spinaltap a écrit : ↑dim. 17 janv. 2021 10:55
franc01 a écrit : ↑dim. 17 janv. 2021 10:35
L'an dernier on finit avec un bilan de 10/28 soit 35.7% de victoire avec un point average de -211 soit -7.3 points par match.
Aujourd'hui on est à 6/19 soit 31.6% de victoires avec un point average de -102 soit -5.4 points par match.
On finit 15ème et là on est 17ème.
On peut constater que la seconde année d'un club "promu" est souvent plus difficile mais là il semblait qu'un effort assez net avait été fait sur le recrutement et du fait de la crise sanitaire la fatigue n'est pas la même que l'an dernier vu qu'on a très peu joué en JE.
Donc il y a à ce stade un recul en terme de résultats bruts. L'an dernier on avait démarré très fort avant de craquer avec un effectif trop juste en quantité. Cette année on est très irrégulier la faute notamment à un impact défensif parfois totalement absent.
Il était logique d'espérer progresser en EL et là on recule pour l'heure donc vrai loupé.
Perso, je vois plutôt une certaine continuité dans les résultats. Il ne faut pas oublier que la saison dernière beaucoup de victoires ont été acquises sur le fil, que l'ASVEL a bénéficié de l'effet de surprise en début de saison et d'une belle ferveur à l'Astroballe.
Alors oui, il y avait 8 victoires après 19 journées contre 6 cette saison, mais il me semble que cela ne s'est pas joué à grand chose pour égaler les deux bilans : un panier de Mike James la saison dernière, un tir réussi d'Amine Noua cette saison, la fin de match à Berlin...
Est-ce qu'on aurait pu s'attendre à mieux ? Dans la manière oui, clairement, je regrette les sautes d'humeur défensives impardonnables à ce niveau, surtout quand tu as moins de talent que tous tes adversaires. Mais dans les résultats bruts, l'ASVEL n'est pas loin du compte. Il manque une ou deux victoires (à Berlin, à Istanbul) pour se rapprocher des 40% de victoires, ce qui serait un bilan plus que correct pour le plus petit budget de la compétition. Ce qu'on a un peu tendance à oublier.
L'année passée, avec un effectif moindre en quantité comme en qualité (surtout avec la blessure de Payne), on avait globalement l'impression d'une équipe qui exploitait son potentiel. Avec de vraies sorties de route de temps en temps , car l'effectif était au bout du rouleau par moment (n'oublions pas que JE et euroleague se jouaient vraiment en même temps). Je me souviens d'énormes branlées en euroleague, mais qui semblaient être des matchs balancés à la fois par les joueurs et le staff, peut-être parce qu'ils ne semblaient pas gagnables même en les jouant à fond. Était-ce une erreur de Mitro de vouloir gagner tous les matchs de JE quitte à tirer sur ses cadres pour le faire ? Je ne sais pas, ça se discute, perso j'aime bien l'idée de vouloir gagner tous les matchs, et la domination nationale me paraît être un objectif important, même en saison régulière. J'ajouterais qu'en regardant les statistiques on voit que certains joueurs étaient quand même ménagés, même si sur ce forum comme ailleurs l'idée fausse d'un Jekiri jouant 30 minutes par match a vraiment la peau dure. Dans la production de l'équipe en euroleague, hormis ces matchs balancés, il me semblait voir une certaine constance, avec une identité de jeu facile à définir : intensité défensive, agressivité, tenue de balle plutôt que prise de risque en attaque. Peut-être pas flashy, mais ça correspondait globalement à nos joueurs et à nos moyens du moment. Et au final le bilan était meilleur que cette année.
Effet de surprise en euroleague ? Là pareil je veux bien qu'on me décrive concrètement de quelle façon. A chaque fois, nos adversaires ont mis leur meilleure équipe en face, normal en euroleague, et ont voulu gagner le match, ce qu'ils ont fait la plupart du temps d'ailleurs. A la limite, une quelconque surprise lors du 1er quart temps du 1er match pourquoi pas, mais après à ce niveau de compétition, avec l'enjeu, les coachs en face, le scouting réalisé etc ça me paraît fantaisiste.
Ferveur de l'Astroballe, ça en fera sourire certains. Je ne suis pas sûr que l'Asvel ait davantage bénéficié de ça l'année dernière, plutôt que l'équipe de cette année qui bénéficie de ne pas se retrouver face à de vraies ambiances chaudes et déstabilisantes (pour les joueurs comme pour les arbitres) dans certaines salles aux quatre coins de l'Europe.
Cette année, on a globalement l'effet inverse, même si le bilan n'est pas si éloigné. On a globalement l'impression d'un effectif meilleur en quantité comme en qualité, choisi avec davantage de liberté par le staff en place, et dont le potentiel est sous-exploité. L'excuse de la fatigue ne tenant pas vraiment cette année, quand on se prend des branlées on a soit l'impression que les joueurs ne s'investissent pas (et que le staff découvre ça en direct comme les spectateurs), soit que l'équipe adverse nous fait déjouer complètement. Car notre production offensive est loin d'être canon. Vouloir changer la philosophie de l'équipe, en passant d'une équipe défensive destructrice du jeu adverse à une équipe plus offensive pourquoi pas, même si de l'extérieur il semble qu'on n'ait pas vraiment les moyens de cette ambition (ça me paraît plus cher de monter une bonne équipe flamboyante qu'une bonne équipe besogneuse). Mais il faut que ça se traduise sur le terrain. L'année passée, on voyait en mouvement le résultat de la philosophie souhaitée par le staff, cette année je ne le vois pas. Quand l'équipe a un coup de chaud à 3 pts, bien sûr que ça peut donner de bonnes séquences, voire de bons matchs, mais a-t-on l'impression de voir évoluer une vraie équipe offensive, qui joue la contre-attaque, a un passing game qui met hors de portée l'adversaire, etc. ? Moi je n'ai pas cette impression. Quand on voit par exemple les leçons qu'on se prend sur pick and roll ou relation meneur/pivot par les vraies équipes offensives de la compétition, on mesure la différence. Si Fall est vraiment notre arme de destruction massive, c'est un pistolet à bouchon alors, parce que Fall c'est 10 points par match. Et finalement, notre meilleur match dans le résultat est peut-être le dernier contre l'Olympiakos, soit un match moche en attaque, complètement fermé. Un match que n'aurait pas renié Mitro, ça fait sourire.