[topic unique] LIVRE

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Gavia arctica
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Re: [topic unique] LIVRE

Messagepar Gavia arctica » lun. 24 oct. 2016 1:54

mon résumé est plus court...
le viok masters...le seul où le ralenti est en direct...

I think Kloug...13112006...lili jolie...21646mvp

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Re: [topic unique] LIVRE

Messagepar Gavia arctica » sam. 12 nov. 2016 23:42

le dernier lucky luke n'est franchement pad terrible...quel dommage, le titre était prometteur...
le viok masters...le seul où le ralenti est en direct...

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Re: [topic unique] LIVRE

Messagepar visiteur » mar. 09 mai 2017 0:17

Soumission par Michel Houellebecq

Il y’a quelque chose qu’on ne peut pas enlever à Houellebecq, c’est sa qualité d’artiste qui lui fait ressentir des éléments que très peu d’individus peuvent discerner dans l’air du temps…
Certes, il ne pressent évidemment pas tout et beaucoup d’éléments sont outrés dans ce qu’il expose, ce qui est le propre de la littérature, mais lorsqu’il s’est attelé à l’écriture de son dernier opus courant 2014, le fait d’imaginer que trois ans plus tard le candidat de l’UMP serait éliminé du second tour de la présidentielle ne pouvait faire que rire…

Certes le scénario n’a pas été à son terme et ce n’est pas le président sortant qui fut reconduit, mais son clône, alors non véritablement connu de la scène politique et qui à grand coups d’audace et d’esbroufe aura parfaitement su conduire sa barque à l’étonnement général….

Mais les affres du centre droit français n’est bien évidemment pas ce qui sous tend ce livre que d’aucuns ont jugé provocateur, d’autres génial, et que pour mon compte, j’ai trouvé très décevant même s’il contient des éléments pas inintéressants d’observation de la vie en France dans les années… 2020 quelque peu dissemblables de ceux de 2010….

Chacun a dû entendre parler du scénario houellebecquien…. Suite donc à l’élimination du centre droit en 2017 puis de son éradication dans les faits de parti pouvant conquérir le pouvoir du fait de la croissance permanente du FN sur sa droite, le second tour de l’élection présidentielle de 2022 se présente sous un jour nouveau : celui de l’opposition du FN donc, mais avec en face le candidat des Frères Musulmans qui est parvenu à s’imposer à celui d’un PS à bout de souffle (on voit déjà après 5 ans de Hollandisme dans quel état il arrive, on peut donc imaginer ce qu’il en aurait été après 10….)

Dans ce scénario loufoque, Michel Houellebecq met en scène un personnage typiquement houellebcquien, François, professeur en Sorbonne et spécialiste de Karl Joris Huysmans, vit, comme la plupart des héros de l’écrivain, une vie sentimentale morose, alternant les conquêtes exclusivement jeunes et n’y trouvant guère d’intérêt, si ce n’est d’un point de vue hygiénique… Sa vie professorale l’ennuie, mais son côté intellectuel le pousse quand même à s’intéresser au monde extérieur…

Monde extérieur que Houellebecq décrit en profonde décomposition, une lutte sans merci et violentes entre groupuscules identitaires et groupes salafistes, que les média passent largement sous silence….

C’est dans ce contexte de chaos que la France choisira d’élire à une très large majorité non pas un candidat issu d’une minorité religieuse, mais un candidat portant un programme d’islamisation de la société française et qui sera le choix des principaux protagonistes de l’époque du centre droit au PS…. La prescience de Houellebecq ne lui aura tout de même pas fait sentir l’émergence d’une force à la gauche du PS, n’oublions pas que l’on est dans un roman….

Or c’est justement parce qu’on est dans un roman et qu’en dépit des qualités et de la dérision de l’auteur que j’ai trouvé ce roman somme toute décevant…. Parce que je l’ai trouvé assez facile…. Il n’y a guère de nouveauté dans l’univers houellebecquien, si ce n’est la volonté de provoquer en mettant en scène un élément de fantasme de la société française de façon très amusante (une fois encore, il s’agit d’un roman, non d’un essai sociologique, donc tout est possible dans l’imagination de l’auteur…).

J’ai trouvé assez décevant les pages et les pages à décrire l’univers de Karl Joris Huysmans, écrivain loin d’être inintéressant certes, particulièrement quand on s’intéresse de près au nihilisme du 19ème encore prégnant dans la modernité, mais toutefois loin des écrivains majeurs de l’époque et dont la non actualité n’a rien de scandaleuse…. Là, lire Soumission pour un élève présentant au bac de français un ouvrage de Karl Joris devient une lecture quasi imposée tant l’œuvre est décrite avec brio et quasi exhaustivement….

Ensuite l’univers de François est dans pure continuité des héros précédents de l’auteur… Attirés par les paires de fesses fermes ainsi qu’une paire de seins ne s’affalant pas semble être la recherche du temps non perdu de François, recherche par ailleurs très facile, les jeunes étudiantes des promotions annuelles semblant être en libre service pour ce tombeur pourtant presque quinquagénaire et sans charme physique véritable….

Reste évidemment l’aspect provocateur de l’ouvrage mais finalement qui n’est guère novateur et ne fait finalement que reprendre bien des thèmes déjà abordés il y’a près d’un demi siècle par le camp des saints de Jean Raspail : celle de la description d’une France avachie, ne sachant pas trop d’où elle vient ni de ce qui la fonde et dont la seule préoccupation d’une immense majorité de sa population est de vivre dans un univers sans violence et dans une aisance matérielle et hédoniste qui ne la perturbe pas… C’est ce qu’emploie à mettre en œuvre le nouveau pouvoir islamique qui loin de s’attaquer aux icônes du pays tel le catholicisme et l’église ne s’emploie guère qu’à mettre en place sa conception de la place de la femme et de l’éducation dans une indifférence absolument générale et totalement acceptée y trouvant même pour la gente masculine totalement son compte….

C’est bien en cela que ce petit ouvrage somme toute assez léger a pu faire scandale : montrer combien l'esprit collaboration tranquille colle si bien au peuple français…. Reste que la vision nostalgique d’une France d’avant m’a laissé bien songeur….

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Messagepar Bagouvic » mer. 10 mai 2017 23:01

Soumission c'est je pense la seule fois où j'ai posé un livre de Houellebecq en me disant "mouais". C'est souvent assez drôle, avec ce ton classique de l'auteur, cynique, cru, mais avec cette qualité de regarder ses semblables au microscope en étant aussi désabusé qu'amusé par ce qu'il observe. Mais j'ai pas été emballé. Même la Carte et le Territoire de mémoire en 2012, qui avait un peu déçu, je l'avais personnellement beaucoup apprécié, avec un ton différent de ses précédents romans (je parle surtout des classiques 3 premiers) mais qui m'avait bien embarqué, un côté plus mélancolique, avec de vraies fulgurances Houellebecquiennes. Soumission c'est le plus récent, et celui dont je me souviens le moins d'ailleurs.

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Re: [topic unique] LIVRE

Messagepar visiteur » mer. 10 mai 2017 23:50

On a le même avis, perso j'avais vraiment beaucoup apprécié la carte et le territoire, comme tu dis des fulgurances comme le réveillon chez Foucault, la clinique euthanasique en Suisse, le réveillon de Noël avec papa, une maîtrise stylistique qui m'avait vraiment beaucoup plu et un ton final porté vers l'espérance qui m'avait pas mal surpris.

Là, l'impression d'un auteur à bout d'inspiration ressassant ses thèmes sur un thème provocateur pour faire vendre.... J'irais presque à qualifier soumission d'oeuvre alimentaire...

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Messagepar awaremannn » jeu. 11 mai 2017 7:35

Bah Macron c'est le candidat de l'UOIF, du coup ça y est, les frères musulmans sont au pouvoir, il avait raison Houellebecq :mrgreen:
Gadou démission !

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Re: [topic unique] LIVRE

Messagepar visiteur » jeu. 11 mai 2017 21:26

Suis sûr que tu peux nous dire des choses intelligentes, alors dis nous ce que t'as pensé de Faulkner :wink:

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Re: [topic unique] LIVRE

Messagepar awaremannn » ven. 12 mai 2017 8:30

Faulkner ...
J'ai peu d'expérience de la littérature américaine de cette époque, donc j'ai peu de points de comparaisons littéraires (j'en ai quelques uns cinématographiques) sur le traitement du sud américain, de ces petites villes qui semblent vouées à un nivellement socioculturel par le bas, des familles de blancs désargentés, et des rapports avec les domestiques noirs, mélange (en parts variables en fonction des personnages) de bienveillance, de condescendance, de pur racisme et de sincère amitié.

Mais j'ai trouvé ça brillant, peu lisible (surtout la première partie évidemment), émotionnellement fort, justement du fait de ce style d'écriture peu lisible qui nous fait découvrir les personnages au fil de leurs pensées, qui passent du coq à l'âne mais qui, mises bout à bout, forment un tout cohérent, en tout cas aussi cohérent que possible, en ce qui concerne le frère handicapé mental.

Un bémol sur le style quand même : pour augmenter l'effet de confusion, et aussi pour appuyer sur une certaine répétition des rapports entre les personnages, génération après génération, Faulkner donne le même prénom à deux fois deux personnages. J'ai trouvé que c'était assez artificiel et un peu grossier comme subterfuge, tout en compliquant encore un peu inutilement la lecture.

J'aime pas relire un bouquin, j'ai l'impression de perdre mon temps, mais pour comprendre l'ensemble des 3 premières parties à la lumière de la 4e, j'imagine qu'une autre lecture aurait aidé, même si j'ai pu remettre en place l'essentiel des pièces du puzzle .
Gadou démission !

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Re: [topic unique] LIVRE

Messagepar visiteur » sam. 13 mai 2017 18:08

Faulkner est à la croisée de pas mal d'influences et difficile à classifier dans les écrivains américains, je vois plusieurs influences...

- dans sa création, il fait partie de ces auteurs qui pensent à l'époque où il écrit que tout a déjà été écrit sur l'homme et que ce qui compte n'est plus tant ce que l'on écrit que le fait de comment on l'écrit. S'il reste un écrivain marquant, c'est pour beaucoup en raison de la novation de son style, comme tu l'as dit, cette façon non de raconter une histoire mais de décrire une histoire depuis le monde intérieur de ses personnages, en rentrant dans leur conscience et en sous entendant leurs pulsions. Cela donne des romans pas faciles d'accès du tout, où il y'a beaucoup de non dit et où le lecteur doit faire l'effort de comprendre la narration de l'auteur pour constituer l'histoire. C'est un peu ce qui a fait le succès de l'auteur auprès des critiques, mais aussi, ce qui avec le temps en porte les limites, car ce monde n'est pas facile d'accès et lorsque le souffle de l'originalité retombe, on se retrouve devant une oeuvre pour laquelle il est difficile de rentrer dedans avec enthousiasme.
- c'est un peu frustrant, parce que Faulkner est un fantastique conteur. Je l'ai pourtant pas énormément lu, pas plus de 4-5 romans, mais à chaque fois, même si le cadre des ex Etats confédérés est toujours présent, il raconte des choses différentes, met des personnages qui ne sont pas que le reflet de ses propres obsessions. Contrairement à pas mal d'écrivains qui ont beaucoup de mal à se renouveler d'un roman à l'autre, lui y arrive, on n'a pas l'impression de lire à chaque fois la même chose avec un support différent. Mais le fait de savoir l'effort qu'il va falloir réaliser pour rentrer dans son univers aujourd'hui arrive à me rebuter, si bien que j'ai du mal à continuer à explorer l'oeuvre. Je me demande s'il n'aurait pas été un tout un aussi grand écrivain s'il était resté dans sa ligne créatrice du début, celle de Sartoris, roman de facture très classique, mais qui contient beaucoup d'observations sur le sud d'après la guerre de Sessession de la fin du 19ème et un récit de grande tenue à mon sens.

Sur sa lignée, il fait à la fois partie de la génération perdue, c'est à dire ses écrivains qui ont été combattre la fleur au fusil au nom d'un idéalisme sur le front français en 1917 et qui bien évidemment en sont ressortis durablement marqués. Pas autant que leur homologues français ou allemands, mais tout de même profondément. Pour autant, pour ceux que j'ai lus en tout cas, de cette expérience commune, on a des oeuvres bien différentes.... Hemingway a parlé de son époque tout au long de son oeuvre faisant de la lutte contre les totalitarismes un axe important de celle-ci. C'est le plus connu mais pour autant pas quelqu'un qui m'a fait grosse impression.
On retrouve cette passion de renouvellement du style chez Dos Passos, mais contrairement à Faulkner qui m'a beaucoup séduit, Manhattan Transfer m'a profondément ennuyé, je n'ai jamais réussi à rentrer dans cette oeuvre considérée comme un sommet des romans de cette époque.
John Steinbeck m'a laissé fort dubitatif, ses grandes fresques comme les Raisins de la Colère qui parlent très bien de la crise de 1929 chez les petits fermiers du Midwest, comme cette lutte fratricide inspirée du Abel et Cain biblique sur fond d'American Way of life sont de beaux romans, grande ampleur, mais ne laissent pas la marque de Faulkner... En revanche, j'avoue que des Souris et des Hommes, lui, m'a énormément plu.
Celui que je préfère de cette génération c'est Scott Fitzgérald... Lui n'a absolument pas cherché à faire quoi que ce soit avec son style, d'un académisme absolu, mais il s'est concentré sur la vacuité de la société américaine décrite de façon très légère, mais avec une acidité terrible et il reste le créateur d'un des plus grands personnages du roman américain: James Gatzby. Ses nouvelles écrites dans un but pourtant totalement alimentaires sont loin pour certaines d'être inintéressantes, c'est toujours impressionnant de voir comment en n'écrivant qu'une petite vingtaine de pages, on peut davantage faire de ravages qu'en écrivant un pensum de 500....

L'autre influence faulknérienne c'est bien évidemment les écrivains du Sud, mais en fait, il a plutôt été l'initiateur de cette lignée d'écrivains qu'il domine de toute son aura à l'exception d'un que je n'ai pas encore lu qui est Mark Twain qui le précède dans la chronologie.
Dans les écrivains du Sud, il y'a bien sûr Tennessee Williams pour le théatre, concernant la partie roman, je n'ai pas accroché à Erskine Caldwell dont la création est trop naturaliste à mon goût. En revanche, j'ai beaucoup aimé Carson Mc Cullers, relativement peu connue en France, mais dont l'oeuvre est empreinte de beaucoup de sensibilité, même si j'ai trouvé ses derniers romans un peu plus mièvres.

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Messagepar visiteur » dim. 16 juil. 2017 22:35

Où j'ai laissé mon âme par Jérôme Ferrari

Publié deux ans avant le Sermont, ce petit roman( 160 pages) de l'auteur est assez dans la lignée du roman qui a suivi en terme d'inspiration, même s'il se situe à une époque différente et confronte des personnages en pleine maturité dans le cadre tragique des évènements d'Algérie (ceux de la décolonisation) même s'il est fait des parallèles avec la situation de l'Algérie du chaos des années 90.

On trouve principalement deux personnages très liés, mais assez différents, militaires engagés, confrontés à l'enfer de la guerre de renseignement de la torture. Deux personnages qui évolueront différemment, pourtant confrontés au même mal, l'un s'adaptant à la situation plus par indifférence que par opportuniste, l'autre versant dans la loyauté et au jusque boutisme à l'extrême et acceptant de conduire jusqu'au bout la logique que nécessitait les moyens demandés pour gagner ce qu'on n'appelait pas une guerre.

Contrairement à certains qui se targuent de réalisme sociologique ou historique et dont l'oeuvre est passablement emm..., Ferrari se borne lui à n'utiliser les circonstances de l'histoire comme d'un décor où les hommes essayent de se débrouiller comme ils peuvent avec la scène dans laquelle ils se retrouvent sans l'avoir choisie... L'introduction est par moment brillante, le déroulé du roman parfois un peu longuet en dépit de la brièveté du bouquin, de ce point de vue, dans la création romanesque, j'ai trouvé que Ferrari avait pas mal progressé avec le Sermont. Si dans ce dernier, Ferrari faisait beaucoup de parallèles avec St Augustin dont il étayait finalement l'essence de sa pensée par cette petite histoire, là il l'essaime avec des citations bibliques et évangéliques dont celle-ci qui reflète bien l'état d'esprit de l'oeuvre: "Mais Jésus pour sa part ne se fiait pas à eux, car il les connaissait tous. Il n'avait pas besoin de témoignage sur l'homme, car il savait ce qu'il y'a dans l'homme" Jean, 2, 24-25

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Messagepar visiteur » lun. 18 sept. 2017 0:21

Breakfast at Tiffany's par Truman Capote

Je ne saurais qualifié cette oeuvre, s'agit-il d'un petit roman ou d'une grande nouvelle, je ne saurais dire. Ce que je peux dire, c'est que c'est un petit bouquin remarquable.
J'ai une admiration sans borne pour les écrivains anglo-saxons qui sont capables avec une économie de moyens considérable de créer à partir de quasiment rien une histoire séduisante, de reconstituer une atmosphère, une époque et créer des personnages qui vous collent à la peau. Ce petit déjeuner à Tiffany n'est ni plus ni moins que l'histoire de la voisine de l'appartement d'en bas.. Une voisine certes un peu déjantée, à la vie quelque peu agitée et qui contribue à l'animation de la vie de ses voisins d'immeuble. Quoi de plus banalement ridicule? Pourtant, cette oeuvre est vraiment un grand moment, un grand moment dans la création d'un personnage et d'un témoignage de la vie aux USA pendant la seconde guerre mondiale, ou tout au moins à New York, le titre faisant référence à un must de la haute société new yorkaise inaccessible aux personnages qui parcourent l'oeuvre de Capote et qui fantasment donc sur cette possibilité, comme ils fantasment leur vie, entre le sordide et la banalité... Une vraie réussite!

Dans l'édition que j'ai eue entre les mains il y'avait d'autres nouvelles de Capote, plus dans le registre de la nouvelle que Breakfast que j'ai également bien aimées, qui se situent en revanche très loin de l'univers de Big Apple. La première en Haïti, une sorte de conte fantastique s'inscrivant bien dans l'atmosphère de l'île, la maison de fleurs. La seconde également sur une île exotique, mais où l'on envoyait les bagnards, la guitare de diamants. Deux petits récits où se dégagent une idée de la fatalité et de la résignation totalement à l'opposé de la société américaine...J'ai moins accroché à un souvenir de Noël que j'ai trouvé trop académique

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Re: [topic unique] LIVRE

Messagepar visiteur » dim. 15 oct. 2017 21:53

Paludes d’André Gide

Je fais partie d’une génération où il aurait été inconcevable d’arriver au bachot sans avoir lu un bouquin du pape de l’édition de la génération précédente à savoir André Gide. Ne pas avoir lu Balzac, Chateaubriand ou Hugo ne posait aucun problème à mes successifs profs de français, mais Gide que nenni…

De cette lecture imposée, je n’ai rien retenu… Comme on s’escrimait à me faire lire les bouquins lisibles du bonhomme, j’avoue y avoir ressenti une dose infini d’ennui… Il n’aurait pas été question, pourtant à une époque où le politiquement correct n’était qu’à l’état d’embryon tel un Alien venant de féconder le corps qui le ferait prospérer un peu plus tard, de faire lire les confessions concupiscentes du pape envers les éphèbes locaux à peine pubères d’un territoire colonisé du Maghreb…. Déjà coupable d’anti-communisme après ses ouvrages sur son voyage en URSS, il n’aurait été question d’approfondir de trop près les tendances pédophiles du bonhomme….

Je dois à Frédéric Beigbeider d’avoir cédé à la curiosité d’ouvrir ce petit ouvrage… J’aime beaucoup Frédéric Beigbeider… Voir un ouvrage de Gide cité aussi haut dans son panthéon des œuvres méconnues et non classiques du 20ème m’a de prime abord étonné… J’ai voulu aller voir ce dont il retournait… J’aurais dû ne pas céder à ma curiosité… L’avantage c’est que je n’ai pas perdu beaucoup de temps, il faut moins de 2h pour lire ce machin…

La critique de Beigbeider, soyons juste, n’a rien d’incongrue… Ce qu’il trouve de fascinant dans ce petit bouquin y est bien présent… L’histoire d’un écrivain qui essaye d’accoucher d’une œuvre à l’état d’ébauche et qui se fait interroger sur la création de son œuvre par un entourage somme toute ridicule… Mais là où le critique littéraire y voit un charme et un humour de potache sorti tout droit d’une Khâgne, j’avoue n’avoir rien ressenti à cette lecture… Pour tout dire, un récit sorti d’un esprit fat, qui s’amuse du milieu dans lequel il évolue et en fait la satire… Mais on n’y apprend pas grand chose sinon que le milieu et l’auteur semblent tourner autour d’eux mêmes ce qui donne à ce petit bouquin une dimension d’une vacuité étonnante…

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Messagepar mephisto » mar. 24 oct. 2017 17:19

:pottytrain1: :pottytrain2:
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Re: [topic unique] LIVRE

Messagepar Gavia arctica » mer. 25 oct. 2017 7:21

Je l'ai pas lu celui-là...mais ça m'a l'air plus intéressant que les lectures de visiteur...:mrgreen:
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Re: [topic unique] LIVRE

Messagepar visiteur » mer. 25 oct. 2017 22:32

:thefinger: