LFB 2024-2025
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jo60M
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Re: LFB 2024-2025
https://www.lequipe.fr/Basket/Article/C ... re/1508078
Sarah Michel Boury annonce sa retraite.
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Aqualung
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Re: LFB 2024-2025
On sent la frustration dans cette interview. je ne comprends pas comment Bourges a pu refuser de la resigner, et ce même si elle exprime clairement son projet "bébé". Je trouve ça mesquin.jo60M a écrit : ↑lun. 16 sept. 2024 18:43 https://www.lequipe.fr/Basket/Article/C ... re/1508078
Sarah Michel Boury annonce sa retraite.
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girv
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Re: LFB 2024-2025
Quelqu'un aurait l'article en entier, svp ?
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girv
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Re: LFB 2024-2025
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Charnay s’offre Lattes/Montpellier et le tournoi de Luxeuil
Victorieux de Montpellier ce dimanche en finale (63-60), le CBBS s’est adjugé le tournoi de Luxeuil et confirme ses bonnes dispositions à deux semaines du début de championnat.
Fabrice André (CLP) - Hier à 21:30
Monique Akoa-Makani a scoré 20 points. Photo Xavier Collin
Charnay-Lattes/Montpellier 63-60
Stéphane Leite avait prévenu samedi soir après la qualification de son équipe pour la finale du tournoi international de Luxeuil-les-Bains qu’elle ne la jouerait pas pour gagner. L’entraîneur charnaysien a dû changer d’avis entre-temps car malgré le fait d’avoir évolué avec seulement 6 joueuses pros et 2 Espoirs, Charnay a fait mieux que soutenir la comparaison.
Une victoire à l’envie
Et ce dès l’entame de match, mieux négociée (1-9, 3e ), le CBBS allant compter jusqu’à 11 points d’avance (8-19, 6e ) grâce à Monique Akoa-Makani et Shakayla Thomas (14-21, 10e ). Même si celles-ci continuaient d’alimenter la marque (25-27, 15e ), c'est pourtant Montpellier, contre toute attente, qui virait en tête à la pause grâce à l’adresse de Garance Rabot (34-31, 20e ).
Au retour des vestiaires, le BLMA continuait à proposer un jeu mieux léché qui lui permettait d’envisager la victoire à la faveur d’un 12-0 (48-34, 26e ). Après avoir perdu les 2e et 3e quart-temps (50-41, 30e ), le moment était venu pour le CBBS de réagir. Et de passer en défense de zone qui perturbait Montpellier (52-53, 35e ).
Pour une victoire 63-60 qui s’est jouée sur l’envie mais rassurante à deux semaines de la reprise du championnat contre… Montpellier. « C’est important de savoir gagner alors qu’il nous manque trois joueuses importantes. On a pu intégrer nos Espoirs. Nathalie Desset et Wallen Rhennam qui n’a que 16 ans (dans un mois), ont su prendre des minutes sur ce tournoi », livrait Stéphane Leite, pas mécontent de revenir de Haute-Saône avec un trophée.
▶ La fiche.- À Luxeuil (Palais des sports), Charnay bat Lattes-Montpellier 63 à 60 (21-14, 10-20, 10-16, 22-10). Marqueuses : Akoa-Makani 20, Thomas 14, Djaldi-Tabdi 5, Desset 4, Garrick 3 puis Daramy 9, Strautmane 8.
Charnay s’offre Lattes/Montpellier et le tournoi de Luxeuil
Victorieux de Montpellier ce dimanche en finale (63-60), le CBBS s’est adjugé le tournoi de Luxeuil et confirme ses bonnes dispositions à deux semaines du début de championnat.
Fabrice André (CLP) - Hier à 21:30
Monique Akoa-Makani a scoré 20 points. Photo Xavier Collin
Charnay-Lattes/Montpellier 63-60
Stéphane Leite avait prévenu samedi soir après la qualification de son équipe pour la finale du tournoi international de Luxeuil-les-Bains qu’elle ne la jouerait pas pour gagner. L’entraîneur charnaysien a dû changer d’avis entre-temps car malgré le fait d’avoir évolué avec seulement 6 joueuses pros et 2 Espoirs, Charnay a fait mieux que soutenir la comparaison.
Une victoire à l’envie
Et ce dès l’entame de match, mieux négociée (1-9, 3e ), le CBBS allant compter jusqu’à 11 points d’avance (8-19, 6e ) grâce à Monique Akoa-Makani et Shakayla Thomas (14-21, 10e ). Même si celles-ci continuaient d’alimenter la marque (25-27, 15e ), c'est pourtant Montpellier, contre toute attente, qui virait en tête à la pause grâce à l’adresse de Garance Rabot (34-31, 20e ).
Au retour des vestiaires, le BLMA continuait à proposer un jeu mieux léché qui lui permettait d’envisager la victoire à la faveur d’un 12-0 (48-34, 26e ). Après avoir perdu les 2e et 3e quart-temps (50-41, 30e ), le moment était venu pour le CBBS de réagir. Et de passer en défense de zone qui perturbait Montpellier (52-53, 35e ).
Pour une victoire 63-60 qui s’est jouée sur l’envie mais rassurante à deux semaines de la reprise du championnat contre… Montpellier. « C’est important de savoir gagner alors qu’il nous manque trois joueuses importantes. On a pu intégrer nos Espoirs. Nathalie Desset et Wallen Rhennam qui n’a que 16 ans (dans un mois), ont su prendre des minutes sur ce tournoi », livrait Stéphane Leite, pas mécontent de revenir de Haute-Saône avec un trophée.
▶ La fiche.- À Luxeuil (Palais des sports), Charnay bat Lattes-Montpellier 63 à 60 (21-14, 10-20, 10-16, 22-10). Marqueuses : Akoa-Makani 20, Thomas 14, Djaldi-Tabdi 5, Desset 4, Garrick 3 puis Daramy 9, Strautmane 8.
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Aqualung
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Re: LFB 2024-2025
Médaille d'argent au creux de sa main gauche, anneaux olympiques - un brin étiolés - tatoués sur le poignet, Sarah Michel Boury (35 ans), assise sur le carrelage blanc d'un salon où gisent quelques fauteuils qui n'ont pas encore trouvé leur juste place, incarne l'allégorie de cette vie nouvelle qu'elle vient d'entamer. En plein déménagement, la voilà partie pour déballer les cartons, combler les vides. Celui que va laisser la désormais ex-capitaine des Bleues, institution du Championnat trop rarement mise en avant dans les médias, est immense.
Depuis l'ultime coup de sifflet de cette déchirante finale des JO de Paris perdue face aux Américaines le mois dernier (66-67), tout est allé vite pour la native de Ris-Orangis. Trop vite. « J'ai tellement enchaîné sur les projets personnels, je ne me suis même pas rendu compte qu'un mois est déjà passé depuis les JO », souffle-t-elle, consciente que cela lui permet aussi d'occulter encore un peu la bascule qu'elle a actée il y a plusieurs mois.
Si sa retraite internationale avait été annoncée en amont du tournoi olympique, celle de sa carrière de joueuse est encore difficile à admettre. « Une dernière aventure, un projet fou pourrait me faire rebasculer », rit-elle, avant de corriger : « Honnêtement, même si ça devait arriver, il n'y a aucune raison que je change d'avis. C'est dur à accepter, à officialiser, parce que je me sens encore en capacité de jouer. Mais c'est le bon moment. »
Comme Sandrine Gruda (37 ans, 225 sélections), absente aux Jeux, l'ancienne arrière de Bourges va donc raccrocher. Afin de se consacrer à sa famille, guidée par l'envie de l'agrandir. Au cours d'un long entretien, authentique et touchant, ne restait plus qu'à dérouler une carrière, longue de 18 saisons et riche de 10 sacres, en quelques thématiques. Histoire de mettre au premier plan une joueuse de l'ombre, qui n'y avait pas vraiment sa place.
Un parcours atypique et hexagonal
Sarah Michel Boury en convient aisément : sa carrière « n'a rien de flashy », ses statistiques en un peu moins de deux décennies n'ont pas transporté les foules. À l'exception, peut-être, de cette saison 2014-2015 à Nantes-Rezé, la plus accomplie sur le plan individuel (15,4 points par match, 3 interceptions en moyenne). L'arrière n'a jamais cherché la lumière. « Je suis de nature discrète, valide-t-elle. J'ai construit ma carrière dans cet esprit, en faisant mon chemin dans des structures plus petites tout en poursuivant mes études. » Valenciennes, Arras et Nantes ont servi d'incubateurs pour une joueuse qui voulait « y aller crescendo » et « prendre une petite revanche sur le fait de ne pas avoir intégré l'Insep ou les équipes de France des toutes jeunes ».
Celle qui a profité de l'arrivée de Valérie Garnier à la tête des Bleues (en 2013) pour intégrer le groupe en 2015 nourrit un regret toutefois : « celui de n'avoir jamais joué à l'étranger. « En 2021, Sopron (Hongrie, futur vainqueur de l'Euroligue) m'avait proposé de les rejoindre, révèle l'ex-Berruyère. L'offre est arrivée quatre jours après ma prolongation avec le Tango (elle grimace). J'ai imaginé un rôle de joker médical pour la saison à venir, en pensant à l'étranger justement. Mais ce n'est pas réaliste que de mener un projet de famille tout en étant si loin et sur la route tout le temps. »
Capitaine des Bleues sans le vouloir
Rebutée par « l'exposition que suggère le rôle », elle n'a jamais manifesté d'appétence pour le capitanat dans ses équipes respectives. Lorsque Sandrine Gruda, initialement désignée par le sélectionneur Jean-Aimé Toupane en 2021, déclare forfait pour la Coupe du monde 2022, l'intérieure elle aussi néoretraitée et le coach conviennent qu'il est l'heure pour la doyenne d'endosser plus de responsabilités officielles.
« Même si j'avais dit à Sandrine que je n'aimais pas trop ça, je me suis dit que refuser d'être capitaine de l'équipe de France, ce serait osé ! convient-elle en souriant. J'ai délégué les tâches qui me rebutaient, du genre choisir les tenues de jours de match, à mes camarades (Alexia Chery et Valériane Ayayi). » Aux Jeux de Paris, la fonction, qu'elle a « appris à aimer », ne l'a « finalement pas happée », aidée par une équipe au diapason de ses préceptes. « Je n'ai jamais senti que ça m'avait fait perdre en impact individuel, peut-être parce que je l'ai transformée en mission participative. »
À portée d'un exploit monumental
De l'épopée parisienne, l'arrière - masquée à Paris après s'être cassé le nez contre l'Australie en phase de groupes - a bien du mal à effacer la déception d'être passée si près d'un exploit monumental face aux Américaines. Peut-être parce que les Bleues ont bien cru tenir l'exploit d'une vie. Une foi que Michel Boury, peu coutumière du fait, avait partagé dans sa causerie d'avant-finale. « Il y avait plus d'émotion dans mon discours, avoue-t-elle, particulièrement émue par ce souvenir. J'avais fini en leur disant qu'à événement exceptionnel, équipe exceptionnelle, qu'on allait battre la plus grande équipe au monde sur la plus belle scène. Les filles m'avaient regardé avec de ces yeux... parce que d'habitude je n'étais pas si optimiste dans mes discours. (Sa voix tremble) Je leur ai dit : "vous avez réussi à m'y faire croire, on va gagner !" »
À vrai dire, tout le basket français y a cru. Au point de partager l'ultime pensée de la capitaine : « Je ne sais pas si on se remettra un jour de cette finale. Mais je préfère partir mille fois sur un tel scenario, en ayant fait le match qu'il fallait faire. »
Une retraite à apprivoiser
« Je m'attends à un coup de mou vers novembre, quand tout le monde aura bien repris », anticipe la double médaillée olympique (avec le bronze de Tokyo). Tout en ajoutant : « J'irai voir quelques matches, et je sais que les copines passeront manger à la maison. C'est dur d'arrêter définitivement en tablant sur le fait d'avoir un enfant, ce qu'on ne peut pas vraiment programmer. » Si les dernières semaines l'ont empêchée de céder au spleen, elle l'imagine prégnant pour ses proches.
« Mes parents sont d'anciens basketteurs, mon frère et mon mari jouent encore, détaille l'ex n°10 des Bleues. Imaginez la détresse de ma belle-soeur, qui n'est pas très basket, aux repas (elle s'esclaffe). On en a débriefé des campagnes de l'équipe de France ! Et ça pouvait monter dans les tours, surtout que j'ai mon caractère dans ces moments. On ne l'a pas souvent vu de l'extérieur, mais sans cet état d'esprit, je n'aurais pas fait la même carrière. On m'a vu discrète sur le terrain, mais j'étais bien plus active dans la vie de groupe. Je ne sais pas trop à quoi m'attendre désormais. »
Seul l'or manquera
Avec plus de 400 matches de Ligue féminine au compteur (dont 61 de play-offs pour trois sacres), et 145 capes internationales (6 médailles), Sarah Michel Boury a gagné sur quasiment tous les plans, en club, depuis son premier contrat professionnel, signé en 2006 avec l'USVO. « Je n'aurai pas la chance de mettre les pieds dans la Boulangère Wonderligue, mais je pense que j'en ai fait le tour non ? ironise-t-elle. J'ai du mal à me rendre compte de ce que pèse mon palmarès. »
Lourd. Même si deux lignes manquent : l'Euroligue - que l'Eurocoupe de 2022 (avec Bourges) vient en grande partie compenser - et surtout l'or dans une grande compétition internationale. « Je me souviens bien de la finale perdue pour ma première compétition en bleu (l'Euro, en 2015). On aurait dû la gagner (défaite 68-76 en finale contre la Serbie). L'or à l'Euro, c'est mon seul regret, la seule chose qui me manque vraiment. J'ai hâte que les filles aillent le prendre, depuis le temps qu'on l'attend. J'espère d'ailleurs être en tribune pour voir ça ! Tout comme j'espère qu'elles prendront leur revanche sur les JO à Los Angeles ! »
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pdj
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Re: LFB 2024-2025
Merci pour cet article intéressant auquel il manque tout de même une conclusion. Je pense qu'une vie familiale ne lui suffira pas (on aurait aimé des pistes..). Il est toujours intéressant de connaitre la reconversion d'une grande basketteuse française (idem pour Gruda) car je n'ai pas trop d'exemples réussis à part peut-être Barennes comme coach....Aqualung a écrit : ↑lun. 16 sept. 2024 20:11Médaille d'argent au creux de sa main gauche, anneaux olympiques - un brin étiolés - tatoués sur le poignet, Sarah Michel Boury (35 ans), assise sur le carrelage blanc d'un salon où gisent quelques fauteuils qui n'ont pas encore trouvé leur juste place, incarne l'allégorie de cette vie nouvelle qu'elle vient d'entamer. En plein déménagement, la voilà partie pour déballer les cartons, combler les vides. Celui que va laisser la désormais ex-capitaine des Bleues, institution du Championnat trop rarement mise en avant dans les médias, est immense.
Depuis l'ultime coup de sifflet de cette déchirante finale des JO de Paris perdue face aux Américaines le mois dernier (66-67), tout est allé vite pour la native de Ris-Orangis. Trop vite. « J'ai tellement enchaîné sur les projets personnels, je ne me suis même pas rendu compte qu'un mois est déjà passé depuis les JO », souffle-t-elle, consciente que cela lui permet aussi d'occulter encore un peu la bascule qu'elle a actée il y a plusieurs mois.
Si sa retraite internationale avait été annoncée en amont du tournoi olympique, celle de sa carrière de joueuse est encore difficile à admettre. « Une dernière aventure, un projet fou pourrait me faire rebasculer », rit-elle, avant de corriger : « Honnêtement, même si ça devait arriver, il n'y a aucune raison que je change d'avis. C'est dur à accepter, à officialiser, parce que je me sens encore en capacité de jouer. Mais c'est le bon moment. »
Comme Sandrine Gruda (37 ans, 225 sélections), absente aux Jeux, l'ancienne arrière de Bourges va donc raccrocher. Afin de se consacrer à sa famille, guidée par l'envie de l'agrandir. Au cours d'un long entretien, authentique et touchant, ne restait plus qu'à dérouler une carrière, longue de 18 saisons et riche de 10 sacres, en quelques thématiques. Histoire de mettre au premier plan une joueuse de l'ombre, qui n'y avait pas vraiment sa place.
Un parcours atypique et hexagonal
Sarah Michel Boury en convient aisément : sa carrière « n'a rien de flashy », ses statistiques en un peu moins de deux décennies n'ont pas transporté les foules. À l'exception, peut-être, de cette saison 2014-2015 à Nantes-Rezé, la plus accomplie sur le plan individuel (15,4 points par match, 3 interceptions en moyenne). L'arrière n'a jamais cherché la lumière. « Je suis de nature discrète, valide-t-elle. J'ai construit ma carrière dans cet esprit, en faisant mon chemin dans des structures plus petites tout en poursuivant mes études. » Valenciennes, Arras et Nantes ont servi d'incubateurs pour une joueuse qui voulait « y aller crescendo » et « prendre une petite revanche sur le fait de ne pas avoir intégré l'Insep ou les équipes de France des toutes jeunes ».
Celle qui a profité de l'arrivée de Valérie Garnier à la tête des Bleues (en 2013) pour intégrer le groupe en 2015 nourrit un regret toutefois : « celui de n'avoir jamais joué à l'étranger. « En 2021, Sopron (Hongrie, futur vainqueur de l'Euroligue) m'avait proposé de les rejoindre, révèle l'ex-Berruyère. L'offre est arrivée quatre jours après ma prolongation avec le Tango (elle grimace). J'ai imaginé un rôle de joker médical pour la saison à venir, en pensant à l'étranger justement. Mais ce n'est pas réaliste que de mener un projet de famille tout en étant si loin et sur la route tout le temps. »
Capitaine des Bleues sans le vouloir
Rebutée par « l'exposition que suggère le rôle », elle n'a jamais manifesté d'appétence pour le capitanat dans ses équipes respectives. Lorsque Sandrine Gruda, initialement désignée par le sélectionneur Jean-Aimé Toupane en 2021, déclare forfait pour la Coupe du monde 2022, l'intérieure elle aussi néoretraitée et le coach conviennent qu'il est l'heure pour la doyenne d'endosser plus de responsabilités officielles.
« Même si j'avais dit à Sandrine que je n'aimais pas trop ça, je me suis dit que refuser d'être capitaine de l'équipe de France, ce serait osé ! convient-elle en souriant. J'ai délégué les tâches qui me rebutaient, du genre choisir les tenues de jours de match, à mes camarades (Alexia Chery et Valériane Ayayi). » Aux Jeux de Paris, la fonction, qu'elle a « appris à aimer », ne l'a « finalement pas happée », aidée par une équipe au diapason de ses préceptes. « Je n'ai jamais senti que ça m'avait fait perdre en impact individuel, peut-être parce que je l'ai transformée en mission participative. »
À portée d'un exploit monumental
De l'épopée parisienne, l'arrière - masquée à Paris après s'être cassé le nez contre l'Australie en phase de groupes - a bien du mal à effacer la déception d'être passée si près d'un exploit monumental face aux Américaines. Peut-être parce que les Bleues ont bien cru tenir l'exploit d'une vie. Une foi que Michel Boury, peu coutumière du fait, avait partagé dans sa causerie d'avant-finale. « Il y avait plus d'émotion dans mon discours, avoue-t-elle, particulièrement émue par ce souvenir. J'avais fini en leur disant qu'à événement exceptionnel, équipe exceptionnelle, qu'on allait battre la plus grande équipe au monde sur la plus belle scène. Les filles m'avaient regardé avec de ces yeux... parce que d'habitude je n'étais pas si optimiste dans mes discours. (Sa voix tremble) Je leur ai dit : "vous avez réussi à m'y faire croire, on va gagner !" »
À vrai dire, tout le basket français y a cru. Au point de partager l'ultime pensée de la capitaine : « Je ne sais pas si on se remettra un jour de cette finale. Mais je préfère partir mille fois sur un tel scenario, en ayant fait le match qu'il fallait faire. »
Une retraite à apprivoiser
« Je m'attends à un coup de mou vers novembre, quand tout le monde aura bien repris », anticipe la double médaillée olympique (avec le bronze de Tokyo). Tout en ajoutant : « J'irai voir quelques matches, et je sais que les copines passeront manger à la maison. C'est dur d'arrêter définitivement en tablant sur le fait d'avoir un enfant, ce qu'on ne peut pas vraiment programmer. » Si les dernières semaines l'ont empêchée de céder au spleen, elle l'imagine prégnant pour ses proches.
« Mes parents sont d'anciens basketteurs, mon frère et mon mari jouent encore, détaille l'ex n°10 des Bleues. Imaginez la détresse de ma belle-soeur, qui n'est pas très basket, aux repas (elle s'esclaffe). On en a débriefé des campagnes de l'équipe de France ! Et ça pouvait monter dans les tours, surtout que j'ai mon caractère dans ces moments. On ne l'a pas souvent vu de l'extérieur, mais sans cet état d'esprit, je n'aurais pas fait la même carrière. On m'a vu discrète sur le terrain, mais j'étais bien plus active dans la vie de groupe. Je ne sais pas trop à quoi m'attendre désormais. »
Seul l'or manquera
Avec plus de 400 matches de Ligue féminine au compteur (dont 61 de play-offs pour trois sacres), et 145 capes internationales (6 médailles), Sarah Michel Boury a gagné sur quasiment tous les plans, en club, depuis son premier contrat professionnel, signé en 2006 avec l'USVO. « Je n'aurai pas la chance de mettre les pieds dans la Boulangère Wonderligue, mais je pense que j'en ai fait le tour non ? ironise-t-elle. J'ai du mal à me rendre compte de ce que pèse mon palmarès. »
Lourd. Même si deux lignes manquent : l'Euroligue - que l'Eurocoupe de 2022 (avec Bourges) vient en grande partie compenser - et surtout l'or dans une grande compétition internationale. « Je me souviens bien de la finale perdue pour ma première compétition en bleu (l'Euro, en 2015). On aurait dû la gagner (défaite 68-76 en finale contre la Serbie). L'or à l'Euro, c'est mon seul regret, la seule chose qui me manque vraiment. J'ai hâte que les filles aillent le prendre, depuis le temps qu'on l'attend. J'espère d'ailleurs être en tribune pour voir ça ! Tout comme j'espère qu'elles prendront leur revanche sur les JO à Los Angeles ! »
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Obi-Wan
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Re: LFB 2024-2025
J'avais bien dit il y a quelques posts qu'elle avait d'autres projets que le basket 
L'appétit vient en mangeant,la soif disparaît en buvant (François Rabelais)
La gourmandise commence quand on n'a plus faim (Alphonse Daudet)
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ED11
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Re: LFB 2024-2025
Quel bonheur de profiter du forum lors de l’intersaison
Profitez dans quelques semaines ce sera le retour du cocaïnomane lfb
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jo60M
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Re: LFB 2024-2025
https://x.com/BourgesBasket/status/1836119242091205001
Bourges bat Chartres ce soir.
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BJ28
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Re: LFB 2024-2025
https://www.lechorepublicain.fr/chartre ... _14564545/
Chartres vs Bourges
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Aqualung
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Re: LFB 2024-2025
La version berrichonne : https://www.leberry.fr/bourges-18000/sp ... _14564530/BJ28 a écrit : ↑mer. 18 sept. 2024 0:16 https://www.lechorepublicain.fr/chartre ... _14564545/
Chartres vs Bourges
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Tigliojux
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Re: LFB 2024-2025
J'ai assisté au match Chartres-Bourges au Colisée, seul match amical public au Colisée pour Chartres drant la préparation (le 1er au Colisée contre Alençon - LF2) était à huis clos.
Quand on est néophyte en basket, avec Chartres et sa montée historique en LBWL, recevoir les Tangos de Bourges, c'est une consécration. Une équipe avec tant d'internationales et la plus belle histoire récente du basket français.
Je ne sais pas où trouver la feuille de match complète, mais vous avez ici l'article du Berry Républicain Bourges déroule sur le parquet de Chartres et finit sa campagne de matchs amicaux par un succès avec le scoring des joueuses.
Score par quart-temps Chartres-Bourges : 17-18, 13-20 (mi-temps : 30-38), 20-27, 9-21 (score final 59-86)
Les Tangos, c'est la catégorie au-dessus, au rebond offensif ou défensif, en rapidité d'exécution, en précision, en pression sur l'adversaire.
Pour Chartres, j'ai trouvé les nouvelles recrues Frida Eldebrink, très incisive et en réussite (meilleure marqueuse de Chartres), ainsi que la jeune Stella Colas, vive, avec une belle pénétration dans la raquette. Kendall Cooper a été plus en retrait, mais c'était son 1er match amical en retour de blessure. Nicole Enabosi, notre internationale nigériane, assez discrète.
Mais il faut dire que pour Bourges, la compétition commence ce samedi avec le Match des Champions contre Villeneuve, alors que Chartres a encore une autre semaine de préparation avant de commencer le championnat .... au Prado, à Bourges, aïe aïe aïe..
On a eu le droit à un panier gag au 4éme quart-temps, sur un contre d'une berruyère partie seule, la chartraine Nahan Niaré suit, subtilise le ballon habilement .... et s'en va marquer dans son propre panier .....
, avant de se retourner, avec un regard d'étonnement de toutes ses coéquipières .. vous imaginez.... . Avez-vous déjà vu cela ? Pas de conséquence dans le match à un moment où la différence était largement faite, mais les Tangos n'avaient pas besoin de cette aide involontaire. Mais sur le récapitulatif des points marqués, pour Niaré, il y a 0 pour Chartres, mais il n'est pas indiqué Niaré (2) pour Bourges....
Il reste que c'était une partie agréable à regarder avec quand même un bon public pour un match amical, de bonne augure pour cette 1ère saison en Ligue Féminine. Mais Chartres doit huiler la circulation de la belle et surtout sa réussite au panier qui m'a semblé très en berne (c'est pourquoi, je serai curieux d'avoir les chiffres des statistiques).
D'ailleurs, vous avez tous placé Chartres 10ème, 11ème ou 12ème dans vos 23 pronostics actuellement formulés, sauf @Stickpali, @pdj (8ème),
espérons que Chartres vous surprendra. J'ai interrogé quelques supporters berruyers pour qu'il me donne leur impression sur l'équipe de Chartres du fait de leur expérience de la LFB. Disons qu'ils ont été encourageant (ou tout simplement poli...)
Quand on est néophyte en basket, avec Chartres et sa montée historique en LBWL, recevoir les Tangos de Bourges, c'est une consécration. Une équipe avec tant d'internationales et la plus belle histoire récente du basket français.
Je ne sais pas où trouver la feuille de match complète, mais vous avez ici l'article du Berry Républicain Bourges déroule sur le parquet de Chartres et finit sa campagne de matchs amicaux par un succès avec le scoring des joueuses.
Score par quart-temps Chartres-Bourges : 17-18, 13-20 (mi-temps : 30-38), 20-27, 9-21 (score final 59-86)
Les Tangos, c'est la catégorie au-dessus, au rebond offensif ou défensif, en rapidité d'exécution, en précision, en pression sur l'adversaire.
Pour Chartres, j'ai trouvé les nouvelles recrues Frida Eldebrink, très incisive et en réussite (meilleure marqueuse de Chartres), ainsi que la jeune Stella Colas, vive, avec une belle pénétration dans la raquette. Kendall Cooper a été plus en retrait, mais c'était son 1er match amical en retour de blessure. Nicole Enabosi, notre internationale nigériane, assez discrète.
Mais il faut dire que pour Bourges, la compétition commence ce samedi avec le Match des Champions contre Villeneuve, alors que Chartres a encore une autre semaine de préparation avant de commencer le championnat .... au Prado, à Bourges, aïe aïe aïe..
On a eu le droit à un panier gag au 4éme quart-temps, sur un contre d'une berruyère partie seule, la chartraine Nahan Niaré suit, subtilise le ballon habilement .... et s'en va marquer dans son propre panier .....
Il reste que c'était une partie agréable à regarder avec quand même un bon public pour un match amical, de bonne augure pour cette 1ère saison en Ligue Féminine. Mais Chartres doit huiler la circulation de la belle et surtout sa réussite au panier qui m'a semblé très en berne (c'est pourquoi, je serai curieux d'avoir les chiffres des statistiques).
D'ailleurs, vous avez tous placé Chartres 10ème, 11ème ou 12ème dans vos 23 pronostics actuellement formulés, sauf @Stickpali, @pdj (8ème),
espérons que Chartres vous surprendra. J'ai interrogé quelques supporters berruyers pour qu'il me donne leur impression sur l'équipe de Chartres du fait de leur expérience de la LFB. Disons qu'ils ont été encourageant (ou tout simplement poli...)
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BzhFrom3
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Re: LFB 2024-2025
Le club de Polkowice, où Margaux Claveau avait signé à l'intersaison, annonce qu'elle met fin à sa carrière.
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Dick Bavetta
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gala18
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Re: LFB 2024-2025
Podcast Interview de Sarah Michel dans ce lien
https://www.francebleu.fr/emissions/l-i ... ee-3295318
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"Le talent permet de gagner des matchs, mais le travail d’équipe et l’intelligence permettent de gagner les championnats"