[ALM EVREUX] 2018-2019: Même scénario...

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Alexdu27
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Re: [ALM EVREUX] 2018-2019: Colère et incompréhension

Messagepar Alexdu27 » dim. 07 avr. 2019 15:30

Retour sur cette faute professionnelle. La saison est dores et déjà finie =D>

Evreux laisse filer la victoire

Devant au score jusqu’à cinq minutes du terme, les Ebroïciens se sont fait marcher dessus par les Blésois pour laisser échapper une victoire qui leur tendait les bras.

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Les Ebroïciens ont craqué en fin de match à Blois et laissent échapper une possible victoire

Pour l’ADA, l’enjeu était assez clair, ce samedi à l’occasion de la 25e journée de Pro B : confirmer son éclatante victoire acquise il y a une semaine sur le parquet alsacien de Gries/Oberhoffen (81-101). Côté Ébroïcien, la victoire du week-end dernier face à Quimper (85-78) a également fait beaucoup de bien : un pas décisif vers le maintien et de nouveaux espoirs...

Le moins que l’on puisse écrire est que les joueurs de Mickaël Hay n’ont pas débuté leur match dans les meilleures dispositions, laissant à Kayembé tout le loisir de s’exprimer. Après trois minutes, Evreux menait déjà 2-13. Il fallait un temps mort et deux shoots longue distance de Monclar pour mettre fin au cavalier seul normand (8-15, 5e). Mais assez pâles défensivement, les Blésois n’avaient pas beaucoup plus de couleurs en attaque et accusaient toujours un retard important à deux minutes de la sirène (14-30). Pontens et Johson réduisaient quelque peu l’écart avant la fin de la période, mais l’adresse de Booker, Atkins et Scott permettait à l’ALM de garder le cap.

Les Blésois ont finalement repris la deuxième période avec de meilleures intentions, notamment sous l’impulsion d’Abouo (30-36, 13e), mais ce diable de Kayembé redonnait du souffle aux Normands après une très belle séquence de deux minutes et quatre paniers très rapides (30-44).

Monclar sonnait la révolte, lui et Gudul ramenaient l’ADA à 36-44 (17e). Blois revenait une nouvelle fois à six longeurs (40-46, 18e), mais commettait trop d’erreurs dans ses choix offensifs et de fautes défensives pour revenir de façon significative sur Evreux.

Evreux s’effondre

Avec 16 points de retard à la pause et déjà 11 ballons perdus, les joueurs de Mickaël Hay avaient un énorme challenge à relever en vingt minutes. Déjà qu’on ne réalise pas des séquences à 22-3 en cinq minutes tous les week-ends, si en plus on ne met pas de rythme offensif tout en laissant sa raquette perméable, notamment aux rebonds offensifs, le challenge se corse encore un peu plus. L’entraîneur des locaux avait prévenu qu’il ne fallait pas laisser les Ebroïciens prendre feu, et c’est exactement ce qui s’est passé hier soir. Kayembé était déjà à 8/8 aux tirs à la 28e, et Atkins et Booker avaient pris feu à 3 pts (53-69). Mais les Blésois, dans le sillage de Thibedore, avaient décidé de ne pas laisser repartir leur public sur une mauvaise impression. Ils réalisaient une fin de période incroyable et terminaient par un 8-0 pour revenir à 5 points de leurs adversaires (65-70, 30e).

Les Blésois sont rapidement revenus à -3 (69-72) et parvenaient à gérer ce petit retard quelques minutes (74-77, 34e). C’est Thibedore qui enflammait le premier le Jeu de paume sur deux tirs primés, et mettait pour la première fois du match les deux équipes à égalité (77-77, 36e). Un stop défensif plus loin et Johnson donnait à l’ADA les rênes du match pour la première fois (79-77). Une défense de tous les diables permettait alors aux Blésois de garder la main jusqu’au terme de ce match qu’ils avaient bien mal commencé.

« Commençons d’abord à gagner »

Mickaël Hay (entraîneur de Blois) : « À la mi-temps, j’avais envie de tuer mes joueurs ! Evreux nous a imposé un gros défi physique en première mi-temps, comme si c’était surprenant. On a peut-être cru que ça allait se passer comme à Gries où on sait que dans ce domaine, c’est moins costaud. On a donc été catastrophique défensivement, dans l’intensité. Et offensivement, on faisait du un contre cinq, comme si on voulait jouer les héros. Mais autant j’avais envie de les tuer en première mi-temps, autant je suis très fier de ce qu’ils ont fait en deuxième mi-temps. On l’a méritée cette victoire car il fallait quand même sortir la tête de l’eau. »

Fabrice Lefrançois (entraîneur d’Evreux) : « Après vingt-cinq premières minutes de qualité où l’on a été particulièrement efficace grâce à notre collectif, cela a commencé à devenir difficile au milieu du troisième quart-temps, lorsque nous n’avons plus respecté les espaces, et donné les ballons trop vite. On a aussi commencé à subir l’impact physique et dans une salle aussi chaude, les Blésois se sont enflammés. Il faut arriver à reproduire pendant quarante minutes ce que nous avons fait pendant la première période. Pour le moment, ne parlons pas de play-offs, commençons d’abord à gagner nos matches et on verra ensuite. »

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Re: [ALM EVREUX] 2018-2019: Colère et incompréhension

Messagepar ADA CAN DO IT » dim. 07 avr. 2019 19:03

J'ai plutôt l'impression que vous avez joué en sur régime pendant 25 minutes et vous avez d'ailleurs été assez impressionnants. Déployer la même énergie sur 40 minutes paraît illusoire. C'est un parti pris qui aurait pu payer mais à la fin y'a plus rien dans les baskets, plus de lucidité, plus d'adresse.
Bonne continuation.

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Re: [ALM EVREUX] 2018-2019: Colère et incompréhension

Messagepar scorpion27 » dim. 07 avr. 2019 23:25

ADA CAN DO IT a écrit :J'ai plutôt l'impression que vous avez joué en sur régime pendant 25 minutes et vous avez d'ailleurs été assez impressionnants. Déployer la même énergie sur 40 minutes paraît illusoire. C'est un parti pris qui aurait pu payer mais à la fin y'a plus rien dans les baskets, plus de lucidité, plus d'adresse.
Bonne continuation.


Bonne analyse. Trop peu de turn over samedi soir. Alors que l'on menait aisément sur la 1ère période.
Point positif, l'équipe a joué sur Atkins, même si il a été moins en réussite que précédemment.

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Alexdu27
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Re: [ALM EVREUX] 2018-2019: Poitiers à la maison

Messagepar Alexdu27 » ven. 12 avr. 2019 14:35

L’ALM Evreux veut se relancer face à Poitiers

Déçus d’avoir craqué dans le dernier quart-temps, samedi 6 avril 2019, à Blois (défaite 91-83), les Ebroïciens se sont, néanmoins, remis en ordre de marche cette semaine, avant de recevoir Poitiers (9e), vendredi 12 avril 2019.

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Théo Leon et les Ebroïciens sont « prêts à aller au combat », ce soir, face aux Poitevins

Actuellement 13e du championnat, les joueurs de Fabrice Lefrançois ont dominé Blois (7e) durant une bonne partie de la rencontre, samedi soir (ils étaient à + 16 à la mi-temps), avant de se faire rattraper à la fin du troisième quart-temps, puis passer devant, pour, finalement, s’incliner 91-83. Ce soir, à domicile, ils se préparent à affronter une équipe dans une forme olympique : sur les 8 derniers matches, Poitiers en a remporté 7.

Balayer la déception

« Le résultat du match de samedi a été dur à digérer, admet le capitaine de l’ALM Evreux, Théo Leon. On a mis trois jours avant de réussir à sortir la tête de l’eau... Mais depuis mercredi, c’est bon, c’est passé et on est vraiment prêt pour ce soir. »

Le coach, Fabrice Lefrançois, partageait cette frustration du début de semaine : « Cela a été dur mentalement. Il y avait des regrets, et à juste titre : parfois il vaut mieux se prendre 40 points, au moins là on sait que l’on n’a pas été à la hauteur plutôt que de montrer que l’on est largement capable de prendre le match... Sans y parvenir. »

Les trois pertes de balles des Normands, à la fin du troisième quart-temps, qui permettent aux Blésois de se relancer, sont toujours dans un coin de la tête même si, à l’instar de son meneur, l’entraîneur assure que depuis quelques jours, « nous sommes repartis sur quelque chose de positif. On a retravaillé les choix défensifs et des séquences d’attaque pour retrouver du liant et remettre les gars en confiance. » D’ailleurs, « nous devons nous appuyer sur ce que nous avons fait de bien à Blois : 28, 29 minutes d’une belle qualité de jeu. Etre à +14 à 11 minutes de la fin, chez une équipe qui tourne à plein régime en ce moment, c’est tout de même une bonne performance. »

Rester motivés

« Mathématiquement, nous ne sommes ni maintenus, ni assurés de ne pas jouer les play-offs. Il n’y a rien de fait donc la concentration et la motivation restent intactes. Après il y a les pessimistes qui visent le maintien et les optimistes, comme moi, qui pensent aux play-offs », souligne Théo Leon.

A cette période de l’année, les joueurs pensent, forcément, à leur avenir, or ils doivent bien terminer la saison s’ils veulent se faire remarquer. « C’est une autre source de motivation, qui est réelle. Mais en tant que capitaine de l’équipe, je veille à ce que tout le monde soit sur la même longueur d’onde. »

Point infirmerie

Victime d’une grosse entorse à la cheville début mars, l’ailier Romain Poinas ne sera, toujours pas, de retour sur le parquet ce soir. De son côté, Kevin Dinal a repris l’entraînement à 100 % depuis lundi. Le pivot de 25 ans a joué avec un panaris à la main, il y a deux semaines, face à Quimper. Il s’est fait opérer en urgence en début de semaine dernière, mais a quand même joué 14 minutes à Blois (5 points).

Presque personne n’arrête Poitiers

« Si on établissait le classement uniquement sur la phase retour, l’équipe de Poitiers serait première, avec 7 victoires sur les 8 matches », indique Fabrice Lefrançois. Par ailleurs, « c’est peut-être celle qui joue le plus dur, dans ce championnat. Ça se bat beaucoup, parfois, même, ça peut être un peu violent. Quoi qu’il en soit, les Poitevins sont très vaillants. Il s’agit d’une équipe typique de Pro B, qui est bien revenue dans la course ces dernières semaines et qui est, actuellement, en pleine confiance. Donc il va falloir être prêt à combattre, c’est certain. »

« Nous sommes prêts, assure Théo Leon. On s’attend à un match avec beaucoup de contacts mais on aime ça. On a l’habitude de mettre beaucoup d’intensité sur le terrain, surtout lorsque nous jouons chez nous. Et il faudra absolument le faire face à Poitiers, sinon nous allons passer une sale soirée ! On devra, en outre, être présent dans tous les compartiments de jeu : au niveau tactique, dans le combat physique et sur le plan basket. »

Au match aller, le 17 novembre, les hommes de Ruddy Nelhomme l’avaient emporté 104-84. Le meneur, Arnault Thinon avaient, notamment, fait mal à la défense euroise en inscrivant 27 points.

La dernière défaite de Poitiers, son seul faux pas, donc, de la phase retour, date d’il y a deux semaines. Le 29 mars, à Saint-Chamond, les Viennois se sont inclinés de 8 points (74-66). Sinon, Chartres, Denain, Vichy/Clermont, Rouen, Caen, Paris et Aix/Maurienne sont passés sous le rouleau compresseur pictavien.

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Les échos venus d'ailleurs :

Poitiers veut faire le trou chez les Normands

Privé de Niles mais avec Reynolds, le Poitiers Basket peut écarter un concurrent direct aux play-offs en cas de succès ce soir.

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J.R. Reynolds effectue son retour dans les rangs du Poitiers Basket, ce soir, à l’occasion du déplacement à Évreux

Depuis le début de la phase retour, personne n’a fait mieux que le Poitiers Basket en terme comptable. Avec sept victoires lors des huit derniers matchs, les hommes de Ruddy Nelhomme sont redevenus des candidats légitimes aux play-offs, l’objectif à l’entame du championnat. « La dynamique est forcément intéressante, obtenue avec une base de joueurs français et seulement trois étrangers. Cela ajoute à notre satisfaction. Mais, à neuf journées de la fin de la phase régulière, rien n’est fait. Il faut terminer le travail », insiste Ruddy Nelhomme. Cela passe par un bon résultat, ce soir, à Évreux, chez un concurrent direct pour la qualification.

“ Évreux est capable de jouer à une haute intensité à domicile ”

En cas de succès, l’entraîneur du PB et ses hommes écarteraient sans doute définitivement un adversaire qu’ils avaient largement dominé à l’aller (+ 20) et sur lequel ils comptent trois victoires d’avance. Les Normands abattent une carte importante. Et Fabrice Lefrançois, le coach d’Évreux, sait qu’il accueille des Poitevins en pleine confiance. « Poitiers est l’équipe au jeu le plus dur du championnat », estime-t-il (lire notre édition du 11 avril). « Tout dépend ce que l’on entend par dur. C’est vrai que Kévin Harley ou Kévin Mendy apportent de l’impact en attaque. Tout comme Ron Anderson Jr à l’intérieur. Mais je nous trouve encore un peu légers en défense », répond Ruddy Nelhomme.
Ce dernier se méfie particulièrement des Ébroïciens. « Évreux est très présent au rebond. C’est une équipe qui court beaucoup, capable de jouer à une haute intensité à domicile », prévient le technicien du PB.

Des garçons comme Steve Ho You Fat (15,4 points, 6,1 rebonds), Scott Antwan (14,4 points), Manny Atkins, Damien Bouquet (6,3 passes décisives) ou Théo Léon (5 passes décisives) sont autant de dangers potentiels. Mais Poitiers a aussi prouvé ces dernières semaines qu’il a du répondant. « L’état d’esprit est remarquable. Et nos récents bons résultats génèrent de la confiance », souligne Ruddy Nelhomme.

Rarement au complet

Cette belle mécanique pourrait cependant être grippée par l’absence d’un élément. Si J.R. Reynolds, forfait la semaine passée contre Aix-Maurienne, effectue son retour sans être à 100 %, Warren Niles, touché au tendon rotulien vendredi dernier, est à l’arrêt depuis.
Une blessure préjudiciable quand on connaît l’importance de l’Américain en sortie de banc. « On est rarement au complet cette saison », peste Nelhomme. « La hiérarchie au sein du collectif est bien établie. Cela devient plus difficile dès qu’il manque une rotation. Dans un championnat homogène, chaque détail compte. On n’a de marge sur personne. Niles est capable d’apporter de la folie en attaque quand il rentre. A nous d’être plus solidaires pour compenser son absence et aux jeunes comme Blanc ou Desmonts de montrer ce dont ils sont capables », conclut l’entraîneur.

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Re: [ALM EVREUX] 2018-2019: Même scénario...

Messagepar Alexdu27 » lun. 15 avr. 2019 14:30

Evreux rate le coche face à Poitiers

Malgré une belle prestation, les Ebroïciens se sont inclinés (85-78) face à Poitiers hier soir. Omniprésent dans tous les secteurs de jeu, le capitaine Théo Leon a porté son équipe mais cela n’a pas suffi.

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Antwan Scott (ici face à Quimper) et les Ebroïciens n’ont pas saisi l’occasion face à Poitiers

Une semaine après avoir failli créer la surprise à Blois, les joueurs de l’ALM peuvent, de nouveau, nourrir des regrets après le match d’hier, contre Poitiers.

Les locaux, privés de Damien Bouquet blessé au mollet, ont très bien démarré la partie en mettant énormément d’intensité et en jouant collectif. Théo Leon trouvait Steeve Ho You Fat et Antwan Scott servait Ruphin Kayembe, ce qui permettait aux Eurois de mener 6-3 au bout d’1’30’’. En face, les Poitevins ne parvenaient pas à trouver leur rythme et subissaient la loi des Normands. Ces derniers, très vifs, interceptaient des ballons et appliquaient une défense de fer, tellement rude qu’elle se faisait sanctionner par les arbitres. Durant le premier quart-temps les hommes de Fabrice Lefrançois commettaient 7 fautes, contre 3 en face. Déterminés et disciplinés, les Eurois avaient sept longueurs d’avance au bout de dix minutes de jeu (24-17). Dans le deuxième quart-temps, Kevin Lavieille et Franck Booker se montraient adroits à trois points...

Trop de fébrilité

Tout comme JR Reynolds et Kevin Harley. Après un tir loupé de Booker, l’ancien Ebroïciens, Mickael Var en profitait pour ramener les siens à hauteur des locaux : 32 partout à 5 minutes de la mi-temps. Les deux équipes ne cessaient, ensuite de jouer à un chassé-croisé en repassant, tour à tour, devant l’autre. Au buzzer, c’est Poitiers qui était en tête, de deux petits points seulement : 41-43. Au retour de vestiaires, le meneur poitevin, Arnault Thinon annonçait la couleur avec un shoot à trois points autoritaire. Mais Ho You Fat lui répondait aussitôt. Les deux formations continuaient de faire jeu égal et le public, revenu en nombre pour cette première rencontre à domicile du mois d’avril aimait cela. Les Ebroïciens ont pu compter sur le soutien de leurs supporters durant toute la partie.

Théo Leon et ses coéquipiers voulaient, à tout prix, gagner ce match : ils menaient une véritable bataille sur le parquet. Combatifs mais aussi adroits, Scott puis Ho You Fat (19 points sur l’ensemble) du match donnaient une avance de 6 points à leur équipe (52-46). Avant d’être, comme à chaque fois, rattrapés, puis légèrement devancés. Grâce à un shoot à trois points, à la dernière seconde de Manny Atkins, l’ALM repassait devant à la fin du troisième quart-temps : 63-62. L’ambiance était tendue mais, chez eux, les Ebroïciens semblaient, toutefois, contrôler la partie.

Une impression qui ne dura pas : comme à Blois, la semaine dernière, le dernier quart-temps leur fut fatal. Les Eurois multipliaient les fautes et la frustration s’installait. Ho You Fat sortait, d’ailleurs, pour cinq fautes, alors qu’il restait encore 6 minutes à jouer. Les joueurs de Poitiers se montraient plus opportunistes au rebond, puis sous le cercle. Petit à petit, la victoire a choisi son camp et Thinon, puis Reynolds (24 points, meilleur marqueur du match) ne la laissait pas basculer de l’autre côté. Poitiers s’imposait 85-78 et poursuivait sa superbe série sur cette deuxième phase de championnat (8 victoires en 9 rencontres). Evreux, de son côté, montrait, une fois de plus, sa fragilité.

« On a été trop juste »

Fabrice Lefrançois (entraîneur d’Evreux) : « Ce match-là, comme celui de la semaine dernière, met le doigt sur ce qui nous manque. C’est-à-dire un joueur d’expérience, comme un Reynolds par exemple, pour tenir la barre. Théo le fait très bien dans l’énergie et l’exemplarité mais dans la création on a été trop juste ce soir. Il y avait moins de liant que d’habitude. Notamment à cause de l’absence de Damien. Je pense qu’il nous manque vraiment de l’expérience. Il y a eu de la frustration sur ce match. C’est une saison compliquée car nous sommes rarement au complet. »

Ruddy Nelhomme (entraîneur de Poitiers) : « On savait que c’était dur de gagner ici et on a subi le jeu d’Evreux en début de match. Mais les gars n’ont pas paniqué, ils ont été solidaires, ont défendu. Chaque soir, un joueur se fait remarquer, cette fois, c’est JR Reynolds. »

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Le suivant :

Encore des regrets pour l’ALM Evreux

Après un début de match maîtrisé et trois quart-temps de qualité, les Ebroïciens ont déjoué durant les dix dernières minutes et se sont, finalement, inclinés 78-85 face à Poitiers vendredi soir.

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Malgré les 15 points de son capitaine Théo Léon, l’ALM Evreux s’est inclinée face à Poitiers

Très combatif, le capitaine Théo Leon (15 points, 7 rebonds, 9 passes décisives, 29 d’évaluation) a bien essayé de porter son équipe jusqu’à la victoire mais l’expérience du groupe d’en face a triomphé. Le meneur de Poitiers, JR Reynolds, 34 ans, auteur de 24 points, a su être décisif dans les moments clés. « Avant, notre force était de gagner les matches à domicile et en ce moment, que ce soit à la maison ou à l’extérieur c’est toujours pareil : on fait de bonnes choses et après on part en vrille, chacun de son côté, réagissait, « blasé », le capitaine Eurois à l’issue de la rencontre. C’est souvent le même style de match, dès qu’on met de l’intensité, on domine mais lorsque l’intensité se met au même niveau en face, on déjoue. On arrête le ballon, chacun essaie de sortir une carte de son jeu - je m’inclus dedans évidemment - sauf que le basket ce n’est pas ça. C’est d’abord un sport d’équipe, où la performance des coéquipiers est plus importante que la sienne. On se met en danger tout seul. On avait le match, sauf que Poitiers a su être extrêmement discipliné, précis sur les détails, tandis que nous, parfois, on joue comme des poules sans tête et c’est frustrant. Depuis janvier, on stagne. » Vendredi, l’ALM était privé de Damien Bouquet, qui s’était blessé à l’entraînement.

« On se cache très facilement »

« Il s’est blessé au mollet à l’entraînement jeudi. On pensait d’abord à une contracture mais après examens, on a vu qu’il s’agissait d’une petite déchirure », indiquait le coach Fabrice Lefrançois.

« Dans la création, l’absence de Damien nous a fait mal, c’était beaucoup moins fluide, soulignait Théo Leon. Il est un atout majeur de notre équipe mais on aurait dû s’adapter, d’autant que l’on ne sait pas encore quand il va revenir. On va devoir prendre nos responsabilités tout en étant collectif et discipliné. Prendre des gros shoots à des moments clés comme l’ont fait les Poitevins Kevin Harley ou JR Reynolds ce soir (vendredi), c’est là que l’on voit les grands joueurs. Pour l’instant, on ne sait pas le faire, on se cache très facilement. »

« Il nous manque un joueur d’expérience, capable de tenir la barre », renchérissait son entraîneur. Après leur victoire contre Quimper (85-78), le 29 mars, les Normands pensaient avoir fait ce qu’il fallait pour assurer leur maintien et ils « voulaient chercher plus haut. » Sauf que, maintenant, « il faut être réaliste, on doit penser à sauver notre peau. Il va falloir taper les ‘gros’, on n’a plus le choix », poursuivait le meneur. Dans ce domaine, les Ebroïciens vont être servis sur cette fin de saison, premier rendez-vous vendredi, à Roanne.

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