été très facile de partir grâce aux excellents rapports que j'ai toujours eus avec les dirigeants et le staff. Ils ont même été les premiers à m'encourager... »
- Si vous ne deviez garder qu'une image de vos trois saisons à l'ESBVA-LM, laquelle serait-ce ?
« Celle de notre victoire contre Fenerbahce au Palacium (le 23 janvier 2008), qui nous qualifiait pour les huitièmes de finale de l'Euroligue. C'est l'image qui me restera à tout jamais dans la tête. Mais il y en a tellement d'autres... » •
OLIVIER ROUSIES - www.lavoixdunord.fr
Géraldine Robert n'aura laissé que de bons souvenirs aux supporters villeneuvois.
Le Palacium va devoir se trouver une nouvelle coqueluche. Après trois saisons bien remplies à l'ESBVA-LM, Géraldine Robert a décidé d'exporter son talent en Italie. Direction Faenza, où elle a signé pour une saison. Un choix de carrière qu'elle assume totalement, en dépit de son attachement presque viscéral au club villeneuvois.
- Géraldine, pourquoi quittez-vous Villeneuve-d'Ascq ?
« J'ai commencé le basket très tard et je n'ai déjà plus beaucoup d'années devant moi (elle aura 29 ans le 26 juin) . Je veux donc en profiter au maximum. Dès le début de la saison, j'avais en tête de tenter une expérience à l'étranger. Des gens ne comprendront peut-être pas mon choix car j'avais tout ce que je voulais ici, j'étais comme une reine, mais je voulais relever un autre challenge. Je voulais aussi pouvoir dire à mes enfants que même si j'ai eu une petite carrière, j'ai tout de même réussi à jouer à l'étranger. »
- Pourquoi le choix de Faenza ?
« J'ai eu de nombreuses propositions, mais à Faenza, le coach me voulait à tout prix. Et puis, le club, qui a terminé quatrième du championnat et remporté la Coupe d'Italie cette saison, a aussi des objectifs élevés... »
- L'aspect financier a-t-il aussi compté ?
« Bien sûr. On est déjà très bien traité en France, mais on ne va pas se mentir, c'est une petite motivation supplémentaire. Pas la prioritaire. Pour moi, avoir un aéroport à quarante minutes était également important pour ne pas être trop éloigné de ma famille. »
- La décision de partir a-t-elle été facile à prendre ?
« Oui et non. D'un côté, je pars avec un sentiment d'énorme tristesse, car mon coeur sera toujours à Villeneuve-d'Ascq. C'est ma maison, ici. De l'autre, cela a été très facile de partir grâce aux excellents rapports que j'ai toujours eus avec les dirigeants et le staff. Ils ont même été les premiers à m'encourager... »
- Si vous ne deviez garder qu'une image de vos trois saisons à l'ESBVA-LM, laquelle serait-ce ?
« Celle de notre victoire contre Fenerbahce au Palacium (le 23 janvier 2008), qui nous qualifiait pour les huitièmes de finale de l'Euroligue. C'est l'image qui me restera à tout jamais dans la tête. Mais il y en a tellement d'autres... » •
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UBH : les candidats à la reprise ont-ils répondu présents ?
René Carpentier attend des réponses. Vite...
L'administrateur nommé par le tribunal de commerce pour redresser la barre de l'Union Hainaut basket avait pour mission de réunir jusqu'à hier soir les dossiers de candidats à la reprise du club. Avant l'heure fatidique, des dossiers auraient bien été retirés, des intentions, à Valenciennes et Saint-Amand, auraient été exprimés. A 17 h, un dossier au moins aurait été déposé. Beaucoup de suppositions. Mais à l'heure où nous écrivons ces lignes, pas de confirmation. Quoi qu'il en soit, au final, ce sont les magistrats qui trancheront.
A l'heure où nous écrivons ces lignes, nous n'étions pas parvenus à joindre l'administrateur de l'UHB chez qui les dossiers de reprise du club devaient être déposés hier soir. Certaines sources avançaient que deux candidats à la reprise, l'un à Saint-Amand, l'autre à Valenciennes, avaient postulé.
Un dossier au moins aurait été déposé hier, peu avant 17 h. Il pourrait émaner de Valenciennois, aurait reçu le soutien d'Alain Bocquet et consisterait en un nouveau départ, en Nationale 1.
Joint mardi soir, René Carpentier, président de l'UHB, confirmait « espérer des réponses » concernant la reprise des actifs. Pour poursuivre la route, donc. Mais René Carpentier attendait également une autre réponse : celle de la fédération française de basket-ball qui ne s'est pas exprimée au sujet de la procédure du plan de cession. « Si elle ne se prononce pas, je vois mal comment cela peut aller pour le repreneur. Je ne sais pas quelle sera la finalité. Il est temps que la fédération se bouge », insistait le président hennuyer.
En attendant d'en savoir plus lui même, sans doute aujourd'hui, par la voix de l'administrateur, René Carpentier prépare avec ce dernier le point d'étape qu'il fera avec le tribunal de commerce de Valenciennes, lundi, à 14 h 30. Le président de l'UHB reste déterminé à mener à bien le plan de cession qu'il a présenté il y a quelques semaines à cette même instance. Il souhaite « que les choses se règlent vite ». Et répète qu'il attend un signe de la fédération.
La situation de l'UHB, même si d'autres clubs de basket-ball ont connu de gros problèmes par le passé, n'est pas banale, ce qui peut expliquer quelques tâtonnements et un certain flou autour du dossier. Mais le temps passe, sportivement tout est freiné. Pas simple...
PH. G. ET M. K. - www.lavoixdunord.fr
René Carpentier attend des réponses. Vite...
L'administrateur nommé par le tribunal de commerce pour redresser la barre de l'Union Hainaut basket avait pour mission de réunir jusqu'à hier soir les dossiers de candidats à la reprise du club. Avant l'heure fatidique, des dossiers auraient bien été retirés, des intentions, à Valenciennes et Saint-Amand, auraient été exprimés. A 17 h, un dossier au moins aurait été déposé. Beaucoup de suppositions. Mais à l'heure où nous écrivons ces lignes, pas de confirmation. Quoi qu'il en soit, au final, ce sont les magistrats qui trancheront.
A l'heure où nous écrivons ces lignes, nous n'étions pas parvenus à joindre l'administrateur de l'UHB chez qui les dossiers de reprise du club devaient être déposés hier soir. Certaines sources avançaient que deux candidats à la reprise, l'un à Saint-Amand, l'autre à Valenciennes, avaient postulé.
Un dossier au moins aurait été déposé hier, peu avant 17 h. Il pourrait émaner de Valenciennois, aurait reçu le soutien d'Alain Bocquet et consisterait en un nouveau départ, en Nationale 1.
Joint mardi soir, René Carpentier, président de l'UHB, confirmait « espérer des réponses » concernant la reprise des actifs. Pour poursuivre la route, donc. Mais René Carpentier attendait également une autre réponse : celle de la fédération française de basket-ball qui ne s'est pas exprimée au sujet de la procédure du plan de cession. « Si elle ne se prononce pas, je vois mal comment cela peut aller pour le repreneur. Je ne sais pas quelle sera la finalité. Il est temps que la fédération se bouge », insistait le président hennuyer.
En attendant d'en savoir plus lui même, sans doute aujourd'hui, par la voix de l'administrateur, René Carpentier prépare avec ce dernier le point d'étape qu'il fera avec le tribunal de commerce de Valenciennes, lundi, à 14 h 30. Le président de l'UHB reste déterminé à mener à bien le plan de cession qu'il a présenté il y a quelques semaines à cette même instance. Il souhaite « que les choses se règlent vite ». Et répète qu'il attend un signe de la fédération.
La situation de l'UHB, même si d'autres clubs de basket-ball ont connu de gros problèmes par le passé, n'est pas banale, ce qui peut expliquer quelques tâtonnements et un certain flou autour du dossier. Mais le temps passe, sportivement tout est freiné. Pas simple...
PH. G. ET M. K. - www.lavoixdunord.fr
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Après la 9 e saison de Lattes-Montpellier au sein de l'élite
BILAN
Le club a achevé sa saison en demi-finale face aux championnes de France de Bourges. État des lieux
Tout comme un an plus tôt, la séparation s'est faite au petit matin, de lendemain de demi-finale retour (perdue) à Bourges, dans l'anonymat du parking de l'église à Lattes. Allez, au revoir et rendez-vous à la saison prochaine! Khadijah Whittington a quitté l'Hérault le lendemain, direction les States, non sans avoir resigné pour une saison.
Sheana Mosch en a fait de même il y a quelques jours. Entre-temps, Élodie Bertal, désormais Villeneuvoise, Pauline Krawczyk, Aurélie Bonnan, Gaëlle Skrela étaient parties... à Bourges pour le premier stage de préparation à l'Euro letton de l'équipe de France, qui s'achève aujourd'hui, avant le démarrage du second dès lundi à Lyon.
L'effectif dispersé, l'heure est à la fois au bilan et aux perspectives. « L'objectif sportif a été atteint et les engagements financiers tenus », résume, serein, René Comes. Il y a un mois, accompagné du représentant de KPMG, un cabinet d'experts-comptables, le président du BLMA a passé avec succès l'audition devant la commission de contrôle de gestion avec la projection des comptes à Paris de fin de saison 2008-2009 et la présentation du prévisionnel pour l'exercice 2009-2010. « Nous sommes engagés pour la prochaine saison en Ligue, cela n'était pas le cas en 2008 à pareille époque. La commission a vu qu'on avait tenu nos engagements pour notre dette », constate, sobrement, notre interlocuteur. Point de chiffres précis dans l'état des lieux mais un constat révélateur : « Pour la saison écoulée, le bilan financier est positif malgré le coût de l'Euroligue et les engagements respectés pour le remboursement de la dette. Cela s'est traduit par seulement sept pros, pas de joker médical et des déplacements dans des conditions moyennes... On a vraiment serré les boulons et il faudra poursuivre cet effort afin de pouvoir aborder sereinement la saison 2010-2011. » Mais déjà, il y a l'exercice 2009-2010 où le BLMA, relooké, aura plus que jamais une belle carte à jouer dans le paysage remanié de la Ligue où le champion, Bourges, a achevé un cycle. « En espérant que l'on en démarre un », coupe malicieusement René Comes.
Avec quels moyens ? « Le budget devrait être équivalent à celui de cette année, juste en dessous des 2 M€. » Et avec quelle équipe ? On est pour le moment dans l'incertitude, le "prési", homme prudent, préférant opter pour le "on a signé X" plutôt qu'un "on est sur le point d'obtenir l'accord de Y".
Au rayon des certitudes, on recense donc, à ce jour, sept éléments : Krawczyk, Gruszczynski, Plagnard, Whittington qui a prolongé d'un an et les jeunes Fournier, Vierne, Bousbaa. Concernant le reste de l'effectif, Gaëlle Skrela est sur le point de se réengager pour une saison supplémentaire et René Comes devait nouer les contacts hier après-midi avec l'agent d'Aurélie Bonnan.
En revanche, le BLMA, en contacts avancés avec une numéro 5 de renom, est également en quête d'une ailière, les négociations avec Sheana Mosch, qui a été assez sollicitée en Europe, semblant ne pas devoir aboutir.
L'ensemble, qui aurait alors belle allure, disputera sa quatrième coupe européenne de rang. Laquelle ? « On a un ticket a minima en Eurocoupe, mais il n'est pas exclu, selon les engagements de la FFBB et la formule définitive adoptée par la Fiba, que l'on reparte en Euroligue. Et, dans ce cas-là, on dirait banco », annonce René Comes, bien peu enclin à espérer les malheurs de ses "voisins" - « on revient de trop loin pour cela » - pour être éventuellement convié dans la cour des grands.
La reprise de la saison est prévue pour le lundi 24 août. « Mais il ne faut pas oublier notre centre de formation, la section amateur du club ou le travail réalisé dans les quartiers », ajoute René Comes. Histoire de rappeler sans doute que les minimes filles d'Édouard Sudre, équipe issue à 90 % du Petit-Bard, partiront ce dimanche avec huit points d'avance en 1/4 de finale retour du championnat de France face à Aix-Venelles, à Lattes (13 h 15).
Pierre DUPERRON - www.midilibre.com
BILAN
Le club a achevé sa saison en demi-finale face aux championnes de France de Bourges. État des lieux
Tout comme un an plus tôt, la séparation s'est faite au petit matin, de lendemain de demi-finale retour (perdue) à Bourges, dans l'anonymat du parking de l'église à Lattes. Allez, au revoir et rendez-vous à la saison prochaine! Khadijah Whittington a quitté l'Hérault le lendemain, direction les States, non sans avoir resigné pour une saison.
Sheana Mosch en a fait de même il y a quelques jours. Entre-temps, Élodie Bertal, désormais Villeneuvoise, Pauline Krawczyk, Aurélie Bonnan, Gaëlle Skrela étaient parties... à Bourges pour le premier stage de préparation à l'Euro letton de l'équipe de France, qui s'achève aujourd'hui, avant le démarrage du second dès lundi à Lyon.
L'effectif dispersé, l'heure est à la fois au bilan et aux perspectives. « L'objectif sportif a été atteint et les engagements financiers tenus », résume, serein, René Comes. Il y a un mois, accompagné du représentant de KPMG, un cabinet d'experts-comptables, le président du BLMA a passé avec succès l'audition devant la commission de contrôle de gestion avec la projection des comptes à Paris de fin de saison 2008-2009 et la présentation du prévisionnel pour l'exercice 2009-2010. « Nous sommes engagés pour la prochaine saison en Ligue, cela n'était pas le cas en 2008 à pareille époque. La commission a vu qu'on avait tenu nos engagements pour notre dette », constate, sobrement, notre interlocuteur. Point de chiffres précis dans l'état des lieux mais un constat révélateur : « Pour la saison écoulée, le bilan financier est positif malgré le coût de l'Euroligue et les engagements respectés pour le remboursement de la dette. Cela s'est traduit par seulement sept pros, pas de joker médical et des déplacements dans des conditions moyennes... On a vraiment serré les boulons et il faudra poursuivre cet effort afin de pouvoir aborder sereinement la saison 2010-2011. » Mais déjà, il y a l'exercice 2009-2010 où le BLMA, relooké, aura plus que jamais une belle carte à jouer dans le paysage remanié de la Ligue où le champion, Bourges, a achevé un cycle. « En espérant que l'on en démarre un », coupe malicieusement René Comes.
Avec quels moyens ? « Le budget devrait être équivalent à celui de cette année, juste en dessous des 2 M€. » Et avec quelle équipe ? On est pour le moment dans l'incertitude, le "prési", homme prudent, préférant opter pour le "on a signé X" plutôt qu'un "on est sur le point d'obtenir l'accord de Y".
Au rayon des certitudes, on recense donc, à ce jour, sept éléments : Krawczyk, Gruszczynski, Plagnard, Whittington qui a prolongé d'un an et les jeunes Fournier, Vierne, Bousbaa. Concernant le reste de l'effectif, Gaëlle Skrela est sur le point de se réengager pour une saison supplémentaire et René Comes devait nouer les contacts hier après-midi avec l'agent d'Aurélie Bonnan.
En revanche, le BLMA, en contacts avancés avec une numéro 5 de renom, est également en quête d'une ailière, les négociations avec Sheana Mosch, qui a été assez sollicitée en Europe, semblant ne pas devoir aboutir.
L'ensemble, qui aurait alors belle allure, disputera sa quatrième coupe européenne de rang. Laquelle ? « On a un ticket a minima en Eurocoupe, mais il n'est pas exclu, selon les engagements de la FFBB et la formule définitive adoptée par la Fiba, que l'on reparte en Euroligue. Et, dans ce cas-là, on dirait banco », annonce René Comes, bien peu enclin à espérer les malheurs de ses "voisins" - « on revient de trop loin pour cela » - pour être éventuellement convié dans la cour des grands.
La reprise de la saison est prévue pour le lundi 24 août. « Mais il ne faut pas oublier notre centre de formation, la section amateur du club ou le travail réalisé dans les quartiers », ajoute René Comes. Histoire de rappeler sans doute que les minimes filles d'Édouard Sudre, équipe issue à 90 % du Petit-Bard, partiront ce dimanche avec huit points d'avance en 1/4 de finale retour du championnat de France face à Aix-Venelles, à Lattes (13 h 15).
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SCAB: Les mutations de l'équipe Pro
- Anaël Lardy à Bourges
- Claire Tomaszewski à Aix en Provence
- Valérie Labbé à Armentières
- Guiday Mendy à Aix en Provence
- Claudinha Das Neves à Aix en Provence
- Noémie Lemaire en pourparlers
- Pauline Thizy à Mondeville
- Éléna Nikipolskaïa arrête la compétition
- Emmanuel Cœuret à Aix en Provence
www.scab63.com
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La Ville leur dit merci
Fleurs et cadeaux pour les demoiselles tango, qui ont une fois de plus fait parler de Bourges.
Après la liesse du Prado, les Berruyères ont été fêtées, hier midi, dans une ambiance plus feutrée par la Ville de Bourges. L'occasion pour Serge Lepeltier de saluer ce neuvième titre, lui qui était absent lors de la belle qu'il a suivie « par SMS interposé » et « avec force ». Le maire s'est plus particulièrement adressé à Melain et Dumerc. La première, de nouveau ovationnée par les Berruyers, a reçu la médaille de la Ville, « une distinction tout à fait symbolique mais exceptionnelle », ainsi qu'une parure de bijoux en porcelaine, spécialement créée pour elle. La seconde, « notre capitaine », qui « a fait ici une carrière époustouflante », a eu droit à un clin d'œil tout sauf innocent : « Cathy a donné l'exemple : elle est partie mais elle est revenue. »
www.lanouvellerepublique.fr
http://www.bourgesbasket.com/BB08_nouve ... -05-15.asp
Fleurs et cadeaux pour les demoiselles tango, qui ont une fois de plus fait parler de Bourges.
Après la liesse du Prado, les Berruyères ont été fêtées, hier midi, dans une ambiance plus feutrée par la Ville de Bourges. L'occasion pour Serge Lepeltier de saluer ce neuvième titre, lui qui était absent lors de la belle qu'il a suivie « par SMS interposé » et « avec force ». Le maire s'est plus particulièrement adressé à Melain et Dumerc. La première, de nouveau ovationnée par les Berruyers, a reçu la médaille de la Ville, « une distinction tout à fait symbolique mais exceptionnelle », ainsi qu'une parure de bijoux en porcelaine, spécialement créée pour elle. La seconde, « notre capitaine », qui « a fait ici une carrière époustouflante », a eu droit à un clin d'œil tout sauf innocent : « Cathy a donné l'exemple : elle est partie mais elle est revenue. »
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Yannick Souvré maman
C'est Serge Lepeltier lui-même qui l'a annoncé, hier, lors de la réception à la mairie. Yannick Souvré, l'ex-capitaine tango, qui vit et travaille aujourd'hui à Munich, au siège de la Fiba Europe, est maman depuis la nuit dernière. Bienvenue au petit Maël et félicitations à Yannick et à son mari, Jean-Daniel Vacheron.
www.lanouvellerepublique.fr
C'est Serge Lepeltier lui-même qui l'a annoncé, hier, lors de la réception à la mairie. Yannick Souvré, l'ex-capitaine tango, qui vit et travaille aujourd'hui à Munich, au siège de la Fiba Europe, est maman depuis la nuit dernière. Bienvenue au petit Maël et félicitations à Yannick et à son mari, Jean-Daniel Vacheron.
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Union Hainaut Basket : décision le 15 juin
Le tribunal de commerce de Valenciennes a examiné ce lundi le dossier de l'Union Hainaut Basket, placé en redressement judiciaire il y a trois mois.
La date du 18 mai avait été retenue par l'instance juridique pour faire 'un point d'étape'. Dans les faits, plusieurs repreneurs potentiels du club (dont on ne connaît pas le nombre exact) se sont manifestés auprès de l'administrateur en charge du dossier.
Ce lundi, René Carpentier, président de l'UHB, en a eu la confirmation. Il a pour sa part présenté les comptes du club et les garanties financières de plusieurs partenaires publics et privés. Au regard de tous ces éléments, le tribunal rendra une décision sur la reprise ou non du club le 15 juin.
www.lavoixdunord.fr
Le tribunal de commerce de Valenciennes a examiné ce lundi le dossier de l'Union Hainaut Basket, placé en redressement judiciaire il y a trois mois.
La date du 18 mai avait été retenue par l'instance juridique pour faire 'un point d'étape'. Dans les faits, plusieurs repreneurs potentiels du club (dont on ne connaît pas le nombre exact) se sont manifestés auprès de l'administrateur en charge du dossier.
Ce lundi, René Carpentier, président de l'UHB, en a eu la confirmation. Il a pour sa part présenté les comptes du club et les garanties financières de plusieurs partenaires publics et privés. Au regard de tous ces éléments, le tribunal rendra une décision sur la reprise ou non du club le 15 juin.
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BASKET LANDES.
Trois joueuses françaises viennent renforcer l'effectif landais : les expérimentées Sabrina Reghaïssia (Union Hainaut), Julie Barennes (Arras) et la prometteuse Aminata Konaté (N1F)
De la fougue et du métier
Poste 4 polyvalent, Sabrina Reghaïssia rejoint l'effectif de Basket Landes.
Basket Landes repartira en Ligue féminine la saison prochaine. Si les locataires de Laloubère avaient sportivement gagné ce droit, en terminant leur premier exercice dans l'élite à la 12e place, leur avenir restait suspendu au feu vert des instances fédérales. Ce dernier est tombé la semaine dernière. « Nous faisons partie de la première vague des équipes reconduites en LFB, se félicite le président Lecompte. Après combien serons-nous, je l'ignore, vue la confusion ambiante. Et ce n'est d'ailleurs pas notre problème ! »
La principale préoccupation du club a d'abord consisté à dessiner le profil de l'équipe de demain. Premier constat, Basket Landes n'a pas pris l'option aixoise qui consiste à remplacer 99 % de son effectif. Seulement deux départs sont à déplorer : Jennifer Humphrey, arrivée à mi-saison, et Pierrette Sylva, qui faisait partie du groupe champion de France N1F en 2008.
Un cinq majeur stable
Le roster 2009-2010 s'articulera autour d'un cinq majeur (Marion Laborde, Bineta Diouf, Ana Perovic, Anaïs Le Gluher et Ekaterina Dimitrova) que le staff avait préalablement « verrouillé » en priorité.
Sur un marché des transferts anesthésié par la crise, trois joueuses françaises rejoignent l'effectif basketlandais. Un choix dicté par une « masse salariale compressée » et qui « nous permet de garder une place, le cas échéant, pour un joker étranger (Basket Landes en possède déjà 2 + une extracommunautaire) », souligne Christian Lecompte. « Je pense qu'on s'en sort avec un bon compromis », plaide le coach Olivier Lafargue. « De la fougue et du métier » résume-t-il ainsi le recrutement landais. Parmi les renforts, pas de véritable pivot ni de joueuse d'impact comme Humphrey pouvait l'être. « Ce n'est jamais simple de faire cohabiter deux postes 5 », indique le technicien. La géante serbe Ana Perovic (1,98 m) trouvera donc le soutien souhaité auprès de l'inamovible Bineta Diouf et de la nouvelle venue dans la peinture landaise, Sabrina Reghaïssia.
En avril, ce poste 4 de 26 ans (1,88 m), qui sévissait sous les couleurs de l'Union Hainaut, avait fait forte impression auprès du public de Laloubère, lequel avait pu admirer son efficacité sous le cercle et dernière la courbe (20 pts, dont 4/7 à 3 pts). Joueuse de caractère, cette « pointure de LFB », passée par Bourges, Valenciennes, Montpellier et Villeneuve, championne de France en 2006, possède aussi le « sens du combat » que recherche le staff landais.
À Arras depuis 2007 où elle a peu été utilisée cette saison, Julie Barennes demeure, elle aussi, rompue aux joutes de LFB.
Barennes, l'Agenaise
«Pendant de Bineta Diouf», dixit le président, ce solide poste 3 d'1,83 m a pour autre qualité d'être originaire du Lot-et-Garonne. Formée à Layrac-Astaffort, capitaine de l'équipe de France moins de 21 ans en 2007, double championne d'Europe en jeune, l'Agenaise ne devrait pas tarder à s'acclimater à son nouvel environnement.
« J'ai eu la chance de l'entraîner en sélection, souligne Olivier Lafargue. Elle va nous apporter son physique en poste 3 et sa qualité de passes en poste 4, en plus de bien autres choses». Ces deux recrues résolument « polyvalentes » sont censées permettre au technicien de Basket Landes de « disposer d'un panel tactique plus étendue. »
Accélérateur de particules
Il y aura aussi du nouveau dans la direction de jeu. Si la jeune Bulgare Ekaterina Dimitrova s'est déclarée « prête à assumer » le poste de première meneuse, le staff lui a dégoté une doublure complémentaire qui devrait très vite faire parler d'elle.
En Alsace, où Aminata Konaté sévit depuis plusieurs saisons, on l'a comparé à un dragster ou à un accélérateur de particules. Référence à son insolente pointe de vitesse, sa fougue et « ses qualités athlétiques extraordinaires » qui viendront « donner un coup de booster » à l'attaque landaise. À 19 ans, Konaté sort d'une grosse saison (10,3pts-3,1 rbds-2,4 pts) avec le promu d'Illkirch-Graffenstaden qu'elle a conduit jusqu'au Final Four de N1F. Désireuse de tester ses jambes de feu sur les parquets de Ligue féminine, elle poursuivra en parallèle ses études d'infirmière.
L'effectif sera complété par Lucie Cascailh et Eva Lafaye « qui devront confirmer leurs progrès », tandis que Maïssa Radjati et Julia Borde, deux cadettes du Centre de formation, feront les 11 et 12e. Quant aux objectifs, « le minimum sera de rester à ce niveau », confesse le président Lecompte. Sachant que pour réussir dans cette difficile entreprise, « Basket Landes reste condamné à se développer, à augmenter son budget de façon conséquente (+ 150 000?). »
Richard Marquet - www.sudouest.com
---------
En résumé (Merci à Meeshele Laranjo sur www.basquetebol.org/forum):
Basket Landes 2009-2010
Aminata Konaté (SIG - NF1)
Katé Dmitrova
Maïssa Radjati
Anaïs Le GLuher
Eva Lafaye
Marion Laborde
Lucie Cascailh
Julia Borde
Julie Barennes (Arras)
Bineta Diouf
Sabrina Reghaïssia (UHB)
Ana Perovic
Partent : Jennifer Humphrey - Pierrette Sylva
Trois joueuses françaises viennent renforcer l'effectif landais : les expérimentées Sabrina Reghaïssia (Union Hainaut), Julie Barennes (Arras) et la prometteuse Aminata Konaté (N1F)
De la fougue et du métier
Poste 4 polyvalent, Sabrina Reghaïssia rejoint l'effectif de Basket Landes.
Basket Landes repartira en Ligue féminine la saison prochaine. Si les locataires de Laloubère avaient sportivement gagné ce droit, en terminant leur premier exercice dans l'élite à la 12e place, leur avenir restait suspendu au feu vert des instances fédérales. Ce dernier est tombé la semaine dernière. « Nous faisons partie de la première vague des équipes reconduites en LFB, se félicite le président Lecompte. Après combien serons-nous, je l'ignore, vue la confusion ambiante. Et ce n'est d'ailleurs pas notre problème ! »
La principale préoccupation du club a d'abord consisté à dessiner le profil de l'équipe de demain. Premier constat, Basket Landes n'a pas pris l'option aixoise qui consiste à remplacer 99 % de son effectif. Seulement deux départs sont à déplorer : Jennifer Humphrey, arrivée à mi-saison, et Pierrette Sylva, qui faisait partie du groupe champion de France N1F en 2008.
Un cinq majeur stable
Le roster 2009-2010 s'articulera autour d'un cinq majeur (Marion Laborde, Bineta Diouf, Ana Perovic, Anaïs Le Gluher et Ekaterina Dimitrova) que le staff avait préalablement « verrouillé » en priorité.
Sur un marché des transferts anesthésié par la crise, trois joueuses françaises rejoignent l'effectif basketlandais. Un choix dicté par une « masse salariale compressée » et qui « nous permet de garder une place, le cas échéant, pour un joker étranger (Basket Landes en possède déjà 2 + une extracommunautaire) », souligne Christian Lecompte. « Je pense qu'on s'en sort avec un bon compromis », plaide le coach Olivier Lafargue. « De la fougue et du métier » résume-t-il ainsi le recrutement landais. Parmi les renforts, pas de véritable pivot ni de joueuse d'impact comme Humphrey pouvait l'être. « Ce n'est jamais simple de faire cohabiter deux postes 5 », indique le technicien. La géante serbe Ana Perovic (1,98 m) trouvera donc le soutien souhaité auprès de l'inamovible Bineta Diouf et de la nouvelle venue dans la peinture landaise, Sabrina Reghaïssia.
En avril, ce poste 4 de 26 ans (1,88 m), qui sévissait sous les couleurs de l'Union Hainaut, avait fait forte impression auprès du public de Laloubère, lequel avait pu admirer son efficacité sous le cercle et dernière la courbe (20 pts, dont 4/7 à 3 pts). Joueuse de caractère, cette « pointure de LFB », passée par Bourges, Valenciennes, Montpellier et Villeneuve, championne de France en 2006, possède aussi le « sens du combat » que recherche le staff landais.
À Arras depuis 2007 où elle a peu été utilisée cette saison, Julie Barennes demeure, elle aussi, rompue aux joutes de LFB.
Barennes, l'Agenaise
«Pendant de Bineta Diouf», dixit le président, ce solide poste 3 d'1,83 m a pour autre qualité d'être originaire du Lot-et-Garonne. Formée à Layrac-Astaffort, capitaine de l'équipe de France moins de 21 ans en 2007, double championne d'Europe en jeune, l'Agenaise ne devrait pas tarder à s'acclimater à son nouvel environnement.
« J'ai eu la chance de l'entraîner en sélection, souligne Olivier Lafargue. Elle va nous apporter son physique en poste 3 et sa qualité de passes en poste 4, en plus de bien autres choses». Ces deux recrues résolument « polyvalentes » sont censées permettre au technicien de Basket Landes de « disposer d'un panel tactique plus étendue. »
Accélérateur de particules
Il y aura aussi du nouveau dans la direction de jeu. Si la jeune Bulgare Ekaterina Dimitrova s'est déclarée « prête à assumer » le poste de première meneuse, le staff lui a dégoté une doublure complémentaire qui devrait très vite faire parler d'elle.
En Alsace, où Aminata Konaté sévit depuis plusieurs saisons, on l'a comparé à un dragster ou à un accélérateur de particules. Référence à son insolente pointe de vitesse, sa fougue et « ses qualités athlétiques extraordinaires » qui viendront « donner un coup de booster » à l'attaque landaise. À 19 ans, Konaté sort d'une grosse saison (10,3pts-3,1 rbds-2,4 pts) avec le promu d'Illkirch-Graffenstaden qu'elle a conduit jusqu'au Final Four de N1F. Désireuse de tester ses jambes de feu sur les parquets de Ligue féminine, elle poursuivra en parallèle ses études d'infirmière.
L'effectif sera complété par Lucie Cascailh et Eva Lafaye « qui devront confirmer leurs progrès », tandis que Maïssa Radjati et Julia Borde, deux cadettes du Centre de formation, feront les 11 et 12e. Quant aux objectifs, « le minimum sera de rester à ce niveau », confesse le président Lecompte. Sachant que pour réussir dans cette difficile entreprise, « Basket Landes reste condamné à se développer, à augmenter son budget de façon conséquente (+ 150 000?). »
Richard Marquet - www.sudouest.com
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En résumé (Merci à Meeshele Laranjo sur www.basquetebol.org/forum):
Basket Landes 2009-2010
Aminata Konaté (SIG - NF1)
Katé Dmitrova
Maïssa Radjati
Anaïs Le GLuher
Eva Lafaye
Marion Laborde
Lucie Cascailh
Julia Borde
Julie Barennes (Arras)
Bineta Diouf
Sabrina Reghaïssia (UHB)
Ana Perovic
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Championne d'exception
Cathy Melain a décroché, il y a huit jours, son dernier filet symbole d’un huitième titre national : qui dit mieux ?
Sous les couleurs tango ou bleu, Cathy Melain a tout gagné sauf un titre planétaire. Un parcours exceptionnel.
Cathy, c'est une joueuse exceptionnelle, et ça ne date pas d'aujourd'hui. Ce n'est pas une joueuse flashy, c'est une joueuse disciplinée, capable de prendre des risques, de prendre ses responsabilités, de se remettre en question. Elle a énormément de qualités. Ce portrait-robot de Cathy Melain est signé Pierre Vincent lui-même. C'était il y a dix jours après l'époustouflante victoire des Berruyères sur Tarbes en finale retour du championnat. Après un grand match de la n° 6 tango. Un de plus. « Elle a su tout recentrer sur le basket pour finir de la meilleure façon », ajoute encore le sélectionneur national.
Celle qui fête aujourd'hui même ses 35 ans a tout gagné sous les couleurs bleu ou tango, en seize années de carrière. Tout sauf un titre planétaire. Sans regrets. Lucide, elle-même avoue n'avoir jamais « espéré être championne du monde ».
A Bourges, elle a connu les sommets. Avec trois coupes d'Europe et huit titres de championne de France, rien que ça. Avec aussi une belle rivalité avec feu l'USVO. Mais Cathy Melain a aussi connu l'année noire de 2003 et ce Final Four cauchemardesque disputé pourtant à la maison… En Bleu, elle a disputé les Jeux olympiques de Sydney en 2000 (5e), les championnats du monde en 2002 et 1994 (8e et 9e) et les championnats d'Europe. Vice-championne d'Europe en 1999, elle décroche le Graal deux ans plus tard avec la bande à Souvré, en France s'il vous plaît. Un souvenir unique pour une ligne majuscule dans son palmarès.
Un palmarès, sans doute l'un des plus beaux du sport français, qui fait dire à Pierre Vincent : « Elle n'a pas la notoriété qu'elle mérite. » Mais cela sied sans doute bien à sa discrétion.
Annaïck Mainguy - www.lanouvellerepublique.fr
palmarès
Née le 19 mai 1974, à Rennes.
Sélections : 227.
Championnat d'Europe des nations : 2001.
Euroligue : 1997, 1998, 2001.
Final Four de l'Euroligue : 2000 (2e), 2003 (4e), 2007 (4e), 2008 (4e).
Championnat : 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2006, 2008, 2009.
Coupe de France : 2006, 2008, 2009.
Tournoi de la Fédération : 1996, 1999, 2000, 2001, 2006, 2007, 2008.
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Céline Dumerc: L'irrésistible ascension
En partance pour Ekaterinbourg, la meneuse et capitaine tango a pris une toute autre dimension sous le maillot berruyer.
Céline Dumerc est devenue à Bourges une référence en Europe. Chapeau, bon vent et… à bientôt !
Et dire que certains grinçaient des dents lors de sa première saison à Bourges, en 2003/2004, lorsqu'elle avait dû non seulement succéder à Yannick Souvré à la manœuvre du jeu tango, mais aussi participer à la reconstruction d'une toute nouvelle équipe !
Cinq ans, plus tard, la tonique et talentueuse Céline Dumerc fait l'unanimité. Tout le monde regrette d'ailleurs son départ pour la lointaine Russie et le puissant club d'Ekaterinbourg, où elle va faire fructifier son talent et peut-être décrocher l'Euroligue, le seul titre qu'il lui manque en club.
Car avec Bourges, elle n'a pas perdu de temps pour multiplier les trophées : trois championnats, quatre coupes de France et trois tournois de la Fédération ! Tout en démontrant, au-delà de ses capacités athlétiques hors normes, de sa défense mode « sangsue », de ses cavalcades ébouriffantes ou de ses tirs à trois points ravageurs, qu'elle avait beaucoup progressé tactiquement.
« Céline est devenue une meneuse autonome, elle sait retranscrire les pensées de l'entraîneur à tel ou tel moment », apprécie ainsi Pierre Vincent en fin connaisseur.
Une progression et une maturité de joueuse qui témoignent aussi d'une grande force de caractère du haut de ses 169 centimètres !
Personne n'oubliera donc les qualités sportives et humaines de la capitaine tango.
Si certains supporters espèrent la retrouver dès les prochains mois, au Prado, sous le maillot d'Ekaterinbourg, en Euroligue, c'est bien sous la tunique tango que tous souhaitent la revoir très bientôt !
Jean-Marc Duret - www.lanouvellerepublique.fr
palmarès
Née le 9 septembre 1982, à Tarbes.
Sélections : 107.
Final Four de l'Euroligue : 2007 (4e), 2008 (4e).
Championnat de France : 2006, 2008, 2009.
Coupe de France : 2005, 2006, 2008, 2009.
Tournoi de la Fédération : 2006, 2007, 2008.
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Il y a six ans, le Bourges Basket avait salué le départ de Yannick Souvré, capitaine symbole d'une époque où Bourges était entré dans l'histoire du sport français en devenant le premier club champion d'Europe. En même temps que Souvré avait pris sa retraite, une certaine Cathy Melain avait choisi de refermer, pour deux ans, son histoire avec les Tango. Dimanche, c'est Cathy qui a tiré sa révérence à Bourges, sur un 21e trophée. Il ne lui reste plus que l'Euro, en juin, à disputer avec l'équipe de France, et ensuite ce sera ciao, bye-bye. Comme un clin d'œil à l'histoire, Céline Dumerc a également pris, à son tour, son envol de Bourges, direction la Russie.
Le club et les supporters espèrent que l'histoire se répétera et que, dans quelques années, Céline sera de retour. Pour écrire d'autres pages, toutes aussi grandes, avec la nouvelle génération.
www.lanouvellerepublique.fr
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confidences
“ Ce sont des exemples ”
Pierre Vincent (entraîneur). « Céline, elle est arrivée avec moi en 2003. Certains faisaient alors des commentaires négatifs sur elle, alors qu'elle avait une situation difficile à négocier. Et on sait la joueuse qu'elle est devenue. Il faut donc rappeler qu'une joueuse se construit. Cathy, c'est un palmarès impressionnant. Elle n'a pas la notoriété qu'elle devrait avoir. Selon moi c'est la meilleure Française à son poste. Cela fait quatre ans qu'elle est avec moi et elle réalise sa meilleure saison. C'est une vraie grande sportive ! »
Noëlle Matichard (kiné). « Céline, c'est mon bébé. Son premier match national, en cadettes, j'étais là. Cathy, je l'ai connue en équipe de France dans les années 95. Ce sont des grandes professionnelles qui ont à la base du talent mais le talent sans travail n'est rien. Ce sont des exemples. »
Jean-Pierre Posé (accompagnateur). « Cathy, je l'ai vue arriver au club comme remplaçante. Il s'est confirmé qu'elle était une remplaçante de luxe. J'ai côtoyé beaucoup de joueuses mais peu comme elle. J'ai beaucoup de respect. Céline, c'est pareil. Je garderai d'elles un souvenir extra. »
Dorinne (supportrice). « C'est grâce à Cathy que j'ai connu le basket. C'est une joueuse de classe qui a toujours favorisé ses coéquipières. Céline, c'est le basket version 2000. Son jeu et sa personnalité en font une joueuse à part. »
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confidences
“ Deux monuments nous quittent ”
Benoît Roumet (speaker du Prado). « Cathy, c'est ma meilleure amie et, depuis qu'elle est revenue en 2005, j'avais la chance de l'appeler à chaque rencontre au Prado, alors mardi dernier, pour la dernière fois, cela m'a fait quelque chose. Pour Céline, c'est un peu différent. Elle est arrivée, comme moi, en 2003, et je l'ai vue grandir “ basketement ” parlant et devenir la super joueuse qu'elle est. Une page se tourne, on perd gros. »
Jean-Marie Brousseau (ancien directeur sportif du FC Bourges). « Deux monuments nous quittent. Je ne serai pas le seul à regretter leur départ. C'est bien dommage de ne pouvoir retenir Céline, pour les raisons que l'on comprend. C'était une vraie meneuse, dans tous les sens du terme. »
André Rousseau (ancien journaliste sportif). « J'ai vu arriver Cathy Melain, puis Céline Dumerc. Au fil des années, nous avons pu apprécier leur professionnalisme. Elles nous ont fait vivre de grands moments au Prado. Elles ont toujours respecté leur public, donné le meilleur d'elles-mêmes et rebondi dans les moments difficiles. »
Agnès et Serge (supporters). « Cathy, c'est une super grande joueuse, très discrète, qui n'a jamais pris la grosse tête. Céline, on l'a vue progresser y compris dans ses rapports avec les supporters. On souhaite qu'elle réussisse et surtout qu'elle revienne. Elle nous brise le cœur en partant (sourire)… »
www.lanouvellerepublique.fr
Cathy Melain a décroché, il y a huit jours, son dernier filet symbole d’un huitième titre national : qui dit mieux ?
Sous les couleurs tango ou bleu, Cathy Melain a tout gagné sauf un titre planétaire. Un parcours exceptionnel.
Cathy, c'est une joueuse exceptionnelle, et ça ne date pas d'aujourd'hui. Ce n'est pas une joueuse flashy, c'est une joueuse disciplinée, capable de prendre des risques, de prendre ses responsabilités, de se remettre en question. Elle a énormément de qualités. Ce portrait-robot de Cathy Melain est signé Pierre Vincent lui-même. C'était il y a dix jours après l'époustouflante victoire des Berruyères sur Tarbes en finale retour du championnat. Après un grand match de la n° 6 tango. Un de plus. « Elle a su tout recentrer sur le basket pour finir de la meilleure façon », ajoute encore le sélectionneur national.
Celle qui fête aujourd'hui même ses 35 ans a tout gagné sous les couleurs bleu ou tango, en seize années de carrière. Tout sauf un titre planétaire. Sans regrets. Lucide, elle-même avoue n'avoir jamais « espéré être championne du monde ».
A Bourges, elle a connu les sommets. Avec trois coupes d'Europe et huit titres de championne de France, rien que ça. Avec aussi une belle rivalité avec feu l'USVO. Mais Cathy Melain a aussi connu l'année noire de 2003 et ce Final Four cauchemardesque disputé pourtant à la maison… En Bleu, elle a disputé les Jeux olympiques de Sydney en 2000 (5e), les championnats du monde en 2002 et 1994 (8e et 9e) et les championnats d'Europe. Vice-championne d'Europe en 1999, elle décroche le Graal deux ans plus tard avec la bande à Souvré, en France s'il vous plaît. Un souvenir unique pour une ligne majuscule dans son palmarès.
Un palmarès, sans doute l'un des plus beaux du sport français, qui fait dire à Pierre Vincent : « Elle n'a pas la notoriété qu'elle mérite. » Mais cela sied sans doute bien à sa discrétion.
Annaïck Mainguy - www.lanouvellerepublique.fr
palmarès
Née le 19 mai 1974, à Rennes.
Sélections : 227.
Championnat d'Europe des nations : 2001.
Euroligue : 1997, 1998, 2001.
Final Four de l'Euroligue : 2000 (2e), 2003 (4e), 2007 (4e), 2008 (4e).
Championnat : 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2006, 2008, 2009.
Coupe de France : 2006, 2008, 2009.
Tournoi de la Fédération : 1996, 1999, 2000, 2001, 2006, 2007, 2008.
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Céline Dumerc: L'irrésistible ascension
En partance pour Ekaterinbourg, la meneuse et capitaine tango a pris une toute autre dimension sous le maillot berruyer.
Céline Dumerc est devenue à Bourges une référence en Europe. Chapeau, bon vent et… à bientôt !
Et dire que certains grinçaient des dents lors de sa première saison à Bourges, en 2003/2004, lorsqu'elle avait dû non seulement succéder à Yannick Souvré à la manœuvre du jeu tango, mais aussi participer à la reconstruction d'une toute nouvelle équipe !
Cinq ans, plus tard, la tonique et talentueuse Céline Dumerc fait l'unanimité. Tout le monde regrette d'ailleurs son départ pour la lointaine Russie et le puissant club d'Ekaterinbourg, où elle va faire fructifier son talent et peut-être décrocher l'Euroligue, le seul titre qu'il lui manque en club.
Car avec Bourges, elle n'a pas perdu de temps pour multiplier les trophées : trois championnats, quatre coupes de France et trois tournois de la Fédération ! Tout en démontrant, au-delà de ses capacités athlétiques hors normes, de sa défense mode « sangsue », de ses cavalcades ébouriffantes ou de ses tirs à trois points ravageurs, qu'elle avait beaucoup progressé tactiquement.
« Céline est devenue une meneuse autonome, elle sait retranscrire les pensées de l'entraîneur à tel ou tel moment », apprécie ainsi Pierre Vincent en fin connaisseur.
Une progression et une maturité de joueuse qui témoignent aussi d'une grande force de caractère du haut de ses 169 centimètres !
Personne n'oubliera donc les qualités sportives et humaines de la capitaine tango.
Si certains supporters espèrent la retrouver dès les prochains mois, au Prado, sous le maillot d'Ekaterinbourg, en Euroligue, c'est bien sous la tunique tango que tous souhaitent la revoir très bientôt !
Jean-Marc Duret - www.lanouvellerepublique.fr
palmarès
Née le 9 septembre 1982, à Tarbes.
Sélections : 107.
Final Four de l'Euroligue : 2007 (4e), 2008 (4e).
Championnat de France : 2006, 2008, 2009.
Coupe de France : 2005, 2006, 2008, 2009.
Tournoi de la Fédération : 2006, 2007, 2008.
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Il y a six ans, le Bourges Basket avait salué le départ de Yannick Souvré, capitaine symbole d'une époque où Bourges était entré dans l'histoire du sport français en devenant le premier club champion d'Europe. En même temps que Souvré avait pris sa retraite, une certaine Cathy Melain avait choisi de refermer, pour deux ans, son histoire avec les Tango. Dimanche, c'est Cathy qui a tiré sa révérence à Bourges, sur un 21e trophée. Il ne lui reste plus que l'Euro, en juin, à disputer avec l'équipe de France, et ensuite ce sera ciao, bye-bye. Comme un clin d'œil à l'histoire, Céline Dumerc a également pris, à son tour, son envol de Bourges, direction la Russie.
Le club et les supporters espèrent que l'histoire se répétera et que, dans quelques années, Céline sera de retour. Pour écrire d'autres pages, toutes aussi grandes, avec la nouvelle génération.
www.lanouvellerepublique.fr
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confidences
“ Ce sont des exemples ”
Pierre Vincent (entraîneur). « Céline, elle est arrivée avec moi en 2003. Certains faisaient alors des commentaires négatifs sur elle, alors qu'elle avait une situation difficile à négocier. Et on sait la joueuse qu'elle est devenue. Il faut donc rappeler qu'une joueuse se construit. Cathy, c'est un palmarès impressionnant. Elle n'a pas la notoriété qu'elle devrait avoir. Selon moi c'est la meilleure Française à son poste. Cela fait quatre ans qu'elle est avec moi et elle réalise sa meilleure saison. C'est une vraie grande sportive ! »
Noëlle Matichard (kiné). « Céline, c'est mon bébé. Son premier match national, en cadettes, j'étais là. Cathy, je l'ai connue en équipe de France dans les années 95. Ce sont des grandes professionnelles qui ont à la base du talent mais le talent sans travail n'est rien. Ce sont des exemples. »
Jean-Pierre Posé (accompagnateur). « Cathy, je l'ai vue arriver au club comme remplaçante. Il s'est confirmé qu'elle était une remplaçante de luxe. J'ai côtoyé beaucoup de joueuses mais peu comme elle. J'ai beaucoup de respect. Céline, c'est pareil. Je garderai d'elles un souvenir extra. »
Dorinne (supportrice). « C'est grâce à Cathy que j'ai connu le basket. C'est une joueuse de classe qui a toujours favorisé ses coéquipières. Céline, c'est le basket version 2000. Son jeu et sa personnalité en font une joueuse à part. »
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confidences
“ Deux monuments nous quittent ”
Benoît Roumet (speaker du Prado). « Cathy, c'est ma meilleure amie et, depuis qu'elle est revenue en 2005, j'avais la chance de l'appeler à chaque rencontre au Prado, alors mardi dernier, pour la dernière fois, cela m'a fait quelque chose. Pour Céline, c'est un peu différent. Elle est arrivée, comme moi, en 2003, et je l'ai vue grandir “ basketement ” parlant et devenir la super joueuse qu'elle est. Une page se tourne, on perd gros. »
Jean-Marie Brousseau (ancien directeur sportif du FC Bourges). « Deux monuments nous quittent. Je ne serai pas le seul à regretter leur départ. C'est bien dommage de ne pouvoir retenir Céline, pour les raisons que l'on comprend. C'était une vraie meneuse, dans tous les sens du terme. »
André Rousseau (ancien journaliste sportif). « J'ai vu arriver Cathy Melain, puis Céline Dumerc. Au fil des années, nous avons pu apprécier leur professionnalisme. Elles nous ont fait vivre de grands moments au Prado. Elles ont toujours respecté leur public, donné le meilleur d'elles-mêmes et rebondi dans les moments difficiles. »
Agnès et Serge (supporters). « Cathy, c'est une super grande joueuse, très discrète, qui n'a jamais pris la grosse tête. Céline, on l'a vue progresser y compris dans ses rapports avec les supporters. On souhaite qu'elle réussisse et surtout qu'elle revienne. Elle nous brise le cœur en partant (sourire)… »
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- Enregistré le : dim. 03 sept. 2006 21:26
L'avenir de l'UHB suspendu à une décision du tribunal... le 15 juin
René Carpentier attend lui aussi la décision du tribunal...
Lorsqu'il a placé l'Union Hainaut basket en redressement juciaire, le tribunal avait fixé au 18 mai un « point d'étape ». Il s'agissait pour les magistrats de vérifier que les engagements pris par René Carpentier, président de l'instance sportive, étaient tenus, que les comptes étaient donc clarifiés mais aussi que des repreneurs éventuels s'étaient manifestés auprès de l'administrateur. Tous ces points ont été passés en revue, hier, pendant vingt minutes. Prochain rendez-vous : le 15 juin. Là, ça passera ou ça cassera...
Arrivée tout discrètement, peu avant 14 h 30, heure de l'audience du tribunal de commerce de Valenciennes, hier, Clémence Beikes a rejoint René Carpentier, Magali Lopez mais aussi Alban Basely, président des supporteurs, à l'intérieur de l'instance. Ce n'est qu'à 16 heures pile que le président de l'UHB a été invité a faire le point avec les juges. Clémence Beikes, elle, attendait sur les marches. « Je suis venue parce que je voulais savoir exactement ce qui allait se passer », expliquait la joueuse toujours sous contrat avec l'UHB. Préoccupée par son avenir, forcément : « Je suis venue avec un projet, l'envie de m'installer... ».
A 16 h 20, René Carpentier sortait du tribunal. Le président de l'UHB était clair : « On continue l'exploitation jusqu'au 15 juin, date de la prochaine comparution au tribunal. » Il indiquait qu'il avait montré par écrit aux magistrats que les promesses financières présentées lors de la mise en redressement avaient été confirmées par les partenaires. Publics mais aussi privés. René Carpentier a également confirmé que des dossiers de reprise avaient été déposés chez l'administrateur désigné par le tribunal pour suivre l'UHB. Combien ? De qui émanent-ils ? « En tant que président, je ne peux être dans un dossier, répond René Carpentier, Me Bondroit examine les dossier dans le respect de l'appel d'offre. Je suis confiant. Le tribunal a suivi notre demande. Il y a matière à regarder les dossiers. Et le temps supplémentaire qui est donné peut conforter les offres. Le 15 juin, nous aurons une décision sur un éventuel repreneur. Je ne sais pas combien de dossiers il y a à ce jour, mais ce temps qui nous est donné peut permettre à d'autres repreneurs de faire une offre ».
Maintenant,la DNCG
Clairement, il est encore possible, à ses yeux, de faire perdurer le basket féminin dans le Valenciennois. Mais avec quel statut, quels financements, quel niveau sportif ? Le tribunal ne retiendra qu'un dossier de reprise. Solide. Il peut aussi les refuser tous s'il estime qu'ils n'apportent pas de garanties suffisantes... Autant de points sur lequel René Carpentier ne se prononce pas pleinement. Ligue, Nationale ? Dans ce registre, la fédération aura son mot à dire. René Carpentier a également rendez-vous avec la DNCG en charge d'examiner les comptes et les budgets avant de donner son aval pour le début du championnat. Mais quel dossier présentera-t-il, le repreneur n'étant pas-là d'être désigné ?
Clémence Beikes est repartie sans savoir de quoi son avenir sera fait...
MARTINE KACZMAREK - www.lavoixdunord.fr
-------------------------------------------------- ------------------------
Des questions en suspens...
• Sportivement.-
Le comité directeur de la Fédération française de basket-ball s'est réuni les 15 et 16 mai et a validé des modifications réglementaires. La première concerne le contrôle de gestion : « Toute association ou société sportive faisant l'objet d'un dépot de bilan ou de l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire pourra être rétrogradée en division inférieure pour la saison sportive suivante ».
Tout est dans la nuance à travers le « pourra » mais l'Union Hainaut basket est bien entendu concernée au premier chef. Reste que la fédération ne s'est pas encore exprimée expressément sur le dossier hennuyer.
Par ailleurs, la saison des transferts est ouverte depuis le 15 mai et s'achèvera... le 15 juin, date à laquelle le dossier de l'UHB sera réexaminé par le tribunal. René Carpentier n'excluait pas, hier, de demander un délai de quelques jours supplémentaires pour régler les choses. Pour les joueuses sous contrat, comme Clémence Beikes, rien n'est donc clarifié, la situation est même compliquée.
Qu'en ira-t-il par ailleurs de Fabrice Courcier ? Nous n'avons pu joindre le coach hennuyer hier. Certaines rumeurs avançaient son nom pour l'entraînement d'équipes masculines. Rien de confirmé toutefois.
• Concernant la reprise.- Tout est possible, comme l'a souligné René Carpentier qui veut croire en un avenir pour le basket féminin dans le Valenciennois. Le tribunal validera ou pas l'un des plans de reprise proposés. Les dossiers devaient être déposés pour jeudi dernier 17 h, mais il sera encore possible de se manifester d'ici au 15 juin. Pour une équipe qui évolue au niveau Ligue ou en dessous ? Là est la question essentielle...
René Carpentier attend lui aussi la décision du tribunal...
Lorsqu'il a placé l'Union Hainaut basket en redressement juciaire, le tribunal avait fixé au 18 mai un « point d'étape ». Il s'agissait pour les magistrats de vérifier que les engagements pris par René Carpentier, président de l'instance sportive, étaient tenus, que les comptes étaient donc clarifiés mais aussi que des repreneurs éventuels s'étaient manifestés auprès de l'administrateur. Tous ces points ont été passés en revue, hier, pendant vingt minutes. Prochain rendez-vous : le 15 juin. Là, ça passera ou ça cassera...
Arrivée tout discrètement, peu avant 14 h 30, heure de l'audience du tribunal de commerce de Valenciennes, hier, Clémence Beikes a rejoint René Carpentier, Magali Lopez mais aussi Alban Basely, président des supporteurs, à l'intérieur de l'instance. Ce n'est qu'à 16 heures pile que le président de l'UHB a été invité a faire le point avec les juges. Clémence Beikes, elle, attendait sur les marches. « Je suis venue parce que je voulais savoir exactement ce qui allait se passer », expliquait la joueuse toujours sous contrat avec l'UHB. Préoccupée par son avenir, forcément : « Je suis venue avec un projet, l'envie de m'installer... ».
A 16 h 20, René Carpentier sortait du tribunal. Le président de l'UHB était clair : « On continue l'exploitation jusqu'au 15 juin, date de la prochaine comparution au tribunal. » Il indiquait qu'il avait montré par écrit aux magistrats que les promesses financières présentées lors de la mise en redressement avaient été confirmées par les partenaires. Publics mais aussi privés. René Carpentier a également confirmé que des dossiers de reprise avaient été déposés chez l'administrateur désigné par le tribunal pour suivre l'UHB. Combien ? De qui émanent-ils ? « En tant que président, je ne peux être dans un dossier, répond René Carpentier, Me Bondroit examine les dossier dans le respect de l'appel d'offre. Je suis confiant. Le tribunal a suivi notre demande. Il y a matière à regarder les dossiers. Et le temps supplémentaire qui est donné peut conforter les offres. Le 15 juin, nous aurons une décision sur un éventuel repreneur. Je ne sais pas combien de dossiers il y a à ce jour, mais ce temps qui nous est donné peut permettre à d'autres repreneurs de faire une offre ».
Maintenant,la DNCG
Clairement, il est encore possible, à ses yeux, de faire perdurer le basket féminin dans le Valenciennois. Mais avec quel statut, quels financements, quel niveau sportif ? Le tribunal ne retiendra qu'un dossier de reprise. Solide. Il peut aussi les refuser tous s'il estime qu'ils n'apportent pas de garanties suffisantes... Autant de points sur lequel René Carpentier ne se prononce pas pleinement. Ligue, Nationale ? Dans ce registre, la fédération aura son mot à dire. René Carpentier a également rendez-vous avec la DNCG en charge d'examiner les comptes et les budgets avant de donner son aval pour le début du championnat. Mais quel dossier présentera-t-il, le repreneur n'étant pas-là d'être désigné ?
Clémence Beikes est repartie sans savoir de quoi son avenir sera fait...
MARTINE KACZMAREK - www.lavoixdunord.fr
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Des questions en suspens...
• Sportivement.-
Le comité directeur de la Fédération française de basket-ball s'est réuni les 15 et 16 mai et a validé des modifications réglementaires. La première concerne le contrôle de gestion : « Toute association ou société sportive faisant l'objet d'un dépot de bilan ou de l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire pourra être rétrogradée en division inférieure pour la saison sportive suivante ».
Tout est dans la nuance à travers le « pourra » mais l'Union Hainaut basket est bien entendu concernée au premier chef. Reste que la fédération ne s'est pas encore exprimée expressément sur le dossier hennuyer.
Par ailleurs, la saison des transferts est ouverte depuis le 15 mai et s'achèvera... le 15 juin, date à laquelle le dossier de l'UHB sera réexaminé par le tribunal. René Carpentier n'excluait pas, hier, de demander un délai de quelques jours supplémentaires pour régler les choses. Pour les joueuses sous contrat, comme Clémence Beikes, rien n'est donc clarifié, la situation est même compliquée.
Qu'en ira-t-il par ailleurs de Fabrice Courcier ? Nous n'avons pu joindre le coach hennuyer hier. Certaines rumeurs avançaient son nom pour l'entraînement d'équipes masculines. Rien de confirmé toutefois.
• Concernant la reprise.- Tout est possible, comme l'a souligné René Carpentier qui veut croire en un avenir pour le basket féminin dans le Valenciennois. Le tribunal validera ou pas l'un des plans de reprise proposés. Les dossiers devaient être déposés pour jeudi dernier 17 h, mais il sera encore possible de se manifester d'ici au 15 juin. Pour une équipe qui évolue au niveau Ligue ou en dessous ? Là est la question essentielle...
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B. Lattes-Montpellier Agglomération
Demi-finaliste du championnat de France cette saison, le B. Lattes-Montpellier Agglomération a réussi un joli coup sur le marché des transferts en obtenant le retour de Sandra Dijon-Gérardin (33 ans) pour une saison (plus une en option). La toute jeune retraitée de l'équipe de France a été la saison passée championne de Lettonie avec le SK Cesis. Par ailleurs, Gaëlle Skrela a prolongé d'un an son bail dans l'Hérault.
www.midilibre.com
Demi-finaliste du championnat de France cette saison, le B. Lattes-Montpellier Agglomération a réussi un joli coup sur le marché des transferts en obtenant le retour de Sandra Dijon-Gérardin (33 ans) pour une saison (plus une en option). La toute jeune retraitée de l'équipe de France a été la saison passée championne de Lettonie avec le SK Cesis. Par ailleurs, Gaëlle Skrela a prolongé d'un an son bail dans l'Hérault.
www.midilibre.com