Le bilan du MSB jugé « insuffisant » pour le ML (cf article ci-après), alors qu’il n’est que « mitigé » (doux euphémisme

) pour CLB et Delord. Différence de point de vue ?
Les prestations des jeunes, surtout Batiste, « à l’irrégularité maladive », jugées sévèrement, alors que la possible reconduction de KKK inquiète, en raison de sa très grande fragilité (sans compter le problème lié aux fenêtres internationales, qui risquent de perdurer).
Concernant le canadien, je partagerai assez cet avis. Kaza est un meneur honorable, vaillant soldat de devoir, mais pas le général qu’il faut à la mène en n°1. Il est certes très proche de coach Delord, mais ce n’est pas une raison pour s’abstenir de toute clairvoyance, et reproduire deux années de suite la même erreur. S'il faut faire un effort financier, autant mettre le paquet sur l'axe 1-5 (surtout avec un jeune comme Gomis en back-up).
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Sans Bamforth ni Gauzin mais avec Kajami-Keane ?
Ce lundi, le MSB tenait sa traditionnelle conférence d’après-saison avec Christophe Le Bouille, président du directoire, et le coach Elric Delord. Voici les enseignements à retenir.
Un bilan insuffisant
Éliminé en phase préliminaire de la Ligue des champions (BCL), sorti dès son entrée en lice en Coupe de France (1/8es de finale) et 9e de la saison régulière du championnat avec un ratio à l’équilibre de 17 victoires pour 17 défaites, le MSB a réalisé un exercice insuffisant, sans mention.
« Le bilan est mitigé mais n’est pas décevant, commence Christophe Le Bouille. Le groupe avait le potentiel de finir dans le top 6 voire 4. En février, on ne s’imaginait pas ne pas faire les play-offs, mais les blessures sont arrivées. Je trouve qu’on a eu un petit peu plus de problèmes que les autres. Il y a eu deux tournants dans l’année. Le premier, cette défaite face à l’ASVEL (le 16 janvier, 80-81), je n’en démords pas. On aurait été 2e provisoire en gagnant cette rencontre et on sait ce qu’il s’est passé (faute litigieuse sifflée de Terry Tarpey sur Elie Okobo à 1,2 seconde de la fin qui donne les deux lancers-francs victorieux aux Rhodaniens, ndlr.). Ensuite, le retour de la dernière trêve internationale nous a été préjudiciable avec nos trois internationaux qui reviennent cassés (Bamforth, Tarpey, Kajami-Keane). On est entré dans une mauvaise spirale, on a essayé de trouver des solutions en engageant notamment un pigiste médical mais, au final, on n’a pas réussi à atteindre l’objectif, c’est-à-dire la phase finale. »
Pour Elric Delord, le déficit de leadership est un autre facteur de la mauvaise santé sarthoise dans le money-time : « La série négative a débuté lorsque nos trois cadres sur et en dehors du terrain étaient absents. Les relais ont manqué et on découvre le caractère de chacun au fil de la saison, même en supervisant au maximum un joueur avant de le signer. » Enfin, l’entraîneur concède qu’il faudra créer un effectif plus dangereux à 3 points alors que les Manceaux ont tourné à un piètre 32,9 % de réussite de loin cette année.
Les blessures, un mal à traiter
Le club est conscient des problématiques des forfaits en cascade qui ont jalonné et « empoisonné » les deux derniers printemps du Mans Sarthe basket. Trop pour s’assurer une place confortable dans le haut du classement. « On a étoffé notre cellule de performance et plus précisément médicale lors de la dernière intersaison, mais ce n’est manifestement pas suffisant, constate le dirigeant sarthois. Donc, on doit encore améliorer des choses car tout le monde a sa part de responsabilité. On cherche un nouveau préparateur physique car Alexandre Bertrand ne repart pas avec nous. Ce n’est pas un licenciement. J’insiste, mais les fenêtres internationales sont une catastrophe. Peut-être que le bon sens était de mettre au repos un joueur comme Terry après son passage en équipe de France, mais ce n’est pas une décision facile à prendre pour l’employeur qu’on est. »
Les jeunes : un constat d’échec ?
Le Mans mise sur son centre de formation, c’est dans son ADN. Mais, il arrive que ses protégés ne lui rendent pas la monnaie de sa pièce. C’est le cas sur l’exercice qui vient de s’écouler. Kenny Baptiste n’a pas progressé. Ses quelques coups d’éclat n’ont pas masqué son irrégularité maladive.
Matthieu Gauzin s’est réveillé dans le sprint final, sauvant in extremis la note de sa saison. Le résultat reste en deçà des attentes et le poste 1/2 de 21 ans n’a pas été conservé par le club. « Il avait une année optionnelle avec nous qu’il fallait lever en avril, explique Elric Delord. Sauf qu’à cette période, il ne s’était pas encore affirmé comme il a pu le faire dans les dernières semaines. On prend le pari de lancer des jeunes et on va continuer. On fait partie des structures qui font le plus confiance aux moins de 21 ans. Il n’y a rien à regretter. »
Avec ce départ, la piste menant à Marcus Gomis (22 ans, 1,94 m) prend de l’épaisseur. À Rouen en Pro B, il a compilé 7,5 points, 1,7 passe décisive et 1,4 rebond en 21 minutes de moyenne. De son côté, Hugo Mienandi, dans le top 5 à l’évaluation dans les joutes espoirs, va parapher son premier contrat professionnel avec le MSB avant d’être prêté dans la foulée. Le géant Mathias Van den Beemt (2,13 m) fera, lui, office de 11e homme l’an prochain.
Peau neuve
Scott Bamforth l’a annoncé sur ses réseaux sociaux il y a quelques jours : son histoire avec le maillot orange est terminée. « J’aurais préféré le garder… », se désole le technicien. Après deux années en Sarthe, l’Américain de 32 ans tire sa révérence sur un dernier match à l’image du tireur d’élite qu’il est avec un 5/8 à 3 points contre Dijon, le 17 mai.
À part les quatre joueurs sous contrat – Tarpey, Chery, Narace, Baptiste -, seul Kaza Kajami-Keane semble postuler pour poursuivre l’aventure en terre mancelle. La valeur du Canadien n’est pas à prouver, mais sa fragilité inquiète, lui qui vient de passer la moitié de la saison à l’infirmerie.
Budget à l’identique
Le budget et la masse salariale devraient sensiblement être les mêmes que cette année, soit respectivement autour de 6 et 1,8 millions d’euros. Avec ces chiffres, Le Mans va de nouveau émerger au milieu du peloton. Assez pour s’éviter des frayeurs dans un championnat qui pourrait comporter trois descentes en Pro B ?
Le programme
La reprise de l’entraînement est fixée au lundi 8 août. Celle de la Betclic Élite au week-end du 24-25 septembre. Entre-temps, les Sarthois disputeront neuf matchs amicaux : deux à Sablé-sur-Sarthe (les 27 et 28 août), à Vannes et Brest, et trois à Angers.